Schneider Electric délocalise en Pologne face à la forte concurrence en France

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Schneider Electric, dirigé par Jean-Pascal Tricoire, a perdu le dernier appel d'offre d'ERDF dans les transformateurs.
Schneider Electric, dirigé par Jean-Pascal Tricoire, a perdu le dernier appel d'offre d'ERDF dans les transformateurs. (Crédits : reuters.com)
Le fabricant de matériel électrique s'apprêterait, selon Les Echos, à transférer sa production de transformateurs en Pologne, entraînant la suppression de 170 emplois en Moselle et en Haute-Normandie.

Schneider Electric va délocaliser ses transformateurs de grande série en Pologne pour se concentrer sur les produits à plus haute valeur ajoutée, ce qui devrait se traduire par des plans sociaux en France, rapportent Les Echos ce jeudi. Le premier concerne sa filiale France Transfo, dans la région de Metz, qui compte trois sites. Le second touche Petit-Quevilly (Haute Normandie), une ancienne usine d'Areva, qui vient déjà d'être lourdement restructurée.

Vers un total de 170 suppressions d'emploi

Interrogé, un porte-parole de Schneider a indiqué que le groupe avait informé les représentants des salariés, réunis en comité d'entreprise ce mercredi, de l'ouverture d'une procédure d'information sur un projet de réorganisation industrielle dans ses transformateurs standard de moyenne tension. La procédure d'information des salariés est prévue le 12 mai.

Cette réorganisation passera par la suppression des 89 postes du site de Petit-Quevilly, qui fermera ses portes, et par des suppressions "beaucoup moins importantes" chez France Transfo, a-t-il dit.

Fortes pressions sur le secteur des transformateurs

Le secteur des transformateurs de moyenne tension subit de très fortes tensions sur les prix et les volumes, avec une concurrence très rude qui tire les prix vers le bas et qui rend la production française trop chère. Schneider Electric a perdu le dernier appel d'offre d'ERDF dans les transformateurs, faisant suite à la mise en place d'une nouvelle norme "éco-design".

À noter que Schneider Electric avait déjà annoncé la suppression de 130 postes dans l'Hexagone au mois de novembre, pour cause de restructuration de son activité de sous-stations préfabriquées.

(Avec Reuters)

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a écrit le 08/05/2015 à 15:59 :
si la suppression des industries continuent , la France sera évidemment un désert industriel .actuellement pour éviter la chienlit on paye les gens a ne rien faire , toutefois arrivera un moment ou cela ne sera plus possible . si les seigneurs des temps modernes ne partage pas le gâteau . nous nous dirigeront droit dans le mur avec un nouveau conflit . le monde capitaliste mettra son argent ailleurs . c'est un bref aperçu un livre ne suffirait pas . que pensez vous de mon analyse?
a écrit le 07/05/2015 à 19:52 :
Pour ma part, du moment qu'ils continuent à nous offrir plusieurs fois par an des "journée de formation" où on mange plus qu'on ne se forme, pas de soucis ;-) ...
a écrit le 07/05/2015 à 14:45 :
Le problème en France n'est pas le coût intrinsèque de la main d'oeuvre mais la qualité et surtout l'esprit du salarié français qui dès le lundi matin ne pense qu'au week end prochain et à planifier les prochains ponts. Allez faire un tour du coté de la machine à café et vous comprendrez ce que je veux dire.
Réponse de le 07/05/2015 à 18:51 :
Si au lieu de surveiller la machine a café, les dirigeant partageant votre opinion avaient regardé la norme qui allais sortir (elles sont annoncées bien longtemps avant leurs mise en place) c'est a dire bosser au lieu d'être des gardes chiourmes. De récentes études américaines (malheureusement je n'ais pas en mémoire le nom de la banque l'ayant lancé) font le constat que 10 minutes de machine a café sont plus efficace qu'1 heure de réunion de chefs de services pour la résolution de problèmes et qu'elle permettes une transmission de savoir entre les ouvriers plus rapide. Nous les salariés (dont vous faites surement partis)nous n'avons que la machine a café que l'on paye et que l'on est pas payé(temps de pose loi des 35H) pendant que vous mangez dans des établissement au frais de la boutique en le passant sur votre temps de travail
a écrit le 07/05/2015 à 14:40 :
aa
a écrit le 07/05/2015 à 14:00 :
A un moment cette politique, disons le, anti francaise, de certains grands groups, et de Schneider en particulier risque de leur coute cher. Qd ils seront totalement sous la coupe de la Chine et de la Pologne, ils auront peut etre une autre vision de la globalisation?
Réponse de le 07/05/2015 à 15:26 :
DRRW, interrogez-vous plutôt si ce ne serait pas la surtaxation qui soit cause de ce résultat. Après PSA, l'aéroport de Toulouse, voici maintenant Areva qui se fait racheter par les chinois...
a écrit le 07/05/2015 à 12:35 :
Citez moi le plus grand port français hors pétrole ( c-à-d celui par ou la France importe/exporte le plus) ---> Réponse : Anvers N'y aurait-il pas comme un problème ?!
Réponse de le 07/05/2015 à 13:37 :
C'est sans doute pour cela que l'on pousse à fond pour le canal Seine-Nord au détriment d'une liaison Le Havre-Paris. Les intérêts politiques passent avant toute analyse sérieuse
a écrit le 07/05/2015 à 12:31 :
Comment font les pays du Nord pour maintenir leurs emplois ? Leur cout en main d''œuvre est équivalent à celui de la France . N'y a-t-il pas d'autres problèmes Franco-français ?
a écrit le 07/05/2015 à 11:02 :
Et ben je leur souhaite bien du courage car mon ancienne entreprise avait partiellement délocalisé et malgré des salaires de m___!, c'était bien moins rentable qu'en France.
Et la dans un métier extrèmement technique ou il faut de très bons spécialistes qui ne se trouvent pas facilement en France schneider ne sera pas à la noce car en Pologne ça ne vole pas haut .
Quand à ERDF prendre des risques avec du bas de gamme, elle risque bien de s'en mordre les doigts.
Réponse de le 08/05/2015 à 8:42 :
Voilà le problème ERDF n'achète plus français ... Comme les opérateurs télécom français achètent des équipements chinois.
a écrit le 07/05/2015 à 10:42 :
C'est l'Europe du plein emploi.
De la croissance et de la santé reprise.
Les autocars Macron pour aller à Pôle Emploi vont être pris d'assaut par les sans dents.
a écrit le 07/05/2015 à 10:25 :
ff
a écrit le 07/05/2015 à 9:04 :
Les salariés français vont une fois être convaincus que la solution est dans plus d'Europe!
Réponse de le 07/05/2015 à 10:29 :
Faux la France importe aussi du pas cher, sinon vous ne pourriez plus payer votre loyer ! c'est le jeu de la concurrence, il faut s'adapter, fermer les frontière c'est plus de taxe a l'import sur le café le chocolat les épices (poivres), mais plus de difficulté a exporter, parler en a nos agriculteurs, vous avez du vous réveiller sans réfléchir ! fermer les frontières est synonyme d'inflation et de monter des taux immobilier, personne ne veut ça !
Réponse de le 07/05/2015 à 12:30 :
@dilemblue vous avez mal lu mes propos je faisais seulement allusion au fait qu'on nous présente souvent l'Europe comme une solution alors que c'est plus le pb: par exemple les salriés français de Citroên sont plus concurrencés par les salriés slovaques que par ceux de citroên en Chine. Contrairenet à ce que vous avancez je réfléchis mais pas comme vous. Vu vos remarques vous devez être retraité moi je pense aux actifs de mon pays et je constate que la mondialisation n'est pas si bénéfique que cela pour les classes moyennes d'un pays comme le notre et je pense que je ne suis pas le seul à faire ce constat
Réponse de le 07/05/2015 à 12:48 :
Comment expliquez-vous que l'usine AUDI de Bruxelles (celle qui produit la plus petite AUDI , l'A1) a donné 3500€€ de bonus aux ouvriers en 2014
a écrit le 07/05/2015 à 8:54 :
Pour garder des emplois en France, il faut surtout que les entreprises françaises qui aiment le consommateur français arrêtent pour des raisons basic de rentabilité facile, de délocaliser. Je ne les plaindrai pas! Ils ne sont pas à excuser!
a écrit le 07/05/2015 à 8:37 :
Pour garder des emplois en France, il faut de la valeur-ajoutée donc des investissements, donc des bénéfices, donc une fiscalité décente, donc plus de libéralisme. Sinon c'est les allocs de Pôle Emplois et la misère ou l'expatriation pour les plus forts. Ce mouvement est implacable.

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