... de billetterie, cette transformation se veut pour le moment à l’avantage du groupe ferroviaire français.
C'est l'histoire d'un mariage. Forcé ou de raison, mais un mariage qui dure, avec ses hauts, ses bas et ses querelles, certaines bruyantes, d'autres un peu moins. Cette histoire, c'est celle qu'entretiennent le groupe SNCF et les conseils régionaux, ces treize exécutifs locaux qui ont, dans leur champ de compétences, la charge du développement du transport ferroviaire. Et comme dans tous les couples, il y a parfois des couacs, des malentendus, des intérêts contradictoires qui peuvent miner la relation. D'autant plus quand les deux parties ne parlent pas la même langue en raison d'un déséquilibre profond dans la connaissance du transport ferroviaire.
«La SNCF est un monde à part et les régions n'ont pas toujours fait l'effort de recruter des experts, des ingénieurs, voire des spécialistes du transport ferroviaire pour dialoguer avec la SNCF. Elles font très régulièrement appel à des cabinets extérieurs pour gérer les appels d'offres et diverses consultations. Cette posture donne la seule capacité d'expertise stable à la SNCF, ce qui a forcément un impact dans les relations actuelles», fait valoir Dominique Bussereau, secrétaire d'État chargé des Transports de 2007 à 2010.
C'est même un secret de polichinelle que les directeurs généraux de service de plusieurs régions se partagent les coordonnées des meilleurs cabinets d'expertise ferroviaire pour dialoguer avec la SNCF aussi bien pour l'examen des devis pour des réfections de ligne que pour les négociations de nouvelles grilles tarifaires dans le cadre de conventions partenariales. Sur ce point, les relations sont extrêmement tendues.
Entre autres irritants, l'application SNCF Connect, bien connue pour ses bugs lors de son lancement.