Suspense autour des élections présidentielles en Pologne

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Le second tour de l'élection présidentielle ce dimanche en Pologne entre Bronislaw Komorowski, qui brigue un second mandat, et son adversaire de la droite conservatrice Andrzej Duda s'annonce particulièrement indécis.
Le second tour de l'élection présidentielle ce dimanche en Pologne entre Bronislaw Komorowski, qui brigue un second mandat, et son adversaire de la droite conservatrice Andrzej Duda s'annonce particulièrement indécis. (Crédits : HANDOUT)
Le premier tour, le 10 mai, a rebattu les cartes. Alors que les sondages donnaient Komorowski en tête avec 35 à 40% des intentions de vote, c'est le candidat du parti Droit et justice (PiS) qui a viré en tête avec 34,7% des voix contre 33,8% pour son rival.

Le second tour de l'élection présidentielle ce dimanche en Pologne entre Bronislaw Komorowski, qui brigue un second mandat, et son adversaire de la droite conservatrice Andrzej Duda s'annonce particulièrement indécis.

Le scrutin était pourtant considéré il y a quinze jours encore comme une formalité pour le président sortant, soutenu par la Plate-forme civique (PO, droite libérale qui dirige le gouvernement).

Mais le premier tour, le 10 mai, a rebattu les cartes. Alors que les sondages donnaient Komorowski en tête avec 35 à 40% des intentions de vote, c'est le candidat du parti Droit et justice (PiS) qui a viré en tête avec 34,7% des voix contre 33,8% pour son rival.

Lors de la précédente présidentielle, en juillet 2010, Komorowski l'avait emporté au second tour avec 53% des voix face au candidat du parti conservateur, Jaroslaw Kaczynski.

L'issue du vote dimanche dépendra en partie des reports des 20,8% voix qui se sont portées au premier tour sur Pawel Kukiz, un rocker converti en politique.

Dans les institutions polonaises, le pouvoir est principalement concentré entre les mains du Premier ministre mais le président a un pouvoir d'initiative législative et de veto. Il commande également les forces armées et exerce une influence sur la politique étrangère.

Agé de 43 ans, Duda, ancien conseiller juridique et élu au Parlement européen, a d'ores et déjà réussi une performance de taille qui inquiète la Première ministre, Ewa Kopacz, qui a succédé en septembre, mais sans passer par la case des élections, à Donald Tusk, appelé au poste de président du Conseil européen.

S'il l'emporte ce dimanche, il offrira au parti Droit et justice sa première victoire majeure depuis sa défaite aux législatives d'octobre 2007 et placera l'opposition conservatrice sur de bons rails avant les législatives prévues pour cet automne.

"Peut-être ces années ont-elles été bonnes, mais seulement pour un tout petit groupe", a déclaré Duda lors d'un meeting de campagne vendredi à Cracovie, sa ville natale. "Oui, le temps est venu pour le changement, pour mettre fin à cette présidence léthargique et indolente", a ajouté le candidat du PiS.

Depuis 2007, sous la direction de la Plate-forme civique, la Pologne a connu une période de croissance économique et d'augmentation des salaires. Mais nombre de Polonais estiment que les fruits de cette croissance sont inéquitablement répartis et déplorent un accroissement des inégalités.

Dans l'entre-deux tours, Komorowski, 62 ans, qui avait mené une campagne tranquille avant le 10 mai, a changé de braquet. Désormais sous la menace, il a appelé à la mobilisation. "Les sondages laissent entendre que quelques milliers de voix feront la décision, peut-être même quelques centaines", a-t-il dit vendredi (Reuters).

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a écrit le 25/05/2015 à 14:00 :
Le conservateur Andrzej Duda est un eurosceptique, donc n'en déplaise MM les journalistes, c'est une très bonne nouvelle pour les Polonais et les Européens.
Réponse de le 26/05/2015 à 9:21 :
Pas sûr que l'élection de Andrzej Duda soit une bonne chose pour la Pologne et moins encore pour les Européens, l'homme a déjà dit "Non à Bruxelles, Oui à Kiev." Si il était un autre fantoche de Berlin-Bruxelles, presse et médias parisiens en auraient fait les grands titres "La Pologne consolide l'Europe" et d'autres salades. Et pourtant, on en parle à peine. Donc, Duda n'est pas l'homme des journalistes "européens".
Un autre point capital c'est qu'en tant que conservateur, Duda reste un "pragmatique" et son anti-communisme primaire va aussi faire de lui un allié-clé de la politique du département d'État américain envers la région encore plus utile que Komorowski (le candidat de Bruxelles et des médias européens). À bon entendeur, à Varsovie il y aura désormais moins d'UE et plus de Pologne et de voisins alignés avec sa politique plutôt nationaliste et pro-US. Par ailleurs, Duda compte avec la chambre basse du Parlement, dont le ministre de la Justice Jaroslaw Kaczynski son collègue de parti est le leader, pour y faire sa force majeure.
Décevant week-end en Pologne et en Espagne pour Bruxelles et ses journalistes. Peut-être qu'il en sera autrement pour les Polonais et les Espagnols.
Réponse de le 26/05/2015 à 16:16 :
C'est bien poru la Pologne, on s'en fout de Bruxelles et de l'UE, on veut pas etre dans UE.
a écrit le 25/05/2015 à 13:40 :
Etrange que ce soit encore la répartition inéquitable des fruits de cette croissance et le constat de l'accroissement des inégalités qui font que le peuple bouge. Il n'a pas tort car pour survivre il n'y a que le crédit que les riches présentent leurs intérêts bien compris.
a écrit le 25/05/2015 à 12:39 :
la Pologne quasi 100% blanche et catholique a du sentir le danger des quotas (obligatoires)
de migrants.....
Réponse de le 26/05/2015 à 14:10 :
on les veut pas en Pologne. On veut pas avoir le meme probleme que la France.
a écrit le 25/05/2015 à 8:37 :
En tant que Polonaise je répète---si seulement les Allemands aurait fait leur bulot en 1945, on aura tous roulé en Audi, parlé la langue qui sert à quelque chose et avait un gouvernement qui ferai autre chose que penser à leur enrichissent personnel.
Si seulement....
a écrit le 24/05/2015 à 19:11 :
Nous attendons les resultats.
a écrit le 24/05/2015 à 11:14 :
Pourquoi il aurait du suspense autour des élections "historiques" en Pologne ? étant donné qu'il s'agit d'un État américain en Europe, ce sera donc le candidat de Washington qui va remporter, point barre.
Réponse de le 25/05/2015 à 13:25 :
MERCI ! MERCI ! 100% dire qu'il y a encore des gens pour croire à tout ce carnaval alors que c'est une telle évidence !

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