Report du Brexit : la balle est dans le camp du Parlement britannique
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Theresa May, UE, Brexit
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Theresa May, UE, Brexit
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[Article publié le 26.02.2019 à 9h37, mis à jour à 15h avec la déclaration de Theresa May]
À 32 jours du retrait britannique, le 29 mars au soir, et faute d'avoir réuni une majorité aux Communes pour le ratifier, Theresa May cherche toujours à obtenir de l'Union européenne des modifications à l'accord de sortie qu'elle a négocié et validé en novembre. Alors qu'elle s'est toujours refusée à cette idée, la Première ministre a annoncé ce mardi aux députés qu'elle leur laissera le choix de repousser le divorce pour "une période courte et limitée" s'ils rejettent son accord le 12 mars prochain et refusent de sortir sans accord
Le chef de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, s'est de son côté rangé à l'idée d'un second référendum si les propositions alternatives du Labour pour le Brexit ne sont pas approuvées par le Parlement.
Ainsi, le Royaume-Uni ne quittera l'Union européenne sans un accord de retrait le 29 mars prochain qu'à la condition que la Chambre des communes donne son consentement explicite à cette issue. Theresa May a indiqué que si les députés rejetaient une nouvelle fois l'accord de retrait de l'UE d'ici au 12 mars, elle leur donnerait alors l'occasion de se prononcer sur un Brexit sans accord.
Si le parlement rejette un "no deal", alors un troisième vote aura lieu le 14 mars sur une "extension courte et limitée" de la période de négociation fixée par l'Article 50 des traités européens, et donc un report du Brexit, a-t-elle poursuivi. Cependant, elle a prévenu qu'une éventuelle prolongation des deux années de négociation prévues par l'Article 50 ne retirerait pas de la table l'option d'un divorce sans accord.
Jeremy Corbyn a longtemps hésité à se ranger derrière l'idée d'un second référendum, après celui de juin 2016 remporté par les partisans du Brexit, car le sujet divise au sein même du Parti travailliste.
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La décision du Labour pourrait réduire les chances de la Première ministre de rassembler une majorité d'élus en faveur d'un accord révisé. L'initiative travailliste pourrait, en effet, séduire les députés qui auraient voté en faveur d'un traité révisé pour éviter une sortie sans accord, jugée potentiellement chaotique, mais qui préfèrent encore l'option d'un second référendum. Rien n'indique cependant qu'il existe actuellement une majorité aux Communes en faveur de la tenue d'une nouvelle consultation.
Les parlementaires débattront et voteront mercredi sur les prochaines étapes de la procédure de divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Ils pourront ainsi de nouveau soumettre au vote des amendements.
Les travaillistes se disent déterminés à présenter un amendement demandant au gouvernement d'adopter leurs propres propositions sur le Brexit, y compris le maintien d'une union douanière permanente avec l'UE.
Bien que Theresa May s'est toujours personnellement opposée à un report de la date prévue, la perspective d'un "no deal" la contraint à se résigner à cette idée. C'est en tout cas ce que pense le président du Conseil européen, Donald Tusk, qui a précisé avoir discuté avec elle des « conséquences juridiques et politiques d'une possible prolongation » de la date-limite des négociations sur le Brexit.
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D'après les informations du Guardian, les dirigeants européens étudient au plus haut niveau la possibilité de reporter le Brexit jusqu'en 2021, si la Première ministre britannique ne parvient pas à faire adopter l'accord par le Parlement de Westminster.
Pour sa part, la Première ministre britannique a toujours jugé qu'un report du Brexit ne réglerait rien en soi et ne ferait que repousser "la grande décision".
(Avec Reuters)
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