Brexit : Juncker espère parvenir à un accord en novembre

Les Européens et le Royaume-Uni s'accorderont sur les termes du Brexit sinon en octobre, du moins en novembre, estime le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, dans une interview publiée samedi par le quotidien autrichien Der Standard.
J'ai des raisons de penser que le potentiel de rapprochement entre les deux parties a augmenté ces derniers jours. Mais on ne peut pas dire si nous finirons en octobre. Sinon, nous le ferons en novembre, a déclaré Juncker.
"J'ai des raisons de penser que le potentiel de rapprochement entre les deux parties a augmenté ces derniers jours. Mais on ne peut pas dire si nous finirons en octobre. Sinon, nous le ferons en novembre", a déclaré Juncker. (Crédits : Vincent Kessler)

Les chances d'un "rapprochement" entre l'UE et la Grande-Bretagne dans les négociations sur le Brexit ont "augmenté" ces derniers jours, a estimé dans une interview parue samedi le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, qui croit toujours à la possibilité d'un accord en novembre.  Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a quant à lui jugé possible la conclusion d'un accord sur le Brexit d'ici la fin de l'année. S'exprimant en marge d'une conférence à Cracovie en Pologne, Donald Tusk a dit que "nous allons tenter de le faire en octobre(...). Et je pense que nous avons des chances de parvenir à un accord d'ici la fin de l'année".

"Volonté intacte"

"J'ai des raisons de penser que le potentiel de rapprochement entre les deux parties a augmenté ces derniers jours", a déclaré M. Juncker selon ses propos publiés par le quotidien Standard, après une interview donnée à plusieurs médias autrichiens. "Mais on ne peut pas prévoir si nous conclurons en octobre. Si ce n'est pas le cas, ce sera en novembre", a-t-il ajouté.

La Première ministre britannique Theresa May s'est efforcée cette semaine, lors d'un congrès du parti conservateur, de rassembler ses troupes autour de sa visions du Brexit, dont les négociations avec les 27 ont pris un tour houleux lors d'un sommet à Salzbourg fin septembre. "Je pense que nous devons prendre nos distances avec le scénario d'un no deal", a encore déclaré le patron de l'exécutif européen dans le Standard, "partant du principe qu'un accord sera trouvé". "Nous n'en sommes pas là. Mais notre volonté est intacte", ajoute-t-il.

Rencontre décisive

Une rencontre décisive est prévue entre Theresa May et ses homologues de l'UE le 17 octobre. Européens et Britanniques espèrent parvenir d'ici novembre à un accord sur les modalités du départ du Royaume-Uni, prévu le 29 mars 2019, ainsi que sur une déclaration fixant le cadre de leur future relation.

M. Juncker confie aussi ses regrets que la Commission ne soit pas davantage intervenue pour faire valoir ses arguments contre un Brexit au moment de la campagne du référendum britannique sur la sortie de l'UE. "Le gouvernement Cameron m'avait prié de ne pas intervenir dans la campagne du référendum de 2016. Je regrette que la Commission ait suivi la volonté britannique (...)", explique M. Juncker. "Les véritables questions auraient peut-être été mises sur la table", poursuit-il. "Nous pouvions déjà voir clairement à quels erreurs et errements ce vote regrettable des Britanniques allaient conduire".

(Avec agences)

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Commentaires 6
à écrit le 08/10/2018 à 16:45
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En réalité une grande partie des échanges commerciaux EU /GB sont le fait de quelques centaines de très grosses entreprises .Elles pourront facilement procéder au dédouanement des biens échangés .Les PME auront plus de difficultés mais les transitair...

à écrit le 08/10/2018 à 11:32
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Bcp se gaussent d'un depart precepite du RU. C'est aller un peu vite en besogne. Tout le monde va souffrir de cette defection, surtout la France et son commerce exterieur tres mal en point.

à écrit le 07/10/2018 à 12:28
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Pourquoi ne pas mettre le RU sous "embargo" européen ? l'UE peu très bien se passer de ce pays qui a joué avec le feu, que les politiciens de ce pays en assument les conséquences. C'est une opportunité historique de renforcer le fret et la finance eu...

à écrit le 07/10/2018 à 9:06
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Les propos de l'UE ne sont pas spécialement crédibles puisque depuis le début des négociations, elle souffle le chaud et le froid. A mon avis (je me trompe peut-être ) l'objectif est de mettre Mme May dans une situation inconfortable puisqu'il n'y au...

le 07/10/2018 à 19:22
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Tu te trompes @John, comme d' habitude ! Et le pire est bien que le plus on t' ouvres la vois, le plus tu t' égares.

à écrit le 07/10/2018 à 3:39
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Faut 'il rire ou pleurer ou les 2 en même temps..?

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