Déjà 10 milliards d'euros d'obligations achetées en trois jours par la BCE

 |   |  218  mots
La Banque centrale européenne a lancé son QE depuis lundi 9 mars et a déjà acheté pour près de 10 milliards d'obligations.
La Banque centrale européenne a lancé son QE depuis lundi 9 mars et a déjà acheté pour près de 10 milliards d'obligations. (Crédits : © Kai Pfaffenbach / Reuters)
Trois jours après le lancement du programme d'assouplissement monétaire quantitatif (Quantitative Easing, QE), la Banque centrale européenne a annoncé avoir déjà acheté pour 9,8 milliards d'euros d'obligations.

La Banque centrale européenne et les banques centrales nationales ont acheté pour 9,8 milliards d'euros d'obligations publiques en trois jours, a déclaré jeudi Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE.

La maturité moyenne de ces titres est de neuf ans, a-t-il ajouté lors du Forum Gi, une conférence organisée à Paris, estimant que ce rythme était conforme à celui prévu par la BCE. Ce total est celui réalisé jusqu'à mercredi soir, a-t-il précisé.

60 milliards par mois

La BCE prévoit d'acheter pour 60 milliards d'euros de titres par mois, au moins jusqu'en septembre 2016, et pourra le faire au-delà si elle juge nécessaire de le faire, a une nouvelle fois déclaré Benoît Coeuré.

Il a précisé qu'il s'agissait dans le cadre de ce programme d'achat de titres publics surnommé assouplissement quantitatif, de se donner un horizon et pas de "se réveiller tous les matins" en se demandant s'il faut l'arrêter.

Pour justifier ce programme, il a souligné l'écart entre l'inflation mesurée et la cible de la BCE -- proche mais inférieure à 2% -- et expliqué que, compte tenu des incertitudes sur la politique monétaire des Etats-Unis, il était très important "de créer une bulle autour de la zone euro" pour la protéger.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 12/03/2015 à 21:47 :
Oui ça commence bien. Se débarrasser de tous les emprunts risqués dans son bilan auprès de la banque centrale nos banquiers se frottent les mains. Pour le règlement final nous serons informés des montants en temps et en heure surtout pour les emprunts dont l'émetteur aura déclaré faillite style la Grèce. 9ans à attendre (durée de vie moyenne) pour passer une écriture. D'ici là les taux auront remontés et la BCE perdra gros a priori.
a écrit le 12/03/2015 à 13:14 :
J'ai du mal à comprendre comment ça va faire de l'inflation ???
Ça ferait pas juste monter la bourse ??
Réponse de le 12/03/2015 à 13:36 :
Polo : comme les autres BE ont déjà bien fait du qe, c'était notre tour de nous y coller. Mais c'est juste pour ne pas désamorcer les pompes à phynance, rien d'autre... On est pas concernés, nous, France d'en bas. Et peuple d'en bas en général...
Réponse de le 12/03/2015 à 13:51 :
Hooups : La Tribune, merci de rectifier BE en banques centrales...
a écrit le 12/03/2015 à 12:49 :
J'aime bien la fin de l'article "de créer une bulle ...." , je n'y connais pas grand chose mais j'imagine qu'avec des taux négatifs , l'argent va couler à flot et s'investir partout, ya qu'à regarder la bourse, et ensuite on aura une bonne grosse bulle , mais quand va t elle de nouveau exploser ?
a écrit le 12/03/2015 à 11:58 :
Donc , la dette en UE ...change de bénéficiaire...! quelle manip financière géante ....! essayez de faire la même chose au niveau de votre Sté...! Bon à considérer , que cette dette plus intérêts.... est toujours à rembourser ...mais à un autre guichet et selon les horaires d'ouverture .....!
a écrit le 12/03/2015 à 10:05 :
La BCE fait des chèques en dizaines de milliards, fort bien, les citoyens ne sont-ils pas concernés pour savoir quel usage sera fait de ces fonds et s’ils seront répartis équitablement, ou bien sommes-nous en mode dictature ?
Réponse de le 12/03/2015 à 11:25 :
Quoi? Kesako? La BCE achète en son nom de la dette d'état donc l'utilisation de ces "fonds" est on ne peut plus clair... En reanche cela signifie que d'autres institutions irnt probablement investir ler argent ailleurs, et elles sont bien privées donc ne relève pas d'un choix démocratique mais d'un choix décisionnel propres à ces institutions, la liberté d'entreprendre etant un fondement de notre républque.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :