Grèce : débats à l'Eurogroupe autour d'un "plan B"

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Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe
Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe (Crédits : Reuters)
Certains membres de l'Eurogroupe voudraient qu'on réfléchisse à un plan B en cas d'échec des négociations avec la Grèce. Une question très délicate qui prouve la position fragile des Européens dans les discussions.

L'Eurogroupe est-il sur le point de se diviser sur la question grecque ? Après la réunion de vendredi, certains ministres des Finances ont exprimé ouvertement leurs inquiétudes quant à l'existence d'un « plan B » si aucun accord ne pouvait être trouvé avec le gouvernement grec. C'est le cas notamment du ministre des Finances slovène Dusan Mramor qui, au  cours de la réunion de l'Eurogroupe a soulevé la question : « Que faire en cas d'échec des négociations ? » Selon Bloomberg, qui cite « deux personnes proches des discussions », plusieurs autres ministres des Finances ont soulevé la même interrogation durant la réunion et lors de conversations privées.

Préparer un plan B ?

« Ce que j'ai voulu porter à la discussion était ce que nous ferions si aucun nouveau programme n'est réalisé à temps pour que la Grèce puisse se refinancer et améliorer sa liquidité », a indiqué Dusan Mramor estimant qu'un « plan B peut être n'importe quel plan. » Alors que le risque d'un défaut grec se rapproche, beaucoup au sein de l'Eurogroupe semble s'inquiéter des conséquences qu'il pourrait avoir sur la zone euro, notamment s'il se mue en sortie de la Grèce de la zone euro. Selon Bloomberg, des ministres ont également fait part de leur mauvaise humeur concernant le refus du commissaire européen Pierre Moscovici de préparer des alternatives en cas d'échec des discussions avec la Grèce.

Ne pas inquiéter les marchés

La situation devient particulièrement délicate pour l'Eurogroupe. La possibilité croissante d'un défaut grec les obligerait à préparer une alternative, mais ils savent que prendre en compte réellement cette option reviendrait à accepter l'échec des discussions. Comme le souligne Bloomberg, le risque est donc que ce « plan B » devienne une prophétie autoréalisatrice qui affole les marchés, lesquels auront tôt fait d'y voir le signe évident que la zone euro est décidée à abandonner la Grèce. Mais la voie est étroite, car si les discussions échouent et que la Grèce, effectivement, doit faire défaut, il faudra trouver un moyen de contenir la panique inévitable sur les marchés. Autrement dit, l'Eurogroupe n'a pas réellement d'alternative à un accord. C'est le message qu'a voulu lui envoyer le ministre grec des Finances en martelant vendredi que « qui parle de plan B est anti-européen. » « Ma réponse immédiate a été de dire qu'il n'y a pas de plan B et qu'il ne peut y en avoir », a précisé Yanis Varoufakis.

« Risque superflu »

Ce débat au sein de l'Eurogroupe montre que le scénario avancé depuis le mois de janvier 2015 selon lequel le défaut ou le Grexit serait une catastrophe pour la Grèce, mais un événement « gérable » par la zone euro ne tient plus. Certains pays s'inquiètent désormais clairement des conséquences d'une rupture entre la Grèce et la zone euro.

Pourtant, évidemment, nul n'est dupe, les gouvernements et la BCE travaillent déjà à un plan B. Wolfgang Schäuble a ainsi élégamment répondu à la question des journalistes sur un plan B : « si un politique responsable répond oui à cette question, vous savez ce qui va se passer, s'il répond non, vous ne me croirez pas. » Plusieurs informations ont déjà fait état de travaux sur les conséquences d'un défaut grec ou d'un Grexit.

Alors pourquoi certains ministres osent-ils ouvrir le débat publiquement ? Peut-être parce que ces « plans B » ne sont-ils pas très convaincants et que ces ministres commencent à s'inquiéter des conséquences d'une rupture. A l'image des Etats-Unis. Vendredi, Jason Furman, chef des conseillers économiques de la Maison Blanche a affirmé qu'une « sortie de la Grèce ne serait pas juste mauvaise pour l'économie grecque, ce serait prendre un très grand et peu nécessaire risque pour l'économie mondiale, juste au moment où les choses commencent à repartir. »

La contagion maîtrisée ?

Le ministre slovène a sans doute des raisons de s'inquiéter. Son pays n'a échappé que de peu au « plan d'aide. » Il a tout à craindre d'une contagion. Or, si les taux sont désormais très bas pour les pays « périphériques », on constate depuis un mois une nouvelle tension, certes limitée, mais d'autant plus remarquable que la BCE a commencé à racheter des obligations sur les marchés dans le cadre de son programme d'assouplissement quantitatif. Ainsi, alors que le taux à 10 ans allemand baissait de 6 points de base en un an et que celui de la France baissait de 8 points de base, celui de la Slovénie a monté en un mois de 8 points de base, celui de l'Italie de 11 points de base, de l'Espagne de 10 points de base et du Portugal de 17 points de base. On est encore loin d'une quelconque crise, mais c'est un signal d'inquiétude envoyé par les marchés. En cas de Grexit, les marchés tenteront sans doute de « tester » la capacité de la zone euro à défendre son unité en attaquant certains de ses points faibles : Portugal, Slovénie, Chypre, par exemple.

Armes à double tranchant

La zone euro dispose certes désormais d'armes défensives comme le MES et l'OMT de la BCE, mais ce sont des armes à double tranchant. Concernant l'OMT, le programme de rachat illimité de dettes par la zone euro, la décision du 14 février de la Cour de justice de l'UE précise explicitement qu'il ne doit pas intervenir dans la constitution du prix de marché des taux. Par ailleurs, l'OMT reste sous la menace, s'il est activé, d'une censure de la Cour de Karlsruhe et donc d'une interdiction faite à la Bundesbank d'y participer. Un risque de division que la BCE voudra sans doute éviter. Enfin, l'OMT doit s'accompagner d'un plan d'ajustement, via le MES. Ce serait un mauvais signal envoyé aux agents économiques, alors que l'on tente de soutenir la reprise.

Du reste, pour obtenir l'aide du MES, il faudra obtenir le feu vert de plusieurs gouvernements, et ceci risque de poser encore des problèmes. Les Etats membres sont-ils prêts à encore dépenser des milliards pour contenir la contagion ? Et ces milliards d'euros ne manqueront-ils pas à l'économie européenne ? Plus généralement, un défaut grec sur les titres de la BCE obligerait sans doute cette dernière à demander une augmentation de capital aux Etats, car ses réserves sont faibles et elle a déjà pris des risques avec le QE. Comment réagira la Bundesbank et l'Allemagne ? L'application de l'OMT est-il envisageable dans ces conditions ?

Pour finir, il faudra régler le problème du système Target 2, le système de compensation des paiements entre banques centrales, qui, en cas de Grexit, devra être compensé. La Grèce affiche un déficit target 2 de 96 milliards d'euros à fin mars contre 41 milliards d'euros en novembre, fruit des fuites de capitaux. On comprend les difficultés du « plan B »...

Nervosité à l'Eurogroupe

Il est donc logique que tous tentent de s'en tenir au plan A, celui d'un accord. Mais cette confusion au sein de l'Eurogroupe sur la stratégie à suivre en cas d'échec montre que la nervosité est forte en son sein. D'autant que la Grèce semble déterminée à ne pas lâcher sur l'essentiel. Jeudi, Yanis Varoufakis avait accepté certaines concessions, comme favoriser un départ effectif plus tardif à la retraite, mais refusait toujours les réformes du marché du travail et l'allongement de l'âge légal de départ à la retraite. Samedi 25 avril, Athènes a, de nouveau, évoqué la possibilité d'élections anticipés en cas de rupture avec la zone euro. Le plan B grec serait-il plus convaincant que celui des Européens ?

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a écrit le 26/04/2015 à 21:57 :
le seul plan b, c'est de contenir l'incendie pour pas qu'il ne se propage
ouvrir grand les vannes du credit gratuit a des gens qui menacent leurs partenaires, font des alliances en jouant solo et croient qu'on va faire qqch pour eux, c'est fort
faire savoir az tous ceux qui ont fait des efforts que cane servait a rien, c'est pire
et si ca doit se financer par la bce l'yperinflation guette, et la zone allemagne sortira de l'euro avant de devoir en assumer les consequences... la 3eme guerre mondiale n'est pas loin, mais c'est peut etre un bien...
a écrit le 26/04/2015 à 21:38 :
L'UE n'a pas un rond pour la Grèce mais par contre elle trouve 11 milliards d'€uros pour un pays qui n'est même pas membre comme l'Ukraine. Chercher l'erreur.
Réponse de le 27/04/2015 à 8:01 :
Effectivement, de toutes façons cette croyance de nos dirigeants en l'Europe est plus que jamais suspecte. L'Europe est notre tombe et je pèse les mots......
a écrit le 26/04/2015 à 18:34 :
Selon M. Varoufakis, « qui parle de plan B est anti-européen ». Voilà qu'il donne des leçons d'européanité ! Disons-lui bien que c'est son refus du plan A qui est anti-européen.
a écrit le 26/04/2015 à 18:04 :
le capitalisme financier s'arrete quand il ne peut plus vivre de "l'argent des autres".un accord sera trouvé
Réponse de le 13/05/2015 à 16:04 :
N'importe quoi: la Grèce a été vécu pendant de nombreuses années de "l'argent des autres" (pays européens, FMI, BCE...) quand elle était gouvernée par le parti socialiste grec, le PASOK. Ce parti était donc celui du "capitalisme financier" ?
a écrit le 26/04/2015 à 17:26 :
Ceux qui croit au Grexit, ils vont vite déchantés en juillet. La Grèce fera défaut sans sortir de l'€ (pour l'heure), comme le veut la population. Plus de 200 milliards d'€ circule ou sont stockés en liquide. Les réserves ont été accumulées depuis 2010. D'ailleurs, c'est le ministre des finances Varoufakis qui le disait: "La Grèce a déjà fait défaut sans sortir de l'€ en 2012". Le PSI doit être considéré comme un défaut. Aucun pays, aucune institution n'a le droit d'exclure la Grèce de la zone €, ni même la BCE. On peut chercher à l'asphyxier, mais c'est ce qui est déjà entrain de se faire, après son défaut, la Grèce mettra son veto pour TOUTE décision de l'Eurogroupe. Elle va bloquer les institutions, ou alors elle recevra un bon gros bakchich en échange!
Réponse de le 26/04/2015 à 18:36 :
Sortie de l'euro signifie sortie de le E.E. selon le pacte de Lisbonne. Donc on va être expulsé et de le E.E et de l'Euro. Ca va être dramatique pour nous grecques mais malheureusement notre mort va peut être aider l'Europe de se réunir vraiment pas seulement sous un plan économique mais aussi sous un plan éthique et social...
Réponse de le 26/04/2015 à 20:42 :
Yannis, pourquoi ça devrait être dramatique? Il y aura certes quelques difficultés un peu au début, vue la situation de la Grèce à l'heure actuelle; il n'y a plus grand chose à perdre. Au début, on va vouloir isoler et punir la Grèce, histoire de montrer l'exemple à d'autres, mais dès qu'un investisseur (chinois par exemple) montrera le bout de son nez, se disant que c'est le moment de faire des affaires à moindre coût, ils vont tous se ruer comme des chiens pour avoir leur morceau.
Si la Grèce ne saisit pas l'occasion (car il s'agit bien d'une occasion) de faire défaut et d'effacer d'un trait la majeur partie de sa dette, elle restera éternellement esclave des autres, car si accord il y a, et des (vrais) concessions de Syriza, il ne sera plus possible de résister et les européens en demanderont toujours encore plus, comme pour ces discutions qu'ils n'arrêtent pas de demander encore plus.

Allez, que Syriza et ANEL trouve un accord pour soit un référendum ou des élections!!
a écrit le 26/04/2015 à 15:02 :
Un moment donné, plan B ou pas, trêve de discussions, la réalité s'impose comme une évidence : La Grèce ne remboursera rien ! Donc, autant que ça s'arrête maintenant...
a écrit le 26/04/2015 à 14:04 :
Tiens les Etats-Unis sont encore entrain de faire la morale, pourtant au dernière nouvelle, la crise des subprimes vient de chez eux et s'est rependu comme une trainé de poudre dans le monde entier en mettant en difficulté l'ensemble des pays de la zone euro. L'affaire Madoff vient également d'outre atlantique, de même la bulle internet des année 2000.
Pour en revenir a la Grèce, les reformes qui ont été effectué n'ont pas été les bonne. les armateurs ne sont toujours pas taxé, les classe moyennes ont été totalement asséché, le travail noir a explosé ainsi que l'évasion fiscale. Les Grecs anticipe une sortie de la zone euro et sont en train de vider leur compte en banque.
a écrit le 26/04/2015 à 13:59 :
Mais bon sang, quand vont-ils comprendre qu'il faut transformer au moins 30 à 50 % de la dette grecque en dette perpetuelle et rééchelonner le reste ?!!? Il leur faut des cours de finances ou ils sont complètement idiots ?
Réponse de le 27/04/2015 à 0:22 :
Ils ne sont pas idiots, mais prisonniers d'une idéologie dogmatique. Ils croient sérieusement aux conneries du néo-libéralisme et des charlatans comme Hayek et autres qui pensent mettre le monde et les gens en équation, qui nient toute solidarité et toute appartenance.

Ils ne sont pas idiots mais ont des intérêts personnels et de boutique liés à la voyoucratie des multinationales et des banksters. D'où croyez vous qu'ils viennent ? Avez vous compté ceux qui viennent des banques en général et de Goldmann Sachs en particulier ? Où croyez vous qu'il vont aller toucher des fortunes après leur passage dans les gouvernements ou les institutions européennes ?
Réponse de le 27/04/2015 à 16:09 :
Franchement, je ne fais pas dans la parano. Je viens du monde financier et on peut avoir une éthique tout en travaillant dans la finance, et de plus c'est généralement le cas au niveau de l'UE ou les fonctionnaires sont honnêtes et engagés. Mais je ne comprend pas vraiment pourquoi on ne suggère pas la voie de la conversion de tout ou partie en dette perpetuelle représentée par des titres négociables avec clause de retour à meilleure fortune.
a écrit le 26/04/2015 à 13:48 :
Je viens encore d'en avoir la confirmation, les grecs ne céderont rien ou pas grand chose (quelques privatisations qui les arrangent, relever l'âge de la retraire anticipé pour certains métier non pénibles, et autres réformes qui étaient déjà prévues dans leur programme).
Voilà, les européens sont clairement avisés. Ils peuvent faire toute leur gesticulation et faire fi d'être indignés et tenter de rejeter la faute aux grecs, ils peuvent faire du buylling à Varoufakis si ça les amuse, mais rien n'y fait, les dés sont définitivement jetés. Si les européens ne mettent pas d'eau dans leur vin, beaucoup d'eau, en juillet c'est le défaut grec et toute les conséquences avec. La Grèce sera définitivement désancré de l'occident et il faudra s'accrocher pour y survivre, car certains sont passés expert pour s'infiltrer dans une faille de faiblesse.
Réponse de le 26/04/2015 à 16:20 :
Le défaut grec serait coûteux, mais moins mieux que de remettre au pot éternellement. Donc entre deux maux, l'U.E. ferait bien de choisir le moindre.
Réponse de le 26/04/2015 à 16:23 :
Correction du message précédent: "moins" et non "moins mieux" !
a écrit le 26/04/2015 à 13:03 :
La grece et Chypre sortiront de l euro ,regardez une carte et vous verrez que l on retourne à la carte de 1900 ,l Europe catholique et protestante d un côté et de l' autre les orthodoxes avec la Russie comme protecteur et l empire ottoman comme autre grande puissance géopolitique .
a écrit le 26/04/2015 à 12:52 :
On s en fout des marché , c'est le peuple qui est souverain , tyrannie technocratique
Réponse de le 26/04/2015 à 14:00 :
A leur âge, mes petits enfants ne disent même plus cela !!!!
a écrit le 26/04/2015 à 12:44 :
Hihihiiiiiiiii.
a écrit le 26/04/2015 à 12:41 :
Où l'on voit une fois de plus que ce sont les riches qui assèchent les états (refus de l'impôt, évasion des capitaux ici, optimisation fiscale ailleurs, etc.), et les pauvres honnêtes et transparents qui passent à la ca(i)sse (coupes budgétaires ciblées sur les allocataires pauvres, salaires au rabais, etc.).

Le capitalisme sauvage dans tous ses états...

;oP
a écrit le 26/04/2015 à 11:01 :
L'Europe asphyxie l'économie grecque! Qu'elle ne s'étonne pas qu'en juillet elle n'ait plus d'argent pour lui rembourser les 3,5 milliards qu'elle lui doit et les conséquences qui en découleront. Et ce ne sera pas la faute aux grecs, qui eux, auront tout fait pour trouver un accord de relance de leur économie pour pouvoir justement rembourser ses créanciers, mais dans l'immédiat a besoin de liquidité pour fonctionner et trouver un accord sur sa dette afin de la rendre viable pour ne plus avoir ce genre de situation. Mais visiblement l'Europe ne le voit pas ainsi et cherche toujours à lui imposer des mesures d'austérités qui n'ont pourtant pas marcher depuis 2010 et ne va qu'aggraver la situation grecque. Si, ça c'est pas un plan hostile envers la Grèce, je ne vois pas ce que ça peut être. Les problème à venir seront entièrement de la faute de l'Europe et de sa gestion du dossier grec. La Grèce, elle, ne fait qu'essayer de réparer les erreurs de la troika! Elle a parfaitement le droit d'être ferme envers son bourreau!
Réponse de le 27/04/2015 à 14:11 :
@V_v: rembourser q
Réponse de le 27/04/2015 à 14:14 :
@V-v: rembourser quoi pour quelles conséquences ? La Grèce vit de l'argent de l'UE sans rien faire pour améliorer la situation !!! Il faut que les prêteurs acceptent leur perte et qu'on vire à tout jamais la Grèce qui appartient à l'Empire ottoman, pas à l'Europe :-)
Réponse de le 27/04/2015 à 14:22 :
Encore une fois, vous etes a coté de la plaque. La Grece ne vit pas de l'argent de l'UE, puisque comme le dit l'article, a juste titre, l'europe n'a pas versé un sou depuis l'été dernier !
a écrit le 26/04/2015 à 10:58 :
Vivement le plan C.....
a écrit le 26/04/2015 à 10:49 :
Le "nœud coulant" est cette fois pour l'UE, les grecs doivent bien rigoler en coulisse !
a écrit le 26/04/2015 à 10:44 :
On arrive enfin au dénouement de cette tragédie grecque : Tsipras va céder, il n'aura pas d'autre choix avec un Eurogroupe qui ne veut plus rien entendre. Il vient d'ailleurs de concéder encore puisqu'il a autoriser la privatisation du PMU grec pour une misère. Le reste devrait suivre... La "gauche radicale" ? Sans blague !
Réponse de le 26/04/2015 à 12:54 :
Tsipras ne cédera RIEN , n'en déplaise a vos dividendes !
Et ce n'est pas la "gauche radicale " c'est la gauche qui ne trahit pas !
Réponse de le 26/04/2015 à 13:21 :
Oh mon dieu, Tsipras a cédé!!! Il a accepté une privatisation des PMU grecques pour une misère!!
Je ne savais même pas qu'il existait un PMU en Grèce!! Et pour 40 millions en plus, directement vendu à l'agence des paris OPAP détenu par un milliardaire grec! Ca ne peut être qu'un acte patriotique, car pour l'avoir vendu 40 million alors que ça ne vaut même pas la moitié!!!
Réponse de le 26/04/2015 à 14:04 :
La Gauche qui ne trahit pas est simplement infantile... Qu'on le veuille ou non, et sauf pour les gens infantiles, il faut un peu d'argent à soi pour vivre , et pas l'argent des autres.
Réponse de le 26/04/2015 à 18:48 :
Vous savez rien de la Grèce... Nous sommes un pays bordélique. Le secteur publique ne marche pas pourtant ils le caressent et ils abandonnent tous les autres abimés par le vide. Il faut du bakchich pour avancer tout et il faut attendre une éternité pour avoir la permission d'ouvrir n'importe quel business. Les grandes écoles sont devenues le nid des futurs politiciens (syndicalisme oblige) et un des tueurs principaux de 17Novembre va sortir de la prison pour des raisons humanitaires au moment que membres du gouvernement Syriza moquent les assassinés du terrorisme. Vous savez rien de la Grèce vous en avez seulement une image fort touristique et dramatique pas vos medias...
Réponse de le 26/04/2015 à 21:02 :
Yannis, j'ai eu à faire en Grèce en 2013, tout s'est passé comme dans du beurre, sans aucun couac!! Tu décris une Grèce du passé, certes pas si lointain, mais ce n'est plus tellement vrai ce que tu dis. Quant à Savas Xyros (membre du 17N), on ne parle pas de le libérer mais de lui mettre un bracelet sous surveillance électronique du fait de sa mauvaise santé... même le gouvernement US a finalement reconnu qu'il n'était plus une menace.

Faut dire les choses comme elles sont et non pas dramatiser inutilement.
a écrit le 26/04/2015 à 0:36 :
La mise en oeuvre de l'OMT semble de plus en plus irrealiste avec la generalisation des taux d'interet negatifs. La decision de la Cour europeenne de Justice risque de lui porter son coup fatal.
a écrit le 25/04/2015 à 22:58 :
il a vraiment la tete d'un type qui te veux du bien....
a écrit le 25/04/2015 à 22:54 :
Compte tenu de l'imprévisibilité des dirigeants grecs, c'est le devoir de l'U.E. de préparer un plan B car justement, gouverner, c'est prévoir. Où est le problème ?
a écrit le 25/04/2015 à 22:30 :
Mais, à quoi sert l'Europe ? Grotesque et désolante est sa servilité désordonnée à l'égard de son suzerain hégémonique : l'empire anglo-américain. Le ridicule du cas grec est phénoménal depuis qu'il dure, alors qu'on le disait d'une importance minime dans le foirail des 28 et de l'euro-goupe. Ce dernier est "managé"par le champion de la solution chypriote, extensible aux autres. L'ONU se désespère du minimalisme européen sur le besoin humanitaire qui vient de Libye ; mais les serviteurs anglais et français du maître du Monde ont idiotement dévasté ce qui existait en Libye, comme les américains en Irak ou en Afghanistan sans oublier la pagaille dans tout le Proche Orient et le Sahel.
Le "suicide"de pays de la Vieille Europe éclate de plus en plus un peu partout.
Réponse de le 26/04/2015 à 5:08 :
Tres franchement, vous êtes à côté de la plaque. Que viennent faire les maîtres de monde dans la Lybie. L'Europe tente de réparer sa double erreur ( accepter la Grèce + valider leurs comptes) du mieux qu'elle peut. Les Grecs sont irresponsables et leurs irresponsabilité montre les limites d'une politique généreuse en Europe. Il ne faut pas se tromper de coupables.
Réponse de le 26/04/2015 à 10:42 :
Si l'Europe tente de réparer une erreur qu'elle aurait commise en acceptant le Grèce et en validant ses comptes, alors l'Europe a beaucoup d'autres erreurs à réparer et je ne suis pas sûr qu'il y reste quelqu'un en Europe!!

Donc, les grecs seraient coupable d'avoir obéit aux mesures d'austérités imposées par la troika européenne qui aurait eu pour conséquence en Grèce plus de 28% de chômage, fait diminuer de 25% son PIB avoir amené la misère et pauvreté et fait exploser sa dette à plus de 175% de son PIB? Il y en a qui ne manque pas de culot!!

La réalité, c'est que l'Europe allemande a délibérément mis à sec la Grèce pour pouvoir mieux la contrôler voir pire s'en emparer en douce.
La preuve, après l'échec de ses meures européennes d'austérité en Grèce qui ont plombé la croissance pendant des années, elle persiste sur des nouvelles mesures d'austérité alors, que les grecs, eux, se concentrent sur la lutte contre toutes fraudes et les prélèvements d'impôts, que pourtant, l'Europe n'a cessé de dire qu'il y avait une lacune n la matière.
Non, l'Europe persiste à des mesures qui ont étouffé l'économie grecque la rendant dépendante de plans d'aide et empêche le gouvernement actuel d'inverser la tendance.
Alors, les grecs ont parfaitement le droit de s'auto-défendre, n'en déplaise aux européens.
Réponse de le 26/04/2015 à 11:37 :
@cafeine : +1, mais vous pouvez remplacer 'Grecs' par 'Francais', ca fonctionne aussi.
Réponse de le 26/04/2015 à 15:04 :
"Les Grecs sont irresponsables et leurs irresponsabilité montre les limites d'une politique généreuse en Europe. Il ne faut pas se tromper de coupables."

Heureusement que les très responsables allemands (un peuple si sage qu'il a réussi à détruire l'Europe !) leur apprennent les bonnes manières !
Réponse de le 26/04/2015 à 18:41 :
pff.....!
gloubli boulga gauchiste et germanophope; du melenchon annoné
a écrit le 25/04/2015 à 22:21 :
Que la Grèce sorte de la zone Euro.
Mais qu'elle n'oublie surtout pas de rembourser les sommes qui lui ont été prêtées !
Réponse de le 25/04/2015 à 23:04 :
Et si elle oublie?
Réponse de le 25/04/2015 à 23:13 :
Sommes qui lui ont été prêté pour racheté les titres détenus par les banques allemandes et françaises qui auraient coulé si ces rachats n'avaient pas eu lieu.
Ne pas oublier les taux usuraires pratiqués sur les emprunts pour la Grèce qui sont montés jusqu'à 18% !!!
Réponse de le 26/04/2015 à 10:57 :
Et oui le tour de passe passe est un peu gros, les banques auraient dû faire faillite avec les dettes abyssales qu'elles ont contactées en Grèce... toutefois leurs dettes ont été transformées en dettes des états européen et de lUE.
Bien joué les banques, maintenant les peuples vont payer pour les magouilles des banques qui ont favorisés les mensonges sur l'état des finances de la Grèce !
Réponse de le 26/04/2015 à 11:40 :
Taux pratiqués quand la dette était risquée, ce qui est tout a fait normal.
Réponse de le 27/04/2015 à 11:36 :
Alors déjà vous soulignez là une des incohérences de la novlangue qui vous plonge dans la confusion: non ce n'est pas normal de faire payer à la Grèce un taux d'intérêt différent si elle utilise la même monnaie que nous !
Ou alors c'est nous n'utilisons pas une monnaie unique mais un conglomérat de monnaies nommées pareils et s'échangeant au de 1 pour 1 à parité fixe.
Et dans cette configuration, certains en retirent tout les avantages alors que d'autres aucuns. Pour ceux qui tirent les avantages, il n'y a qu'un seul risque: que les états qui se verront dans l'obligation de faire défaut sur leur dette parce qu'ils ont été ruiné au-delà du raisonnable par une monnaie trop forte pour eux les entrainent dans une panique bancaire parce que toutes les liquidités des pays qui ne supportaient ce taux de change ont été aspiré chez eux.
Les Français ont commis un péché d'orgueil avec l'Euro, les espoirs qu'ils plaçaient en lui on été déçu (en 2003 par la destruction de l'Irak) et depuis ils payent leur erreur, ils sont punis par où ils ont péché. Bientôt ce sera le tour des Allemands également et sincèrement ça me fait plaisir parce que moi j'ai bien compris qu'ils font semblant de s'excuser pour Hitler mais que Hitler était la continuité de la mentalité Allemande de ces 1000 dernières années et que la mentalité Allemande n'a en rien changé depuis 1945, le seul truc qui empêche la plupart des gens de le comprendre c'est que certains ont activement travaillé à résumer par une propagande intensive la seconde guerre mondiale à l'extermination des juifs.
Vous devez bien comprendre qu'il y a les dettes l'état Grec auprès des banques privés Allemandes et Françaises dont il est sans arrêt question, mais que derrière il y a les créances douteuse de la banque centrale Grecque supporté par le pays aspirateur à liquidité de la zone euro qui est en augmentation constante !
L'Allemagne voulait une monnaie capable de briser la concurrence de ses partenaires et d'attirer à elle leurs liquidités et leurs travailleurs... eux aussi vont être puni par où ils ont péché.
a écrit le 25/04/2015 à 21:51 :
L’Europe, les autres États de la Zone Euro y compris l’Allemagne, veulent que la Grèce demeure dans la zone euro. Le gouvernement grec est lui-même fortement déterminé à obtenir un accord pour maintenir la Grèce dans la zone euro qu’il exclut toujours de quitter. Le peuple grec est, lui aussi, parait-il, majoritairement favorable au maintien de la Grèce dans la zone euro. Alors où est le problème ?
Le problème est que tout le monde est officiellement d’accord pour vouloir une absurdité qui ne mènera nulle part si elle était appliquée. Mais quand il s’agit de concrétiser l’absurdité et même si tout le monde est d’accord pour la concrétiser, c’est difficile (vu notamment les intérêts en opposition des uns et des autres), mais on devrait y arriver, il y a encore de bonnes chances pour cela, vu la ferme détermination de tous à y parvenir.
Réponse de le 26/04/2015 à 9:46 :
Très juste. Votre analyse résume bien la situation. La meilleure solution serait le Grexit, mais il est peu probable que les dirigeants européens aient le courage de la mettre en oeuvre.
a écrit le 25/04/2015 à 20:19 :
"Le plan B grec serait-il plus convaincant que celui des Européens"

Bien-sûr, et de loin! La Grèce est le pays qui détient le plus de liquidités ... mais pas aux banques!! Et ça date pas seulement de maintenant!
a écrit le 25/04/2015 à 19:58 :
"Selon Bloomberg, des ministres ont également fait part de leur mauvaise humeur concernant le refus du commissaire européen Pierre Moscovici de préparer des alternatives en cas d'échec des discussions avec la Grèce."

Ah non, si c'est pour lui demander de travailler ... alors là, non seulement il va gueuler sur Varoufakis, mais aussi sur les autres!! Gueuler, c'est tout ce qu'il peut faire ... en plus de toucher son salaire!
a écrit le 25/04/2015 à 19:43 :
Dans cette "Union" chacun pense a sa "gueule", quand les autres ont des problèmes, et ne veulent pas les laisser sortir, de peur qu'il ne réussisse a leur dépend! Pour les financiers c'est un problème qu'ils pourraient résoudre avec le temps donner a la Grèce! Ce sont deux problèmes différents et cela compliquent les négociations!
a écrit le 25/04/2015 à 19:38 :
Il me semble évident (du moins, je l'espère) qu'il existe un plan B, un plan C et un plan N comme dans toute décision business. Il serait très souhaitable que la Grèce participe aux discussions de ces plans.
Quant aux marchés financiers, je crois qu'ils ont déjà pris acte du Grexit car "tout est dans les cours" et le taux à 10 ans Grec est donc à 12.5+%.
Quant à l'aspect "psychologique" que tout le monde met en exergue, discutez-en autour de vous....
Cordialement
Réponse de le 25/04/2015 à 20:31 :
"Quant aux marchés financiers, je crois qu'ils ont déjà pris acte du Grexit"

Ah oui? Et c'est quoi prendre acte du Grexit pour les marchés? Est-ce que les marchés ont donc anticipé les difficultés pour la périphérie de la zone € ... comme la Slovénie par exemple? Ou des attaques sur la zone € dans un climat de guerre froide et de début de crise dans les pays émergeants? La Chine, ça te dis quelque chose?

Donc, les américains blufferaient, eux qui ont mis Lehman Brothers en faillite??
Réponse de le 25/04/2015 à 21:21 :
On nous avait dit à l'époque que la faillite de LB serait sans effet et puis il y a eu 2008 dont nous sommes en train de sortir. LB, c'était 49 Mds de dollars de CA, le PIB de la Grèce c'est 245 Mds de dollars, je vous laisse faire les calculs. Le Grexit, c'est assez comparable à la situation de l'été 1914, ça sentait la poudre, tout le monde y pensait, personne n'y croyait, n'en voulait et il a suffit d'un assassinat au fin fond de l'Europe pour tout embraser. Les marchés y ont pensé mais ne l'ont jamais sérieusement anticipé, l'UE et la ZE ne l'ont même pas prévu dans les Traités.
Réponse de le 26/04/2015 à 13:20 :
@V_v et Livestrong1002
Il me semble, mais je peux me tromper, que malgré les problèmes en Ukraine, en Slovénie, en zone € (€ vs $ ne fait que baisser depuis six mois et croissance très molle), en Chine (on ne sait pas très bien ce qui se passe sinon que la croissance est plus faible et qu'il y a peut-être une crise immobilière), les marchés caracolent à des niveaux supersoniques, surtout l'indice phare S&P.
En ce qui concerne Lehmans Brothers, ce ne sont pas les "USD 49 Mlds" (c'est peanuts) qui faut prendre en considération, c'est le fait que le gouvernent américain n'a pas soutenu cette banque et là, les marchés en avaient été très surpris car auparavant, Fanny Mae avait été soutenue par le gouvernement fédéral. Pour Freddy Mac, le problème d'insolvabilité était le même mais cette agence dépend du gouvernement américain. Ne pas oublier aussi qu'en 2007, les marchés étaient sky high.
Quand vous évoquez un PIB de USD 245 Mlds pour la Grèce, je vous réponds ce PIB et ses imports sont marginales, que la Grèce doit environ USD 240 Mlds et que tout le monde est à peu près certain qu'on ne les reverra jamais quelle que soit l'issue (Grexit ou pas) donc, à mon humble avis, c'est acté.
Toutefois, je vous concède et vous avz peut-être raison que les marchés sont tellement hauts (en particulier Nasdaq, S&P et Dax) que certains investisseurs pourraient prendre le prétexte du Grexit pour tout bazarder. Ce serait la même situation qu'en 2007 où les marchés étaient très très hauts et le non soutien à LB (qui n'était pas envisagé) a causé la débandade.
Je ne reviens pas sur la situation de 1914....
Cordialement
a écrit le 25/04/2015 à 19:22 :
Tant que la Grèce sera dans l'incertitude de l'euro, personne n'osera investir dans le pays, sa sortie lui sera salutaire car tout sera possible en repartant de zéro, même avec l'aide de pays hors de l'UE!
a écrit le 25/04/2015 à 19:16 :
Varoufakis continue à "négocier" sur la base du chantage ! Si la Grèce sort de l'UE, ce ne sera pas une catastrophe. A ceux qui dissent "après moi le deluge", je répond tout simplement "qu'après toi, il y en a un autre". Même chose pour la Grèce, sa sortie sera une perte sèche pour les prêteurs, mais on sera débarrassé à tout jamais du tonneau des danaides, car si on accepte aujourd'hui, il faudra remettre la main à la poche demain, après-demain et ad vitaem eternam :-)
Réponse de le 29/04/2015 à 17:35 :
Patrickb je n'arrête pas de lire vos commentaires sur la Grèce d'ailleurs pour la plupart hors sujet, et cette haine qui vous ronge par rapport aux Grecs. On sera toujours Européens (mot Grec :), dans l'Europe que ça vous plaise ou pas !!! Je me dis juste que votre vie doit être bien triste et solitaire pour perdre autant de force à faire des commentaires sans fond. Vous êtes peut être sans fond vous même. Aller sans rancune !!!
a écrit le 25/04/2015 à 18:54 :
Dans ce genre de moment grave où l'on devrait entendre le tandem franco-allemand parler d'une seule voix, la seule qu'on entende est celle de l'Allemagne. Beaucoup plus pratique de s'émouvoir du sort de notre compatriote en Indonésie, certainement plus crédible que d'aller donner des leçons de bonne gestion à Bruxelles, alors que venons de leur dire que nous n'atteindrons pas nos objectifs de déficit structurels en 2015 et en 2016, pour ce qui est de 2017.... PATHETIQUE Cette affaire grecque traîne en longueur, le temps semble jouer pour les grecs, et met en lumière la décomposition de l'UE et de la ZE, conséquence de la mésentente cordiale entre Paris et Berlin.

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