Allemagne : la crise politique est "une chance à saisir pour la France"

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Merkel a précisé lundi soir qu'elle préférerait un retour aux urnes plutôt qu'un gouvernement minoritaire noir-vert (CDU-CSU et écologistes) avec un soutien parlementaire au cas par cas du SPD.
Merkel a précisé lundi soir qu'elle préférerait un retour aux urnes plutôt qu'un gouvernement minoritaire noir-vert (CDU-CSU et écologistes) avec un soutien parlementaire au cas par cas du SPD. (Crédits : AXEL SCHMIDT)
L'échec des négociations entre les conservateurs, les libéraux et les Verts dimanche dernier pour former une nouveau gouvernement a abouti à une crise politique inédite en Allemagne. Réélue au mois de septembre dernier pour un quatrième mandat, Angela Merkel apparaît plus que jamais fragilisée. Retour sur les causes de cet échec et les enjeux économiques de cette situation avec la maître de conférences Isabelle Bourgeois, spécialiste de l'Allemagne et des comparaisons France-Allemagne dans le contexte européen(*).

LA TRIBUNE - Quelles sont, selon vous, les causes principales de cet échec dans les négociations pour former un nouveau gouvernement de coalition en Allemagne ?

ISABELLE BOURGEOIS (*) - Elles sont multiples. D'abord, aboutir à une coalition dans cette configuration relève de la quadrature du cercle. Comment concilier les programmes de quatre partis aussi différents que la CDU (chrétiens-démocrates), la CSU (chrétiens-sociaux bavarois), le FDP (libéraux) et les Verts ? Même dans les rares Länder où de telles coalitions dites "Jamaïque" existent, trouver une ligne commune se révèle difficile. Car si on met de côté les mesures politiques concrètes préconisées, ces partis s'opposent foncièrement sur la valeur accordée au principe de liberté - à l'échelle individuelle comme à celui des politiques économiques et sociales. Le libéralisme défendu par le FDP s'étend de la liberté d'opinion à celle de la concurrence ; ce libéralisme implique néanmoins le respect de règles, fondement de la confiance entre les acteurs. Le FDP (le parti qui s'est retiré des négociations) est donc, par définition, contre toute mutualisation des dettes dans l'UE, pour ne prendre qu'un exemple. Il est tout autant contre toute politique visant à modifier le comportement des acteurs par des interdits ou des normes considérées comme liberticides pour l'individu ou comme susceptibles de nuire au bon fonctionnement du marché. C'est le cas d'un subventionnement massif des énergies renouvelables ou de la fermeture des centrales à charbon. Une autre ligne de fracture porte sur l'antinomisme entre soutenabilité des finances publiques (priorité dans une société vieillissante) et tentations de redistribution en cette période de forte croissance de l'économie allemande, tentation particulièrement forte chez les Verts.

A ces différences idéologiques s'ajoutent des considérations électoralistes qui n'ont guère contribué à la sérénité des négociations. En Bavière se dérouleront, à l'automne prochain, des élections régionales où la CSU joue sa majorité absolue et affronte les populistes nationalistes de l'AfD. Cela incite le parti à placer en tête de ses priorités la limitation de l'immigration et notamment celle du regroupement familial pour les réfugiés. Ce à quoi les Verts sont farouchement opposés... Et ainsi de suite.

Lire aussi : Allemagne : qui est la porte-parole de l'extrême droite Alice Weidel ?

Reste la question : pourquoi réunir autour d'une table ces quatre partis ? C'était le choix des électeurs qui, pour montrer leur lassitude des grandes coalitions (CDU/CSU et SPD), ont reporté leurs voix sur les autres partis. A l'issue du scrutin du 24 septembre, arithmétiquement deux seules combinaisons étaient possibles : reconduire tout de même la grande coalition (mais le SPD s'y est opposé le soir même) ou alors tenter d'innover en constituant une coalition à 4, dite "Jamaïque". Ces partis se sont donc réunis. Mais ils ont abordé les entretiens comme une campagne électorale prolongée, confrontant leurs programmes électoraux plutôt que de chercher un compromis. L'attention médiatique, les petits phrases assassines filtrant de ces entretiens ont contribué à exacerber les positions.

Les entretiens préliminaires qui se sont achevés le 19 novembre dans la nuit ont ainsi tenu lieu en quelque sorte de débat parlementaire. Et c'est là qu'il faut chercher la clé de leur échec. Car au fil du mandat notamment de la grande coalition sortante, le Bundestag, faute d'opposition, n'avait pas pu remplir sa fonction de lieu d'affrontement démocratique des idées.

Lire aussi : Merkel échoue à former une coalition et s'en remet au président pour de nouvelles élections

Plusieurs observateurs annoncent un possible retrait d'Angela Merkel. Ce scénario n'est-il pas exagéré ?

Dès le lendemain, le 20 novembre, donc, la chancelière a annoncé qu'elle se représenterait en cas de nouvelles élections.

Quelles pourraient être les conséquences, à la fois économiques et politiques, sur la zone euro si l'Allemagne ne trouve pas rapidement d'issue ?

Il faut laisser le temps au temps... disait un président français. L'Allemagne trouvera une issue dans les semaines ou les mois à venir. Elle n'est pas sans gouvernement : l'actuelle grande coalition gère les affaires courantes. Et les partenaires prendront le temps nécessaire pour définir une politique garante de la stabilité politique du pays. Et garante de sa stabilité économique (et sociale).

Rappelons que l'Allemagne est une démocratie parlementaire. Et que le poids du Bundestag est plus important que celui de l'Assemblée nationale : c'est lui qui élit le chancelier/chancelière, et le gouvernement a envers lui un devoir d'information, rappelé à plusieurs reprises par la Cour de Karlsruhe. En ce qui concerne la zone euro, une certaine stabilité est assurée dans la mesure où Wolfgang Schäuble, anciennement ministre fédéral des Finances, est le président du nouveau Bundestag, et également celui de la Commission des Finances.

Le calendrier européen ne se définit pas au jour le jour. Quant aux dossiers "techniques", ils sont aux mains d'équipes de spécialistes qui ne seront pas recomposées du jour au lendemain. Les compétences en la matière sont rares.

Lire aussi : Europe, 2017 (5) : quelle politique économique en zone euro ?

Quels pourraient être les principaux risques pour la France si la situation perdure en Allemagne ?

Plus que des risques, je vois une chance à saisir par la France : celle de profiter de cette "pause" forcée pour mener à bien réformes structurelles et consolidation des finances publiques. Et ainsi d'asseoir durablement le capital de confiance indispensable pour mener à bien les négociations sur l'avenir de l'Europe.

Après tout, l'Allemagne a bien attendu patiemment pendant que la France était en campagne présidentielle. Elle a attendu plus longtemps encore que la France montre sa volonté d'assumer sa responsabilité européenne.

_____________

(*) Isabelle Bourgeois est chercheuse au Centre d'information et de recherche sur l'Allemagne contemporaine (CIRAC) auprès de  l'Université de Cergy-Pontoise depuis 1988 , elle est également rédactrice en chef de la revue Regards sur l'économie allemande qui "assure une étude suivie des transformations structurelles qui affectent l'économie allemande sous l'effet de l'intégration européenne et de la globalisation". Elle a publié de nombreux ouvrages et contributions en français et en allemand.

Lire aussi : Le bilan en demi-teinte de Merkel en cinq graphiques

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Commentaires
a écrit le 13/12/2017 à 7:31 :
À se demander si en Allemagne on ne fait pas exprès de retarder la formation du nouveau gouvernement, bonne excuse pour ne pas pouvoir réagir aux demandes de Macron.
Pour les Allemands tout est très bien comme c'est.
Record absolu de l'excédent commercial, surtout vis-à-vis de la France, et de l'excédent budgétaire. (ne riez pas, c'est vrai)
Sarko leur a tout donné pour se voir dans les journaux et à la Télé avec Merkel.
Il croyait que cela suffirait pour lui faire gagner les élections!
Alors vous comprendrez que nos amis d'outre Rhin n'ont aucune hâte à renoncer à leur avantages!
a écrit le 23/11/2017 à 14:08 :
Au delà des considérations politiques et économiques, ramenées à des choix électoraux il faut maintenant tenir compte des éléments perturbateurs et autres corporatismes.

Et si l’Allemagne était victime des mêmes problèmes que la France ?
(abstraction faite des problèmes de balance commerciale, de chômage, d’endettement, de difficultés à reformer, etc… spécifiques à la France).

A savoir la montée des populismes et nationalismes, sous des prétextes fallacieux :
- De l’augmentation du taux de pauvreté (dans un contexte logique où le reste du monde progresse) et du sentiment d’inégalité, traditionnellement combattus par les gauches, puis récupéré et exacerbé par l’extrême droite sous la forme de transfert nationaliste. Il est vrai que le discours simpliste est facile à faire avaler aux plus défavorisés, il suffit de tenir des discours xénophobes et dire que c’est la faute des autres. Ce qui conduit évidemment à une impasse mais permet aux mécontents de s’exprimer, à défaut de solutionner leurs problèmes.
Dans ce cas, ce n’est pas faute d’importants efforts financiers fournis par l’ex RFA dans le cadre de la réunification (1300 Milliards €) et par l’Europe (560 milliards €). Au final, c’est tout de même dans l’ex RDA que les groupuscules fascisants sont les plus actifs et les scores de l’AfD les plus importants. L’étranger y étant plus fantasmé que réellement présent, (on a le même phénomène en France), qui sait, ce sont peut être des nostalgiques des régimes totalitaires et de la Stasi ?
- Assez bizarrement s’y amalgament les votes de mécontentement de la droite des länder riches qui ont peur de la mondialisation, de l’islamisation et pour certains sont nostalgiques de la Prusse…
Mais tout cela va au-delà des choix entre les réactionnaires et les progressistes, ou entre le libéralisme et le socialisme, nous sommes aussi confrontés à de graves tentatives de déstabilisation de nos démocraties et de remise en question de nos libertés. Ce qui oblige aussi à faire face à ces peurs engendrées par des groupuscules semant la zizanie et la terreur sous des prétextes divers. Que ce soient des archaïsmes religieux ou nationalistes, on y retrouve souvent les mêmes intolérances et dérives extrémistes, l’un se servant parfois de l’autre pour « progresser ». Il est donc primordial de faire la part des choses.
Face à cela et aux replis égoïstes de pays devenant parasites de l’UE, l’entité économique européenne est primordiale (tout comme le carde institutionnel), mais ne se suffit plus à elle-même. C’est peut être le moment de constituer un niveau supra national européen complémentaire, non pas technocratique mais idéologique, qui rappelle sans cesse les valeurs et les intérêts communs sur lesquels il faut se montrer intransigeants, autant qu’exemplaires. Sans tomber dans la dérive civilisationnelle ou les anciens régimes, on peut certainement arriver à conceptualiser une société européenne et pour cela laisser la place aux politiques, autant qu’aux philosophes, aux érudits et à la culture.

Ou se rappeler des objectifs initiaux de Jacques Delors qui parlait de "mission historique que de réunifier l'Europe", de "grand idéal de paix de l'édifice européen"… (https://www.touteleurope.eu/actualite/l-heritage-europeen-de-jacques-delors.html).
On a pu constater que ce n’était pas si facile (ne serais que le conflit des balkans), mais ce n’est pas une raison pour abandonner.

Concernant l’Allemagne, à noter un excellent dossier du site de l’Institut Delors, permettant de comprendre l’histoire du fédéralisme Allemand et de la construction Européenne : http://www.institutdelors.eu/media/Probl5-fr.pdf ,
La dernière phrase est intéressante : « Ainsi, l’expérience allemande met en garde contre des mécanismes institutionnels trop compliqués qui ont tendance à favoriser une certaine dérive technocratique de la démocratie. En sens inverse, elle montre aussi que la structure fédérale a permis de concilier l’unité nationale avec le respect de la diversité historique des régions et des communes sur le plan politique et culturel. Comme tout système fédéral, l’Allemagne est en évolution constante et passe par des cycles caractérisés par l’antinomie entre le centre et la périphérie, où les éléments centralisateurs et décentralisateurs se font concurrence. En ce qui concerne les défis institutionnels de l’intégration européenne, on peut en tout cas affirmer, que le système allemand a fait preuve de flexibilité en s’adaptant aux exigences de changement.

Concernant l’Europe : "Le fédéralisme et la reforme des institutions Européennes", par Gilles Andreani.
a écrit le 23/11/2017 à 8:13 :
la France ne profite et ne profitera en rien de cette période allemande. Nous voyons bien que la commission est bien loin du discours de l'exécutif d'aujourd'hui qui comme les autres se vante de gérer notre pays alors qu Bruxelles nous montre encore du doigt pour un manque d'effort en terme de réforme structurelle. Un exécutif qui présente un budget déficitaire de plus de 6 milliards que celui de 2017, un exécutif qui augmente la CSG mais qui d'un autre coté n'arrête pas de la compenser ne pas oublier que la compensation par la taxe d'habitation est arrivée en cours de route de la présidentielle et non au même moment que les plus 7 points de CSG pour éviter une sortie de route électorale. Nous avons le m^me effet sur la baisse des charges sociales qui seront vite avalées par les augmentations habituelles carburant, autoroute, électricité, métro , SNCF etc etc la aussi de l'esbroufe politique et pire une
croissance du déficit commercial car toutes les augmentions depuis des années ont profité à l'importation. Enfin à noter AUCUN effort de l'état pour diminuer d'une façon drastique ses dépenses en commençant par revoir ses compétences mais également en supprimant le plus grand trou financier de notre pays à travers les agences d'état. M. Macron en dehors de ses discours pompeux est bien loin de la gouvernance dont a besoin notre pays un homme d'état qui veut tout gérer et par ricochet incapable de faire baisser la pression financière de l'état en commençant par montrer l'exemple par des économies du budget de l'Elysée ce qui n'est pas le cas AUCUN effort.
a écrit le 22/11/2017 à 20:46 :
"Après tout, l'Allemagne a bien attendu patiemment pendant que la France était en campagne présidentielle. "

Toi avoir fait grosses et solides études sur l' école et pour l' Ue pour écrire comme cela ...?

L' analyse est à l' avenant , le mythe du couple franco alllemand qui dans sa valse à deux temps, qui se se délite comme l' UE se délite, point et alors que l' Angleterre fait le plein. cf 1

J' aimais beaucoup mieux R GODIN, qui posait lui les enjeux et analysait les causes, cette page est une pub européiste de plus pour qq'un qui a sans doute des enfants en bas âge à nourrir.

1-
https://www.boursorama.com/actualites-amp/grande-bretagne-l-industrie-engrange-ses-plus-fortes-commandes-depuis-1988-57e50fa372692cb71c191ce1ac18bacb
a écrit le 22/11/2017 à 20:04 :
Pour retrouver l’élan Français et son rôle mondial, il est obligatoire de quitter l ’Union Européenne et l’Euro, conditions nécessaires pour retrouver notre liberté pleine et entière, nul besoin de l' acquiescement ni de comparaison avec l' Allemagne.
La superposition des problèmes mondiaux oblige une France UNIVERSELLE qui contribuera à leurs résolutions. Assez de guerres, assez d’ennemis désignés du doigt par l’OTAN.
C’est le devoir de la République Française de s’ouvrir au monde,c’est maintenant qu’elle est seule, emmaillotée dans les méandres de l’UE qu' elle doit frexiter avec ou sans les allemands .
a écrit le 22/11/2017 à 19:22 :
"Plus que des risques, je vois une chance à saisir par la France : celle de profiter de cette "pause" forcée pour mener à bien réformes structurelles et consolidation des finances publiques. Et ainsi d'asseoir durablement le capital de confiance indispensable pour mener à bien les négociations sur l'avenir de l'Europe"

Une "chance" d'obéir au dogme néolibéral européen imposé par le traité constitutionnel européen lui aussi imposé aux citoyens puisque refusé par le peuple français, c'est vachement enthousiasmant votre truc là. Et vous osez appeller ça une "chance", la paupérisation programmée des citoyens français.

L'avantage de l'église néolibérale sur l'église catholique c'est que dans cette première on y respecte plus la parité mais c'est tout je pense.
a écrit le 22/11/2017 à 18:40 :
Pour un européiste un tel langage serait de la provocation, mais comme on a un gouvernement européiste en France, il n'y a aucune crainte a avoir! On restera dans la m....!
a écrit le 22/11/2017 à 16:57 :
Allez vite profitons du malheur des autres!!! Tellement français.
Avec les anglais cela n'a pas marché, car la plupart des banques sont parti à Francfort, maintenant il faut profiter du malheur des allemands. Personnellement je doute, car il faudra commencer à travailler en France...
a écrit le 22/11/2017 à 14:43 :
oui, les allemands vont trouver une solution, non c'est pas une chance pour la france de faire des reformes, ca ca aurait du etre fait depuis longtemps, au lieu de faire des ' french promisses' en parlant a l'allemand de son ' ami francais'...........par contre si la france n'a pas la pression, elle risque au contraire de retarder ce qui est indispensable pour son avenir, comme ca a ete fait entre 2012 et 2017
a écrit le 22/11/2017 à 14:28 :
La France n'a rien à gagner du fait de la situation politique actuelle. Sans interlocuteur disposé à en faire plus pour les peuples et moins pour le grand patronat allemand, rien n'avancera et la France économique et politique continuera à stagner dans un océan de mécontentement.

Les banquiers et les patrons allemands ne veulent évidemment pas que leur situation change. L’ultra-bénéfice de la balance commerciale est basée sur l'utilisation des esclaves d'Europe de l'est et de mini-jobs en Allemagne. Même le malheur des grecs fait la joie des banquiers allemands (8 milliards de bénéfice sur les prêts imposés aux grecs).

Seule une coalition de gauche en Allemagne pourrait tenter de faire bouger les choses, mais Merkel a dégouté le SPD de la soutenir. Son électorat (un peu comme l’électorat de gauche a été dégouté de Holande/Valls) refuse de continuer à voter à gauche pour obtenir une politique de droite.

A moins que la gauche/ecolo remporte un succès net qui leur redonne le pouvoir (avec ou sans Merkel) I'Allemagne ne bougera pas... et nous non plus, et l'Europe non plus. Ce qui veut dire dans un futur indéfinissable mais pas forcément lointain une explosion de l'Euro, de l'Euro et une reconstruction très aléatoire et pas forcément heureuse.
Réponse de le 14/12/2017 à 22:54 :
"Schadenfreunde" ou "Schadenfreude"
a écrit le 22/11/2017 à 13:56 :
Macron ne prévoit pas de baisser la dépense publique, en 2018, l'état va encore augmenter la dette et emprunter 200 milliards d'euros pour payer les dépenses courantes .
a écrit le 22/11/2017 à 12:37 :
Oui le Frexit devient désormais incontournable comme l' Upr l' avançait depuis longtemps et l' a confirmé ce Week-end à son université d' automne ..
a écrit le 22/11/2017 à 11:56 :
voila, c'est ça, on ne peut plus compter que sur la chance

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