Aéroports : comment l’Afrique prépare sa révolution
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Une maquette du projet d'aéroport d'Ethiopian Airlines.
DR
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Les aéroports du monde pourraient accueillir jusqu'à 9,5 milliards de passagers en 2024, affichant une hausse de 10% selon les pronostics fraîchement publiés du Conseil mondial des aéroports (ACI World). Tout comme en Europe, en Amérique ou au Moyen-Orient - cette tendance haussière restée constante depuis ces trois dernières années devrait se poursuivre en Afrique, selon la même source. Fin septembre d'ailleurs, plusieurs dirigeants d'aéroports du continent - de la Tunisie à l'Afrique du Sud en passant par le Sénégal, Cabo Verde, la Côte d'Ivoire, le Ghana ou le Nigeria - ont évoqué leurs ambitions à Atlanta aux Etats-Unis, lors du sommet mondial de l'expérience client.
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Si pour certains il s'agit d'extension ou de modernisation d'infrastructures existantes, pour d'autres, il est carrément question de construction de nouveaux aéroports. C'est le cas en Egypte où l'Etat vient de fournir au ministère de l'Aviation civile un terrain de 7,5 millions de mètres carrés pour la construction d'un nouvel aéroport international de classe mondiale à Ras el-Hekma, situé à 350 km du Caire, sur la côte nord-ouest du pays. Cet aéroport s'inscrit dans le cadre d'un mégaprojet de ville touristique financé globalement à environ 150 milliards de dollars par les Emirats Arabes Unis et qui représente le plus grand investissement direct étranger de l'histoire du pays, selon l'Exécutif égyptien. Les détails filtrent très peu pour l'instant au sujet du futur aéroport, mais les sorties récentes des autorités évoquent une infrastructure à la pointe de la technologie.