Afrique - France : un business gagnant-gagnant ?
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Commerce export import port containers conteneurs logistique
Reuters
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D'après les données publiées en juillet dernier par le ministère français des Affaires étrangères, les échanges commerciaux entre l'Afrique et la France ont totalisé 48,1 milliards d'euros (environ 54 milliards de dollars). Dans la balance, les exportations des entreprises françaises sur le marché africain qui atteignent 25,5 milliards d'euros pèsent légèrement plus que les exportations des entreprises africaines vers l'Hexagone qui totalisent 22,6 milliards d'euros.
Les pays africains et la France dealent-ils dans un esprit gagnant-gagnant ? C'est le sens que les deux parties entendent donner à leurs relations commerciales depuis le quinquennat de François Hollande. Plusieurs personnalités s'en sont d'ailleurs fait les porte-voix. Lors d'une interview accordée à BBC Afrique en juin 2016, Pierre Gattaz, alors président du MEDEF, évoque le « souci de faire du gagnant-gagnant » dans la coopération française avec le Continent. En visite à Paris un mois plutôt, le président sénégalais Macky Sall soulignait la nécessité d'une coopération entre l'Afrique et la France « dans un esprit de partenariat gagnant-gagnant ».
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Si les chiffres de l'année dernière donnent l'impression que l'Afrique exporte presque autant qu'elle importe de la France, dans le détail cependant, une disparité conséquente dans les échanges en fonction des pays se fait évidente. Une résultante de « la nature même des produits échangés », selon l'analyste économique Mays Mouissi. « L'analyse des exportations des pays subsahariens vers la France fait ressortir une prédominance de produits bruts et de matières premières. Les produits manufacturés demeurent sous représentés. A l'inverse, la France exporte vers l'Afrique des produits manufacturés, des équipements industriels et des produits à haute valeur ajoutée. Il en résulte que la valeur des exportations africaines vers la France demeure inférieure à celle des importations, d'où le déficit de la balance commerciale », explique-t-il dans un entretien avec La Tribune Afrique.