BCE : Christine Lagarde très optimiste quant au retour de l'inflation à 2% en zone euro
latribune.fr
« Les nouvelles informations sur l'inflation montrent que le processus de désinflation est en bonne voie » pour atteindre l'objectif de 2% dès l'année prochaine, a expliqué Christine Lagarde lors de la réunion annuelle du Fonds monétaire international...
La présidente de la Banque centrale européenne a profité de la réunion annuelle du Fonds monétaire international (FMI) à Washington pour déclarer, ce vendredi, que l'inflation est « bien partie » pour atteindre son objectif de 2% en 2025 dans la zone euro.
L'inflation ne sera-t-elle plus un sujet en 2025? La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) s'est montrée du moins optimiste à ce sujet ce vendredi, assurant que « les nouvelles informations sur l'inflation montrent que le processus de désinflation est en bonne voie » pour atteindre l'objectif de 2% dès l'année prochaine dans la zone euro.
« Les indicateurs récents de l'activité économique ont surpris quelque peu à la baisse et les conditions de financement restent restrictives », a ajouté Christine Lagarde qui s'exprimait lors de la réunion annuelle du Fonds monétaire international (FMI) à Washington.
En zone euro, l'inflation a ralenti plus que prévu en septembre, à 1,7% sur un an, pour la première fois en plus de trois ans sous le seuil des 2%.
François Villeroy de Galhau optimiste
Une chute de la hausse des prix - en comparaison avec le point haut de 10% en 2023 - qui a amené la BCE à réduire de 0,25 point de pourcentage le taux de dépôt, qui sert de référence pour les conditions de crédit dans l'économie, pour le porter à 3,25% le 17 octobre dernier. Avec ce deuxième assouplissement monétaire d'affilée, de même ampleur qu'en septembre, les gardiens de l'euro ont ainsi pris le contre-pied de la prudence affichée il y a un mois. Ils avaient alors donné le sentiment de vouloir attendre décembre pour desserrer à nouveau la vis monétaire.
« Nous devrions atteindre notre objectif de 2% plus tôt que prévu dans l'année 2025 », avait d'ailleurs assuré, le 18 octobre, François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, devant des journalistes. « Ce n'est pas la première baisse des taux et ce ne sera pas la dernière », avait-il précisé. Le rythme de l'assouplissement monétaire devra être celui d'un « pragmatisme agile », fondé sur « les données », avait néanmoins précisé le banquier central.
La BCE en retard?
Les responsables de la Banque centrale européenne (BCE) ont commencé à débattre de la nécessité d'abaisser les taux d'intérêt à un niveau suffisant pour stimuler l'activité économique, selon plusieurs sources interrogées par Reuters.
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D'autant que dans la zone euro, la croissance a été révisée légèrement en baisse à 0,2%, pour le deuxième trimestre 2024, selon Eurostat. Et sur l'ensemble de l'année, « les services du FMI prévoient que l'économie croîtra de 0,8% en 2024, pour atteindre 1,3% en 2025 et 1,5% en 2026. Il s'agit d'une légère révision à la baisse par rapport aux projections de juin, principalement en raison d'une contribution plus faible de la demande intérieure au cours des prochains trimestres », expliquait la banque centrale dans son communiqué en septembre. A titre de comparaison, le Fonds monétaire international prévoit une croissance de 2,6% aux Etats-Unis et 5% en Chine cette année.
Cette situation incite de plus en plus de responsables de la BCE à affirmer que la banque centrale a pris du retard dans l'assouplissement de sa politique monétaire et qu'il faudra procéder à des réductions plus importantes que prévu des taux pour empêcher l'inflation de descendre trop bas.