Cameron : "La réponse à tous les problèmes, c'est parfois moins d'Europe"

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Les sondages d'opinion au Royaume-Uni ont montré récemment un resserrement de l'écart entre le camp du non à l'UE et celui du oui au maintien, mais le oui reste majoritaire.
Les sondages d'opinion au Royaume-Uni ont montré récemment un resserrement de l'écart entre le camp du "non" à l'UE et celui du "oui" au maintien, mais le "oui" reste majoritaire. (Crédits : TOBY MELVILLE)
Le Premier ministre britannique estime que l'Union européenne doit jouer un rôle moins important. Il a demandé un droit de veto pour les parlements nationaux ainsi qu'un contrôle renforcé des flux migratoires au sein de l'UE. Bruxelles a jugé certaines exigences "hautement problématiques", dénonçant des mesures "discriminantes".

| Article publié à 11h50, mis à jour à 13h06.

David Cameron assure que ses exigences ne constituent pas une "mission impossible". L'Union européenne doit jouer un rôle moins important dans certains aspects du fonctionnement des Etats membres, a estimé mardi 10 novembre le Premier ministre britannique David Cameron, qui présentait ses exigences sur la refonte des relations entre Londres et Bruxelles.

"N'oubliez jamais que l'Union européenne compte maintenant 28 anciennes nations d'Europe, que la diversité est la plus grande force de l'Europe. La Grande-Bretagne dit : 'Réjouissons-nous de ce fait, reconnaissons que la réponse à tous les problèmes n'est pas toujours plus d'Europe. C'est parfois moins d'Europe."

     | Lire Londres veut des garanties pour les Etats de l'UE non membres de la zone euro

Un droit de veto pour les parlements nationaux

La Grande-Bretagne, a poursuivi David Cameron dans son discours, ne réclamera pas de droit de veto pour s'opposer à des législations européennes, mais les parlements nationaux doivent disposer d'un moyen de le faire en groupe.

     | Lire aussi Le Brexit inquiète les Européens venus travailler en Grande-Bretagne

David Cameron a aussi réclamé davantage de contrôle des flux migratoires à l'intérieur de l'UE et a estimé que le principe de libre circulation ne devait pas s'appliquer aux nouveaux Etats membres tant qu'il existe de grandes différences économiques.

Vers une sortie de l'UE en cas de rejet des demandes

Parallèlement à son discours, le chef du gouvernement devait exprimer ses exigences dans une lettre adressée ce mardi à Donald Tusk, président du Conseil européen. Cette lettre, dont Donald Tusk a accusé réception dans la matinée, doit ouvrir la voie à de premières discussions avant le Conseil des chefs d'Etat et de gouvernement prévu en décembre.

Le Premier ministre a déclaré qu'il préférerait rester au sein d'une Union réformée mais son discours devrait lui donner l'occasion de lancer un avertissement sans ambiguïté sur le fait qu'il pourrait soutenir la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union si ses partenaires n'accèdent pas à ses demandes.

Il a promis la tenue d'un référendum sur le maintien dans l'UE d'ici la fin 2017 et assuré qu'il n'aura pas d'autre renégociation ni d'autre référendum. Une tournure qui rappelle dans sa teneur les propos qu'il a tenus concernant le référendum sur l'indépendance de l'Écosse.

Les sondages d'opinion au Royaume-Uni ont montré récemment un resserrement de l'écart entre le camp du "non" à l'UE et celui du "oui" au maintien, mais le "oui" reste majoritaire.

Pour Bruxelles, certaines exigences "faisables", d'autres non

Si la Commission européenne a estimé qu'il était "faisable" de trouver un moyen d'accroître le rôle des parlements nationaux; "faisables", elle a jugé "hautement problématiques" les souhaits de David Cameron concernant la limitation des droits des travailleurs étrangers.

"Nous estimons qu'un certain nombre d'éléments sont difficiles, comme celui d'une union toujours plus étroite et celui des relations entre membres et non membres de la zone euro, et que certains sont hautement problématiques dans la mesure où ils ont trait aux libertés fondamentales sur le marché intérieur", a détaillé Margaritis Schinas, porte-parole de la Commission

"La discrimination directe entre citoyens européens entre clairement dans cette dernière catégorie", a-t-elle ajouté.

(avec Reuters)

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a écrit le 11/11/2015 à 20:34 :
Mais qu'ils partent. Et n'oublions pas de leur envoyer les pauvres gens qui EUX, ont fait des milliers de Kms et sont bloqués à Calais.
a écrit le 11/11/2015 à 19:04 :
Cameron veut le beurre, l'argent du beurre et en prime les faveurs de la patronne
a écrit le 11/11/2015 à 15:59 :
"La réponse à tous les problèmes (britanniques), c'est parfois moins de Grande-Bretagne en Europe" ??
Il a nullement envie de partir mais doit obéir à certains qui le trouvent trop mou dans ses demandes. Si la finance quitte la City une fois la GB hors UE, aïe la catastrophe, une bielle coulée au joli moteur. Et si tous les travailleurs étrangers partent d'un coup, un grand vide va se faire. Un bras de fer. Très métalliques les Anglais, il y a déjà eu la dame en fer. :-))
a écrit le 11/11/2015 à 11:01 :
Pro ou anti Européen, nous nous devons de constater le fossé grandissant entre les citoyens et leurs représentations, nationales d'abord (qui se reconnait en France dans les élus?), et européennes. L'Europe a bien des casseroles: un ensemble d'élus bien souvent constitués de ceux qui ont échoué au niveau national, ou inconnus, des missions que les peuples ne comprennent pas, un ensemble législatif considéré comme rajoutant à la complexité nationale, et des couts trop importants..
a écrit le 11/11/2015 à 8:53 :
C'est quand même insensé que le seul choix possible soit de sortir du marché commun ou de cheminer en marche forcée vers l'union politique ! UK nous montre la voie d'un compromis plus raisonnable. Ne laissons pas Cameron négocier de façon isolée.
a écrit le 11/11/2015 à 8:35 :
Si on posait la question aux français et autres de savoir s'ils veulent plus d'Europe ou moins d'Europe la réponse serait unanime : Plus d'Europe ! (...dans le sens en finir définitivement avec l'Europe)
Réponse de le 11/11/2015 à 10:40 :
Tous les milieux économiques anglais reconnaissent que quitter l'Europe serait une erreur funeste et menacerait grandement l'économie du pays. D'ailleurs Cameron n'a aucunement l'intention de quitter l'Europe, il négocie simplement des aménagements.
Quant à s'exprimer unanimement au nom des français, vous n'en avez aucune légitimité et les français ne seraient pas assez stupides pour quitter l'Europe, vu que l'économie française est fortement liée au commerce international et que l'UE représente plus de 60% de nos exportations.
Réponse de le 11/11/2015 à 13:16 :
Poser des questions complexes aux Français et leur demander de répondre par oui ou non est un non sens.Sinon pourquoi ne pas leur demander aussi de répondre par oui ou non si on élimine les impôts, si on élimine les charges sociales,etc etc. Chacun ne jugerait que par son avantage personnel du moment.
a écrit le 10/11/2015 à 21:54 :
Vrai ment mare de l Europe ?
a écrit le 10/11/2015 à 19:19 :
Quand est-ce que nous aurons notre "Cameron" ?
a écrit le 10/11/2015 à 18:49 :
Qu'il reste chez eux
Ils ne pensent qu'à eux depuis le début

Bye bye et bon débarras
qu'ils gardent leurs Casino de de la city et nous foutent la paix
a écrit le 10/11/2015 à 18:28 :
Comment les anglais pourraient-ils sortir de l'UE puisqu'ils n'y sont quasiment pas entrés ?
Réponse de le 11/11/2015 à 8:57 :
Ils sont dans le marché commun mais comme beaucoup d'autres peuples ils ont eu du mal à digérer l'Acte Unique et surtout Maastricht, pur fantasme d'élites françaises...
a écrit le 10/11/2015 à 18:16 :
Concernant l'Europe, les anglais sont bien plus intelligent que nous. Alors que nous nous engageons vers un "L'Europe a des problèmes, la solution est de donner plus de pouvoir à l'Europe", les anglais cherchent à consolider ce que l'Europe leur apporte et à se retirer de ce qui est inutile ou ce que n'est pas à l'avantage de leur pays.
Ils négocient chaque ligne avec passion et minutie, mais ils gagnent à tous les coups.
Nous aurions avantages à nous inspirer des anglais, et ça me fait bizarre de devoir dire ça !
Réponse de le 10/11/2015 à 19:47 :
Dans le cadre de mon travail je me rends quelques fois par an en Angleterre.
C'est agréable tout est payé par la boite...quand j'y suis je profite de la vie Londonienne... Mais jamais ..au grand Jamais .je n'envisagerais de m'y installer. ..sortez de Londres et du Kent et voyez comme les gens triment pour que dalle .... c'est marche ou creve ... personnellement je me fais une idée différente du pacte social et de ce qu'une société humaine peut offrir a ceux qui en sont les fondements.
a écrit le 10/11/2015 à 16:32 :
Dans la partie d'échec qui se joue les anglais veulent transformer quelques pions en Dame ou autre Cavalier après avoir réussi à transpercer les lignes adverses. Comment ? On sait que nous allons vers une convergence monétaire avec le dollar; arriver à faire accepter une conversion à parité reviendrait à propulser le PIB anglais défaillant. Dans le futur traité qui vient les pays européïstes n'obtiennent aucune compensation pour les abandons normatifs ou commerciaux qu'ils feront; les anglais resté extérieurs en négocieront eux d'énormes compensations. Parmi ces dernières l'abandon du statut fiscal particulier de la "City" se feront contre le retour massif de l'argent des paradis fiscaux, soit une manne considérable légalisée pour irriguer l'économie anglaise. La position britannique est donc celle de la négociation permanente avec les européïstes puisqu'au réel ce n'est pas celle qu'ils visent mais bien celle transcontinentale dont ils attendent tout. Plier devant l'euro ne leur semble pas acceptable, traiter d'un même plan avec le dollar entre mieux dans le champ des possibles car au vrai sens du terme bien plus gratifiant
a écrit le 10/11/2015 à 15:48 :
On se souvient de la chanson des Beatles "Get Back" qui stigmatisait le député Enoch Powell sur la question de l'immigration suite à son célèbre discours du 20 avril 1968. "Get back Jojo" disait à cet homme de rentrer chez lui car considéré comme raciste d'avoir posé la question de l'immigration et de s'y être opposé. Au get back (rentrez chez vous) des opposants à l'immigration massive, les Beatles ont été payés par les lobbyistes pour donner une réponse moderne et humoristique afin d'influencer les jeunes en un get back en retour qui voulait dire "démission". La chanson en fait a servi aux hyper libéraux sous prétexte apparent de gauchisme pour faire entrer au Royaune-Uni des millions de migrants qui ont fait la richesse de leurs exploiteurs comme tout autant monter le prix des loyers. La question n'est donc pas nouvelle. UK a suivi l'idéologie américaine d'une immigration purement financière que l'on couvre de quelques bons sentiments de surface. Tout contestataire est ainsi stigmatisé pour n'avoir pas de coeur. On passe du rationnel -A t-on besoin des immigrés ?- à l'irrationnel sentimentaliste. Bien loin de l'efficacité économique et de l'intérêt du pays. Il est paradoxale de voir les anglais reprocher aux autres aujourd'hui ce dont ils ont été les initiateurs massifs il y a peu. L'économie anglais depuis est en déclin prononcé. Comment expliquer pour le global-parti anglais, bicéphale travailliste et conservateur, qui a -on l'a illustré- fait une seule politique sous deux fausses présentations, que sa folie ruine le pays ? Dire qu'il s'agit de la faute des autres est un argument qui ne porte plus.
a écrit le 10/11/2015 à 15:27 :
Il est temps que le Royaume Unis laisse enfin l'Europe se développer... Dehors UK, Cameron et autres! Bienvenue à l'Ecosse si elle le souhaite. Ne nous arrêtons pas en si bon chemin, l'Europe est en stand-by depuis le rejet du projet de constitution... et sans cesse torpillée par le cousin de l'oncle Sam. Et supprimons des niveaux politiques, trop de strates redondantes toujours plus coûteuse pour trop peu de résultats...
Réponse de le 10/11/2015 à 19:16 :
L'Europe n'est qu'une coquille vide, un "machin" comme aurait dit CdG. Lui avait vu que c'était une "arnaque", informez-vous. Il ne s'est pas trompé, mais les peuples eux le sont en permanence. La France aurait tout à gagner à prendre quelques idées de nos voisins britanniques. L'Europe telle qu'elle est ne marchera jamais, dirigé par des technocrates non élus par les peuples. L'Europe restera en stand-by comme vous dites et c'est mieux ainsi. J'ai été convaincu au début, quand il n'y avait que six pays, maintenant, l'Europe ne sait plus où sont ses frontières, bientôt la Turquie musulmane, qu'a-t-elle d'européen ? Les dirigeants de cette Europe se foutent de ses peuples. Je regrette de n'être pas britannique, eux au moins on un dirigeant qui ne m^$ache pas ses mots sur les maux de l'Europe.
Réponse de le 10/11/2015 à 21:26 :
Effectivement, aujourd'hui le Royaume-Uni ne semble pas apporter grand chose, et fait tout ce qu'il peut pour éviter que l'Europe devienne une grande puissance.
Marre qu'ils ne prennent que ce qu'ils veulent de l'Europe et nous laissent trimer tout seuls pour le reste. Qu'ils la quittent, on verra s'ils se débrouillent si bien sans nous.
Réponse de le 10/11/2015 à 21:33 :
Effectivement, aujourd'hui le Royaume-Uni ne semble pas apporter grand chose, et fait tout ce qu'il peut pour éviter que l'Europe devienne une grande puissance.
Marre qu'ils ne prennent que ce qu'ils veulent de l'Europe et nous laissent trimer tout seuls pour le reste. Qu'ils la quittent, on verra s'ils se débrouillent si bien sans nous.
a écrit le 10/11/2015 à 14:25 :
Devant la GB et Cameron, l Europe va se déculotter piteusement parce que la GB pèse lourd, c est pas la Grèce. Cela dit, l Europe des 28 + n va y perdre encore un peu d un credit qui s amenuise dangereusement.
a écrit le 10/11/2015 à 13:23 :
Moins d'Europe OK , et plus de liberté ...! car la liberté l'on sait a peu près ce que c'est ...! l'Europe...avec le monde obscure des technocrates aussi prétentieux... qu'inconnus ,la méfiance devient une qualité.... !
Réponse de le 10/11/2015 à 16:09 :
ah Pipolino si on ne t'avait pas il faudrait t'inventer quel rigolo!!!
a écrit le 10/11/2015 à 13:05 :
apres le coup des EPR qu'ils quittent l'europe .

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