Croissance surprise pour le PIB italien au troisième trimestre

L'Italie a vu son produit intérieur brut (PIB) progresser de 0,5% au troisième trimestre par rapport au précédent, malgré la crise de l'énergie et une inflation record. C'est une surprise.
La hausse inattendue du PIB, synonyme de recettes fiscales, donnera des marges budgétaires supplémentaires à la nouvelle Première ministre Giorgia Meloni. Un répit de courte durée si les sombres prévisions du FMI pour l'Italie se réalisent.
La hausse inattendue du PIB, synonyme de recettes fiscales, donnera des marges budgétaires supplémentaires à la nouvelle Première ministre Giorgia Meloni. Un répit de courte durée si les sombres prévisions du FMI pour l'Italie se réalisent. (Crédits : GUGLIELMO MANGIAPANE)

Croissance surprise pour le PIB italien qui progresse de 0,5% au 3e trimestre. L'ancien gouvernement, dirigé par Mario Draghi, avait en effet prévu un « léger recul » du PIB,  l'organisme indépendant du budget rattaché au Parlement (Istat) ayant tablé sur -0,2%. « La phase d'expansion du PIB s'est poursuivie pour le septième trimestre consécutif, mais en décélération par rapport au deuxième trimestre », où la croissance a été de 1,1% », constate l'Istat (Istituto nazionale di statistica), l'institut national de la statistique italien, dans un communiqué.

Cette hausse inattendue du PIB, synonyme de recettes fiscales, donnera des marges budgétaires supplémentaires à la nouvelle Première ministre Giorgia Meloni, qui s'est engagée à renforcer les mesures de soutien aux entreprises et ménages confrontés à l'envolée des prix de l'énergie. La dirigeante du parti post-fasciste Fratelli d'Italia devra trouver la parade face à une hausse des prix qui s'est emballée en Italie en octobre, passant à 11,9% sur un an, un record depuis mars 1984.

Le FMI juge inévitable une récession l'an prochain en Italie

Pour l'ensemble de l'année 2022, le gouvernement Draghi avait prévu une croissance de 3,3%, revue à la hausse fin septembre par rapport à une estimation initiale de 3,1%. Quant à 2023, M. Draghi avait sévèrement abaissé fin septembre sa prévision de croissance, tablant désormais sur une progression du PIB de 0,6%, contre 2,4% auparavant, sous l'effet de la flambée des prix de l'énergie et de la guerre en Ukraine.

Le Fonds monétaire international (FMI) a, lui, jugé inévitable une récession l'an prochain en Italie, avec un recul du PIB de 0,2%. La croissance de l'Italie avait atteint 6,7% l'an dernier, un taux inédit depuis plus de 40 ans, après un plongeon de 9% en 2020, dû à la pandémie de Covid-19.

La croissance s'accroche dans les grands pays européens

Dans d'autres grands pays européens comme la France et en Espagne, la croissance a également résisté au troisième trimestre, avec un PIB en hausse de 0,2%. Contre toute attente, l'Allemagne a fait mieux, avec une croissance de 0,3%, mais sans atteindre celle de l'Italie. Le PIB du Portugal a progressé de 0,4% au 3e trimestre, après une croissance de 0,1% au 2e trimestre, selon une première estimation rapide publiée lundi par l'institut national des statistiques portugais, l'INE (Instituto Nacional de Estatística, basé à Lisbonne).

(Avec AFP)

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 4
à écrit le 31/10/2022 à 17:16
Signaler
Si L'économie italienne est un problème pour l'Italie, elle risque beaucoup plus avec un gouvernement d'extreme droite qui va s'employer à detricoter tout ce qui fait la démocratie italienne. Tous les partis d'extrême droite nationaliste et populis...

le 31/10/2022 à 20:49
Signaler
Encore une fois, en bon marcheur tu ne vas pas au bout des choses, plein de tes certitudes. Que ça te plaise ou pas les faits sont que l'Italie à fait 0.5% au troisième trimestre, Le double de ton maître.

à écrit le 31/10/2022 à 13:13
Signaler
Bonjour, que se soit un gouvernement de droit ou de gauche, cela est une bonne nouvelle pour l'Italie... Bien sûr ils ne faut pas le dire...

à écrit le 31/10/2022 à 12:25
Signaler
Notons la faiblesse sémantique toujours plus criante des trolls fachos de toutes sortes, pro-nazis ou néolibéraux, qui nous disent que les candidats d'extrême droite ne sont pas d'extrême droite, j'ai même lu des tarés dire que c'était des gauchistes...

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.