Gabon : la BAD débloque 200 millions d'euros pour la diversification de l'économie
Emmanuel Atcha
Emmanuel Atcha
Le Gabon pourrait souffler un peu. Son économie à bas depuis quelques années à cause de la chute des cours mondiaux pourrait se relever. Les autorités gabonaises viennent de bénéficier d'un appui de 200 millions d'euros soit 131,19 milliards de FCFA de la Banque africaine de développement (BAD) pour accompagner les efforts de diversification de l'économie du pays. Désigné Programme d'appui aux réformes économiques et financières (PAREF) et considéré comme seule solution pour la relance économique du Gabon, le programme de diversification de l'économie nécessite beaucoup d'investissement de la part des autorités.
Selon lui, ce prêt accordé à l'Etat gabonais constitue le premier de deux programmes d'appui budgétaire général sur la période 2016-2017, pour un montant global indicatif de 500 millions d'euros.Le programme de diversification s'est imposé au Gabon lorsque le pays devrait faire face à la chute de ses revenus pétroliers. Son objectif est de permettre la relance économique du Gabon, en contribuant à renforcer la viabilité des finances publiques et la transformation structurelle de l'économie, alors même que la crise des prix et de l'économie perdure.
Le gouvernement gabonais est conscient que la diversification économique est son seul atout pour venir à bout de la morose situation économique du pays. D'ailleurs grâce à ses efforts sur ce plan, ça va mieux.
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Avant la crise, nul doute que l'économie gabonaise était l'une des plus enviables du continent noir, allant jusqu'à 6% de croissance entre 2010 et 2014, grâce au Plan stratégique du Gabon émergent et aux investissements dans les infrastructures. Avec la crise, la croissance économique est tombée rapidement en 2015 à 4% réel contre 5% un an auparavant. La fin de l'année 2015 et le début de l'année 2016 ont été les pires périodes et le gouvernement a dû recourir deux fois à une relecture du budget de l'Etat afin de gérer au mieux les fonds disponibles. Selon le gouvernement, la croissance tombait alors de 3,9% à 2,9%.
Emmanuel Atcha