L'objectif d'inflation de la BCE atteint « plus tôt que prévu », selon François Villeroy de Galhau
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François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France.
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Bonne nouvelle sur le front de la hausse des prix. L'objectif de la BCE devrait être atteint « plus tôt que prévu » en 2025. « Nous devrions atteindre notre objectif de 2% plus tôt que prévu dans l'année 2025 », a assuré ce vendredi François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, devant des journalistes.
Il a toutefois souligné que « le risque de manquer durablement notre cible par le bas existe désormais autant que celui de la dépasser ». Une inflation inférieure à 2% est en effet considérée comme pénalisante pour la croissance économique.
Cette déclaration intervient alors que la BCE a réduit de 0,25 point de pourcentage le taux de dépôt, qui sert de référence pour les conditions de crédit dans l'économie, pour le porter à 3,25%. L'institution de Francfort a jugé la désinflation en « bonne voie » en zone euro.
Avec ce deuxième assouplissement monétaire d'affilée, de même ampleur qu'en septembre, les gardiens de l'euro ont pris le contre-pied de la prudence affichée il y a un mois. Ils avaient alors donné le sentiment de vouloir attendre décembre pour desserrer à nouveau la vis monétaire.
« Ce n'est pas la première baisse des taux et ce ne sera pas la dernière », a d'ores et déjà averti François Villeroy de Galhau ce vendredi. Le rythme de l'assouplissement monétaire devra être celui d'un « pragmatisme agile », fondé sur « les données ».
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En zone euro, m'inflation a ralenti plus que prévu en septembre, à 1,7% sur un an, pour la première fois en plus de trois ans sous le seuil des 2%. Dans ce contexte, la BCE prévoit un retour de l'inflation à 2% d'ici fin 2025.
Davantage que la hausse des prix, c'est désormais davantage la faible croissance qui inquiète. « Sur l'activité, l'économie européenne connaît un atterrissage en douceur, sans récession, mais sans 'redécollage' net encore en vue à ce stade », a prévenu le gouverneur. Avant de compléter :
Car si la conjoncture économique se dégradait de façon trop importante, cela risquerait de laisser durablement l'inflation sous la cible de la BCE, forçant cette dernière à assouplir sa politique pour soutenir l'économie et les prix. Comme ce fut le cas à partir de 2015.
La BCE regarde ainsi avec inquiétude la « baisse de confiance » des acteurs économiques, de nature à « empêcher la consommation et l'investissement de se redresser aussi rapidement que prévu », selon la présidente de l'institution. D'autant que la conjoncture économique pourrait aussi souffrir des « risques géopolitiques », tels que la guerre en Ukraine et au Proche-Orient. L'inflation pourrait être ainsi relancée.
Sur la suite de la politique monétaire, la BCE n'a « pas dévoilé son jeu », ont commenté les analystes de DZ Bank, Christine Lagarde choisissant de ne pas fournir d'indication précise. Mais la plupart des économistes prévoient que la BCE décidera de nouvelles baisses lors de ses prochaines réunions, jusqu'à ramener le taux de la facilité de dépôt à 2%. Une fois revenu à ce niveau, la politique monétaire de la zone euro serait considérée comme neutre, c'est-à-dire qu'elle ne freinerait ni ne stimulerait l'économie.
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Un signal toutefois : la BCE attend désormais un retour de l'inflation à l'objectif « courant 2025 », et non plus « durant la seconde partie de 2025 » comme c'était le cas auparavant, signe que cela pourrait venir plus vite que prévu et donc influer son cap.
(Avec AFP)
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