Que fera l'État des supercalculateurs d'Atos ? Du côté de Bercy et de l'agence des participations de l'Etat (APE), qui a dirigé les négociations du côté du ministère de l'Economie et des Finances, les choses semblent à ce stade encore floues. Ce vendredi 30 juin, l'APE a offert 410 millions d'euros à Atos pour mettre la main sur sa division "Advanced Computing"; qui concentre des activités jugées stratégiques pour la souveraineté du pays.
Pour en arriver à cette conclusion, les échanges se sont révélés tendus, ne se concluant finalement que la veille de la fin de la période de négociation exclusive. Si bien que l'APE s'est en priorité concentrée sur le bouclage du deal avant de penser à « l'après ».
« L'APE veut chercher, après avoir clos le deal, des partenaires pour opérer », confirme un financier, les tentatives ex ante ayant échoué. « L'APE n'a pas encore dévoilé ses intentions sur cet actif », marque un autre banquier d'affaires.
L'Etat, via l'APE, est déjà actionnaire de 83 entreprises, dont 11 cotées et 68 non cotées « dans des secteurs aussi différents que l'aéronautique, la défense, l'énergie, les transports, les services ou l'audiovisuel », indique le site du ministère. Dont certaines à plus de 80 %, comme Les Chantiers de l'Atlantique (84,34 %), Alcatel Submarine Networks (80 %) ou encore Orano (90 %).