Un Brexit ne changerait rien à la suprématie mondiale de la place de Londres, selon Deutsche Börse

 |  | 403 mots
Lecture 2 min.
Le LSE et Deutsche Börse avaient annoncé en mars leur intention de fusionner.
Le LSE et Deutsche Börse avaient annoncé en mars leur intention de fusionner. (Crédits : REUTERS/Toby Melville)
A trois semaines du référendum qui verra les Britanniques se prononcer sur le maintien de leur pays dans l'Union européenne, le patron de Deutsche Börse, en passe de racheter le LSE, estime qu'un Brexit ne remettrait pas en cause le leadership mondial de la place financière de Londres.

La date du 23 juin approche à grands pas et, avec elle, l'éventualité d'un Brexit, c'est-à-dire d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, si les Britanniques font ce choix lors du référendum qui aura lieu dans trois semaines.

Pas de quoi tourmenter Carsten Kengeter, le patron de Deutsche Börse, laquelle est en passe de racheter le LSE (London Stock Exchange), l'opérateur de la Bourse de Londres. "Un Brexit ne changerait rien au fait que Londres resterait la plus importante place financière du monde", affirme Carsten Kengeter ce vendredi 3 juin, dans un entretien au quotidien allemand Handelsblatt. Et d'ajouter : "Les interconnexions mondiales (de la place londonienne) seraient toujours là après un Brexit", et ce même si ce scénario de sortie serait "un énorme coup dur pour l'Union européenne comme pour la Grande-Bretagne".

Inquiétudes en France

Pour rappel, Deutsche Börse et LSE avaient annoncé en mars leur intention de fusionner. "L'issue du référendum ne conditionne pas la fusion (...). "Et si la Grande-Bretagne choisissait le Brexit, les connections entre Francfort et Londres seraient au moins aussi importantes que jusqu'à présent", ajoute Carsten Kengeter. Néanmoins "avec un Brexit, le cadre réglementaire de la fusion changerait, nous devrions peut-être adapter notre projet à une nouvelle réalité", nuance le patron de Deutsche Börse.

Ce projet de rapprochement entre Deutsche Börse et le LSE, qui donnerait naissance à un poids lourd mondial de la bourse, suscite des inquiétudes en France. Pas plus tard que le 30 mai, à l'issue de la quatrième réunion du Comité Place de Paris 2020, Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace, Michel Sapin, ministre des Finances, et François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, ont souligné les risques que ce projet de fusion, en l'état, soulève en matière de concurrence et de stabilité financière, du fait notamment du poids cumulé des deux fiancés dans les opérations de compensation.

"Les chambres de compensation des deux Bourses ne seront pas fusionnées", rétorque Carsten Kengeter. "Les contrôles seront facilités parce que les deux chambres opéreront selon les mêmes standards. Globalement le système sera plus stable", selon lui. La fusion doit encore être approuvée par plusieurs autorités de la concurrence, et par Bruxelles, ce qui pourrait prendre encore des mois.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 04/06/2016 à 9:17 :
Le Brexit nuira tout de même à la place de Londres. Certaines banques ont déjà annoncé qu'elles réduiraient leurs personnels (les grandes banques allemandes notamment qui recentreront leurs opérations à Frankfort).. Evidemment, on imagine que Londres restera une de places principales du Monde.
a écrit le 03/06/2016 à 13:21 :
Le brexit une chance pour une Europe confédérale a la mode Suisse !
a écrit le 03/06/2016 à 13:15 :
Ils sortent de l'Euro avant l'effondrement des banques aux USA qui ricocheront sur la zone Euro. C'est pour ça qu'ils passent des lois liberticides juste avant le choc final, comme ça quand les gens vont devenir dingue, comme ils le veulent, ils vont pouvoir déclarer l'état d'Urgence et voilà comme un gouvernement démocratique crée un cheval de troie, puis crée elle-même un collapsus mondial pour basculer en dictature, "Pour la sécurité nationale".
a écrit le 03/06/2016 à 10:52 :
Si la zone euro arrêtait d être stupide, cela changerait : pourquoi les chambre de compensation en euro sont a londres ??
a écrit le 03/06/2016 à 10:19 :
Et une Brexit ne changerait rien non plus au niveau commerce, car on achète un produit parce qu'il est bon et non parce qu'il est anglais ou allemande. Boris Johnson est le plus crédible :-)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :