Les banques italiennes s’inquiètent de l’envolée du « spread » Italie-Allemagne

Un mecanisme de soutien aux banques italiennes valide par l’eu
© Alessandro Bianchi / Reuters

Un mecanisme de soutien aux banques italiennes valide par l’eu
© Alessandro Bianchi / Reuters
L'écart grandissant de taux d'intérêt entre l'Italie et l'Allemagne fait souffler un vent de panique de l'autre côté des Alpes. Le spread a atteint 340 points ce vendredi 19 octobre, soit son plus haut niveau depuis ces cinq dernières années, avant de se stabiliser à 329 points, tandis que le taux des obligations d'État à dix ans a dépassé 3,8%, ce qui n'était pas arrivé depuis plus de quatre ans. L'Association italienne des banques (Abi) est montée au créneau pour exprimer son inquiétude.
Les institutions financières italiennes sont fortement exposées à la dette publique du pays. Les banques et assureurs italiens détiennent d'importants portefeuilles d'obligations et sont en première ligne en cas de tensions sur les rendements. Dans son communiqué, l'Abi a également appelé à un dialogue « plus constructif » entre les autorités italiennes et européennes afin de « surmonter cette situation qui pourrait être nuisible à l'économie ».
À Milan, l'indice phare a perdu plus de 8% depuis le 1er octobre et plus de 13% depuis le 1er janvier. Du côté des valeurs bancaires ce vendredi, Ubi Banca cédait plus de 6% à la clôture, UniCredit près de 5%, tandis que Banca Generali et Banco BPM lâchaient près de 8%.
En septembre dernier, l'agence Fitch, avait placé sous perspective négative les notes à long terme d'Intesa Sanpaolo, UniCredit, Credem, Mediobanca, ajoutant qu'il était probable qu'elles soient abaissées en cas de dégradation de la notation de la dette souveraine italienne.
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Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, présent à Rome ce vendredi, a déclaré que les tensions sur la dette italienne ne présentaient pas de risque de contagion. La veille, il avait également assuré avoir remis en mains propres une lettre au ministre des Finances italien, Giovanni Tria, faisant part des inquiétudes de la Commission européenne à l'égard du budget italien et demandant à Rome de répondre d'ici lundi.
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Rome affiche le ratio d'endettement le plus élevé de la zone euro (131% du PIB), après la Grèce.