Exclusif. Toulouse : la 1ère partie de la rue d'Alsace-Lorraine livrée le 9 décembre
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Les commerçants de la rue d'Alsace-Lorraine peuvent pousser un ouf de soulagement. Si tout va bien d'ici là, les engins de chantier, les gravats et les plaques de protection auront disparu le 9 décembre, laissant la place aux piétons pour les préparatifs de Noël. La date reste officieuse car soumise aux caprices de dernière minute ou aux aléas d'un chantier et ne sera communiquée qu'une dizaine de jours avant. Sous la direction du cabinet d'architecture parisien Bruno Fortier, les travaux avaient débuté le 1er février 2010 sur une portion comprise entre Esquirol et la rue Lafayette. Fortement impliqué dans ce dossier, le député-maire de Toulouse Pierre Cohen a réussi son pari : moins de deux ans plus tard, ce tronçon de rue devrait être livré avec près de 5 mois d'avance sur les prévisions.
La rue d'Alsace-Lorraine a fait l'objet de nombreux débats. Jugée trop encombrée et peu adaptée à une ville moderne, cette rue conçue en 1874 devait être repensée. Après un premier réaménagement temporaire en 2007 sous l'ancienne municipalité, la Ville a décidé de remodeler cette artère importante de Toulouse. Un phasage en trois tranches a été décidé : un premier tronçon central, nécessitant un investissement de 10 millions d'euros, puis deux autres au Nord (en direction du boulevard de Strasbourg) et au Sud (en direction des Carmes).
En mars 2010, Bruno Fortier évoquait « une rue assez étroite, à l'architecture haussmannienne, rigide dans le dessin et baroque dans le détail. Notre objectif sera de la mettre en valeur esthétiquement, pour en faire un espace passant et aéré. » Avec diverses contraintes : respecter l'esthétique générale du centre-ville de Toulouse, en utilisant « les briques rouges et noires », maintenir l'activité commerciale de la rue, qui regroupe au total 184 boutiques, en « donnant envie aux gens de se promener, mais également de s'arrêter dans les cafés ou les restaurants ».
En photo : la rue d'Alsace-Lorraine (© Rémi Benoit)
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