La Banque mondiale (BM) a su vite joindre l'acte à la parole au Ghana. Elle vient d'accorder au pays un prêt de 1,2 milliard de dollars. L'aide a été actée par l'Association internationale de développement (AID), un organisme de l'institution de Bretton Woods spécialisé dans l'aide pour le développement des pays les plus pauvres. «Nous avons également discuté du prochain versement de l'AID au Ghana. Un total d'environ 1,2 milliard de dollars sera versé au pays sur une période de trois ans allant de juillet 2017 à juin 2020 par l'institution affiliée à la Banque mondiale», a déclaré Henry Kerali, le directeur de la Banque mondiale pour le Ghana.
Les fonds accordés sont destinés d'une part à financer le déficit budgétaire du pays qui s'est creusé ces dernières années face à la chute des prix du pétrole à l'échelle mondiale. D'autre part, ce financement de la Banque mondiale servira à supporter les projets spécifiques à caractère social. Le Ghana devrait ainsi commencer à bénéficier du prêt dans l'immédiat, mais à compte-gouttes.
Confiant, le responsable du bureau ghanéen de la BM n'a pas hésité à saluer les avancées économiques réalisées par le Ghana pour stimuler la croissance économique restée moyennement stable. Il a par ailleurs recommandé au gouvernement du pays de réorganiser son secteur agricole afin de réduire ses importations de denrées alimentaires. D'après les sources officielles, celles-ci ont coûté au Ghana pas moins de 1,5 milliard de dollars en 2014.
L'aide accordée par la BM au Ghana ne s'arrêtera pas à 1,2 milliard de dollars. D'après Henry Kerali, le financement de l'AID pourrait être accompagné d'un montant de la Société financière internationale (SFI), une organisation de la BM créée en 1995 et dédiée à l'investissement dans le secteur privé. «Le montant augmentera bien sûr, parce qu'en plus de ce financement de l'AID, la SFI aussi appuiera le secteur privé», a confié le responsable banquier sans plus de détails.
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Cette contribution de la SFI requiert une importance capitale pour la relance économique du pays. D'après les données du Trésor ghanéen, les intérêts de la dette et les salaires devraient absorber respectivement 22% et 30% des recettes de l'État cette année 2017, et les subventions 34%. Ainsi, moins de 15 % seront consacrés aux investissements. L'appui de la SFI devrait donc être d'un grand secours pour le secteur privé qui ne bénéficie pas toujours des investissements gouvernementaux.
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