Brexit : des "divergences fondamentales" empêchent les avancées concrètes

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Une sortie ordonnée exige de solder les comptes, a de nouveau martelé Michel Barnier en salle de presse.
"Une sortie ordonnée exige de solder les comptes", a de nouveau martelé Michel Barnier en salle de presse. (Crédits : REUTERS/Francois Lenoir)
Le négociateur en chef de l'Union européenne a mis en avant les différences entre les deux parties sur la question des ressortissants et l'indécision des britanniques concernant la facture de sortie. Dans ces conditions, des points accords ne sont pas encore à prévoir.

Fin du deuxième round. Après quatre jours d'intenses échanges, Michel Barnier et David Davis, ministre du Brexit, ont présenté jeudi midi les avancées des négociations en vue de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. "Le premier round était celui de l'organisation, cette semaine a été le temps de la présentation. Le troisième round doit être celui de la clarification", a expliqué le négociateur en chef de l'UE lors d'une conférence de presse conjointe.

> Lire aussi : Brexit : Barnier et Davis s'attaquent aux points clés

Selon lui, il existe "une divergence fondamentale" dans le dossier du sort des ressortissants européens installés au Royaume-Uni, "sur la manière de garantir (leurs) droits", en particulier envers les membres de la famille et sur les bénéfices sociaux. "Nous ne voyons aucun autre moyen pour garantir la pérennité de ces droits" que la possibilité de régler les litiges devant la Cour de justice de l'UE (CJUE), a expliqué le Français. Or Londres a clairement exprimé sa volonté de ne plus reconnaître la souveraineté de la plus haute juridiction européenne une fois son départ effectif de l'Union.

Pas de position ferme sur le solde des comptes

En outre, l'UE attend toujours la publication de la position britannique sur le règlement financier, ce "solde des comptes" exigé par Bruxelles en lien avec les engagements pris par le Royaume-Uni en tant que pays membre. "Une sortie ordonnée exige de solder les comptes", a de nouveau martelé Michel Barnier en salle de presse. "Aussitôt que le Royaume-Uni sera prêt à préciser la nature de ses engagements nous serons prêts à discuter avec les négociateurs britanniques", a-t-il ajouté.

David Davis a, de son côté, souligné que les deux camps "reconnaissent l'importance de régler les obligations que nous avons l'un envers l'autre". "Nous avons eu des discussions robustes et constructives", a observé le ministre britannique sur ce sujet. Mais selon lui, "il ne faut pas s'attendre à des progrès graduels à chaque session". La prochaine session de discussions aura lieu fin août, toujours à Bruxelles.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 30/07/2017 à 10:35 :
Deux àns sa passe vite, d'ailleurs il ne reste que 365 jours... La priorité est de trouver un accords sur la dette anglaise vie à vie de l'union.... Si non pas d'accords économique avec çe pays. S'est simple, personne ne leur à demander de partir, à eux d'assumer la chose.... Maintenant il n'est pas question de faire une exception pour la GB... Çe pays ne sera pas mieux traiter qu'un pays hors de notre union....
a écrit le 21/07/2017 à 7:39 :
quelle surprise!
et ca sera une surprise si finalement il n'y a pas demande de sortie!

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