Les anciens de Sciences Po et d'HEC se penchent sur la crise, son diagnostic et ses solutions
Objectif News
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« Nous sommes au cœur de l'actualité », explique Danièle Petiteau, ancienne élève de Sciences Po (promotion 1980) et co-organisatrice de l'événement. Selon elle, la rencontre permettra de réunir anciens élèves des grandes écoles, experts économiques et décideurs locaux autour d'une thématique complexe. « Tout d'abord, il est important de définir un diagnostic de la crise pour ne pas se tromper de solution. » Autour d'une table ronde, il s'agira de comprendre l'importance des déséquilibres commerciaux mais aussi le rôle de la financiarisation de l'économie. « Il faut prendre en compte le retour de la contrainte extérieure : on ne peut pas durablement importer plus qu'on exporte, sauf à s'endetter avec les limites que l'on voit », affirme Danièle Petiteau.
Sur le sujet, différents points de vue s'affronteront avant de répondre au public sur des questions plus précises. Pour l'économiste André-Yves Portnoff, directeur de l'observatoire Futuribles international, le débat est pertinent. « Il faut arrêter d'attendre de Paris, de Bruxelles ou des Chinois, il faut se battre à notre niveau. Il y a des entreprises qui marchent », affirme-t-il. Parmi les spécialistes présents, Christine Rifflart, économiste à l'OFCE (L'Observatoire français des conjonctures économiques), François Morin, ancien membre Conseil général de la Banque de France et du Conseil d'analyse économique, professeur émérite de l'Université Toulouse 1 Capitole, Frédéric Cherbonnier, Marc Ivaldi, Augustin Landier et Gilles Saint-Paul, tous enseignants-chercheurs à Toulouse School of Economics (TSE).
Deux tables rondes
Après le diagnostic, les solutions. Lors d'une seconde table ronde seront abordées les questions du rôle des politiques budgétaires alors que « l'État est à bout de souffle », selon Danièle Petiteau. Le thème de l'articulation État / entreprise sera également abordé. « Nous avons ici l'exemple d'Airbus, très soutenu par les pouvoirs publics, pourquoi ne pas faire un Airbus du rail par exemple ? » interroge la co-organisatrice de l'événement. Les politiques monétaires, la réglementation de la finance, les paradis fiscaux seront également au programme des discussions.
Rendez-vous le 29 février à partir de 18h30 à la salle de conférence de la Banque Populaire Occitane, 3 Avenue George Pompidou à Balma.
Pour s'inscrire, contacter Nicole Miquel-Belaud, présidente de l'association des anciens Sciences Po. [email protected]
Sophie Arutunian
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Une autre soirée - table ronde est programmée le 14 mars sur le thème : « Adapter la gestion de son patrimoine en temps de crise »
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