Brexit: Londres accuse l'UE de "mauvaise foi"
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Brexit: londres veut pouvoir negocier avec des pays tiers pendant la transition
Neil Hall
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Brexit: londres veut pouvoir negocier avec des pays tiers pendant la transition
Neil Hall
Le ministre britannique David Davis, chargé du Brexit, commentait un document dévoilé le 7 février par l'Union européenne, comportant un arsenal de sanctions pour "éviter un jeu déloyal" de la part de Londres durant la période de transition après le divorce.
Le projet de texte fixant les règles imposées au Royaume-Uni pour la période de transition après sa sortie de l'UE, le 29 mars 2019, prévoit la possibilité de sanctions, notamment "un mécanisme permettant à l'Union de suspendre certains bénéfices pour le Royaume-Uni découlant de sa participation au marché unique". Cette clause incluse sous forme de notule dans le projet d'accord a été ajoutée à l'occasion de la reprise des négociations mardi à Bruxelles.
Stefaan De Rynck, conseiller de Michel Barnier, le négociateur en chef de l'UE, a indiqué dans un message publié sur son compte Twitter :
"Je ne pense pas que c'était faire montre de bonne foi que de publier ce document au langage franchement discourtois, impliquant qu'ils pourraient, dans les faits, arbitrairement mettre fin à la période de transition. C'est de mauvaise foi et peu judicieux de publier ça".
Les 27 partenaires du Royaume-Uni souhaitent pouvoir lui couper l'accès au marché unique en cas de non respect des règles, cela dans l'hypothèse où le temps manquerait pour porter le litige devant la justice européenne. Cette disposition implique de pouvoir imposer des droits de douane à un pays encore membre de l'UE jusqu'en décembre 2020.
Cet ajout avait provoqué dès mercredi la colère de plusieurs députés conservateurs au Royaume-Uni.
Demeurer dans le marché unique permettra au Royaume-Uni de continuer à faire du commerce sans barrières ni contrôles douaniers pendant la transition, tandis que les citoyens britanniques pourront continuer de vivre et de travailler dans n'importe quel autre État de l'UE.
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La déclaration de Davis Davis survient alors que Theresa May a réuni mercredi et jeudi les principaux membres de son gouvernement pour définir avec eux la future relation entre le Royaume-Uni et l'UE. David Davis a commenté ces réunions en assurant que l'atmosphère avait été "très constructive, beaucoup de questions ont été réglées", tout en ajoutant que "des progrès restent à faire".
L'exécutif est déchiré entre les partisans d'une franche rupture avec les 27, dont le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson et celui de l'Environnement, Michael Gove, et ceux qui veulent maintenir des liens forts avec l'UE, en particulier Philip Hammond, le ministre des Finances.
Face à l'indécision de Londres, Michel Barnier avait pressé lundi Theresa May de "faire un choix".
En décembre, Londres et Bruxelles avaient conclu un accord préliminaire sur leur divorce, et doivent désormais s'entendre sur la période de transition post-Brexit et la future relation qui unira les deux parties.
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(Avec AFP)
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