En Espagne, le chômage au plus bas depuis 2009

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Un homme sort d'une agence d'emploi gouvernementale à Séville, dans le sud du pays, le 2 juin 2016.
Un homme sort d'une agence d'emploi gouvernementale à Séville, dans le sud du pays, le 2 juin 2016. (Crédits : REUTERS/Marcelo del Pozo)
Le taux de chômage s'établit dans le pays à 20% au deuxième trimestre, le plus bas depuis près de six ans, mais c'est toujours le plus mauvais taux de l'Union européenne derrière la Grèce.

Le nombre de chômeurs en Espagne a baissé de 83.993 personnes en juillet, ramenant le total des sans emplois à 3,68 millions de personnes, a annoncé mardi le ministère du Travail. Le chômage atteint son niveau "le plus bas depuis août 2009", a souligné le ministère dans un communiqué.

Le ministère ne calcule pas le taux de chômage, tâche qui revient à l'Institut national des statistiques. Celui-ci, qui inclut les chômeurs non enregistrés, a calculé le taux de chômage à 20% au deuxième trimestre, le plus bas depuis près de six ans, mais toujours le pire résultat de l'Union européenne derrière la Grèce.

1,8 millions de contrats signés

Les services, dont le tourisme, secteur clé pour la quatrième économie de la zone euro (11% de son PIB) ont créé le plus d'emplois (51.275) en juillet, devant la construction et l'industrie qui en ont créé chacun plus de 10.000. Ce sont par conséquent les régions touristiques d'Andalousie, de Galice et de Catalogne qui ont embauché le plus, selon les chiffres du ministère.

Au total, 1,8 millions de contrats ont été signés en juillet, le meilleur chiffre jamais enregistré en Espagne. Néanmoins, seulement 7% d'entre eux étaient à durée indéterminée.

Le gouvernement sortant a annoncé vendredi dernier tabler sur une baisse du taux de chômage en 2016 et en 2017 avec une croissance soutenue, malgré la paralysie politique actuelle. Le taux de chômage devrait se réduire à 18,6% fin 2016 et 16,6% fin 2017, selon le gouvernement.

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a écrit le 02/08/2016 à 17:09 :
La qualité d'une économie ne se mesure pas en taux de chômage, surtout si les emplois sont à faible valeur ajoutée. Ce qui compte avant tout est le PIB par habitant, et il est plus faible en Espagne qu'en France. Le modèle Français est donc meilleur que le modèle espagnole pourtant souvent cité en exemple. La Turquie à un PIB par habitant environ quatre fois moindre que la France, et pourtant le même taux de chômage.
Réponse de le 03/08/2016 à 9:14 :
Il faut surtout regarder le PIB/habitant à parité de pouvoir d'achat. Les prix des biens et services étant nettement plus bas en Espagne qu'en France, je ne suis pas sûr que la comparaison soit aussi nette que vous le croyez. Je constate aussi que l'Espagne crée de l'emploi industriel, ce que la France n'a plus fait depuis longtemps. Et pour finir la dynamique espagnole de croissance est nettement positive...
Réponse de le 03/08/2016 à 15:49 :
Si on compare le tableau du PIB par habitant et celui de l'indice IDH, on observe une forte corrélation. Mis à part le prix de l'immobilier et les produits sans concurrence internationale, il y a un nivellement des prix en Europe. Il n'est donc pas absurde de tenir compte du seul PIB par habitant pour avoir une idée générale de la qualité de vie d'une population. Par contre, je n'ai constaté aucune corrélation entre le taux de chômage et indice IDH. De plus, la comparaison est faussée par les modes de calcul de chaque pays, contrairement au PIB qui est normalisé.
a écrit le 02/08/2016 à 16:19 :
En 2007, le taux était à 8, 9 et brusquement en 2009 le taux est passé à plus de 18 (la crise arrive toujours par surprise prenant à contre-pied touts les prévisionnistes officiels).Et depuis 2009 c'est à dire 7 années consécutives, le chômage officiel est au dessus de 20.

A quand ce taux retrouva son niveau de 2007 ? Selon les prévisions du gouvernement espagnol le taux doit descendre à 16 en 2017.Et donc il faudra au minimum 10 -13 ans(si une crise ne se déclare pas mais on voit bien que le marché mondial actuel ralentit) pour retrouver le niveau de 2007.

Tant que les propriétaires auront le pouvoir d'embaucher ou de débaucher des salariés, peut importe qu'on élit la droite, la gauche ou les extrêmes, il y aura toujours du chômage.Parce que le pouvoir public s'arrête à l' extérieur de l'entreprise et à l'intérieur, c'est la dictature des propriétaires.Or la débauche des salariés se fait à l'intérieur de l'entreprise par la direction de l' entreprise et cela sans consultation démocratique des salariés.

La démocratie actuelle est une grande escroquerie.
Réponse de le 03/08/2016 à 9:26 :
Sur la période 1982-1995 (période Gonzalez jusqu'à l'arrivée d'Aznar) le chômage a toujours été de l''ordre de 20%. Il a fallu la réforme du travail d'Aznar, la forte reprise de la fin des années 90 et le boom immobilier pour qu'il baisse au dessous de 10%.
a écrit le 02/08/2016 à 14:08 :
"Néanmoins, seulement 7% d'entre eux étaient à durée indéterminée".

Tout est dit, les autres seront de nouveau au chômage dès que leur contrat précaire sera terminé.Ces chiffres du chômage ne veulent plus rien dire.
a écrit le 02/08/2016 à 13:47 :
Le "travailleur détaché" dépeuple la péninsule!?
a écrit le 02/08/2016 à 12:51 :
Au plus bas 20% tout est relatif....

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