Grèce : Angela Merkel a-t-elle cédé ?

Selon Bloomberg, l'Allemagne ne demanderait plus qu'une "seule réforme" pour convenir d'un accord avec Athènes. Le signe d'une défaite cuisante pour Wolfgang Schäuble ?
Angela Merkel a-t-elle choisi la voie de la conciliation ?

On a beaucoup glosé sur les tensions au sein du gouvernement grec et entre Syriza et le premier ministre hellénique Alexis Tsipras. On en a fait la clé des négociations entre la Grèce et ses créanciers. Sans doute trop. Car on a oublié que la véritable clé réside bien plutôt à Berlin, au sein même du gouvernement allemand et de la coalition d'Angela Merkel. Or, ces tensions apparaissent de plus en plus réelles. Le 26 mai déjà, le quotidien conservateur Die Welt révélait que la chancelière et son ministre des Finances étaient sur des positions divergentes concernant l'attitude à tenir face à une Grèce qui refuse de céder aux injonctions de ses créanciers. Ce mercredi 10 juin, c'est un député social-démocrate, vice-président du groupe SPD au Bundestag, Carsten Schneider, qui confirme à la radio Deutschlandfunk que « le groupe parlementaire conservateur est divisé et le gouvernement aussi » sur le sujet grec.

Les deux visions allemandes

Cette division est connue : Wolfgang Schäuble est, depuis fort longtemps, un partisan de l'exclusion de la Grèce de la zone euro, sauf à ce que ce pays se plie aux conditions de ses créanciers. Il voit à cette méthode plusieurs intérêts : un effet « d'exemple » d'abord pour les autres pays qui seraient tentés de « ne pas respecter les règles », une cohérence renforcée ensuite pour la zone euro puisqu'on aura imposé une unique politique économique possible et, enfin, une sécurité pour les contribuables allemands. Face à lui, Angela Merkel refuse de prendre le risque de fragiliser l'euro tant pour des raisons économiques que politiques. Or, plus le blocage actuel de la situation entre la Grèce et ses créanciers oblige le gouvernement allemand à faire un choix entre ces deux positions : ou accepter de faire des concessions à Athènes pour la conserver dans la zone euro ou exiger jusqu'au bout une capitulation grecque au risque du Grexit.

Pourquoi Angela Merkel fait encore monter les enchères

Berlin a déjà lâché un peu de lest en oubliant dans le dernier plan les demandes de réforme du marché du travail et en abaissant les objectifs d'excédents primaires. Mais au prix d'exigences très dures sur les retraites. En fait, dans le jeu auquel se livre Athènes et Berlin, chacun tente de montrer à l'autre qu'il est prêt à la rupture, pour le faire céder en premier. On tente donc d'obtenir de l'adversaire le plus de concessions possibles. Avec le report au 30 juin de l'échéance du FMI, on peut donc encore continuer ce petit jeu. Angela Merkel serait sans doute fort aise de pouvoir présenter à son opinion publique une défaite d'Alexis Tsipras sur le terrain des retraites. Mais si le premier ministre grec ne cède pas et si le défaut se rapproche, il lui faudra nécessairement faire le choix présenté plus haut.

Wolfgang Schäuble sur la touche ?

Or, pour Carsten Schneider, ce choix est déjà fait. « Wolfgang Schäuble peut bien donner des interviews, il ne participe plus réellement aux négociations », a-t-il affirmé dans une autre interview à la chaîne de télévision ZDF. « Angela Merkel lui a retiré son mandat de négociation », ajoute-t-il à la Deutschlandfunk, avant de comparer le sort de Wolfgang Schäuble à celui de Yanis Varoufakis, qui avait été mis en retrait des négociations en mai par Alexis Tsipras. Désormais, donc, Wolfgang Schäuble ne servirait plus que d'aiguillon, jetant volontiers de l'eau sur le feu, évoquant à l'envi dans la presse, le Grexit ou le « Graccident », mais il n'aurait plus aucune prise sur les discussions. Du reste, sa ligne a déjà été largement écornée par les concessions acceptées par les créanciers dans leur dernier plan. Carsten Schneider, qui n'a sans doute pas parlé sans l'accord des dirigeants sociaux-démocrates présents dans le gouvernement, pourrait donc bien avoir raison.

Menace de la SPD

Angela Merkel pourrait donc avoir fait le choix d'une solution de compromis avec Athènes. Le durcissement de ses derniers jours serait tactique. A la fois pour faire céder, si c'est encore possible, Alexis Tsipras et pour montrer aux députés conservateurs allemands sa détermination à le faire. Mais Carsten Schneider se dit certain que « le groupe parlementaire conservateur suivra sa chancelière. » Du reste, prévient-il, si ce n'est pas le cas « ce sera la fin de ce gouvernement. » par la bouche de Carsten Schneider, la SPD met donc directement en garde la chancelière sur une explosion de la « grande coalition » en cas d'échec des négociations avec la Grèce.

Or, si les sondages demeurent encore largement favorables à la chancelière, il n'est pas certain que cette dernière ait envie de se lancer dans une campagne électorale maintenant, alors même qu'elle est engluée dans l'affaire de la collaboration entre les services secrets allemands et étatsuniens qui lui coûte cher en popularité. De même, des élections anticipées sur fond de rumeurs de Grexit pourrait donner une nouvelle vie aux Eurosceptiques d'AfD actuellement en voie de dissolution en raison de leurs divergences internes. Bref, le moment est assez mal choisi, d'autant qu'un accord avec la Grèce bénéficiera sans doute d'une large majorité au Bundestag, les groupes du Parti de gauche Die Linke et des Verts votant sans doute en sa faveur...

« Où il y a une volonté, il y a un chemin »

Dans ce cadre, le refus sec du « plan grec modifié » par la Commission ce mardi 9 juin, ne doit pas être interprété comme le signe d'un blocage irrémédiable de la part des créanciers. C'est bien plutôt un moyen de faire monter la pression. Mais Angela Merkel a, ce mercredi en début d'après-midi, affirmer par une phrase sibylline que les négociations continuaient : « où il y a une volonté, il y a un chemin. » Comprenez : la négociation se poursuit. Au reste, le vice-président de la Commission Valdis Dombrovskis, a reconnu que les créanciers « sont prêts à étudier des alternatives aux coupes dans les retraites. » Or, ces coupes sont le principal obstacle qui empêche aujourd'hui un accord. Selon Bloomberg qu cite deux personnes familières des discussions, l'Allemagne se contenterait désormais "d'une seule réforme". S'il n'est pas sûr qu'un accord soit trouvé la semaine prochaine, comme l'affirme Carsten Schneider, ni même qu'un accord soit in fine trouvé, il semble que la ligne Merkel, celle qui refuse la rupture avec la Grèce et le risque d'un Grexit l'ait bien emporté sur celle de Wolfgang Schäuble. Ce serait incontestablement une victoire pour Alexis Tsipras qui serait le fruit de sa persévérance.

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Commentaires 75
à écrit le 13/06/2015 à 9:44
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Tsipras est bien un opportuniste car il utilise , sans vraiment vouloir changer des données de son pays, la volonté actuelle de Merkel de garder la Grèce dans l'euro. Il a compris cette opportunité et l'utilise au mlaximum

à écrit le 12/06/2015 à 12:11
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on a beaucoup glosé sur syriza tsipras et varoufakis sur les médias majeurs en effet merci à la tribune de faire son boulot , mais il faut saluer l'intelligence de tsipras qui réussit à tenir tête à l'europe alors qu'on a tenté de le faire passer pou...

à écrit le 12/06/2015 à 11:48
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Selon des dernieres rumeurs et la presse bien informée, Berlin attend la declaration de défaut de la Grèce d un moment à l autre. Il est trop tard pour rétablir la situation. De plus un 3 eme paquet de sauvetage est hors de question pour le Par...

à écrit le 12/06/2015 à 8:56
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amusant ? non ? ( ce le serait si le sujet etait moins important ) ...Schauble ? " sur la touche " ? moi , j'ai plustot l'impression ...que tout est monté d'un cran ...: avant : Schaublé / Varoufakis après : Merkel / Tsitras ... avec Juncker ...

à écrit le 11/06/2015 à 12:31
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Veut-on d'une Europe OUI ou NON ! Pas une Europe de marchands de tapiscomme c'est le cas.

à écrit le 11/06/2015 à 10:10
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Question idiote. M. Godin ne voit cette affaire qu'à travers un prisme de conflit de personnes, de tactique sournoise, de "noeud coulant" et autres balivernes. La seule question est d'obtenir un accord viable avec la Grèce, pour qu'elle soit capable ...

le 11/06/2015 à 17:49
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pourriez vous nous donner quelles propositions sont celles des grecques ? et celles des créanciers ? les créanciers qui demandent couper encore dans les retraites, dans les salaires des fonctionnaires bref ... de refaire encore la même politique que ...

le 12/06/2015 à 9:01
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j'ai moi le sentiment que la Grece n'est pas le seul pays à avoir été " pressé comme un citron " ... regardez le Portugal , et l'Espagne ... et , demandez vous pourquoi , eux commencent à s'en sortir .

le 12/06/2015 à 17:19
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Gegemalaga, demandez-vous (vous aussi) pourquoi le Portugal et l'Espagne commencent à s'en sortir. Allez je vous aide. Si vous lâchez une balle au dessus d'un précipice, elle finira bien par rebondir un peu. C'est pareil avec la croissance. Apr...

à écrit le 11/06/2015 à 9:47
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Bravo à M.Tsipras, oui effectivement il fait plier les plus réfractaires à un compromis, rappelons simplement que depuis qu'il est au pouvoir la Grèce a déjà remboursé 26 Milliards €, et quoi qu'on en dise, continué des réformes, alors je pense qu'il...

le 12/06/2015 à 9:03
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..." il a fait plier les plus refractaires à un compromis ..." Ah bon ???

à écrit le 11/06/2015 à 6:25
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Bravo d'abord a la Grece. Apres avoir truque ses comptes et menti a l'europe, ils prennent l'euro en otage et vont jouer un double jeu avec la Russie. Bravo ensuite a l'Allemagne, incapable de mener des negociations, et dont le leadership en Europe a...

le 11/06/2015 à 11:23
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Bravo à vous Krushna, vous avez fait l'effort de comprendre mais quelle dommage pour vous, vous n'avez pas l'air d' avoir rien compris.

à écrit le 11/06/2015 à 3:34
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On a beau dire ce qu'on veut, rarement on aura connu un dirigeant aussi pragmatique et altruiste que Tsipras. C'est un homme de cette carrure dont l'Europe à besoin, sa vision est juste et altruiste, il porte son peuple à bout de bras sans fléchir.

le 11/06/2015 à 10:49
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Tsipras, qui précipite son pays vers le mur en klaxonnant en espérant que le mur recule à temps, est un danger majeur, pas tellement pour l'€ ou l'UE mais pour son propre pays et son propre peuple. J'espère que les grecs, le moment venu, le traîneron...

le 12/06/2015 à 9:06
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et c'a va finir pour la Grece en ...: " habemus un 1 er ministre " .

à écrit le 11/06/2015 à 1:42
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Beaucoup de commentaires font état d'un recul de la position allemande en raison d'un retour au DM ou de tensions sur les taux d'intérêts. Je trouve que c'ést très réducteur. Depuis la crise de Lehman brothers, on accuse la finance en permanence alor...

le 11/06/2015 à 10:57
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Surtout que la réalité, c'est que s'il n'y avait pas eu l'Europe et l'€ pour permettre d'emprunter à très bon compte pour financer nos déficits, la France par exemple serait en situation bien plus douloureuse et aurait dû prendre depuis bien longtemp...

le 11/06/2015 à 12:25
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D'abord de faire de la Grèce un pays industrialisé moderne est complètement illusoire et n'a aucun sens. La Grèce n'a jamais été et ne serait jamais un pays industrialisé comme l'Allemagne. D'abord il faut remettre leur Agriculture en route, basé sur...

à écrit le 11/06/2015 à 1:37
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N'oublions pas que les grecs font un étendent primaire ! Voir Hollande et Moscovici leurs donner des leçons de réformes c'est fort de café

à écrit le 11/06/2015 à 0:32
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Pourvu qu'Angela et Wolfgang ne cèdent pas à l'arrogante mendicité de ce gouvernement grec.

à écrit le 10/06/2015 à 23:48
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Il n y a pas que l Allemagne et son parlement qui ont un mot à dire. Il y a aussi tous les autres partenaires de la zone qui se serrent la ceinture à n´en plus finir ... Et eux aussi en ont raz le bol du chantage grec !.

à écrit le 10/06/2015 à 23:17
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Les taux allemands ont été multiplié par 4 en deux semaines, ce qui fait perdre des milliards aux banques allemandes. Personne ne sait ce que deviendrait ces banques avec un grexit. Merkel ne peut prendre ce risque.

à écrit le 10/06/2015 à 23:06
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Les grecs vont juste essayer de repousser les échéances de plusieurs mois et de monnayer davantage d'argent du contribuable européen qui bien sûr dira sûrement oui.

à écrit le 10/06/2015 à 23:03
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"L'Allemagne n'acceptera un accord sur la Grèce que s'il est approuvé par les trois institutions, tout le reste est pure invention", a déclaré un porte-parole gouvernemental. La dernière fois, c'était une lettre bidon qui venait des grecs, vos inf...

à écrit le 10/06/2015 à 22:31
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Aidons le peuple grec. La Grèce a un grave problème de déficit public et une dette insupportable !!! De grâce ne faisons pas l'erreur que Merkel s’apprête à commettre. Ne rajoutons pas un prêt de 7 milliards. Cela ne peut qu'augmenter la dette !!! ...

le 12/06/2015 à 9:13
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..." Alexis Tsipras qui en début d'année ...refusait toute aide supplementaire ..." oui , mais : en début d'année ... et , la semaine dernière , par contre , il a differe le remboursement de 0,3 milliards ...en attendant le deblocage de 7,2 milliar...

à écrit le 10/06/2015 à 22:17
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Mamie a perd que l'euro explose, un retour au DM serait très néfaste aux industriels allemands...

le 11/06/2015 à 8:11
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les allamands comme les suisse ont des produits a tres haute valeur ajoutee .le reste ils le fo t produire dans les pays frontaliers ou au magreg comme les pieces a failbe v.a. ,en cas de retour au dm ,ils peuvent imprimer autant qu ils veulent pour...

le 12/06/2015 à 9:16
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mais enfin ! qu'est ce qui peut bien vous faire croire que , une sortie de la Grece de l'euro entrainerai la fin de l'euro ? sur les 28 ( de l'U.E. ) 19 seulement ,sont dans la zone euro ... .

à écrit le 10/06/2015 à 21:29
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ceder, c'est faire porte ouverte a podemos, et je suis pret a comprendre les espagnols!!!!!!!!!!!!! l'europe est alors morte, il sera urgent de transferer ses fonds dans les pays germains, ce qui amenera rapidement la faillite de tous les pays du su...

à écrit le 10/06/2015 à 21:18
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Un certain nombre de gens ont ont-ils acheté des options d'achat sur indices ou actions avant que la "nouvelle" de Bloomberg soit communiquée ? Voir : https://fr.news.yahoo.com/pas-r-union-hollande-merkel-091724351.html Citations : « L'Alle...

à écrit le 10/06/2015 à 21:07
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Le nœud coulant est bien autour du cou de la Chancelière...

à écrit le 10/06/2015 à 20:20
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Ça renforce les euro sceptiques cette pantalonnade grecque !👹

à écrit le 10/06/2015 à 20:17
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Elucubrations. Les délires de Romaric Bodin dans toutes leurs splendeurs!!!

le 12/06/2015 à 9:18
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bien d'accord ; par contre , ce que je n'ai pas encore compris, c'est quelles sont ses motivations .

à écrit le 10/06/2015 à 19:51
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Angela a cédé pour que les banques allemandes, italiennes, françaises n'explosent pas. Car si les obligations grecques ne valent plus un clou (sortie de la Grèce de l'Euro) ceux qui détiennent des obligations (banques, assurances) ) seront au plus m...

le 12/06/2015 à 9:31
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c'a , je ne pense pas ... pour la France , ce n'est pas 50 ( ou 60 ) milliards qui feraient " exploser" quoique ce soit ...vu l'etat de la dette française ( 2 . 046 milliards )... la dette grecque , de l'ordre de 300 milliards , n'est " que " ...

à écrit le 10/06/2015 à 19:46
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Alexis Tsipras se bat pour sauver son peuple, Angela Merkel se bat pour limiter la casse de sa popularité, voilà toute la différence et qui explique pourquoi Tsipras est déterminé et forcément ne peut qu'en sortir gagnant en cas d'accord.

le 10/06/2015 à 21:11
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Le beni oui-oui du Syriza V_v dira-t-il oui-oui quand l'economie n'ira nulle part, la corruption repartira en avant et les impayes deviendront monnaie courante ou a moins de payer en 1000 fois. A part cela, le peuple grec survit tres bien avec l'econ...

le 12/06/2015 à 9:33
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Alexis Tsipras ...se bat pour ne pas se faire ejecter par de nouvelles elections .

à écrit le 10/06/2015 à 19:36
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Pourquoi Angela Merkel a-t-elle ouvert tellement les bras lors de la réunion du club G7 ? que voulait-elle nous dire ? C'était un message à tous les peuples de la planète Terre ?

à écrit le 10/06/2015 à 19:31
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On ne peut pas faire le bien des gens contre leur gré. Laissons les grecs s'auto-torpiller : ils l'ont décidé par voie démocratique, c'est leur choix. Ils en assumerons les conséquences.

à écrit le 10/06/2015 à 19:29
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Je ne comprends pas bien ce type de négociation. Pour s'en sortir, la Grèce a le choix entre trois alternatives: 1) la dévaluation compétitive de la monnaie de 40% mais il faut faire sortir la Grèce de l'Euro puisqu'elle ne veut pas sortir d'elle-mê...

le 11/06/2015 à 3:26
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Vous auriez eu raison si vous n'aviez pas oublié la principale caractéristique du marché obligataire : "les états ne meurent pas". Ce que souhaite Syriza, c'est réformer la Grèce de façon à ce qu'elle puisse produire de la croissance et des excéde...

le 11/06/2015 à 7:42
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@Habemus Austeritate, j'entends bien. Cependant, ce que je ne comprends pas, c'est que l'économie Grecque ne pourra jamais supporter une monnaie aussi forte que l'Euro. Même si l'UE effaçait sa dette, le problème Grecque resurgirait dans 10 ou 20 ans...

le 12/06/2015 à 9:40
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@ habemus : ne perdez pas de vue que l'un des points d'achoppement , c'est le controle , par les grecques , du deficit bugetaire ...HORS CHARGE DE LA DETTE . ( actuellement la bagarre est entre 1 % , et 0,75 % de ) . c'est à dire , que les exigenc...

à écrit le 10/06/2015 à 18:58
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A force de trop vouloir jouer à bander l´arc, Angela la "Molle" risque la rupture avec bon nombre de ses disciples, admirateurs, électeurs...Weber, Stark, et maintenant Schäuble sur la rampe de lancement....cela fait beaucoup d´ennemis dans son propr...

à écrit le 10/06/2015 à 18:37
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Tant qu'à perdre notre argent, pourquoi ne pas arrêter cette farce dès maintenant ? Les carottes sont de toute façon cuites pour nous. L'argent versé à ce pays servira à rembourser les créanciers à la fin du mois... Tout crédit engage l'emprunteur.....

le 10/06/2015 à 21:41
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moi j'ai pas un rond, ça me fait bien marrer

le 11/06/2015 à 11:36
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Si j'étais toi, @milo, je me marrerais pas. Celui qui n'a rien a 60.000euros de dettes et il faudra payer.

à écrit le 10/06/2015 à 18:33
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Bonne analyse. On peut rajouter que derriere cette histoire, l'influence de l'Allemagne en prend un coup, n'en deplaise a certains. C'est plutot la ligne Junker Hollande qui l'emporte, si un accord est acte. Par ailleurs, le schema fragilisera Merkel...

à écrit le 10/06/2015 à 17:55
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Monsieur Godin, au lieu de vous interesser a l'equation politique allemande, interessez vous plutôt a l'equation politique grecque. C'est plutôt la que reside l'enigme. Est-ce-que Monsieur Tsipras aurait la majorite pour valider un accord avec les cr...

le 10/06/2015 à 19:42
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Vous avez raison. Dans son dernier discours au parlement, vendredi dernier, Alexis Tsipras a au contraire demandé à l'opposition jusqu'où elle était d'accord de le suivre. Un accord avec to potami, le pasok et autres n'est pas possible. http://s...

le 10/06/2015 à 19:54
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L'opposition a dit qu'il voterait pratiquement n'importe quel accord avec les créanciers ... histoire de mettre le feu au sein même du gouvernement. La majorité Syriza-ANEL n'est pas dupe en la matière.

le 10/06/2015 à 22:01
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On ne parle jamais de la position de Monsieur Kammenos. Ce dernier est à la tête du parti ANEL lequel permet au governement grec d'avoir la majorite absolue. Il serait plus interessant de savoir la position de Monsieur Kammenos que celle de Madame Me...

à écrit le 10/06/2015 à 17:50
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Avait-elle le choix puisque ce sont les grecs qui nous tiennent en nous faisant chanter sur les risques de la sortie de l'Euro. Rien n'est réglé et ne le sera jamais , mais nous allons continuer à payer jusqu’à ce qu'un dirigent européen ait assez de...

le 10/06/2015 à 18:22
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Mais de toutes façons ils vont sortir de l'euro, et il faut arréter avec ce dogme. L'euro c'est mort

à écrit le 10/06/2015 à 17:47
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Si Mr. Godin, l 'auteur de cet article, n'est pas un envoyé spécial de Mr Tsipras, il devrait être un partisan de Syriza! Curieux que la Tribune publie sans arrêt ce genre d'essais.

le 10/06/2015 à 20:07
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@feima, je me posais la même interrogation ..,.en effet c'est curieux que la Tribune publie ce type d'info. .ou de désinfo..?

le 10/06/2015 à 21:30
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Godin est probablement un des seuls journalistes a rapporter correctement la situation dans mon pays. Si le message ne vous plait pas, ne le lisez pas, mais pas la peine de s'en prendre au messager !

le 10/06/2015 à 21:42
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he ho, ne vous enervez pas! il titre chaque fois que la grece triomphante evite la corde et la fusillade des bourreaux en pantalons bouffants, explique que le bourreau va finir pendu avec une balle dans la tete, puis 2 jours plus tard que les crean...

le 10/06/2015 à 22:54
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Le "churchill" qui demande de ne pas s'énerver alors qu'il te sort un post 10 minutes plus tôt avec la vingtaine de points d'exclamation. Allez prendre votre Prozac.

à écrit le 10/06/2015 à 17:41
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"Où il y a une volonté, il y a un chemin", traduction au mot à mot par un mauvais traducteur ! Les idiomes existent et ont leur équivalent dans toutes les langues. Dans ce cas, on aurait pu dire "quand on veut, on peut". Entre les mauvais journaliste...

le 10/06/2015 à 19:49
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Et pourtant, on retrouve toujours les même forumeurs!! Un moment donné, il faut pouvoir se remettre en question!

le 10/06/2015 à 22:17
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Je suis désolée, la traduction est juste. L'expression est identique dans son sens. Vous ne pouvez jamais traduire par du mot à mot. Ce sont des nuances. Je sais de quoi je parle, je suis quadrilingue.

le 11/06/2015 à 8:47
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@Patrickb "Where there’s a will, there’s a way" signifie bien "quand on veut, on peut" et c'est toujours "selon certaines sources proches du dossier", ce qui n'a aucune signification. Cordialement

à écrit le 10/06/2015 à 17:40
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Encore un article insupportable de l'incorrigible Romaric Godin. Avant meme de savoir ce qui sortira des discussions, il lit dans la pensée d'Angela Merkel et nous annonce la victoire des gauchistes grecs! La methode Coué ne fonctionnera pas sans...

le 10/06/2015 à 19:46
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la propagande vous l'avez partout ailleurs, la tribune est le seul journal (et pas seulement sous la plume—le clavier pardon—de Romaric Godin) à nous faire comprendre la complexité et les enjeux de la crise européenne. Alors s'il vous plaît, lisez l...

le 10/06/2015 à 22:00
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Vu d'ici (en Grèce) les articles de R. Godin sont très proche de la réalité ressentie. Merci à La Tribune de le laisser s'exprimer à l'écart du discours dominant.

le 10/06/2015 à 22:42
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d'accord avec vous louis !

le 10/06/2015 à 22:52
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Bah c'est surtout une info issue de Bloomberg à la base...

à écrit le 10/06/2015 à 17:26
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Vous pourrez continuer à payer: la Grèce, elle ne remboursera pas et ne se mettra pas à niveau.

le 10/06/2015 à 22:23
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Normal quand on est endetté a plus de 150 % irremboursable.

le 11/06/2015 à 11:20
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Quand on contracte une dette en valeurs "scripturales" (de l'argent qui n'existe pas), on rembourse en valeurs "sricputarles" (à nouveau de l'argent qui n'existe pas). C'est purement mathématique: un pret de zéro, même à intérêt de 2000% rapporte tou...

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