Qatar Airways pousse Airbus à remotoriser l'A380
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Après le directeur général d'Emirates en décembre dernier, son homologue de Qatar Airways, Akbar al-Baker pousse Airbus à remotoriser l'A380, dont 4 exemplaires sont entrés récemment dans la flotte de la compagnie du Golfe sur les 10 appareils commandés. Ce mercredi à Doha, lors de la présentation de l'A350, Akbar al-Baker a indiqué que si les motoristes actuels du superjumbo, Rolls Royce ou Engine Alliance (General Electric et Pratt&Whitney) fabriquaient un tel moteur, "le programme A380 décollerait vraiment". La compagnie du Qatar est intéressée par un tel avion.
Quel avenir pour l'A380?
Cette déclaration intervient trois semaines après la confusion autour de l'avenir du très gros-porteur à la suite de propos contradictoires au sein de la direction d'Airbus. Problème, il faudra convaincre les motoristes d'investir sur une nouvelle motorisation dans un avion qui n'a pas rencontré le succès espéré lors de son lancement en 2000 (seuls 318 exemplaires ont été commandés, dont 140 par un seul client, Emirates). Et ce même si la compagnie de Dubai s'est engagée à remplacer l'intégralité de sa flotte d'A380 par une nouvelle version de l'appareil si celle-ci était lancée.
Remotoriser et / ou allonger le super jumbo?
Si le PDG d'Airbus Fabrice Brégier a assuré qu'il y aura un jour un A380 remotorisé (A380 Neo pour new engine option), la problématique est d'autant plus compliquée que les compagnies aériennes n'ont pas toutes les mêmes demandes. Certaines veulent remotoriser tandis que d'autres veulent non seulement des nouveaux moteurs mais aussi un appareil plus grand.
"Nous devons d'abord écouter le marché. Nous avons des clients qui n'ont pas tous la même exigence", a déclaré ce mercredi à la presse française Didier Evrard, Executive Vice-Président d'Airbus en charge des programmes, en marge de la présentation de l'A350 de Qatar Airways à Doha.
Fabrice Gliszczynski, à Doha pour LaTribune.fr
©photo Rémi Benoit
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