Brexit : la tentation de la « non demande en divorce »

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Le Premier ministre démissionnaire n'a pas actionné le fameux article 50 qui aurait donné le top départ des négociations de sortie. Cette « réserve » souligne un point de droit important: il ne dépend que du Royaume-Uni de s'abstenir.
Le Premier ministre démissionnaire n'a pas actionné le fameux article 50 qui aurait donné le top départ des négociations de sortie. Cette « réserve » souligne un point de droit important: il ne dépend que du Royaume-Uni de s'abstenir. (Crédits : Reuters)
David Cameron n'a pas déclenché cette semaine la négociation qui doit matérialiser le « Brexit ». Jusqu'à nouvel ordre, le Royaume-Uni reste de jure membre plein et entier de l'Union. Et certains s'interrogent : et si, finalement, ils restaient?

Tout cela n'aurait-il été qu'un mauvais rêve, la crise de la quarantaine d'une grande nation déboussolée ? Après des mois de débats fébriles qui se sont conclus par le vote de 17 millions de Britanniques en faveur du Brexit, l'hypothèse du maintien du Royaume-Uni dans l'Union semble totalement saugrenue. Et pourtant elle a bel et bien commencé à circuler à Bruxelles.

« Nous travaillons sur l'hypothèse que le Royaume-Uni veut quitter l'Union européenne », expliquait deux jours après le vote un haut fonctionnaire du Conseil européen. Sans blague ? Il en existerait donc une autre ? De l'autre côté de la rue de la loi, on ne se donnait pas la peine de manier l'antiphrase. « Il n'y aura pas de Brexit », prédisait avant le sommet du 27 juin une source haut placée à la Commission européenne. Pourquoi ces doutes, alors que le résultat du vote est sans appel ? S'agit-il de déni après la gifle du « Leave » britannique ?  De « wishful thinking » motivé par la peur de la contagion ou la crainte de devoir négocier en ordre dispersé un nouveau statut pour le Royaume-Uni ? Ou bien est-ce une anticipation rationnelle ? Probablement un peu des trois.

Il ne dépend que du Royaume-Uni de s'abstenir

D'abord il y a la « non demande en divorce ». Le Premier ministre démissionnaire n'a pas actionné le fameux article 50 qui aurait donné le top départ des négociations de sortie. Cette « réserve » souligne un point de droit important: il ne dépend que du Royaume-Uni de s'abstenir. Partout en Europe, sauf en France, on ne cesse de rappeler que le mariage n'est pas rompu. La chancelière Merkel évite de mettre trop de pression sur Londres. Le chef du parti conservateur au pouvoir en Pologne Jaroslaw Kaczynski suggère carrément de tenir un second référendum pour sauver l'unité du... Royaume-Uni, lui-même.

Attendre le Congrès conservateur

Mais peut-on ne pas tenir compte du vote de 33 millions de Britanniques chauffés à blanc par des semaines de campagne ? Non, mais... répond-on à Bruxelles et ailleurs en tablant sur une situation politique intérieure de plus en plus dégradée. Cameron a cherché à gagner du temps en invoquant son propre manque de légitimité et en annonçant qu'il faudrait attendre le Congrès conservateur d'octobre pour qu'une autorité puisse être investie du pouvoir de négocier. Finalement, sous pression, il a annoncé la nomination d'un nouveau premier ministre au plus tard le 2 septembre... et la création d'un département Brexit au sein de son administration. Mais cela ne veut pas dire que la crise politique ne va pas s'aggraver, les marchés désespérer, les demandes de passeport irlandais atteindre des sommets, les partis travailliste et conservateur poursuivre leur délitement au point de rendre la négociation ingérable. Qui sait ce qui peut se passer d'ici septembre ?

Enfin, il y a la difficulté presque insurmontable de la situation créée par ce vote. Transformer un rejet en projet n'a jamais été facile.

« Le Royaume-Uni est pris en sandwich entre ses intérêts économiques qui voudraient qu'il participe à l'avenir comme pays tiers de la façon la plus poussée possible au marché unique et l'acceptabilité politique d'une telle option », note une source diplomatique.

En effet, si Londres obtenait - ce qui n'est pas acquis - un statut à la norvégienne, ses entreprises financières pourraient certes conserver leur passeport européen mais le gouvernement serait privé de toute influence sur l'adoption d'une législation qu'il serait tenu de faire respecter... tout en continuant à contribuer au budget européen. « Cela serait difficile à avaler pour ceux qui ont prétendu le contraire  et assuré que le Brexit permettrait aux Britanniques de recouvrer leur souveraineté », ajoute cette source.

Si le « non divorce » devient pensable et même indispensable, au moins comme possibilité, c'est en fait que le Royaume-Uni dont le système politique et même l'unité territoriale sont désormais menacés réalise tout simplement que son appartenance à l'Union européenne, toute imparfaite qu'elle fut, fait partie de son identité. En la quittant, il pensait se retrouver lui-même, alors qu'il court le risque de se perdre.

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a écrit le 30/06/2016 à 11:58 :
Curieusement, personne ne parle de la présidence du conseil européen qui en 2017 doit être assuré par la Grande Bretagne. Il me parait inconcevable que la Grande Bretagne puisse assurer cette présidence alors qu'elle devrait durant cette période négocier sa sortie de l'EU.
ET si par hasard, la GB ne fait pas la demande de sortie, il me semble que ce serait aussi l'occasion de remette à plat tous les avantages consentis aux anglais. S'ils veulent rester dans l'EU, ils doivent suivre les mêmes règles que les autres pays. Mais j'ai de sérieux doutes que cela puisse se faire. Il ne fallait pas commencer par leur accorder des avantages supplémentaires espérant que le Brexit soit rejeté. C'est du chantage.
A quand un vote européen pour remettre tout cela à plat quitte à pousser les anglais dehors
a écrit le 29/06/2016 à 19:01 :
On peut se demander si GB de par sa culture , son histoire ... n'a pas un plus grand rôle à jouer: celui de pays charnière entre la "plaque" US et la "plaque UE" (celle d'aujourd'hui ou une future UE.2). Statuts et missions restants à définir pour qu'enfin il existe une articulation autre que le rapport de force entre les différentes plaques non pas tectoniques mais politiques. (Bien sûr il y a d'autres articulations à prévoir pour d'autres plaques mais trop long ici ....).
Entre les plaques tectoniques il n'y a pas un tel dispositif, et lorsqu'elles bougent => tremblements de terre, éruptions, tsunami .. etc
a écrit le 28/06/2016 à 15:13 :
le parlement uk est souverain et peut voter a l'encontre de la consultation populaire.les députés auront ils le courage?
Réponse de le 29/06/2016 à 11:55 :
ca n a pas gene les deputes et senateurs francais pour enterrer le non au referendum ...
a écrit le 28/06/2016 à 11:02 :
C'est tout de même fantastique ! Cela fait quarante ans que les anglais veulent le beurre et l'argent du beurre ! Nous avons l'occasion de nous en séparer. Comme c'est parti ils vont rester et continuer à polluer l'atmosphère !
Nos dirigeants font de la cavalerie en faisant entrer tout ce qui bouge ! Au lieu de conforter ce qui existe. Le général doit se retourner dans sa tombe, lui qui avait éconduit les anglais deux fois.... il voyait loin.
Réponse de le 29/06/2016 à 18:58 :
+1 , oui tout à fait .
a écrit le 28/06/2016 à 10:39 :
Les anglais en réalité ne voudraient pas sortir de cette période intermédiaire: Etre dans l'UE tout en y étant plus. La prochaine étape, en finir avec la contribution et conserver quasiment tous les avantages de l'adhésion. Ils devraient y parvenir face à la couardise des instances européennes.
a écrit le 28/06/2016 à 10:06 :
personne ne sera assez idiot pour se sacrifier politiquement en entant marque comme ' celui qui a fait sortir le RU de l'europe'
a moins de proposer le poste de pm a farage, mais meme la c'est pas sur.........
Réponse de le 29/06/2016 à 16:31 :
et encore mojns être celui qui dit game over au United Kingdom. Qu'en pense la Reine?
a écrit le 28/06/2016 à 8:50 :
Quoi ils ne veulent plus sortir ? Ils ont compris qu'ils allaient perdre beaucoup en sortant de l'Europe, il faut renégocier l'adhésion de la GB sans avantages ni privilèges cette fois ci, vive l'Europe !
a écrit le 28/06/2016 à 8:00 :
Mascarade générale!
Tout d'abord au UK oú Cameron après avoir ouvert la boîte de Pandore jour les Ponce Pilate en laissant aux autres le soin de trancher, oú le UKeep se trouve embarrassé d'avoir gagné, car comme une LePen il est facile d'être dans l'opposition, mais quand vient le temps d'assumer c'est difficile.
En Europe oú nos leaders politiques n'osent pas annoncer que le seul projet de l'EUrope in fine est d:être une confédération oú une fédération. Mais Le veulent ils vraiment ?
Non évidement. L:Europe leur sert de bouc émissaire afin de masquer leur manquements.
La tragédie dans tout ça, est que l'on a diffame sur l'Europe, alors que cette dernière a beaucoup apporté aux différents peuples soit en finançant les infrastructures, qu'en faisant évoluer le droit de chaque nation, sans parler de l'Euros. Ceux qui rejettent l'Euros se souviennent ils des attaques répétées sur le franc du fond d'investissements de George SOros? Mais personne n'a promu les bienfaits de l'Europe qui protège les plus faibles. La défiance trans nationale à l'égard des politiques et de l'élite est portée par des Tribuns d'extrêmes droite oú d'extrême gauche qui pour se démarquer demandent la sortie de l'Europe afin de permettre une politique nationale telle que pratiquée jusqu'au début du marche commun, dévaluations, repli sur sois etc...entraînant les plus faibles à rejeter une Europe plutôt généreuse.
AInsi Cameron est l'arroseur arrosé, les partisans du Brexit sont pris au dépourvu, les chancelleries européennes n'avaient pas prevu ce rejet. BRef personne ne sait plus quoi faire tant rien n'a été préparé depuis tant d'années. Je crains que la construction européenne en panne de projet politique survive pas.
MErci aux équipes dirigeants, merci aux partis extrêmes, de tuer un bel idéal sur l'autel de leur carrières et de petits calculs. La perte du projet européen, c'est la perte des démocraties.
Réponse de le 30/06/2016 à 10:57 :
L EUROPE N A JAMMAIS ETE DEMOCRATIQUE MAIS FINANCIERE ENTRE LES MAINS DES BANQUES ET DES LOBYSTES INTERNATIONALES EN 50 ANS ON A EU L EUROS QUI A AUGMENTE TOUS LES PRIX DES PRODUITS COURANTS? ET A SURTOUT ETE VOTE POUR LES MARCHERS ET SUR LA PEURS DES CONFLITS ENTRE EUROPEENS? ? ET LA PEUR A TOUJOURS ETE MAL CONSEILLERE ET SEUL L ALLEMAGNE EN PROFITE?ALORS QUE LA DERNIERE GUERRE A ETE PROVOQUE PARS L ALLEMAGNE? /// NE JAMAIS OUBLIER L HISTOIRE? EX LA REVOLUTION FRANCAISE A PLUS RAPORTE AUX PEUPLES FRANCAIS QUE LEUROPE EN 50ANS???
a écrit le 28/06/2016 à 7:57 :
" la crise de la quarantaine d'une grande nation déboussolée" ... à 52 % ! allez ça continu, la démocratie est donc une crise de la quarantaine !
a écrit le 28/06/2016 à 7:43 :
J'ai bien ri en ecoutant le report sur tv24 ou l'on y voie une frenchie se plaindre deja de la perte en terme economique apres avoir investi dans l'achat d'un appart a Londres.
Et oui ma p'tite dame quand on est expat ou emmigre,, c'est selon; il faut tjrs avoir a l'esprit que l'on reste, quoiqu'il arrive un etranger et que l'on doit etre tjrs pret a faire ses valoches.
Rien n'est jamais acquis.
Le Sterling va continuer son erosion, si j'etais en semblable circonstance, je mettrai maintenant en vente, dans 6 mois la chute sera pire.
Réponse de le 29/06/2016 à 17:18 :
Vous nous conseillez donc d'attendre encore 6 mois avant d'acheter à Londres ?
a écrit le 28/06/2016 à 6:14 :
Un référendum a une valeur consultative et non juridique ,il serait souhaitable que la Grande Brteagne reste au sein de l'UE et que l'ensemble de la communauté engage les réformes sans tarder et limiter à present ces membres à 28 .
a écrit le 28/06/2016 à 0:53 :
Si les britanniques font trainer les choses au risque de bloquer l'UE, les décisions peuvent être adoptées sous le statut d'accords multilatéraux entre les 27.
Par ailleurs, on peux toujours rappeler aux britanniques que s'ils ont le choix de la date où ils notifieront leur départ officiel, les européens ont le choix de négocier (ou non!) les conditions des liens futurs ! ET la durée des négociations est plafonnée à 2 ans... les Britanniques ont bien une épée de Damoclès au dessus de la tête... ou alors, les britanniques doivent remettre IMMÉDIATEMENT en question leur referendum : à eux d'assumer !
Enfin, à propos du souhait de David Cameron d'un "divorce à l'amiable ", il faudrait peut rte lui rappeler que, pour que ce soit à l'amiable, il faut que chacune des parties soit d'accord !
a écrit le 28/06/2016 à 0:33 :
Le UK est dans la situation du mari qui déclare publiquement qu'il veut répudier sa femme (elle n'a pas la possibilité de faire la demande de divorce!).
Ceci dit, le mari veut tout de meme pouvoir se promener librement dans la maison conjugale, y travailler,etc.
Par contre, il ne veut plus participer au loyer, ni faire la vaisselle ou le ménage !
Bien sur, il est hors de question que son épouse n'ait son mot à dire ou meme qu'elle vienne dans sa garconnière !
Remplacez :
le mari par le Royaume-Uni, l'épouse par les pays de l'union européenne, le domicile conjugal par l'Europe, ... et vous avez compris que les politiques britanniques voudraient nous cocufier...et qu'on garde le sourire !
Réponse de le 28/06/2016 à 10:37 :
Très bon ça... j'adore la comparaison !!
a écrit le 28/06/2016 à 0:26 :
La démocratie veut qu'un vote soit entériné pourquoi avoir posé la question alors! beaucoup auraient aimé un 49-3 d'après de ce je m'aperçois . Les Anglais viennent de nous donner une bonne leçon de démocratie en demandant au peuple la direction à suivre.
a écrit le 27/06/2016 à 23:55 :
La GB vient tout simplement de s’apercevoir qu'elle n'est plus qu'une puissance moyenne et qu'elle a besoin de s'adosser a l'Europe pour continuer a exister.
Il faudra bien que les vieux britanniques ne fantasment plus sur l'ancien Empire.
a écrit le 27/06/2016 à 22:52 :
Le réalisme n´est pas bien partagé.... L´UE pense pouvoir faire pression sur UK.... Depuis quelques jours les journeaux sont pleins d´idées en ce sens.... Mais s´est-on demandé quelles armes cachées peut sortir UK?... Par exemple, UK proposerait de créer un Marché commun aux pays nordiques (Norvege, Finlande, Danemark, Pays Bas, Irlande et peut etre les anciennes républiques sovietiques de la Baltique) et l´UE serait en grande difficulté.... Une telle hypothese n´est pas irréaliste et parmis les pays cités je pense que beaucoup auraient accepté la proposition UK, car quel avenir ont-ils en restant dans l´UE centrée sur le sud de l´Europe?.... Et tout compte fait, Merkel, Hollande et Renzi sont des "has been" dont on ne parlera plus dans 18 mois, et on voudrait nous faire croire que ces gens sur le départ seraient a meme de convaincre le reste de l´Europe de presser UK?...
a écrit le 27/06/2016 à 22:15 :
On ne va pas être tristounet nous Français.
J'ai beaucoup de sympathie pour les anglais et les gallois mais je ne peux m'empêcher au Traité de Paris de 1763.
Un bon coup sur la tête cette fois ci aux anglais sans faire un mort, on ne va pas s'en plaindre.
Un peu de fierté d'être français, je pense que c'est cela qu'il faut afficher.
Le patriotisme ne doit pas s'exprimer que dans les stades.

On ne gagne pas à tous les coups. La France a une belle carte à jouer maintenant.
Espérons que nos politiciens se montrent habiles et courageux.
Assez de couardises.
Commençons par remettre la frontière anglaise à Douvres. Calais est en France, pas en Angleterre.
a écrit le 27/06/2016 à 22:01 :
Il ne reste plus qu'aux anglais de voter Brexit au prochaine élection parlementaire s'ils veulent vraiment sortir, un référendum n'est que consultatif, c'est toujours le parlement élu démocratiquement qui prend au final la décision, c'est ce qu'on appel la démocratie depuis la période grec !
Réponse de le 28/06/2016 à 8:51 :
C'est drôle ça : le référendum est seulement consultatif .... s'il ne va pas dans le sens que l'on souhaite. Cependant... Cameron a répété à l'envi que le choix des Britanniques sera respecté. S'il n'y a pas Brexit, il y a déni de démocratie, et ça, .... c'est une tyrannie
a écrit le 27/06/2016 à 21:23 :
Lors d'une élection présidentielle avec primaires il y a au moins 4 votes (2 aux primaires, 2 aux présidentielles) alors que l'enjeu est moins important. On peut donc se demander si un référendum avec une si faible marge et alors qu'il contredit celui de 1973 favorable à 67% à l'entrée des britanniques dans l'Union, ne nécessite pas un second vote en effet. Mieux vaut réfléchir à 2 fois, quelle que soit son opinion, vues les lourdes conséquences durables et alors qu'il y a eu beaucoup de fausses informations diffusées et reconnues. Ce n'est un manque de démocratie que de faire confirmer ou infirmer une décision. Cà se pratique partout ailleurs. C'est d'ailleurs plus démocratique et prudent pour l'avenir.
Réponse de le 28/06/2016 à 8:53 :
Ben voyons... on va voter 36 fois jusqu'à ce que le résultat nous convienne... Lors de l'élection Autrichienne pour le président, il y avait environ 3000 voies d'écart entre le néonazi et l'écolo. Doit on revoter là aussi ? Pensez vous que les élections soient une partie de Monopoly on en relance les dés jusqu'à obtenir le nombre que l'on veut ? Désolé mais ça s'appelle tricher.
a écrit le 27/06/2016 à 21:22 :
"Heil European Union !" C'est ça que les européistes veulent vraiment qu'on dise ?
Réponse de le 27/06/2016 à 22:53 :
Vous êtes tellement obsédés par l'Europe et sectaires au FN que vous en perdez toute lucidité, il s'agit ici du Royaume-Uni par de l'Union européenne. Pour mémoire il n'y a pas eu intégration c'est en plus l'Europe des Nations.
a écrit le 27/06/2016 à 21:18 :
Le référendum étant consultatif, il faudra que le parlement valide l'enclenchement de la procédure de sortie. Problème, la chambre des Communes n'est pas majoritairement favorable au Brexit, il faudra donc probablement des élections générales pour, peut-être, pouvoir le faire.
a écrit le 27/06/2016 à 21:14 :
A trop fort , ils ne souhaite pas appliquer les directives européenne , ils ne règle pas correctement leur cotisation, ils s'opposent à tous automatiquement, ils viens officiellement de faire un referumdum pour nous dire m...e, mais ils souhaite continuer à profiter de systeme , et nous empêche d'aller plus loin... Merci bien , s'est soit tous ou rien, pour encore longtemps .... Donc ils la fermer et s' ils ne sont pas contents , il y a la porte tous simplement .... Se n'est plus nécessaire de les conviers dans notre Europe .... Ils se moque de qui... Halte à la démagogie, qu'ils retourne sur leur île sans ce faire remarquer....
a écrit le 27/06/2016 à 21:11 :
Si les britanniques souhaitent rester.... Qu'ils le fassent dans les mêmes conditions que tous les autres pays... Avec à minima la fin de la ristourne.
a écrit le 27/06/2016 à 21:07 :
Dans la constitution Britannique qui n'est pas écrite, seul le parlement a le dernier mot. Le référendum n'a aucune valeur légale comme en Suisse. Le parlement peut décider de ne pas demander le brexit.
a écrit le 27/06/2016 à 21:04 :
Beau texte, belle conclusion!

Au plaisir de vous lire à nouveau ici prochainement.
a écrit le 27/06/2016 à 20:49 :
Le Royaume-Uni est en train de découvrir qu'en matière d'appartenance du Royaume-Uni à l'UE, There Is No Alternative comme aurait dit la regrettée Margaret Thatcher (qui, soit dit en passant, bien qu'eurosceptique, n'a jamais cherché à quitter l'UE, ayant bien compris que celle-ci démultipliait son influence). La seule alternative économiquement viable à l'appartenance à l'UE du Royaume-Uni (et rien ne prouve qu'elle lui permette de préserver son unité...) est un régime d'appartenance à lEEE où le Royaume-Uni accède au marché unique, acquitte une contribution à l'UE assez voisine de sa contribution nette actuelle (contribution -subventions), applique les textes et normes de l'UE mais ne participe plus à la discussion ni l'élaboration de ceux-ci. Seule différence notable, les passeports britanniques ne portent plus la mention EU... Evidemment les agriculteurs britanniques perdent le bénéfice de la PAC et l'équipement du pays ne bénéficie plus ni des fonds structurels ni du FEDER...
a écrit le 27/06/2016 à 20:35 :
Aller voter s'agissant de l'Europe ne sert jamais à rien. Les Extremes vont DONC enregistrer une poussée dans tous les Pays " d'Europe "
Réponse de le 27/06/2016 à 22:03 :
Ne vous inquiétez pas des extrêmes...si Le Pen arrive au pouvoir en 2017, les 49 % qui auront perdu mettrons un tel bordel (la démocratie aura atteint ses limites), qu'elle ira se réfugier à Moscou. En France, ce sera alors les armes qui parleront. Et nous aurons fait la preuve que l'UE n'est en rien gage de paix !!!
a écrit le 27/06/2016 à 20:25 :
That's enough ! Ce n'est plus de l'opportunisme, messieurs les Anglais, c'est du déni. Ils doivent aller au bout. C'est une très bonne chose, ce brexit. Quelque part, les Anglais qui ont voté le brexit font le sale boulot. Cela doit tout clarifier. Comme de découvrir que Londres abrite des organismes liés directement à la gestion de l'euro !!! Unique au monde : un pays hors zone euro qui en a des bénéfices souverains illégitimes ! Tout cela (comme l'hypothèse de ne pas respecter le vote des Anglais) relève d'une même logique : le déni de souveraineté. Si plus rien n'est souverain alors plus rien n'est légitime. Si plus rien n'est légitime alors nous ne sommes plus en démocratie. Donc, il faut remettre les souverainetés à leur place... On confond trop "calcul juste" et "bon sens" or une équation ne vaut pas tous les syllogismes et en matière de politique, cela fait trop longtemps que le calcul règne sans partage sur le bon sens...
a écrit le 27/06/2016 à 20:19 :
Dégouté et Saturé, trois jours après. Nous allons etre gavés de bla-bla. Fatigue et " pseudo-infos " inutiles. La G.B Restera dans l'U.E TOUT LE RESTE EST BARATIN
a écrit le 27/06/2016 à 19:58 :
Je pense que ce type de stratégie est tout simplement pire à moyen terme. On contourne le peuple, qui, sur le coup, ne dit trop rien. Et 5 ans plus tard le fantôme vient le hanter et est encore plus impressionnant.
Réponse de le 27/06/2016 à 21:08 :
Que la presse et les institutions européennes en soient à mépriser autant le suffrage universel qui a pourtant montré son efficacité, y compris économique (c'est au moins le moins mauvais des systèmes) montrent qu'on tombe de plus en plus bas.

Et tout doucement, nous filons vers la dictature. On ne tolérera les changements de gouvernement que si ils font tous la même chose...
a écrit le 27/06/2016 à 19:44 :
L'UE n'a qu'à nommer les présidents dans tous les pays européens sans passer par le suffrage universel comme elle l'a déjà fait pour la Grèce et l'Italie
Si ça moufte y'aura qu'à surfer sur la peur ou mettre l'armée pour mater les gueux point barre
a écrit le 27/06/2016 à 19:41 :
L'UE c'est comme le Titanic , on la dit insubmersible
La GB a voté lors d'un référendum : soit ce pays respecte sa population et sort de l'UE
Soit c'est l'Etablishment et une minorité de bobos londoniens qui ne la respectent pas et ils restent
Les classes moyennes et pauvres britanniques sauront que ce référendum c'était une vaste blague et qu'ils n'ont qu'un droit : celui de la fermer

Les autres peuples apprécieront cette forme de démocratie qu'on leur vend à grands coups de propagandes et de surf sur la peur

A un moment donné , la peur ne suffira plus , y'aura qu'à supprimer le suffrage universel en Europe . J'y vois gros comme une maison à terme.
Réponse de le 27/06/2016 à 21:07 :
Nigel Farrage a reconnu publiquement avoir menti sur le fait que l'économie faite sur la cotisation britannique à l'UE pourrait alimenter le service de santé NHS, effectivement en sérieux manque d'argent. C'est lui qui n'a pas respecté la population, bien entendu son prechi-precha a convaincu les plus crédules, c'est à dire les plus fragiles de électeurs. Le Brexit ne leur apportera rien, bien au contraire. Quant à Boris Johnson, il est tout simplement pathétique quand il va répétant aujourd'hui pour rassurer qu'au fond le Brexit ne changera rien.
a écrit le 27/06/2016 à 19:37 :
Un divorce parfois, mais rarement, cela se passe bien entre gens civilisés. Souvent, cela se passe mal et parfois cela se passe même, très voire très très mal. On sait quand débute un divorce pas quand la procédure sera terminée ni à quel point cela peut se passer mal et quel sera le prix du retour de la paix si tant est qu'on l'obtienne un jour...
Manifestement, nos voisins britanniques ont l'intention de nous en faire baver. Comme certains qui divorcent mais continuent à vouloir et à arriver à pourrir la vie de leur ex en faisant traîner la procédure pour le plaisir ou, par jalousie, lorsque l'autre refait sa vie.
Là, la Grande Bretagne sait que nous sommes 27 et qu'ils sont seuls donc ils ont déjà de quoi être jaloux. Alors ne rêvons pas, ils ne vont pas rater une seule occasion de nous causer du tort car de leur point de vue, (comme de tous les conjoints égocentriques) c'est notre seule faute si le mariage a échoué et donc on va devoir payer la note qui peut être très salée s'ils nous jugent riches et s'ils sont intéressés de nature...
a écrit le 27/06/2016 à 19:33 :
Si les anglais reprennent tranquillement le fauteuil doré avec toutes concessions qui leur ont été faites alors et à l'encontre de mes convictions je voterais FN lors du prochain suffrage c'est à dire au présidentielle car la aussi il faudra compter sur le vote protestataire des français. Mme Merkel and Co veulent le chaos de l'Union alors oui ils en prennent le chemin. Pour une fois je dis vive le FN, Mme Merkel vous n'êtes pas l'Europe mais peut-être celle qui déclenchera la prochaine guerre économique et peut-être plus, vous voulez remettre le casque à pointe au gout du jour?????
a écrit le 27/06/2016 à 19:31 :
Les Européistes ont découvert l'eau idéale: celle, qui du fait de ses qualités ne fuit pas à travers les tuyaux percés.Celle qui, en cas d'inondation ne conduit à aucun débordement.
C'est aussi l'eau dans laquelle il est impossible de se noyer.
Vous donnez votre langue au chat?
Je vous le donne en mille: les Européistes ont découvert l'eau ...déshydratée!
Cette invention révolutionnaire rendra obsolète le tunnel sous la Manche, car un coup de baguette magique...pchuitt: la Manche sera à sec!
Avec en prime, un rattachement de l'Ile au continent, car l'eau déshydratée ne connait ni houle ni marée.

La non demande en divorce sera régularisée devant un responsable de la loi absent comme il se doit.Le procès verbal de l'acte sera écrit comme le sont tous les procès verbaux.L'officier d'état civil sera en fait un marin , car le comble du marin est de jeter l'encre.Ce qui tombe bien car il n'est pas nécessaire d'avoir de l'encre, mais une absence d'encre pour signer une absence d'acte.


Pour Monsieur Junker qui aime le bon vin et se désole de l'attitude ingrate des Britanniques, voici une consolation :dans ma boite à malice j'ai un vin succulent génétiquement modifié.Il ne fait pas attendre les papilles: au moment où vous versez le vin dans une absence de verre, celui-ci se matérialise brusquement en coupe dans la partie basse du liquide versé.Précision, il s'agit de verre incassable...

Morale de cette histoire: là des mots crasses scient.... la démocratie!
a écrit le 27/06/2016 à 19:28 :
" Que votre oui soit oui, que votre non soit non; tout le reste vient du Mauvais"; .... A méditer...
a écrit le 27/06/2016 à 19:12 :
Une odeur de 'cocufié' flotte de plus en plus sur les résultats pourtant incontestables du vote majoritaire exprimé par nos amis Anglais en faveur de la sortie de leur pays de l'union Européenne...Nous connaissons le refrain 2005 vote négatif, le pouvoir l'a contourné en France!Tant l'actuel président que son prédécesseur s'assoient sur leurs promesses et à fortiori sur l'avis des citoyens lorsqu'il ne va pas dans leur sens..démocratie un leurre en Europe!
a écrit le 27/06/2016 à 18:51 :
évidemment l’Europe est loi d’Être parfaite mais le ROYAUME UNI ,permettait,en restant dans l’Europe avec tous les avantages qui lui ont été concédé,de garder toute son intégrité, difficile maintenant de bloquer toutes les envies des écossais ou des Irlandais ....a rester dans l’Europe,rien aujourd'hui n'oblige David Cameron a signer l'article 50,mais c'est bien lui,pour des raisons politiques qui a mis le feu dans la grange,il serait grand temps que les pompiers fassent vite leur travail
Réponse de le 27/06/2016 à 19:38 :
Quand un pays vote dans un référendum ... Le résultat doit être appliqué !
Sinon ce n'est pas une démocratie mais une dictature .
A moins que le peuple européen veule une dictature en Grande Bretagne et par la même dans ses propres murs ( c'est déjà fait grâce à Sarko dans notre doux pays ) .
Aucun européen n'a le droit de remettre en cause la légitimité de ce vote .
a écrit le 27/06/2016 à 18:51 :
"Il n'y a pas d'alternative démocratique aux traités européens" Juncker

C'est comme ça qu'ils veulent nous faire aimer l'europe, de force, tout ces gens sont décidément complètement déconnectés des réalités, beaucoup trop même.

A priori il n'y a pas de décideurs politiques assez compétent pour assumer l'indépendance de l’Angleterre, quel aveu de soumission totale envers les marchés financiers quand même.

Par contre j'avais fais un pari là dessus, je pense que je vais le gagner, merci à tout ces impuissants. Et merci pour l'article !
a écrit le 27/06/2016 à 18:50 :
Cette Europe de 28 additions divergentes en tout, économie, social, fiscal, social, culturel, sans diplomatie, sans voix intenationale, et sans défense, et égoistes en tout, et cette passoire à immigration et délinquances Schengen, ces normes à n'importe quoi : forme de la carotte ....EST CONDAMNEE. A présent se déplacer pour voter contre, est nul, si ce n'est pas conforme au désir des politiques au pouvoir et technocrates. DONC L EUROPE EST UNE DICTATURE
a écrit le 27/06/2016 à 18:49 :
La procédure de l'article 50 ignore tout à fait les droits nationaux qu'elle ne connaît pas. Le Royaume-Uni a donc tout intérêt à laisser dans une macération intenable l'Union Européenne,- les États membres n'onterviennent pas, - pour agir à son heure.
Les spéculations sur l'abandon du Brexit témoignent seulement du fanatisme bruxellois fort relayé en France, notamment par La Tribune.
Réponse de le 28/06/2016 à 16:50 :
L'UE macère, mais c'est surtout le Royaume-Uni qui souffrira. La population a-t-elle donné mandat à ses dirigeants d'engager la sortie de l'UE ? Oui. Alors la temporisation est inacceptable. D'autant plus qu'il faudra une très longue négociation pour élaborer les nouvelles règles bilatérales entre l'UE et le Royaume-Uni (s'il existe encore), par exemple le niveau de la contribution britannique à l'UE s'il veut accéder au marché unique comme la Norvège, les règles de circulation entre le RU et l'UE (quid de la frontière interirlandaise dont la suppression matérielle était une des conditions de la paix en Irlande du Nord et du désarmement de l'IRA ? ), quid de l'espace aérien, quid des licences des banques .....Tout ça est encore plus complexe qu'une adhésion à l'UE.
a écrit le 27/06/2016 à 18:48 :
Cela sent mauvais comme en 2005 rectifier par 2008, on embrouille tout! Et le seul gagnant sont les USA qui manipule le petit jeu!
a écrit le 27/06/2016 à 18:29 :
Un peu comme a fait Sarkozy apres le vote "non" des francais , on contourne le vote, et j'impose le contraire: tout c'est bien démocratiquement supporté, pourquoi les Anglais s'en priverai ...
Réponse de le 27/06/2016 à 19:50 :
En France on est privé de référendum sur le sujet car les politiques pensent qu'on voudrait sortir. La seule raison qui me fera voter Le Pen c'est qu'elle en promette un
Le mythe des cavernes revisité par l'UE , je ne le supporte plus
Réponse de le 27/06/2016 à 20:05 :
D'après certains, après le non, ils ont enlevé 1/4 ou 1/3 du texte, pour le faire voter, ce qui l'a rendu bancale au niveau du droit. Un mauvais texte est-il utile ? [un peu comme la Loi Travail dont une bonne partie est enlevée, ça ne ressemble plus à grand chose (pas cohérent, pas lisible, ..)]
Réponse de le 27/06/2016 à 20:21 :
Sarkozy avait très clairement annoncé ses intentions en la matière pendant sa campagne de 2007 (et il est même probable que cet engagement lui a permis de récupérer pas mal de suffrages parmi les "ouistes" de 2005 même parmi ceux qui n'auraient pas spontanément voté pur lui...) . Il a réuni plus de voix sur son nom que le "non" n'en avait recueilli en 2005. Il était donc pleinement fondé à tenir parole et à tenir le vote de 2005 comme nul et non avenu.
Réponse de le 27/06/2016 à 22:26 :
Bonjour l'enfumage !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! vous êtes entrain de nous expliquer que la totalité de ceux qui ont voté Sarkosy en 2007 approuvait la signature du traité de Lisbonne......... Vous devriez faire de la politique et rejoindre cette caste toute juste bonne à passer par la guillotine !!!
Réponse de le 28/06/2016 à 16:37 :
@@bruno_bd : ah comme j'aime entendre parler de guillotine, comme ça révèle un esprit d'ouverture, de tolérance. Sarkozy a dit CLAIREMENT ce qu'il ferait, il a été TRES LARGEMENT élu (53% avec une participation très forte de 84% ce qui fait un nombre de voix TRES SUPERIEUR au non hétéroclite de 2005). Il était parfaitement loisible aux nonistes (du FN aux trotskistes en passant par Villiers, Emmanuelli , Mélenchon et NDA) de s'entendre sur une candidature noniste (l'éphémère star du nonisme Chouard par exemple, avant qu'il ne vire complotiste...) on aurait bien vu ce qu'il en serait advenu.

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