Accord UE-États-Unis : l'Allemagne soulagée, la France déçue
Valentine Roux et Marius Bocquet
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L’Allemagne semble trouver son compte dans l’accord signé dimanche, quand la France grimace.
Reuters
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L’Allemagne semble trouver son compte dans l’accord signé dimanche, quand la France grimace.
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Sur le fil. Après des semaines de négociations tendues, Donald Trump et Ursula von der Leyen ont arraché un accord dimanche 27 juillet. Pour éviter l'imposition de droits de douane de 30 % dès le 1er août, l'Union européenne s'est résolue à un compromis : des taxes de 15 % frapperont désormais les exportations européennes vers les États-Unis. Toujours très mesuré dans ses propos, Donald Trump s'est félicité d'avoir conclu le « plus grand deal jamais passé ». De son côté, la présidente de la Commission européenne a salué un « bon accord » pour l'Union européenne.
En France, le ton est bien différent. Au lendemain de la signature de l'accord, François Bayrou a exprimé sa profonde déception, qualifiant ce jour de « sombre » pour l'Europe, qui se « résout à la soumission » face aux États-Unis. Les ministres du Commerce extérieur, de l'Industrie et de l'Europe - Laurent Saint-Martin, Marc Ferracci et Benjamin Haddad - ont unanimement dénoncé un accord « déséquilibré ».
En Allemagne, Friedrich Merz a exprimé un net soulagement, estimant que cet accord permet d'« éviter une escalade inutile dans les relations commerciales transatlantiques ». « Nous avons pu préserver nos intérêts fondamentaux », a-t-il ajouté. L'Allemagne semble ainsi y trouver son compte, quand la France grimace.
Début avril, fidèle à son franc-parler, le président américain n'y était pas allé par quatre chemins : « L'UE nous arnaque depuis si longtemps. » Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier, Donald Trump s'est donné pour priorité de réduire le déficit commercial des États-Unis. Et en particulier les 236 milliards d'euros de déficit avec l'Union européenne, son deuxième partenaire économique après la Chine.
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La balance commerciale entre les États-Unis et l'Union européenne est déficitaire côté américain, c'est un fait. Et pourtant, dans la guerre commerciale relancée par Donald Trump, tous les pays de l'UE sont logés à la même enseigne, avec désormais une surtaxe uniforme de 15 % sur les produits européens. En réalité, c'est l'Allemagne, à elle seule, qui creuse l'essentiel du déficit commercial avec les États-Unis.
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Valentine Roux et Marius Bocquet