En cas de Brexit, la Norvège peut-elle être un modèle pour le Royaume-Uni ?

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Les relations entre l'UE et la Norvège seront-ils un modèle pour l'après-Brexit ?
Les relations entre l'UE et la Norvège seront-ils un modèle pour l'après-Brexit ? (Crédits : Reuters)
Si les Britanniques décident le 23 juin de sortir de l'UE, il faudra redéfinir les relations avec les 27 autres pays. L'exemple de la Norvège, qui a deux fois refusé d'entrer dans l'UE en 1972 et 1992, peut-il être une base de négociation ? La question réside dans la majorité politique qui gouvernera le pays après le référendum.

Le « Brexit », la sortie de l'Union européenne du Royaume-Uni, redevient une possibilité crédible selon les sondages. En cas de succès du vote favorable au divorce avec l'UE se posera alors la question du type de relations commerciales et politiques que le pays souhaitera établir avec les 27 pays restants dans l'Union. C'est ce choix - et le rythme auquel il sera pris - qui déterminera en réalité les conséquences économiques à moyen et long terme du Brexit.

Plusieurs options s'ouvriront alors. Autour de l'UE existe en effet un certain nombre de cercles concentriques où gravitent des pays aux liens plus ou moins étroits. Certains, comme les relations réglant les territoires dépendant d'États-membres, mais eux-mêmes non membres de l'UE (comme l'Île de Man ou la Polynésie française, par exemple) ne sont pas pertinents dans le cas du Royaume-Uni.

L'EEE, kesako ?

Le premier cercle pertinent est celui de l'Espace économique européen (EEE) qui regroupe actuellement les 28 États membres de l'UE et trois autres pays : le Liechtenstein, l'Islande et la Norvège. Quelques partisans du Brexit ont, du reste, au cours de la campagne, défendu l'idée d'un « modèle norvégien » pour le Royaume-Uni après le 23 juin. En quoi consistent les accords de l'EEE ? Ils permettent aux États non membres de l'UE d'avoir un accès quasi complet au marché unique européen. Mais cet accès a des conditions : les États de l'EEE hors UE doivent accepter les « quatre libertés de circulation » défendues par l'UE, celles du travail, des biens, des capitaux et des services. En conséquence, Norvège, Islande et Liechtenstein ont dû intégrer dans leur propre législation les règlements européens liés à ce marché unique. Ils doivent aussi contribuer au budget de l'UE afin d'assurer la cohérence et le développement du marché unique auquel ils ont accès.

Les partisans du « Brexit » mettent en avant la prospérité en dehors de l'UE des trois pays membres seulement de l'EEE. Cet argument permet certes de relativiser le discours apocalyptique des partisans du vote « Remain » (« Rester » dans l'UE), mais il ne dit rien sur le fait de savoir si cette option est intrinsèquement bonne pour le Royaume-Uni. Les trois pays en questions ont en effet des caractéristiques assez particulière (petite taille, poids de la pêche ou de l'industrie pétrolière) et, surtout, ne sont jamais entrés dans l'UE et, partant, n'en sont jamais sortis. Les situations sont donc assez diverses.

Préserver l'accès au marché unique

Reste que, en cas de Brexit, l'intérêt principal de l'EEE sera de sauvegarder une des priorités des entreprises britanniques : conserver l'accès complet au marché unique européen. La liberté de circulation des capitaux et des services permettra aussi de conserver l'essentiel pour la place financière de Londres. Cette sauvegarde peut se faire en rapatriant un certain nombre de compétences au niveau national, notamment les politiques agricole et de pêche, ainsi que les politiques judiciaires et « intérieures ».

Liberté de négocier avec des pays tiers

De plus, et c'est un argument important pour les partisans du Brexit, l'entrée dans l'EEE (qui nécessitera l'accord des trois États membres actuels) permettra de mener une politique commerciale autonome avec les pays tiers en passant des accords de libre-échange « sur mesure » avec des pays en forte croissance. La Norvège, par exemple, a passé de tels accords avec Singapour et le Canada avant l'UE et, avancent les partisans du Brexit, en prenant en compte ses seuls spécificités nationales et non celles d'un bloc de 28 pays. C'est un argument important pour les Britanniques, qui restent partisans du libre-échange, et qui, en cas de Brexit, souhaiteraient à nouveau se tourner vers les « mers » et non plus seulement vers le continent. D'autant que le Royaume-Uni réalise seulement 50% de ses exportations vers l'UE contre 80% pour la Norvège.

Participer au budget européen, quand même

Mais si l'option « norvégienne » préserve, semble-t-il, une part des intérêts commerciaux britanniques, il a un revers. D'abord, l'entrée dans l'EEE implique une participation indirecte aux budgets de l'UE, notamment pour assurer le développement et la cohérence du marché unique auquel les pays seulement membres de l'EEE ont accès. Selon le think tank anti-Brexit Open Europe, la Norvège verse ainsi environ 107,4 euros par personne à l'UE, contre 139 euros aujourd'hui au Royaume-Uni. Mais si l'EEE n'est pas une « option gratuite », on remarquera que le « coût » de l'UE pour la Norvège est inférieure d'un quart à celui du Royaume-Uni. Et encore la Norvège a-t-elle souhaité participer à des budgets « optionnels » comme l'aide au développement et paie-t-elle davantage par habitant que l'Islande, par exemple.

Déficit démocratique de l'EEE

Le revers de l'entrée dans l'EEE est l'acceptation d'une grande partie de la législation européenne en rapport avec le marché unique qu'il devra ainsi conserver et, à l'avenir, adopter sans pouvoir participer à leur conception autrement que par le lobbying. La décision sera prise par les États membres de l'UE. Un pays de l'EEE n'a pas de commissaire européen, ni de droit de veto ou de droit de vote au conseil européen. Dans le cas norvégien, il est souvent avancé que le pays a dû accepter les trois quarts des directives européennes adoptées à Bruxelles. Mais il faut souligner également que les pays de l'EEE n'ont dû, parallèlement, accepter que 17,5% de tous les règlements européens édités depuis 2008. Il n'empêche, comme le souligne un rapport parlementaire norvégien de 2012, l'EEE accuse un véritable « déficit démocratique » qui n'a pu être dépassé dans le pays scandinave que parce que les directives européennes correspondaient à la « sauvegarde de valeurs et d'intérêts » norvégiens.

Un droit de veto théorique

Certes, l'accord de l'EEE permet, en théorie, dans son article 102, un droit de veto des États membres vis-à-vis de la législation de l'UE. Le Royaume-Uni pourrait donc « faire le tri » entre ce qu'il accepte et ce qu'il n'accepte pas. Mais ce veto n'a jamais été invoqué par un Etat de l'EEE. Pourquoi ? Parce qu'il ouvre la voie à des représailles, et notamment, des sanctions sur la partie affectée par la directive. Une partie des produits britanniques pourraient ainsi perdre leur accès au marché unique en cas de refus d'intégrer un texte de l'UE dans la législation du Royaume-Uni. Surtout, les relations avec l'UE risqueraient de se dégrader et d'affecter l'influence de ce pays à Bruxelles lors de la formation des nouvelles législations. La Norvège a invoqué en 2011 ce droit de veto sur la directive postale, avant de faire marche arrière deux ans plus tard.

Protégé par sa taille ?

Les partisans du Brexit affirment que le poids de l'économie britannique leur permettrait de se prémunir contre ce danger. L'économie britannique est en effet plus de 5 fois plus grande que celle de la Norvège, mais cela justifierait-il un meilleur traitement ? On voit mal comment l'UE pourrait accepter de ne pas prendre des sanctions en cas de rejet d'une législation affectant le marché unique, sauf à remettre en cause précisément ce marché unique. En réalité, entrer dans l'EEE implique l'acceptation de règles assez proches, sur le plan économique et commercial, de celui de l'UE sans peser pleinement sur les décisions. L'option « norvégienne » ne réglerait donc qu'en partie le déficit démocratique de l'UE dénoncée par les partisans du Brexit. D'un côté, certaines compétences redeviendraient à Westminster, mais beaucoup d'autres échapperaient au gouvernement britannique qui, à la différence d'aujourd'hui, n'aurait que peu d'influence sur leur préparation.

Accepter finalement l'immigration de l'UE ?

Cette option pose surtout un grave problème aux partisans du Brexit. Dans le cadre de l'EEE, on l'a vu, il faut accepter les « quatre libertés de circulation », y compris celle des travailleurs. Autrement dit, avec cette option norvégienne, le Royaume-Uni ne pourra donc pas limiter l'émigration de l'UE. La Norvège a ainsi un des taux d'immigration en provenance de l'UE les plus élevés d'Europe. Plus de 7 pour mille de la population en 2012 contre 2 pour mille outre-Manche. Or, c'est un des arguments principaux des défenseurs du Brexit durant la campagne. Si le Royaume-Uni entre dans l'EEE, le gouvernement qui négociera le Brexit devra donc abandonner la principale revendication de la campagne des pro-Brexit, revendication qui s'amplifie aujourd'hui tant l'immigration prend de la place dans les débats.

Construire une majorité pour choisir : le vrai enjeu de l'après-Brexit

Au final, comme le souligne le rapport déjà cité de la commission du Storting, le parlement norvégien, l'option de l'EEE est un « compromis entre des valeurs démocratiques et d'autres considérations de valeurs et d'intérêts dont la sauvegarde dispose d'une large majorité ». Or, il n'est pas sûr que le Royaume-Uni soit prêt à un tel compromis. Il faudra donc que le pays définisse ses priorités post-Brexit. Si la priorité est de sauvegarder l'accès au marché unique, l'EEE est une bonne solution. Si la priorité est de limiter l'immigration, alors l'EEE n'est pas la solution. Or, ce choix des priorités est un choix politique. Et c'est ce que la campagne sur le référendum oublie quasiment en permanence : dans le camp du « Remain » comme dans celui du « Leave », il existe une incohérence politique qui devra être réglée après le vote du 23 juin.

Le problème des Conservateurs

Une fois le Brexit accepté par le peuple britannique, il faudra donc définir une majorité politique pour définir le compromis futur avec l'UE. C'est cette majorité qui définira les futures priorités du gouvernement. La question deviendra particulièrement délicate pour les Conservateurs pro-Brexit qui devront choisir entre tenter de conserver l'unité de leur parti sur une ligne plus favorable à la sauvegarde de l'accès au marché unique et se rapprocher de l'UKIP pour défendre une ligne dure sur le plan de l'immigration. Dans le premier cas, l'option norvégienne est crédible, mais elle suppose de « décevoir » une grande partie des électeurs du « Leave » qui auront voté pour limiter l'immigration. La sanction aux élections générales risque d'être sévère pour les Conservateurs. Dans le second cas, l'unité des Conservateurs sera difficile à conserver et il faudra trouver une autre solution. Or, compte tenu de l'importance de l'immigration dans la campagne, cette deuxième option est la plus crédible.

Les autres pistes

Quelles seront alors les autres options pour le Royaume-Uni post-Brexit ? Il existe la piste suisse. La Confédération n'est pas membre de l'EEE, mais fait partie de l'Accord européen de libre-échange (AELE), qui regroupe aussi les trois pays de l'EEE hors UE. L'AELE est un accord lâche d'union douanière qui négocie parfois pour ses quatre membres des accords de libre-échange communs. La Suisse, pour avoir accès au marché unique européen, doit négocier directement avec l'UE des accords bilatéraux. Mais le socle de l'accord a été l'acceptation des « quatre libertés de circulation ».

Le vote suisse du 9 février 2014 a dénoncé la liberté de circulation des personnes et les négociations sur ce sujet n'ont pas encore abouti, ni même réellement commencé. Il est donc impossible de dire si cette option suisse permet ou non d'aménager l'immigration. Si ce n'est pas le cas, il restera l'option de négocier un accord classique de libre-échange avec l'UE, comme avec le Japon, le Canada ou les États-Unis. Des accords difficiles à négocier et qui ne garantissent nullement un accès complet au marché unique. Mais qui laisseront politiquement autonome le Royaume-Uni. Là encore, l'enjeu sera de construire une majorité britannique pour cette longue négociation et pour faire face aux conséquences économiques de l'incertitude qui en naîtra...

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a écrit le 09/06/2016 à 23:36 :
Nos meilleurs ennemis à notre rescousse avec un Brexit : qui l’eût imaginé ?
4) (...) Actuellement des gens peinent à rentrer dans le circuit de « Pierre et Paul », le circuit de l’île qui symbolise des gens en place et qui échangent entre eux.
… La « planche à billets » française avait laissé notre pays sans aucune dette en 1973, lorsque fut votée la loi funeste du 3 janvier 1973 (loi dite Pompidou-Giscard- Rotschild) qui interdit à l’État de financer son endettement.
(Même cette formulation d’« endettement de l’ État » est incorrecte et vicieuse. Mais, pour l’instant, n’entrons pas dans des discussions supplémentaires ; ça marchait très, très bien avant cette loi !)
Conclusion ?
Il faut changer la Constitution européenne qui interdit aux États de financer leur propre endettement, tout en contrôlant cet « endettement », qui n’est que de l’argent mis dans le circuit monétaire.
Il faut aussi être prêt à quitter l’Europe banquière au besoin.
La situation est vraiment simple, et on peut garder presque tout le monde en place : on a besoin de tout le monde, sauf d’une dizaine de banquiers internationaux qui préféreraient continuer à cacher le fond peu honnête de la philosophie keynésienne.
a écrit le 09/06/2016 à 23:33 :
Que les sujets de Sa Majesté refusent l’Europe actuelle, et ainsi la sauvent, puis adhèrent dans quelques années à une Europe retrouvée serait un fait historique fantastique !
3) (…) Voici la présentation du piège continuel maintenu en place par les banquiers internationaux ; voici comment ils créent le manque d'argent en circulation. C’est très simple en fait. Prenons un cas d’école.
« Pierre et Paul vivent seuls sur une île. Il y a une banque et la monnaie est le X.
Pierre produit du lait et Paul pèche des poissons. Chacun consomme de son produit, et en vend à l’autre pour une valeur égale à 30X par mois.
Pierre fait office de banquier au besoin.
Ils recueillent Claude, un naufragé (ou un navigateur de passage). Claude veut rester et participer à la communauté : il est très bon fleuriste, et comme Pierre et Paul aiment bien les fleurs, ils sont d’accord que Claude fournisse des fleurs.
Gros souci : Claude n’a pas un X. Pierre lui propose que la banque lui prête 60X (30X pour acheter du lait et 30X pour le poisson), sans intérêts pour simplifier l’exemple ; seul le capital est remboursable en 30 mois. L’argent est mis sur le compte de Claude le premier janvier. Fin janvier Claude a acheté pour 30X à Pierre et 30X à Paul. …. Pierre et Paul ont échangé 60X avec chacun de deux autres. Début février Claude rembourse 2 X. Il n’achète plus que pour 58 X de nourriture…. Pierre et Paul échangent toujours pour 30X entre eux deux… Début mars il rembourse 2 X : il n’achète plus que pour 56 X de nourriture… Pas besoin d’aller plus loin : Claude finira sans un X. Que faire ?( on exclue la possibilité de troc car nous sommes à la recherche d’un système financier adéquat ; les prix sont bloqués aussi).
La solution est : il faut mettre en circulation davantage de X !
Dans le cas de notre île, la banque ne fait donc pas de prêt à Claude début Janvier. Une des solutions possibles pourrait être la suivante : en janvier Pierre, Paul et Claude se fournissent leurs services. Fin janvier Claude peut amener à la banque les factures de la vente de ses fleurs ; la banque crédite le compte de Claude de 60X. (c’est cela, la planche à billets ; c’est de la monnaie scripturale correspondant à un travail réel effectué). Puis Claude paie Pierre et Paul à hauteur de 30X chacun. Et la nouvelle vie économique du groupe peut être comptabilisée ; elle peut techniquement s’effectuer et continuer stablement »...
a écrit le 09/06/2016 à 23:30 :
Le Brexit sauvera les Britanniques et… l’Europe des nations !
2) (…) Car l’idéologie actuelle des financiers est celle de Lord Keynes, économiste et écrivain anglais (1883 - 1946), idéologie qui se résume ainsi : « Créez des besoins ! ». Autrement dit, mettez les citoyens en situation de grande nécessité (contrainte qui pousse à agir ou à subir), et laissez les croire ou espérer qu’ils peuvent accéder à une vie normale ou prospère.
Le système keynésien consistait (et consiste toujours) à faire croire que les États doivent investir (dépenser) de grosses sommes pour créer des emplois en période de récession, sommes à rembourser aux banques internationales, bien sûr. Il y a toujours des membres du gouvernement qui vont dans ce sens, soit par manque d’analyse technique, soit parce qu’ils sortent des banques, et la situation économique ne s'améliore pas.
Le problème chronique de la récession est provoqué par le système bancaire international : volontairement, il n'y a pas assez d'argent en circulation, et cela condamnera toujours à peu près la moitié de la population terrestre à vivre dans la nécessité la plus grande. Le mal est aggravé par l’impôt sur le revenu, qui est autant d’argent en moins en circulation à la disposition de ceux qui créent et entreprennent, c’est-à-dire les leaders sociaux du travail (...)
a écrit le 09/06/2016 à 23:29 :
Mieux vaut un Brexit !
1) Il faut absolument que les sujets de Sa Majesté refusent d’intégrer l’Europe moribonde actuelle. C’est l’Europe des banquiers, que l’on a refusée en France lors du référendum mais que nos politiciens continuent de nous imposer.
Nous devons et pouvons retrouver la situation de nos belles Trente glorieuses, les années 1945-1974 ! Que s’est-il passé en 1974 qui a mis fin à notre période faste d’économie et qu’on n’a jamais revue depuis ?
Eh bien le président de la république Georges Pompidou, qui fut élu en 1969 en remplacement de Gaulle, sortait tout droit d’une banque internationale bien connue. Il amena la classe politique à croire qu’il fallait abandonner le système de la planche à billets pour emprunter sur les marchés financiers ! Et les élus l’ont cru ! (et , peu intéressés par le sujets, les citoyens aussi). Pompidou mourut en avril 1974, et lui-même ou son successeur et homme de main Giscard, fit faire à l’État son premier emprunt sur les marchés financiers : on ne s’en est jamais remis, et on ne risque pas de s’en remettre car ça continue encore (...)
a écrit le 09/06/2016 à 14:21 :
Un peu de vrai mais quelques erreurs. Pour une fois notre éditorialiste pose le vrai problème, à savoir qu'on ne sait pas avec précision ce qu'il en sera d'un point de vue économique en cas de Brexit, sauf que globalement il sera favorable à UK. En effet l'enfermement européïste le tire vers le bas, il ne peut qu'aller mieux en coupant le cordon statique. L'erreur que fait Romaric est double : il comptabilise les versement à l'UE sans considérer les encaissements. Non pas ceux du retour formel de la monnaie mais le retour informel pourtant bien connu. Je vais en donner un exemple : les allemands ont accepté que notre pays soit le plus large bénéficiaire agricole .... mais nous vendent des quantités considérables de produits chimiques pour ce secteur, Bayer, BASF et d'autres, bien plus payant que le retour formel potentiel. Ainsi ce n'est pas le seul retour formel des budgets qu'il faut considérer mais le retour global mêlant divers intérêts. La seconde erreur est de considérer UK seul. Pourtant il est évident que si Brexit il y a c'est pour constituer d'autres alliances (voir mon post ce jour sur l'Ukraine) en Europe et dans le monde, un nouveau Commonwealth. Il sera difficile et ridicule de vouloir prétendre "punir", comme pour la Russie, car il se pourrait bien que ce soit le bloc européïste qui soit puni en retour. Mieux, se posera forcément la question de la normalisation des relations internationales et ... monétaires. Comme je l'expose depuis longtemps : pourquoi certaines devises ne sont pas reconnues et échangées dans des conditions convenables dans ce qu'il faut bien appeler un hold-up monétaire. Accords monétaires et commerciaux ruinent de nombreuses régions du monde, or nous avons besoin de nouvelles croissances et donc d'une révision rapide de ces critères anciens. C'est le point mondial positif du Brexit. Agissons.
a écrit le 09/06/2016 à 13:38 :
Comme les chanceS que le Brexit ce réalise sont nulle , je ne vois pas l’intérêt de de ce
Blog , a part conforté romaric dans sont erreur et ces afidé. il y a un blog aussi bête sur FiGAROVOX, a mourir de rire , on dirait la version internet de Radio Paris comme Radio courtoisie, mais revisité par les Muppets
a écrit le 09/06/2016 à 13:11 :
L’argumentation de nos adversaires est presque entièrement de nature tétanisante, c’est-à-dire qu’elle consiste en anathèmes et en prédictions apocalyptiques visant à figer l’adversaire dans une stupeur douloureuse et à intimider les Français. Cette technique comporte des variantes. La variante principale, cependant, se résume dans le slogan thatchérien « There is no alternative » (Il n’y a pas d’alternative), souvent abrégé « TINA ». Cet argument est ce que l’on appelle une pétition de principe. Pas d’alternative à la mondialisation, pas d’alternative à l’euro, circulez, il n’y a rien à voir.


http://www.upr.fr/actualite/europe/economiste-demissionnaire-bce-appelle-sortie-leuro-lue
a écrit le 09/06/2016 à 12:43 :
Ce que vous ne dites pas c'est que la Grande Bretagne a un énorme déficit commercial avec l'UE (24 Milliard de GBP). Ce qui constitue un "atout" dans la négociation post Brexit.
Les européens seront obligés d'accorder un statut bien plus favorable aux anglais qu'aux Norvégiens. On peut faire confiance au gouvernement anglais pour négocier au mieux de leurs intérèts.
https://www.theguardian.com/business/2016/may/10/uk-trade-deficit-hits-new-record-of-24bn-pounds-eu-referendum-brexit
Réponse de le 12/06/2016 à 16:51 :
J'ai lu ici il y a un an à peu près le même argument selon lequel l'énormité de la dette grecque constituait un atout dans sa négociation avec la troîka dont l'UE... Le déficit commercial britannique vis-à-vis de l'UE est tenable parce que compensé, au niveau de la balance des paiements par le produit des services financiers...
a écrit le 09/06/2016 à 12:02 :
De fait la Norvège n'est pas membre de l'UE... sur le papier seulement. Elle s'applique quasiment toutes les dispositions de l'UE, y compris Schengen (comme la Suisse d'ailleurs), contrairement au Royaume-Uni. Si le Royaume-Uni s'appliquait le "modèle" norvégien après un éventuel Brexit, outre le fait qu'il ne serait probablement plus uni (du fait du probable Scottexit), il serait davantage dans l'UE qu'actuellement...
a écrit le 09/06/2016 à 11:44 :
Cette histoire de Brexit et les raisons de l'éventuelle sortie de la GB de l'UE me font bien rire. La GB est le pays qui a le moins appliqué les réglementations sociales de l'UE en utilisant l'option "opt out". La GB garde le controle sur sa monnaie et peut décider de faire fonctionner la planche à billets (ce qu'elle a fait d'ailleurs). Enfin la GB ne fait pas partie de Schengen et donc conserve ses controles douaniers à l'entrée et la sortie. De surcroit, étant une île, il est plus facile de limiter/controler les entrées et sorties du pays. l'immigration qui semble être une pierre angulaire des pro-brexit est majoritairement en provenance de l'UE. L'immigration récente importante provenant des pays de l'Europe de l'Est est directement liée a une décision du gouvernement de Tony Blair de permettre aux polonais, hongrois... de pouvoir travailler sans permis/visa en GB alors que les autres pays de l'UE ne le permettaient pas encore. La GB avait besoin de cette immigration jeune et dans certains cas qualifiées. La GB a un nombre important de médecins, infirmières et autres diplomés qui ne leur a rien couté (l'enseignement ayant couté aux autres pays d'ou ils viennent), et étant jeunes ils ne coutent rien ou peu à la sécurité sociale. Ils ont également bénéficié de main d'oeuvre bon marché pour des emplois boudés par les britanniques (serveurs...). On se demande donc pourquoi la GB blame l'UE pour tous ses maux alors qu'elle garde une plus grande partie de souveraineté que bien d'autres pays membres de l'UE, et que les problèmes qu'ils connaissent semblent plus liés a leur politique national qu'a l'UE (les guerres de Tony Blair sont le terreau des migrants tentant d'entrer en GB par Calais). La crise financière et ses conséquences ne sont pas la faute de l'UE mais d'une trop grande dépendance de la GB à la finance et d'un manque de régulation. Ils veulent le beurre et l'argent du beurre: les retraités britanniques peuvent aller vivre à pas cher dans des pays de l'UE et être mieux soignés qu'en GB, on peut profiter des cerveaux et jeunes diplomés des autres pays, mais sans accepter les contraintes!
a écrit le 09/06/2016 à 10:03 :
Comme ils sont plus ou moins ultra libéraux il serait ridicule de les exclure de Bruxelles ou ils ont fait un boulot énorme . Il faudra donc les conserver . Mais leurs décisions ne
s appliquera pas à la GB pour tout ce qui est convergences , mais libre à eux de continuer le libre échange et d adhérer à leur gré aux décisions qu ils trouvent positives .

Chut ne hurlaient pas !!!! , ils nous montre une voie .
a écrit le 09/06/2016 à 9:29 :
Cad sortir ..aussi ..?"

C'est maintenant ou jamais. Les Britanniques ont une chance historique d'échapper à la prison, et lorsqu'on voit une porte de prison ouvrir, on doit s'enfuir", a déclaré le député français et candidat à la présidentielle Nicolas Dupont-Aignan à The Local.
a écrit le 09/06/2016 à 9:27 :
Il faudra plutôt envisager un Frexit ..!!


http://u-p-r.wikia.com/wiki/Les_10_raisons_qui_nous_imposent_de_sortir_de_l%E2%80%99Europe
a écrit le 09/06/2016 à 9:05 :
UK peut aussi signer le TAFTA même après le brexit...
a écrit le 09/06/2016 à 8:55 :
et pour la france... chomage/ greves agriculture abandonné ! le palme de la médiocrité pour les ministres
Réponse de le 09/06/2016 à 12:46 :
On est en face d' un gouvernement qui ne représente plus le pays, qui passe en force, qui a envolé la démocratie ..
Réponse de le 09/06/2016 à 13:50 :
On est surtout en face d'un pays qui ne veut plus rien changer. Il meurt petit à petit d'une classe politique distante et déconnectée, d'un ensemble de corporatisme qui défendent leurs petits privilèges, d'une population importante qui vit en partie grâce aux transferts sociaux et qui a peur de sombrer un peu plus dans la misère, le tout sur un fonds de décroissance économique. Tout le monde sait que ce n'est plus tenable, mais personne ne veut être le premier à "lacher" le moindre "acquis". Alors on va vers la rupture au lieu de négocier tous ensemble.

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