Brexit : 65 milliards de livres d'investissements à la trappe

Face à l'incertitude causée par l'imminence du Brexit, les entreprises britanniques reportent ou abandonnent des projets d'investissements. Parmi les raisons avancées, le chute de la livre et la crainte d'une forte inflation.
La proportion de sociétés ayant dû prendre ce type de décisions est plus élevée parmi les grandes entreprises (42%), dont certaines basées dans le quartier financier de Canary Wharf, à Londres.
La proportion de sociétés ayant dû prendre ce type de décisions est plus élevée parmi les grandes entreprises (42%), dont certaines basées dans le quartier financier de Canary Wharf, à Londres. (Crédits : REUTERS/Reinhard Krause)

Les estimations de l'impact économique du référendum du 23 juin continuent de fleurir. Selon la dernière étude en date, publiée par l'institut CEBR et la société Hitachi Capital, en s'appuyant sur une enquête réalisée par le spécialiste des sondages YouGov, les incertitudes entourant le Brexit ont poussé un tiers des entreprises britanniques à reporter ou abandonner des projets d'investissements pour un total de 65,5 milliards de livres, (76,1 milliards d'euros).

Lire aussi : Brexit : le Luxembourg se pose en solution de repli simple et bon marché

Parmi les raisons avancées figurent d'abord la chute de la livre et la perspective d'une inflation plus forte dans le pays, suivies par l'incertitude à propos de l'accès futur du Royaume-Uni au marché unique européen et enfin le risque de ralentissement économique lié au Brexit.

Les technologies et les télécoms particulièrement concernés

La proportion de sociétés ayant dû prendre ce type de décisions est plus élevée parmi les grandes entreprises (42%) et les entreprises de taille moyenne (44%) que dans les petites structures (23%), l'étude estimant que ces dernières sont moins exposées aux marchés étrangers.

Les secteurs les plus concernés sont les services technologiques et les télécoms, devant l'immobilier et la construction, puis la publicité et la communication, la finance arrivant en quatrième position.

(Avec AFP)

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Commentaires 6
à écrit le 14/11/2016 à 14:06
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Les réactions des brexiters font penser à celles du type qui s'étant jeté du 125è étage, dit, en passant au 30è étage "jusqu'ici tout va bien". L'arrêt ou le report des investissements n'est qu'un indice de plus que le brexit va être sanglant pour le...

à écrit le 14/11/2016 à 12:56
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Et la reine en guenilles en train de faire la manche devant Buckingam Palace non ? Terrible, c'est pas le moment d'aller en Angleterre hein, ils parait que les anglais ont tellement faim qu'ils se mettent à bouffer les touristes. L'horreur to...

le 14/11/2016 à 13:56
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Au contraire c'est juste le moment d'y aller. Les ressortissants de l'UE peuvent encore y entrer librement et la chute de la £ y rend les prix moins astronomiques pour les ressortissants de la zone €.

le 14/11/2016 à 14:08
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La famille royale étant l'un des principaux bénéficiaires de la PAC au Royaume-Uni, il se pourrait bien que le Brexit lui impose effectivement de se serrer un peu la ceinture.

le 14/11/2016 à 17:00
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Vous savez que vos deux commentaires rentraient dans un seul ? Si si je vous assure... Donc burno, vous confirmez que cela va être la fin des anglais d'ici peu ? Auriez vous une date butoir à nous annoncer ? Pensez vous que les anglais p...

à écrit le 14/11/2016 à 12:56
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Mais "Citoyen Blasé" nous dira probablement que ce n'est que de la propagande atlantiste et libérale ! Sans vouloi jouer les Cassandre, ce sont les premières conséquences tangibles de l'incertitude liée au brexit (et non pas au brexit lui-même, t...

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