Christine Lagarde annonce la fin de la lutte contre l'inflation en 2025
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La bataille contre l'inflation est quasiment finie. Voilà le message qu'a fait passer la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, ce jeudi. « Je veux voir cet objectif de 2% atteint de manière durable. En l'absence de choc majeur, ce sera le cas dans le courant de 2025 », a-t-elle affirmé dans un entretien au Monde.
La même perspective avait déjà été évoquée le 18 octobre, par François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France. « Nous devrions atteindre notre objectif de 2% plus tôt que prévu dans l'année 2025 », avait-il assuré devant des journalistes.
Un discours commun qui fait suite au fort ralentissement de la hausse des prix. En zone euro, l'inflation a en effet ralenti plus que prévu en septembre, à 1,7% sur un an, pour la première fois en plus de trois ans, sous le seuil des 2%.
A noter que, dans le même temps, la croissance de la zone euro a été nettement plus élevée que prévu au troisième trimestre avec un PIB, en hausse de 0,4% par rapport au trimestre précédent, grâce à la résistance surprise de l'Allemagne qui a échappé à une récession, a annoncé Eurostat. C'est donc bien mieux que prévu. Les analystes interrogés par Bloomberg s'attendaient, en effet, en moyenne à une croissance de 0,2% entre juillet et septembre, stable par rapport au trimestre précédent, pour les 20 pays partageant la monnaie unique.
Au sein même de la zone, les différences entre pays restent très marquées. Si la France se situe dans la moyenne du bloc au troisième trimestre, avec un PIB en hausse de 0,4%, l'Allemagne continue de sous-performer, avec une croissance moitié moindre (0,2%). Même si la première économie européenne a créé la surprise en échappant à un chiffre négatif - synonyme de récession -, après un recul du PIB de 0,3% au deuxième trimestre.
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Et sur l'ensemble de l'année, « les services du FMI prévoient que l'économie croîtra de 0,8% en 2024, pour atteindre 1,3% en 2025 et 1,5% en 2026. Il s'agit d'une légère révision à la baisse par rapport aux projections de juin, principalement en raison d'une contribution plus faible de la demande intérieure au cours des prochains trimestres », avait expliqué la Banque centrale européenne dans son communiqué en septembre.
Forte de ce constat d'une économie qui garde toujours la tête au-dessus de l'eau et d'une inflation jugulée, la présidente de la BCE a justifié sa politique monétaire et sa stratégie depuis le début de la hausse de l'inflation en 2022.
Pour rappel, la Banque centrale européenne (BCE) a poursuivi sa baisse graduelle de ses taux directeurs, de 25 points de base en octobre, après deux baisses, également de 25 points de base, en juin et et en septembre dernier. Les taux directeurs de la BCE s'échelonnent donc de 3,25% pour le taux de facilité de dépôt à 3,65% pour le taux marginal. Et ce jeudi, Christine Lagarde a confirmé que la baisse des taux d'intérêt allait se poursuivre.
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Les responsables de la Banque centrale européenne (BCE) ont même commencé à débattre de la nécessité d'abaisser les taux d'intérêt à un niveau suffisant pour stimuler l'activité économique, selon plusieurs sources interrogées par Reuters. De plus en plus de responsables de la BCE affirment que la banque centrale a pris du retard dans l'assouplissement de sa politique monétaire et qu'il faudra procéder à des réductions plus importantes que prévu des taux pour empêcher l'inflation de descendre trop bas.
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