Espagne : la droite mobilise la rue contre Pedro Sanchez
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Pedro Sanchez a dénoncé une « campagne de dénigrement » orchestrée par la droite pour affaiblir son gouvernement.
Juan Medina
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Pedro Sanchez a dénoncé une « campagne de dénigrement » orchestrée par la droite pour affaiblir son gouvernement.
Juan Medina
Agitant des drapeaux espagnols, les manifestants ont convergé dimanche vers la place d'Espagne, au cœur de Madrid. « Pedro Sanchez, démissionne ! » ont scandé les protestataires, répondant à l'appel du PP, qui avait organisé la mobilisation sous le slogan « Mafia ou Démocratie ». Le PP a revendiqué plus de 100.000 participants. La préfecture a pour sa part estimé la foule entre 45.000 et 50.000 personnes.
Cette démonstration de force intervient après la fuite d'enregistrements audio impliquant une membre du Parti socialiste, Leire Diez. Ces enregistrements laissent entendre qu'elle aurait mené une campagne de dénigrement contre une unité de police enquêtant sur des accusations de corruption visant l'entourage proche de Pedro Sanchez : son épouse, son frère et un ancien conseiller.
Leire Diez a rejeté les accusations, expliquant qu'elle préparait un livre à titre personnel. Elle a démissionné du Parti socialiste. Pour Alberto Nunez Feijoo, leader du PP, le gouvernement est « au centre de multiples scandales de corruption » et aurait recours à « des pratiques mafieuses ». « Ce gouvernement a tout sali — la politique, les institutions d'État, la séparation des pouvoirs », a-t-il affirmé lors du rassemblement, exigeant que Pedro Sanchez « se soumette à la démocratie » et convoque des élections anticipées.
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Pedro Sanchez a dénoncé une « campagne de dénigrement » orchestrée par la droite pour affaiblir son gouvernement. Arrivé au pouvoir en 2018 après avoir renversé Mariano Rajoy sur fond de scandale de corruption au sein du PP, le Premier ministre voit aujourd'hui son propre camp sous le feu des critiques. « La date de péremption de ce gouvernement est passée depuis longtemps. Ça devient épuisant », témoignait dimanche Blanca Requejo, une commerçante de 46 ans, citée par l'AFP. Les prochains scrutins législatifs sont prévus pour 2027. Les derniers sondages donnent un léger avantage au Parti populaire.
(Avec AFP)
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