Fret, pollution, embouteillages... les dégâts du transport routier diésel en Europe

 |   |  199  mots
(Crédits : Reuters)
En Europe, 80% des marchandises sont transportées par voie routière. Mais à quel prix ? Enquête sur la folie des poids lourds.

Cela n'aura pas échappé aux automobilistes : les autoroutes européennes sont encombrées par des files de poids lourds toujours plus interminables. Alors que près de 80 % des marchandises transitent par voie routière, le nombre de camions en circulation devrait augmenter de 40% dans cinq ans. Pourquoi ce choix de la route au détriment du rail ou du transport maritime, qui présentent pourtant de nombreux avantages, notamment écologiques ? Pour quelle raison les camions sont-ils aussi nombreux - un tiers d'entre eux, selon les estimations - à rouler à vide ? Diesel bon marché, dumping sur les salaires des chauffeurs, explosion des commandes sur Internet, production et livraison à flux tendu : cette folie des poids lourds, qui résulte d'une série de décisions politiques, notamment un investissement massif dans les autoroutes, sert des intérêts économiques. Si les entreprises privées profitent de ce système, les citoyens en subissent les conséquences : embouteillages, pollution, risques sanitaires et usure précoce des infrastructures publiques. À l'échelle du continent, la Suisse offre pourtant un modèle plus vertueux : le pays a su s'affranchir du lobby automobile pour miser sur le transport ferroviaire.

Documentaire complet de Jens Niehuss (Allemagne, 2019, 1h30mn)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 23/05/2019 à 21:30 :
Premiers responsables les compagnies autoroutières et pétrolières qui commandent à tous les gouvernements qui signent des COP et taxent les gilets jaunes en se disant écologistes!
a écrit le 14/05/2019 à 13:46 :
Bravo les suisses un exemple a suivre.
a écrit le 13/05/2019 à 12:21 :
Je vous rappelle que la SNCF a au sein de son groupe la societe geodis qui est l un des 1er transporteurs français . celle ci exploite des chauffeurs a bas coûts d entreprises basées dans les pays de l est . la SNCF n a donc que peu d intérêts a faire circuler le fret sur ses voies ! Pour vaincre la pollution il faut impérativement cesser toutes activités ! Absurde !!
a écrit le 13/05/2019 à 7:03 :
J'ai côtoyé longtemps un milieu et une ambiance « transports terrestres ». Dans le jargon du métier, « terrestres » signifie routier, ferroviaire et fluvial.
Le désengorgement des routes a de tous temps été un serpent de mer qui a agité bon nombre d'hommes politiques qui ne sont jamais allé au bout de question.
Pourtant un ministre communiste du premier septennat Mitterrand, Mr Charles Fittermann, a fait voter une loi de 1982 (82-1153 de décembre 1982) très sensée et équilibrée prévoyant le transport combiné rail/route où toute relation supérieure à environ 400 à 450 km devait passer sur le rail de sorte à ne plus voir que les transports initiaux, terminaux et regionaux sur la route. Ce fut la seule loi qui devait nous désengager du tout routier et créer des plate-formes de transport combiné.

Malheureusement, au lieu d'investir lourdement dans un réseau à même d'absorber le trafic ferroviaire « marchandises », l'Etat et la SNCF on réduit ledit trafic au profit des lignes TGV au lieu de multiplier les réseaux pouvant accueillir le transport combiné.
Ainsi, pendant que la Suisse investissait lourdement dans un réseau ferroviaire adapté au combiné et perçait des tunnels, la France investissait dans le réseau autoroutier et ferroviaire de prestige (TGV) en oubliant majestueusement la loi de 1982 sous prétexte que le transport ferroviaire de marchandises coûtait plus cher que le transport routier (à court terme bien sûr).

Si un Emile Zola se levait aujourd'hui, il pourrait s'exclamer « j'accuse » tous les Présidents et gouvernements qui se sont succédés depuis.
De ma propre expérience, j'ai pu constater l'énorme imbécillité du tout routier. Voici quelques exemples :
1 : en plein été un camion de 19T de PTAC, non frigo, juste bâché, a relié le Maroc à la RFA via l'Espagne et la France avec un chargement de salades. Arrivé en frontière franco allemande, la salade était liquéfiée et tout juste bonne à donner à des cochons.
2 : une semi remorque complète de compost issu de fosses sceptiques a été acheminée par un transporteur polonais de la Pologne à l'Italie où le chargement a été refusé avant de s'aventurer en France où il ne trouvait pas preneur. Le chargement a continué son tour d'Europe pour revenir en Pologne.
Les exemples d'aberrations sont légions.

De plus l'éco-taxe, que les allemands avaient mis en place chez eux sous le nom de LKW Maut, a été sabordée chez nous à grands frais sous la pression des bonnets rouges de sorte que les transporteurs étrangers qui ne paient pas la taxe à l'essieu française peuvent circuler librement sur l'ensemble du réseau français sans aucune redevance autre que celle des autoroutes payantes. J'appelle cela de la discrimination envers nos entreprises nationales de transport.
Et si l'on supprimait tout simplement les taxes routières franco-françaises pour n'appliquer qu'une seule taxe universelle à tout véhicule de plus de 3,5 ou 7,5 tonnes. C'est d'ailleurs ce qui se passe dans certains pays environnants.

Gageons que dans dix ou vingt ou trente ans on reparlera encore de ce déséquilibre sans que rien n'ai changé.
a écrit le 12/05/2019 à 19:49 :
Certe le transports cree une polution importante , mais îls est regrettable que le transport Ferré coûte plus chere que le transport routier.
D'ailleurs je reste toujours surpris de constater la circulation de train diesel sur les lignes électrifier . Tous cela sont des spécificités de la SNCF .
Ensuite l'abandon des voies maritimes naturelles , les grands fleuves et les canaux , n'on pas favoriser les transports non polluants....
Dè meme îls n'est pas acceptable que certains ports maritimes soit si chere (Marseille) qu'ils est plus rentable de décharger à l'opposer de l'Europe ( dàns les pays bas ) .
Donc îl me semble importànt d'envisager de réduire l'impact écologique) dàns les transports.
a écrit le 12/05/2019 à 18:40 :
Fret, pollution, embouteillages... les dégâts du transport routier diésel en Europe implique un seule solution: "La relocalisation"!
a écrit le 12/05/2019 à 11:57 :
4 tonnes supplémentaires qui leur ont permis les LREM, une véritable honte dont on ne sortira jamais bon sang !
Réponse de le 12/05/2019 à 23:00 :
L’autorisation des poids lourds a 44 tonnes a été votée en 2011 ,LREM n.existait pas
a écrit le 11/05/2019 à 19:37 :
Il est temps que la France mette les pieds dans le plat et prenne exemple sur nos voisins Suisse. Les camions en transitent sur le territoire national obligatoirement par ferroutage, seul la déserte nationale autorisée par la route
a écrit le 11/05/2019 à 18:07 :
"les dégâts du transport routier diésel en Europe" fabriquons des camions à essence, ça changera le problème. :-) Du moins le titre.
Il parait qu'un chauffeur de camion ça fait un chômeur de moins, mais on a plus besoin de gens ayant la formation matières dangereuses, le bitume pour les routes, c'est utile, surtout quand on séparer physiquement les voies (une 2*1 devient 2 à sens unique + 2 nouvelles à part) pour réduire la mortalité routière.
J'ai lu qu'une start-up travaillait à l'aide au transport non vide, livrer puis revenir sans rien, c'est du gâchis. Voire n'avoir que 10 kilos de charge dans un 10 tonnes, autant livrer en voiture.
Le tunnel Lyon Turin, une fois percé, il verra des marchandises passer ou c'est un vœu pieu (fantasme de puristes) ?
La logistique des entreprises gère-t-elle le transport fluvial existant, les trains de marchandises ? Si c'est pas dans le logiciel, ça ne sera jamais utilisé !! Des gens à Rouen se plaignaient que pour faire transporter leur marchandise par la SCNF il fallait tout charger soi même, ont pas de qualification autre que conduire les trains et contrôler les billets, ça n'aide pas. C'est plus adapté aux usines où une voie de chemin de fer passe déjà (chimie, autre).
Je n'aime pas l'autoroute allemande pour monter au Danemark, des centaines de km de camions (écoTaxe allemande pourtant, par satellite), et des fous de vitesse sur la seconde voie. C'est pénible....
a écrit le 11/05/2019 à 16:41 :
on oublie la quantité astronomique de camionnettes....

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :