Divorce à l'anglaise : des scénarios "flous flous flous"
Guillaume du Payrat
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Brexit, DUP, Irlande du Nord, Royaume-Uni, UE
SIPA
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Brexit, DUP, Irlande du Nord, Royaume-Uni, UE
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C'est la solution préférée par l'UE et le gouvernement de May, et pourtant celle qui semble aujourd'hui la moins plausible. Le Premier ministre a promis aux 27 qu'elle présenterait une nouvelle fois son texte aux députés britanniques, qui l'ont pourtant massivement rejeté à deux reprises.
Il apparaît très peu probable que Theresa May parvienne à rassembler une majorité autour de son texte. Cette perspective s'est encore plus éloignée avec la reprise en main de l'agenda du Brexit par les parlementaires, qui ont décidé de tenir des votes indicatifs sur les différentes options en présence (no deal, accord plus souple, annulation du Brexit). Le Premier ministre pourrait cependant abattre une dernière carte et proposer sa démission en échange du soutien des députés conservateurs à son accord. Si May parvenait ainsi à faire adopter son plan avant le 12 avril, un nouveau délai « technique » serait accordé jusqu'au 22 mai, pour boucler les derniers détails juridiques. S'ouvrirait alors une nouvelle phase de négociations, de deux ans, permettant à la Grande-Bretagne et à l'UE de décider de leurs relations futures.
Initialement fixé au 29 mars, le couperet a finalement été reporté au 12 avril. À cette date, en l'absence d'accord agréé par les deux parties ou de nouveau report, le Royaume-Uni sortirait unilatéralement de l'Union européenne, du marché unique et de l'union douanière. Ce scénario largement redouté conduirait mécaniquement au retour d'une frontière entre l'UE et le Royaume-Uni, au niveau de la Manche et entre les deux Irlande.
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En l'absence d'accord commercial entre les deux parties, les personnes, marchandises et capitaux ne pourraient plus circuler librement. Cela imposerait un coup de frein brutal aux échanges entre les deux zones, et conduirait à la paralysie de nombreux secteurs. Le retour d'une frontière en Irlande serait par ailleurs catastrophique pour la stabilité de la région.
Guillaume du Payrat