Brexit : quels sont les scénarios possibles ?

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(Crédits : POOL New)
A douze jours de la date de sortie de l'Union européenne, les députés britanniques ne se sont pas prononcés sur l'accord sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne négocié jeudi 17 octobre par Londres et Bruxelles et ont au contraire imposé à Boris Johnson de demander un demander un report du Brexit.

A douze jours de la date de sortie de l'Union européenne, les députés britanniques ne se sont pas prononcés sur l'accord sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne négocié jeudi 17 octobre par Londres et Bruxelles et ont au contraire imposé à Boris Johnson de demander un demander un report du Brexit.

Un Brexit reporté?

Après ce coup de théâtre, l'hypothèse du report est donc devenue la plus probable puisque non seulement l'accord n'a pas été voté mais surtout parce qu'une loi adoptée en septembre oblige le Premier ministre à demander à l'Union européenne un report de trois mois, jusqu'au 31 janvier 2020. Et ce même si Boris Johnson s'époumone à dire qu'il ne comptait pas "négocier" un nouveau délai avec Bruxelles.  Si l'Union européenne propose une date différente, Boris Johnson doit l'accepter. Par ailleurs, les Européens doivent accepter un report à l'unanimité.

Brexit avec un accord le 31 octobre?

Le Parlement a repoussé sa décision mais n'a pas rejeté l'accord de Brexit. Boris Johnson a assuré que son gouvernement introduirait la semaine prochaine les projets de loi d'application du compromis.

Même si un report est demandé et accepté par l'UE, le Royaume-Uni peut en théorie sortir de l'Union européenne à la fin du mois si tous les textes nécessaires sont adoptés d'ici là. Le Royaume-Uni quitterait l'Union européenne le 31 octobre à 23H00 GMT.

Une extension courte peut également être accordée pour permettre aux députés de voter l'accord.

Brexit sans accord?

C'est l'hypothèse par défaut si l'accord n'est pas approuvé d'ici à la fin du mois et qu'aucun report n'est décidé, soit parce que Boris Johnson refuse de le demander malgré la loi, soit parce que les Européens le refusent. Ce scénario est particulièrement redouté par les milieux économiques, qui craignent une dégringolade de la livre (causant par ricochet une hausse des prix), voire une récession, avec le rétablissement de droits de douane et le spectre de pénuries de produits alimentaires, d'essence et de médicaments.

Le gouvernement de Boris Johnson s'est préparé activement à ce scénario, multipliant les annonces de milliards de livres destinés à amortir le choc.

Législatives anticipées?

Quelle que soit la forme retenue pour le Brexit, la crise politique dans laquelle est plongée le Royaume-Uni est telle, comme l'a montré encore la séance de samedi, que des élections législatives anticipées paraissent inéluctables. Tous les partis politiques s'y préparent activement.

Des élections peuvent être déclenchées si le principal parti d'opposition, le Labour (gauche), soutient une motion de censure, ce à quoi il s'est jusqu'à présent refusé, voulant écarte d'abord l'hypothèse d'une sortie sans accord.

Le Premier ministre a aussi tenté à deux reprises de déclencher ces élections mais a échoué faute de l'appui de l'opposition. Pour lui, ce scrutin est la seule chance de regagner la majorité qu'il a progressivement perdue au fil des défections ou des exclusions de députés rebelles.

Nouveau référendum?

 C'est l'option défendue par le Parti travailliste, la principale formation d'opposition, et qu'ont réclamée encore samedi des dizaines de milliers de personnes dans les rues de Londres. L'idée est soutenue par les anciens Premier ministre John Major (conservateur) et Tony Blair (travailliste)

Le soutien d'une majorité de députés à un référendum, qui risquerait de raviver un peu plus les divisions, est loin d'être certain. Et les sondages ne permettent pas de dessiner de tendance claire quant au résultat.

(AFP)

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Commentaires
a écrit le 21/10/2019 à 12:16 :
Marronnier ! On dirait un peu tout ces envoyés spéciaux envoyés sur les trottoirs afin d'expliquer qu'il neige ou qu'il y a du vent ou qu'il fait très chaud ou qu'il pleut !
a écrit le 21/10/2019 à 5:43 :
Que pense Victor de la presente situation ?
a écrit le 20/10/2019 à 13:10 :
Le Brexit ne se fera JAMAIS, Corbyn est aux ordres de l'UE et des 48% ! Il le sait tellement qu'il a refusé des élections AVANT le report !

Il faut imaginer le rêve d'un mariage ou il est INTERDIT de divorcer sans l'accord "D'UN" des beaux-parents qui décide pour vous ! Bref pour quitter l'UE il FAUT des NO DEAL et claquer la porte mais avec tout ls députés qui se gavent c'est pas pour demain !
a écrit le 20/10/2019 à 9:54 :
Je ne vois que des inconvénients dans ce Brexit, tant pour le continent qui va se retrouver avec un paradis fiscal de taille XXL à ses portes que pour l'Angleterre qui risque de disparaitre (Irlande du Nord, Ecosse, etc.), mais la city se portera bien. Il serait sage pour de telles décisions de se fier à deux voire trois référendum, c'est un peu se qui se passe en Nlle Calédonie. Egalement, ce bazar devrait logiquement pousser l'UE à réfléchir sur son organisation.
Réponse de le 20/10/2019 à 10:31 :
Le Brexit est top important pour être confié à des parlementaires comme Corbyn le crypto européiste qui corbyne son électorat comme Tsypras a syrisé le sien, en retournant sa veste en dernière minute..
a écrit le 20/10/2019 à 9:10 :
Les Britanniques ne savent plus ce qu'ils veulent : Brexit, not Brexit, deal or no deal ,c'est le flou artistique le plus complet pour les Anglais. Politiquement celà montre que le pays de la Reine Elizabeth est divisé comme jamais et que les politiques ne savent plus comment agir pour résoudre la position d'un Brexit dur. Cependant il y a quelques jours une éclaircie devait avoir lieu avec un accord trouvé avec Bruxelles mais c'est sans la ratification du parlement de Westminster : tout tient au parlement britannique !!!
Donc oui il faut prendre des décisions rapides avant le 31 octobre pour tenir le délai de sortie de l'UE par les Britanniques. Il faut se décider et eviter le chaos messieurs les Anglais, plus dur a decider qu'à faire ,isn't it ?
Réponse de le 20/10/2019 à 11:38 :
Il ne faut pas oublier un fait majeur (peu vu dans les médias en France) : les Anglais sont TRES majoritairement en faveur du Brexit, et c'est l'inverse chez les Ecossais et les Gallois ! Le royaume est désuni, ce qui n'est pas étonnant, une sorte de retour de bâton de l'histoire. L'Ecosse était l'allié de la France et ne s'attendait pas à devenir esclave au service de la Royauté Anglaise après son invasion. Les évènements récents doivent certainement renforcer la volonté d'indépendance en Ecosse, ne serait-ce que pour rester attachée à l'UE. J'espère vivement pour ce pays ami qu'il retrouve son indépendance, et qu'on se retrouve enfin après des siècles de séparation imposée de force par les anglais.
Réponse de le 21/10/2019 à 5:44 :
Depuis le XVI ieme siecle , c'est ainsi, "to be or not to be".
a écrit le 19/10/2019 à 20:49 :
La Chambre des communes vient de passer l’amendent Letwin qui repousse le vote sur l’accord obtenu par Boris Johnson et l’oblige à demander un report à l’UE !

Ce Parlement est une honte pour la démocratie et ne veut tout simplement pas le Brexit, avec ou sans accord. Il refuse de respecter le vote du peuple.

Boris Johnson dit qu’il ne demandera pas de délai à l’UE !

Qu’il y aura un vote et que ce sera, soit son accord, soit une sortie sans accord le 31 octobre.
a écrit le 19/10/2019 à 19:48 :
Les eurofascistes viennent de jeter le masque : pris à contrepied par l'accord surprise que Boris Johnson a obtenu à Bruxelles, les opposants au Brexit ont soudain changé leur plan : ils exigent désormais un report pur et simple du Brexit en dépit de cet accord !

Or le Premier ministre Boris Johnson vient une nouvelle fois de confirmer qu'il respecterait la date du 31 octobre et qu'il ne demanderait pas de report.

Le Royaume-Uni semble donc s'enfoncer dans une véritable crise de régime puisqu'il apparait qu'une majorité de députés ne veulent tout simplement pas que le Brexit ait lieu, avec ou sans accord ! Ils ne veulent tout simplement pas que le référendum de juin 2016 soit respecté.

C'est une confirmation terrible pour les autres peuples d'Europe et en particulier pour les Français : l'européisme est un totalitarisme. Analyse F Asselineau du parti du Frexit ce soir..
Réponse de le 19/10/2019 à 22:42 :
Je pense que le fasciste c est plutôt Boris qui a menti au peuple pour si il vite le brexit....mais tu dois être fasciste toi même je pense pour colporter de tel âneries.... En criant aux loups
Réponse de le 19/10/2019 à 23:32 :
La capacité d'analyse suggère un minimum de culture et d'ouverture intellectuelle... la culture François l'a comme Jean-Luc (Marine n'a même pas ce minimum) mais tout comme ces trois il pêche sur le second impératif... comme ses sbires dont vous faites partie... 50 ans du recul de la pensée et de l'esprit critique en France et nous en sommes à lire de tels monceaux de bêtise...
Réponse de le 20/10/2019 à 10:28 :
@Neuronal Vous n' attaquez que la forme comme tous les "prothésés" de l' intellect, jaloux va...

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