Avec l'aide de la Chine, les diamants namibiens sous haute surveillance
Khadim Mbaye
Khadim Mbaye
Un nouveau jalon dans la modernisation et la flexibilité de la marine namibienne. La flotte du pays de l'Afrique du sud-ouest s'agrandit. Le président namibien Hage Geingob a mis en service vendredi deux bâtiments de guerre qui rejoignent désormais la marine nationale. Les deux chasseurs de sous-marins, Brukkaros et Daures, fabriqués en Chine, disposent de capacités d'attaque en surface et sous la surface maritime.
Il faut noter que l'arrivée de ces deux navires, don de l'Armée populaire de la Chine, intervient dans un contexte particulier en Namibie. La production de diamants, principale source de revenus du pays est à un tournant. L'exploitation terrestre de la pierre précieuse fait place à la production de diamants marins à cause de l'assèchement des réserves sur le continent. Or la Namibie ne disposerait que d'une dizaine de patrouilleurs basés à Walvis Bay, principal port namibien, pour surveiller sa bande côtière qui longe l'océan Atlantique et réputée très riche en pierres précieuses. Selon l'Agence de presse namibienne (Nampa), au cours des prochaines années, environ 95% de la production de diamants en Namibie proviendra de la mer.
« Notre économie maritime contribue grandement à la création d'emplois et à la croissance économique, et compte tenu de notre long littoral, la Marine doit relever un énorme défi pour protéger le pays contre toutes les menaces maritimes », a affirmé le président Geingob qui au passage, n'a pas manqué de remercier la Chine d'être un « ami de tous les temps », ajoutant qu'« il est préférable d'avoir un ami loyal qu'une centaine d'amis de beau temps ».
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Les relations entre la Namibie et la Chine sont au beau fixe, et ce depuis que Windhoek a cessé ses relations diplomatiques avec Taïwan. La Chine qui vient d'offrir à la Namibie un énième don, convoite en revanche les énormes réserves d'uranium du quatrième producteur mondial.
Khadim Mbaye