Pourquoi les incertitudes mondiales peuvent favoriser l’intégration économique de l’Afrique
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR.
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR.
Entre la « croissance anémique » en Europe, le ralentissement de l'économie chinoise, la volatilité des prix des matières premières et les risques qui pèsent sur la finance mondiale, l'écosystème économique international est bourré d'inconnues. Mais c'est dans ce contexte - désavantageux à première vue - que les pays africains ont la possibilité de mieux commercer, estime la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) dans son nouveau rapport annuel. Les experts qualifient la situation actuelle similaire aux premières décennies du 20ème siècle où les pays latino-américains ont réussi à tirer leur épingle du jeu industriel en plein vacillement mondial. « Dans les années 1930 et 1940, l'Amérique du Sud a réalisé des progrès significatifs en matière de diversification économique et d'industrialisation, alors que ses marchés d'exportation traditionnels, l'Europe et les États-Unis, étaient fermés par le protectionnisme, au lendemain de la Grande Dépression de 1929, puis de la Seconde Guerre mondiale », relatent-ils, avant d'ajouter « pour l'Afrique aussi, les incertitudes qui règnent dans l'économie mondiale pourraient contribuer à une avancée décisive du continent vers son intégration économique ».
À lire également
Prévoyant que la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) pourrait booster le PIB du continent de 1,2% d'ici 2045, les économistes onusiens exposent au moins trois facteurs qui pourraient jouer en faveur de l'intégration des économies africaines dans le contexte mondial actuel. Le premier est celui des technologies de l'information et de la communication (TIC) qui ont la capacité de favoriser la décentralisation de la production, d'accélérer la rencontre entre l'offre et la demande à travers le continent et introduire ce dernier dans la quatrième révolution industrielle. Le deuxième facteur est celui du potentiel de développement d'industrie verte dont dispose l'Afrique dans un contexte de changement climatique et enfin sa croissance démographique qui draine avec elle un potentiel de talents et ses effets sur l'urbanisation, en plus de tout ce que cela pourrait générer comme business dans des secteurs tels que le BTP, les assurances, la banque, les transports, etc.