Brexit : une entreprise britannique sur cinq envisage de délocaliser (sondage)

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Un quart (24%) des entreprises sondées prévoit de geler les embauches.
Un quart (24%) des entreprises sondées prévoit de geler les embauches. (Crédits : CC0 Public Domain.)
Un cinquième des dirigeants d'entreprises britanniques envisagent de délocaliser une partie de leur activité et près de deux tiers estiment que le choix d'un Brexit est négatif pour leurs affaires, selon les résultats d'un sondage publiés lundi.

L'institut des directeurs (IoD), fédération de chefs d'entreprises britannique, a effectué entre vendredi et dimanche un sondage auprès de plus d'un millier de ses membres.

Il en ressort que 64% de ces dirigeants pensent que la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, pour laquelle les Britanniques se sont prononcés par référendum jeudi dernier, sera "négative pour leur activité". Un quart (24%) prévoit de geler les embauches et plus d'un sur cinq (22%) envisage de délocaliser certaines opérations.

"Une majorité d'entreprises pensent que le Brexit sera mauvais pour elles, et du coup les projets d'investissement et d'embauches sont gelés ou leur échelle est réduite", a commenté Simon Walker, directeur général de l'IoD.

Le "Medef britannique" appelle à ne pas sous-estimer les conséquences du Brexit

Dans une tribune publiée lundi dans le quotidien The Times, la directrice générale de la plus grosse organisation patronale britannique, la CBI (Confédération des industries britanniques, elle compte 240.000 entreprises), a jugé que l'impact de la décision sur le Brexit "ne devait pas être sous-estimé".

"Le gouvernement doit agir d'urgence pour minimiser les incertitudes qui pèsent sur les décisions d'investissement et freinent la création d'emplois", a plaidé Carolyn Fairbairn.

Fin mars, une étude réalisée par PricewaterhouseCoopers pour l'organisation patronale indiquait qu'un vote en faveur d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne coûterait à l'économie britannique 100 milliards de livres (soit 128 milliards d'euros) et 950.000 emplois d'ici 2020.

De leur côté, les chambres de commerce du pays ont lancé un même appel à la clarification de la suite des événements, alors que le flou règne sur les modalités de ce Brexit.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 10/10/2016 à 16:16 :
plus de trois mois après cette information toujours aucune délocalisation...
a écrit le 29/06/2016 à 22:42 :
il faut arettez la sinistrose apocalytique, la monnaie d un pays actuellement avec la mondialisation si elle baisse elle permet a ce pays de vendre plus, ? DONC TOUS VAS BIEN???
a écrit le 29/06/2016 à 13:29 :
Encore un papier de propagande UE : regarder comment ca fait mal de vouloir quitter l'UE !!!!
Bientot le vote du peuple anglais sera la cause des inondations, de l’épidémie de grippe, de la fin de l'été.
Stop avec ce martellement continuel en faveur de l'UE : on n'en veut plus !!! on n'en veut plus de ces fonctionnaires qui décident de tout , et souvent contre les intérêts des gens mais pour les profits de ceux qui ont déjà trop .
On n'en veux plus de ceux qui , non élus , viennent nous dire que c'est pour notre bien .
a écrit le 28/06/2016 à 12:01 :
Les anglais étaient en conflit avec le droit européen trop rigide et venant d'ailleurs. Les français sont en conflit avec la monnaie européenne qu'ils ne peuvent dévaluer à leur gré pour apaiser les conflits sociaux qu'ils ne savent pas résoudre. Tous les pays européens ont un problème avec la liberté d'installation des personnes parce qu'is voudraient pouvoir choisir leurs immigrants. La nouvelle Europe doit se recentrer sur la coopération et l'harmonisation économique. Vouloir créer une intégration plus poussée, c'est nier l'esprit des lois comme spécificité de chaque peuple. UK va forcer l'Europe à revenir sur le chemin de la coopération économique pure de façon pratique et pragmatique. Bonaparte et Bismarck ont perdu.
a écrit le 28/06/2016 à 11:33 :
L'Angleterre est un pays pauvre plein de riches qui ne payent pas d'impots et laissent la misère s'installer dans les banlieues et provinces anglaises de ceux qui ne peuvent plus s'offrir Londres !
a écrit le 28/06/2016 à 11:29 :
Il faut que les régions françaises se mobilisent et se tiennent prêtes a accueillir ces investissements et ces entreprises !
a écrit le 27/06/2016 à 16:27 :
Il ne peut rien sortir de bon de cette situation, à part des conflits. Les seuls gagnants de cette débâcle sont les partis populistes et nationalistes. Pour les habitants de la GB ce sera malheureusement un pari perdu. Les entreprises cherchent l’ouverture des marchés et la croissance et non le repli sur soi. Certes le dumping fiscal peut attirer les sièges sociaux, mais l’effet est temporaire, car à ce jeu on trouve toujours un mieux disant.
Il faut espérer que cela serve de leçon aux populistes et aux défenseurs des frontières nationales. Toujours prétentieux dans les discours, mais impuissants une fois mis devant leurs contradictions. La construction de L’Europe reste un pari ambitieux et indispensable face à la croissance des autres continents et pour résister aux éventuelles tentatives hégémoniques. Seul, chaque pays européen n’arrivera à rien, à part l’Allemagne réunifiée qui a su profiter de la structure européenne. Il faut donc que l’Europe vive.
a écrit le 27/06/2016 à 14:43 :
Un article destiné à dissuader les français d'imiter les britanniques. Ni plus ni moins. Une menace en quelque sorte... Si vous faites comme les anglais, vos entreprises se délocaliseront et ce sera la débandade. En réalité, avant l’Europe les entreprises existaient tout autant. Pour comprendre l'absence de peur qu'il faut avoir, il faut comprendre que si des mesures très défavorables aux entreprises existaient par exemple un jour, si ces entreprises décidaient de se délocaliser en guise de vengeance, d'autres prendraient leur place illico !
a écrit le 27/06/2016 à 14:12 :
etonnant quand on sait qu'en Angleterre les impôts pour une entreprise sont de 17% alors qu'ils de 33% en France.... Les articles concernant la sortie de l'UE des britanniques c'est juste de la propagande au chantage pour qu'ils reviennent. En fait, ils ont raison. Les américains ne sont pas dans l'UE et pourtant tout va pour eux...
Réponse de le 27/06/2016 à 15:56 :
Vous avez peut-être raison quant à la propagande mais vous ne pouvez pas comparer l'Angleterre aux Etats Unis ! par ailleurs, comme vous le dites, il faut se méfier des infos relayées par les médias. Ainsi s'il est vrai qu'on entend dire que l'économie des Etats Unis va bien et est sortie de la crise, il s'avère que certains Etats s'en sortent bien mieux que d'autres et que seules les riches continuent de s'enrichir, les classes moyennes restent à la traîne... les petits boulots précaires permettent de faire baisser les chiffres du chômage.
Réponse de le 29/06/2016 à 5:41 :
Bonjour,les USA vont bien oui à conditions de pouvoir continuer à faire des chèques sans provisions qu'ont appelle ""bon du trésors "" avec plus de 19.000 milliard de $ de passif qui ne seront JAMAIS remboursé
à part cela l" Amérique va bien ???
Réponse de le 29/06/2016 à 23:50 :
Moyenne du taux effectif d'IS du CAC40 ?
Réponse : 11%
On est bien loin des 33% théoriques et les entreprises le savent.
a écrit le 27/06/2016 à 11:20 :
Délocaliser pour l'Écosse, l'Irlande voir Francfort. Aucune raison de venir en France,
pays ou la fiscalité est la plus élevée du monde occidentale.
Réponse de le 27/06/2016 à 13:07 :
La France n'a plus aucune attractivité.
Son industrie (hors groupes internationaux) est inexistante, le déclin est patent.
Réponse de le 27/06/2016 à 17:51 :
Totalement faux, l'impôt sur les bénéfcices est plus élevée aux USA qu'en FRANCE, de même que l'impôt sur les actions.

En plus, si vous ne regardez que le taux d'imposition, vous risquez de ne pas aller bien loin. Il y a d'autres critères. Je vous rappelle que le BRESIL , l'Argentine, le VENEZUELA ont des taux d'impositions nettement plus bas que les pays européens, et on voit le résultat.
Pour finir, il y avait des pays avec des taux d'imposition nuls, c'étaient les anciens pays communistes. Si vous aimez, n'hésitez pas..
Réponse de le 29/06/2016 à 23:51 :
Taux effectif et reel de l'IS des boites du CAC 40 ?
Réponse = 11%
a écrit le 27/06/2016 à 11:18 :
Quand c'est mauvais pour la finance c'est bon pour les gens.
Réponse de le 27/06/2016 à 12:56 :
si vous avez un pea, c'est mauvais pour vous car vous êtes dans la finance.
si vous avez un compte bancaire en europe, c'est mauvais pour vous car à partir du moment où les banques font des pertes, avec la nouvelle loi de la fin de l'année dernière, au delà d'un seuil pour pouvez vous voir prélever pour rétablir votre banque à la place de l'état, ce qui est toujours ennuyeux quand vous avez mis cet argent de côté pour acheter une maison... Et payer à quelques clients des pertes en milliards c'est toujours plus cher qu'à 65 millions.
Réponse de le 27/06/2016 à 13:03 :
Oui, on l'a vu avec la faillite de Lehman Brothers. Il s'en est suivi une période faste pour les gens. Si c'est pour écrire des âneries, abstenez-vous.
Réponse de le 27/06/2016 à 18:45 :
Merci d'apporter des arguments et pas que du bla bla et de l'invective. Si les banques n'étaient que des banques de dépôts le citoyen lambda ne risquerait rien du tout. Vous voulez donc nous dire que l'économie fictive est telle que les banques ne pourraient jamais assumer toutes les liquidités ? Ben dites donc quel scandale ! Mais ce n'est pas possible dites moi il faudrait que les politiciens soient complètement compromis avec les milieux d'affaires...

Et ça existerait depuis des décennies !? Ben ça alors quelle surprise !

Vous avez peur je le comprends, c'est normal votre pensée à très court terme vous empêche d’appréhender correctement les phénomènes mais c'est parce que vous ne savez prendre aucun recul et c'est vous qui avez peur pas l'ensemble de la population.

Donc pour tout ceux qui ne dépendent pas de l'argent de la finance, tout ce qui est mauvais pour elle est bon pour la démocratie et l'égalité entre citoyens.

Merci
Réponse de le 28/06/2016 à 14:07 :
@Citoyen blasé
"Quand c'est mauvais pour la finance c'est bon pour les gens."

Dans un monde idéal oui, mais dans notre monde actuel, les hommes politiques et la finance ont très bien sû travailler pour que les pertes soient supportées in fine par le contribuable, que ce soit :
- 1er effet kiss cool : à travers les "sauvetages de l'Economie" (l'Etat qui verse des centaines de milliards d'euros d'Argent Public à des nantis et des grosses banques qui, l'espace d'une semaine le temps de toucher le fric, se mettent d'accord pour cesser instantanément de fustiger la "gabegie" et "l'Etat dépensier gaucho-socialiste"), puis,
- 2ème effet kiss cool : à travers les innovations récentes comme le bail-in (une banque qui va mal a le droit de tirer l'argent de ses clients pour se renflouer)
- 3ème effet kiss cool : à travers la récession et la crise, périodes où classiquement les pauvres s'appauvrissent et les riches s'enrichissent toujours autant voire juste un poil moins mais toujours beaucoup.

Croyez-moi, je le déplore, je suis le premier à fustiger cette "droite décomplexée" (qui est en revanche ultra-étatiste à la soviétique quand elle veut toucher du fric de l'Etat) et cette finance qui se croit tout permis, mais le fait est qu'hélas ce sont les classes moyennes (toutes catégories : supérieures, moyennes et inférieures) et les plus petits qui vont en supporter le coût, pendant que les comptes panaméens continueront de gonfler.

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