Brexit : les négociations avec le Royaume-Uni s'annoncent difficiles

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La chef du gouvernement britannique a rappelé qu'elle n'hésiterait pas à interrompre le processus si les propositions de Bruxelles ne convenaient pas.
La chef du gouvernement britannique a rappelé qu'elle n'hésiterait pas à interrompre le processus si les propositions de Bruxelles ne convenaient pas. (Crédits : Peter Nicholls)
Les chefs d'Etat des Vingt-Sept ont adopté des principes stricts pour pour préparer la sortie du Royaume-Uni du bloc communautaire. La Première ministre britannique, Theresa May, s'attend à des négociations difficiles.

La Première ministre britannique, Theresa May, a dit dimanche s'attendre à des négociations difficiles avec l'Union européenne pour préparer la sortie de son pays du bloc communautaire. Réunis samedi à Bruxelles, les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept ont adopté de stricts principes pour encadrer la négociation sur le Brexit dans les deux ans qui viennent. Affichant leur fermeté, ils ont fait comprendre aux Britanniques qu'ils ne doivent pas se faire "d'illusions" sur l'obtention rapide d'un accès au marché unique.

Theresa May est prête à interrompre le processus à tout moment

Interrogée dimanche sur l'antenne de la BBC, Theresa May n'a pas caché que les négociations sur les termes du divorce entre Londres et l'UE seraient âpres.

"Ce que cela montre", a-t-elle dit à propos du texte adopté à Bruxelles, "et ce que montrent aussi d'autres commentaires émanant de dirigeants européens, c'est qu'il y aura des moments où ces négociations seront dures".

La chef du gouvernement britannique a réitéré toutefois qu'elle n'hésiterait pas à interrompre le processus si les propositions de Bruxelles ne convenaient pas.

Les Vingt-Sept veulent le futur statut de pays tiers du Royaume-Uni, qui sera libéré de ses obligations vis-à-vis de l'UE, ne saurait lui donner les mêmes droits et avantages que celui d'un Etat membre de l'UE.

Par ailleurs, les Vingt-Sept insistent sur le fait qu'il faut d'abord régler les questions du divorce avant de négocier un accord commercial.

(Avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 02/05/2017 à 8:31 :
Tiens ! ... le Royaume Uni qui fonctionne avec l'UE a bien conservé DEUX monnaies a ma connaissance , non , .... et ne s'en porte pas plus mal !!
a écrit le 01/05/2017 à 18:18 :
ne pas oublier de remettre la frontière du royaume uni chez eux ..pas a sangatte????voir le traiter du touquet
Réponse de le 02/05/2017 à 12:18 :
@papi ronchon: explique-nous pourquoi les Britanniques seraient responsables du fait que les immigrants n'ont pas été stoppés par l'Europe à leur arrivée en Grèce, et par la France à Vintimille ? Tu nous dis en quelque sorte que devant l'incompétence des uns et des autres, les Britanniques doivent subir les conséquences ? C'est gentil de penser à eux, mais je ne crois pas qu'ils vont accepter :-)
a écrit le 01/05/2017 à 17:42 :
Négociation ou pas, dans 2 ans Brexit sera effectif! Où sont les inquiétudes?
a écrit le 01/05/2017 à 16:16 :
C'est étonnant. Il y a quelques jours La Tribune publiait un article pour expliquer que l'Union Européenne allait donner un statut particulier à la Finance britannique pour ne pas déstabiliser l'euro et l'Europe... Alors, qui se fait vraiment des illusions ?
Réponse de le 02/05/2017 à 8:33 :
... ce ne sont pas des illusions mais des mensonges ..... habituels dans cette mouvance des politiques dont c'est devenu la pratique généralisée !
a écrit le 01/05/2017 à 14:58 :
Du temps de Victoria , c'était : Britania rules .
Avec Theresa , c'est : UK coule .
Et ça rime !
a écrit le 01/05/2017 à 9:27 :
Comme dans une affaire de divorce chacun tire de son côté le maximum d'argent.
a écrit le 01/05/2017 à 9:02 :
elle n'a pas demande une general election pour rien!!!
elle va refiler la patate chaude au suivant, comme boris johnson!
a écrit le 01/05/2017 à 8:01 :
Pas trop en position de force les rosbeefs mais avec cette "Europe" erratique on ne peut pas savoir !
a écrit le 01/05/2017 à 7:53 :
ils nous ont emmer..és pendant 40 ans ...mais qu on le vire a coups de pompe dans le c.l,ces roastbeef ..!!
Réponse de le 01/05/2017 à 17:45 :
Si nous aussi on le fait, j'espère qu'ils vont nous virer!!
a écrit le 01/05/2017 à 1:14 :
De Gaule qui les connaissait bien,ne les voulaient pas dans le marché commun. Une seule stratégie possible pour elle: essayer de diviser les 27, si elle y arrive elle peut gagner sinon comment le peut-on seule contre 27. cela ne s'est jamais vu. En ce qui concerne les 60 milliards, il s'agit des engagement votes par les Anglais eux-memes, non pas comme je l'ai lu d'une "amende" ou punition quelconque.
Réponse de le 01/05/2017 à 10:32 :
Rien à voir avec la gaule, Charles de Gaulle s'écrit avec 2 LL !
a écrit le 30/04/2017 à 18:44 :
Ils ont voté à la majorité pour sortir . Qu'ils en souffrent : blood, sweat and tears disait Churchill . Une piqure de rappel leur fera du bien
a écrit le 30/04/2017 à 16:54 :
Mme MAY veut une majorité élargie et communique pour polariser l'électorat dans ce sens. Il est évident que l'Europe ne pas lui faire de cadeaux (personne ne comprendrait!) Je ne savais pas que le brexit pouvait s'arrêter à tout moment. Ceci dit si elle décide de l'arrêter, elle est grillée.
Réponse de le 30/04/2017 à 18:35 :
@mougeon: il ne s'agit pas d'arrêter le Brexit, mais d'interrompre les négociations si, par exemple, les exigences de L'UE étaient ridicules...du genre notamment leur demander 60 milliards pour partir :-)
Réponse de le 30/04/2017 à 23:38 :
Exigences ridicules?
Charmante expression.

Les 60 milliards ne sont que le solde pour tout compte.

l'Angleterre a aussi quelques devoirs..

Un. Peut de sérieux enfin...
Réponse de le 01/05/2017 à 11:43 :
@Patrickb
Merci pour la précision! Donc le processus est engagé de manière irréversible (sauf coup de théâtre) et ne s'arrête pas (ce qu'il me semblait) mais il peut se terminer sans accord particulier et les relations se feraient alors sur la base des autres conventions existantes et applicables.
Réponse de le 01/05/2017 à 13:54 :
@Ben Oit: un peu de sérieux en effet ! Je te quitte et je ne te dois rien. Bye Bye :-)
a écrit le 30/04/2017 à 15:40 :
L'air de rien, Theresa May est une excellente stratège, négociatrice et communicante qui ne fera sortir le Royaume-uni de l'Europe que si le Royaume-uni ressort gagnant des négociations. Elle attend patiemment le résultat des élections en Europe, elle provoque des élections anticipées au Royaume-uni pour avoir carte blanche, elle fait étudier les failles juridiques de l'union Européenne. Bref, elle fait jouer la montre pour voir ce qui ressort de la période de turbulence que vit l'UE et tenter de mettre le maximum d'atouts de son côté tout en testant l'UE avec ses déclarations. Nul doute qu'elle fera sortir le Royaume-uni de l'union si l'UE ressort affaiblie et qu'elle maintiendra le Royaume-uni dans l'union si l'opinion publique se retourne, ce qui risque de se passer lors des négociations.
J'ai beau être pro-européen malgré notre élite européenne incompétente, il faut l'admettre, elle est forte.
C'est un dirigeant comme ça qui nous faut, ce n'est pas pour demain.
Réponse de le 30/04/2017 à 16:46 :
Non, Mme May est une dirigeante comme les autres, qui fait de la communication pour cacher les lacunes de son action :

Maintenant que l'article 51 a été lancé, Mme May ne peut plus interrompre les négociations et revenir au statut quo... sans l'accord des 27 autres membres de l'UE. Autrement dit, les britanniques sont seuls face aux 27 qui chacun ont un droit de veto... Autrement dit, ils ont de facto déjà renoncé à leur statut préférentiel, vers lequel ils ne seront jamais autorités par les 27 à revenir.

Ensuite, les termes du divorce devront eux aussi être validés individuellement par les 27. Autrement dit, l'accord capotera si un seul des 27 États membres s'estime lésé. Ils devront satisfaire tout le monde.

Et enfin, s'il n'y a pas d'accord à l'issue des 2 ans (prolongeables là aussi avec l'accord unanime des 27), le R-U deviendra un État tiers au sens de l'OMC vis-à-vis de l'UE. Et du fait de sa faible taille par rapport à l'UE, le R-U y a bien plus à perdre (50% de son activité environ, contre 5 ou 10% pour l'UE).
Réponse de le 30/04/2017 à 19:01 :
Juridiquement, le RU s'il ne veut plus quitter l'UE pour un accord qui ne lui convient pas par exemple, devra d'une part dénoncer sa demande de retrait et cette demande devra être accepter à l'unanimité des 27 autres, et je doute fort que ce soit avec l'exception qu'ils ont obtenu du traité de Maastrich. C'est comme un divorce entre époux, pour stopper ce dernier, il faut l'accord des deux conjoints. Dans le cas d'un divorce entre époux c'est 1 contre 1, dans le acs de l'UE c'est 1 contre 27, il faut en convaincre du monde !!
Réponse de le 01/05/2017 à 9:37 :
@Tom et 889A
Je suis d'accord avec vous sur le rapport de force entre l'UE et le RU et sur le fait que le RU a mis une croix sur le rabais britannique. Mais je vois mal par exemple l'UE refuser une demande du RU à mettre fin à la procédure de divorce étant donné le manque à gagner potentiel au budget européen.
Il faut se rappeler que Mme May était pro-remain et qu'elle doit composer avec un électorat divisé, y compris chez les pro-Brexit. Dans ce sens , elle mène bien la barque même si le plus dur est à venir.
Cordialement

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