Brexit : deux entreprises renoncent à leur introduction en Bourse à Londres

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Les difficultés rencontrées par plusieurs sociétés témoignent de la volatilité du marché des introductions en Bourse à Londres, qui est toutefois en meilleure forme depuis quelques mois après une activité au ralenti fin 2016 et début 2017.
Les difficultés rencontrées par plusieurs sociétés témoignent de la volatilité du marché des introductions en Bourse à Londres, qui est toutefois en meilleure forme depuis quelques mois après une activité au ralenti fin 2016 et début 2017. (Crédits : Reuters/Neil Hall)
Arqiva, groupe d'infrastructure de télécommunications et Bakkavor, grossiste alimentaire, ont décidé respectivement de reporter et d'annuler leur projet d'introduction en Bourse. Les deux sociétés justifient leur décision par la volatilité du marché dans un contexte de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

L'incertitude liée aux négociations sur le Brexit produits des effets concrets, à Londres. Vendredi, le groupe d'infrastructure de télécommunications Arqiva et le grossiste alimentaire Bakkavor ont ainsi renoncé à leur introduction en Bourse.

Le premier a indiqué dans un communiqué avoir décidé de reporter son entrée en Bourse, estimant que mener une telle opération financière dans cette période "d'incertitude" sur le marché "n'est pas dans l'intérêt" du groupe, selon un communiqué. La société avait pourtant annoncé son projet dix jours plus tôt, le 23 octobre, pour ce qui devait être la plus importante introduction en Bourse de l'année sur le marché londonien. Elle ne donne aucun calendrier et se contente d'indiquer qu'elle envisagera à nouveau une entrée en Bourse une fois que les conditions de marché s'amélioreront.

Arqiva est spécialisée dans les tours d'émission et travaille avec des clients allant des grands groupes de télévision (BBC, ITV, Channel 4) aux opérateurs télécoms (EE, O2, Vodafone). Elle entendait lever 1,5 milliard de livres (1,7 milliard d'euros) et mettre en Bourse 25% de son capital, à l'occasion de cette opération.

Trop peu d'investisseurs intéressés

De son côté, le grossiste alimentaire Bakkavor a indiqué dans un communiqué qu'il renonçait à son projet, pointant également "la volatilité actuelle du marché des introductions en Bourse". Il reconnaît avoir reçu trop de peu de marques d'intérêt de la part des investisseurs. Bakkavor avait annoncé le 10 octobre vouloir mettre en Bourse 25% de son capital et lever 100 millions de livres.

Les déboires de ces deux sociétés interviennent alors qu'au même moment une autre introduction en Bourse, celle de la holding du milliardaire russe Oleg Deripaska, En+, peine à séduire les investisseurs. Premier actionnaire du géant de l'aluminium Rusal et présente dans l'électricité, l'entreprise a levé 1,5 milliard de dollars pour la première introduction en Bourse d'une société russe sur le marché londonien depuis l'introduction des sanctions occidentales contre la Russie pour son rôle dans la crise ukrainienne. Mais le prix de l'entrée en Bourse a atteint 14 dollars par action, soit dans le bas de la fourchette proposée par le groupe (entre 14 et 17 dollars), a-t-il annoncé.

Le marché des introductions en meilleure forme depuis quelques mois

Les difficultés rencontrées par plusieurs sociétés témoignent de la volatilité du marché des introductions en Bourse à Londres, qui est toutefois en meilleure forme depuis quelques mois après une activité au ralenti fin 2016 et début 2017.

Au 23 octobre, 9,6 milliards de dollars avaient été levés depuis le début de l'année dans la capitale britannique à travers 66 opérations, selon des chiffres du cabinet Dealogic. Le montant est deux fois supérieur à celui de l'an dernier à la même époque.

Il reste toutefois largement inférieur aux années fastes entre 2013 et 2015, alors que les incertitudes du Brexit et l'évolution volatile de la livre peuvent décourager certains investisseurs.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 03/11/2017 à 13:32 :
Le marché de lé télécommunication est saturé et celui de l'agro-alimentaire est menacé, il n'y a que nos actionnaires gogos européens pour trouver pertinent d'acheter monsanto pour au final finir endetté de 66 milliards d'euros, alors que les procès se multiplient envers la multinationale du pire.

Par ailleurs il faut aimer bien peu son entreprise pour lui demander de faire le trottoir sur les marchés financier.
Réponse de le 03/11/2017 à 13:54 :
"Des milliers de plaintes contre le dicamba de Monsanto aux USA" http://www.latribune.fr/depeches/reuters/KBN1D15A0/des-milliers-de-plaintes-contre-le-dicamba-de-monsanto-aux-usa.html
Réponse de le 06/11/2017 à 9:39 :
Vous êtes pas un peu SM pour aimer autant vous faire supprimer vos commentaires et repérer comme parasite avéré ?!

Énième trollage de votre part que je signale bien entendu...

J'ai connu ces trolls bien plus efficaces que vous vous savez, l'incompétence à ce point je n'y crois pas.

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