Grèce : François Hollande et sa fausse légende

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François Hollande a-t-il sauvé la Grèce ?
François Hollande a-t-il sauvé la Grèce ? (Crédits : POOL)
Dans son discours de "renoncement" prononcé jeudi comme dans le livre de confidences paru début octobre François Hollande se dressait un portrait de "sauveur de la Grèce". La réalité pourrait être différente.

Article publié initialement le 17 octobre 2016, mis à jour le 2 décembre:

Dans le discours prononcé jeudi soir par François Hollande, ce n'est pas le moment qui a le plus retenu l'attention. Le président de la République, outre sa renonciation à l'élection présidentielle, a fait son propre bilan de la crise grecque :

"Au niveau européen, j'ai agi en votre nom pour que l'austérité puisse être enfin terminée pour beaucoup de peuples et j'ai fait en sorte que la Grèce puisse rester dans la zone euro parce que sinon elle aurait éclaté cette zone euro, tellement elle était traversée de tensions et de crises."

Une vision déjà assumée dans le livre* de « confidences » du président de la République. Or, il convient de ne pas oublier que l'essentiel de l'ouvrage vise bien à construire l'image d'un président en action, dans toute la splendeur et l'étendue de son pouvoir. Nulle part cet effort n'est si visible que dans les pages consacrées à la politique étrangère, et en particulier à la troisième crise grecque du premier semestre 2015.

Sauveur de la Grèce, le storytelling de l'Elysée

Intitulé « le facilitateur », ce chapitre de 14 pages dresse le portrait en pied d'un François Hollande arbitre de l'Europe, capable de retenir la furie destructrice d'Alexis Tsipras, le premier ministre hellénique, et de Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances. Le chef de l'Etat français aime se présenter comme « protecteur » du chef du gouvernement grec. Les deux journalistes auteurs de l'ouvrage soulignent ainsi sa « mansuétude » envers Alexis Tsipras (qu'ils comparent avec celles, coupable à leurs yeux, qu'il a adopté envers Christiane Taubira et Emmanuel Macron), de son « acharnement » à maintenir la Grèce dans la zone euro. On le voit batailler avec Angela Merkel pour que « tout faire pour maintenir la Grèce » dans l'union monétaire.

Ce discours, soutenu tant par les auteurs que par le président, n'est pas étonnant. Il est la « version officielle » française des événements depuis que, au petit matin du 13 juillet 2015, Alexis Tsipras a signé une capitulation complète devant ses créanciers, faisant replonger le pays dans la crise et dans l'assujettissement le plus complet. Selon le Château, qui en vend la version à qui veut bien l'entendre, c'est la France qui a stoppé l'Allemagne dans sa volonté de chasser les Grecs de la zone euro.

Les deux auteurs rendent donc l'image d'un président gonflé d'orgueil d'avoir l'impression, sur ce dossier grec, de « faire l'histoire ». Du reste, eux-mêmes, présents dans les bureaux dorés de l'Elysée, avouent cette « impression légèrement grisante d'observer l'histoire en marche ». Jamais la connivence entre le monarque et ses secrétaires « embusqués » n'est aussi forte que sur ce dossier. Jamais l'admiration du chef de l'Etat n'y est aussi palpable. Mais si l'on y regarde de plus près, ce portrait élogieux du « sauveur des Grecs » apparaît fort contestable.

Mépris et réalisme

Premier élément. Si François Hollande est très soucieux « d'avoir la position la plus proche des Allemands », il montre un mépris ouvert et constant envers « l'ami grec ». « François Hollande, semble s'adresser à un petit frère un peu trop dissipé », notent les auteurs. Plus loin, ils soulignent que le président français « assume parfaitement ce rôle de grand frère ».  Mais les deux journalistes évoquent aussi l'attitude de « proviseur compréhensif » de l'élève Tsipras. Elève de quelle leçon ? Mais celle du « réalisme », bien sûr. Le réalisme consiste pour l'Elysée à faire de la politique en ne changeant absolument rien. Rester donc à tout prix dans la zone euro, quel qu'en soit le prix, mais tenter de présenter un storytelling qui « sauve la face ». « Tsipras entend sauver à la fois son pays... et les apparences », expliquent les auteurs en décryptant le discours présidentiel.

Clichés désolants

Mais ce qui frappe par-dessus tout, c'est l'incompréhension complète de la situation grecque. François Hollande ne semble pas saisir l'enjeu du succès de Syriza, qui s'appuie sur la défaite absolue de la stratégie menée par les Européens depuis 2010 en Grèce, sur la protection de l'oligarchie pendant l'austérité, sur le désastre social qu'il a causé et sur le sentiment d'humiliation des actes de la Troïka. Pas un mot de tout cela dans la bouche d'un président qui, en 2012, tout fraîchement élu, avait appelé les Hellènes à voter contre Syriza, donc pour le parti conservateur Nouvelle Démocratie d'Antonis Samaras. Pire même, le président français ne peut saisir que, si la Grèce a sa part de responsabilité,  les déséquilibres de la zone euro ont conduit au désastre et que, de ce fait, tout le monde a sa part de responsabilité. Et doit donc prendre sa part de fardeau.

François Hollande refuse d'entendre la réalité grecque, jamais il n'évoque l'idée d'un assouplissement des exigences ou un plan « actif » de reconstruction économique du pays. Il impose à la malheureuse Hellade sa propre réalité, faite de clichés désolants de Grecs rétifs aux impôts, au travail non déclaré et aux retraites à 50 ans et d'une dette immense (dont il oublie de préciser qu'elle vient principalement désormais des crédits accordés par les Européens). Dès lors, la situation est simple : Alexis Tsipras doit accepter les « réformes » et les demandes de ses créanciers pour sauver sa place dans la zone euro. La faute est grecque, la Grèce doit payer. Tout en « sauvant les apparences ». Avec de tels amis, la Grèce n'a guère besoin d'ennemis.

Accepter l'alternative allemande

Les faits l'ont confirmé. François Hollande a accepté « par réalisme » de discuter des conditions d'une expulsion de la Grèce de la zone euro avec Wolfgang Schäuble. Dès lors, il en acceptait la possibilité et participait à la stratégie allemande en acceptant un « plan B » fondé sur cette expulsion. Il est un peu piquant de voir par la suite l'hôte de l'Elysée s'émouvoir d'une éventuelle demande à la Russie d'impression de drachmes de la part de la Grèce, alors que lui-même travaille à chasser la Grèce de la zone euro. Il est de même assez étonnant de voir François Hollande et ses hagiographes expliquer « qu'à force de persuasion, la France va réussir à éviter le pire », puisque ce « pire » même est une option acceptée par la France. Si Paris avait refusé une expulsion qui, par ailleurs n'est nullement prévue dans les traités, si elle avait usé de son influence pour « changer de logique », ce « pire » n'eût pas été possible. En acceptant l'option de l'expulsion, la France tirait dans le pied des Grecs, puis se réjouissait qu'on ne leur eût pas tiré dans la tête.

La France passive

Le récit des deux auteurs est, du reste, assez étrange. A les lire, dans les jours qui ont suivi le référendum perdu par les créanciers, le 5 juillet 2015, c'est la France qui a aidé, grâce à une « mise sous tutelle française de l'administration grecque » et à sa « force de persuasion », Athènes à demeurer dans la zone euro. Rien n'est moins juste. Alexis Tsipras a paniqué après la victoire du « non » : il ne s'est pas vu assumer un dernier combat qu'il a jugé perdu d'avance. Il a alors espéré que l'appui français lui permettrait de faire une proposition « acceptable ». 10 fonctionnaires ont été envoyés à Athènes, mais la proposition « française » (une réplique à peine durcie de celle rejetée par les Grecs le 5 juillet) a été rejetée par l'Eurogroupe du 11 juillet ! Ce jour-là, Wolfgang Schäuble et ses alliés ont relevé les mises et imposé de nouveaux critères, notamment un « fonds de privatisation » de 50 milliards d'euros (chiffre absolument irréaliste) et une mise sous tutelle étroite des finances publiques grecques.

C'est cette « proposition » du 11 qui va être la base de discussions du 12 et qui sera, à peine aménagée, acceptée le 13 par Alexis Tsipras. François Hollande n'a contribué - s'il a vraiment agi - qu'à négocier quelques détails de cette proposition allemande « punitive ». La France a alors permis à Angela Merkel de « vendre » à son opinion publique le maintien de la Grèce dans la zone euro. Quant à la Grèce, elle a, grâce à son « ami français » pu repartir avec un troisième mémorandum qui a mis encore à genoux son économie défaillante et qui a mis son gouvernement sous une tutelle humiliante. Sans que le gouvernement grec ne parvienne, comme promis le 13 juillet 2015, à ouvrir de vraies négociations sur sa dette publique. Depuis, la France a continué à accepter la position extrêmement dure de l'Eurogroupe, sans vraiment la modifier. Un détail, sans doute, dont ne parlent pas les deux auteurs.

La France absente à l'Eurogroupe

Au reste, même l'attitude « bienveillante » de la France face à la Grèce durant les négociations est peu convaincante. En quoi François Hollande a-t-il joué le rôle de « facilitateur » ? Le chapitre débute sur une scène où le président français assure Alexis Tsipras du soutien de la France avant l'Eurogroupe du 9 mars 2015. A ce moment, la Grèce prépare un plan de réforme suite à l'accord du 20 février. L'accord doit être validé le 9 mars et la crise pourrait alors s'apaiser. « Il y a un Eurogroupe lundi et nous pourrons peut-être agir », explique alors François Hollande. Mais ce que les deux auteurs ne relèvent pas, c'est que, ce 9 mars, l'Eurogroupe va refuser tout plan grec et, cela, pendant deux mois. L'Eurogroupe réclame des baisses de pension. La France ne s'oppose pas à cette demande. Elle ne tente pas « d'agir », elle ne joue aucun rôle de facilitateur. A lire les deux auteurs, la Grèce est alors restée immobile. « Tsipras tarde à produire ses réformes », explique François Hollande en avril qui tenterait de « réfréner les ardeurs belliqueuses » du Grec. Problème : de mars à mai, la Grèce multiplie les plans de réformes qui sont systématiquement rejetés par un Eurogroupe qui veut obtenir la baisse des pensions, signe final de la capitulation politique du gouvernement grec. Et la France soutient cette politique. Loin d'être « facilitateur », François Hollande a soutenu les objectifs politiques de l'Eurogroupe et a placé le gouvernement grec devant une alternative : sortir de l'euro ou capituler.

Miser sur les mauvais chevaux

Enfin, dernier point, de détail, celui-là. François Hollande donne deux conseils à Alexis Tsipras : s'appuyer sur l'OCDE et sur Jean-Claude Juncker. Le problème, c'est que c'était miser sur deux mauvais chevaux. La décision n'était pas à la Commission, qui a été entièrement mise sur la touche pendant les négociations, mais à l'Eurogroupe. En demandant à Alexis Tsipras de s'appuyer sur la Commission, François Hollande demande à Bruxelles de faire ce qu'il refuse de faire lui-même : apaiser l'Eurogroupe alors même que la France siège à cet Eurogroupe... Quant à l'OCDE, la Grèce s'est beaucoup appuyée effectivement sur cet organisme, notamment pour rejeter les demandes de l'Eurogroupe.

L'obsession de l'Allemagne

François Hollande fait donc mine d'oublier qu'il est acteur - passif, s'entend - du blocage entre la Grèce et ses créanciers. En réalité, il le sait et finit par le reconnaître : plus que son « amitié » pour la Grèce, le président français sauve « sa » relation avec l'Allemagne. « Si les Allemands me lâchent, c'est fini », avoue-t-il. C'est là le résumé de toute sa politique européenne. Un peu plus loin, il résume encore son rôle de « facilitateur » : il ne s'agissait pas de faire comprendre aux Allemands et aux Grecs leurs divergences et de les rapprocher. Il s'agissait de « faire comprendre aux Grecs » qu'il faut bien accepter les priorités définies par Berlin. François Hollande ne doit donc pas s'étonner que son rôle dans la crise grecque n'ait guère redoré blason. C'est que, malgré les tendances hagiographiques du livre, la France de François Hollande a été la malédiction de la Grèce plus encore que son « sauveur ».

* Gérard Davet & Fabrice Lhomme, "Un président ne devrait pas dire ça", Stock, pages 499-512.

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Commentaires
a écrit le 04/12/2016 à 13:11 :
Cet article est très intéressant. Il n'étonnera que ceux obsédés par la responsabilité allemande dans la conduite des affaires européennes. En réalité, rien ne peut se faire sans le consentement de la France.
a écrit le 03/12/2016 à 17:31 :
N'est ce pas plus simple: Hollande n'a-t-il pas voulu prémunir les banques Françaises d'une faillite de la Grèce d'un montant d'environ 40 milliards?
a écrit le 02/12/2016 à 21:03 :
Dans la crise grecque, Merkel était le flic méchant et FH le flic gentil,mais tous les 2 cherchaient le même objectif :faire plier Tsipras. FH n'a sauvé personne. Schauble a fait du bluff,en faisant croire que l'Allemagne était prête à expulser la Grèce de l'euro et FH l'a bien aidé en faisant croire cela à Tsipras. Mais une sortie de la Grèce de l'euro ,aurait probablement coulé l'euro et Tsipras ne s'est pas rendu compte de cet avantage et a très mal négocié avec l'Eurogroupe.
a écrit le 02/12/2016 à 15:47 :
A force de raconter cette histoire il avait fini par y croire...C'est le propre de tous les mythomanes...Bon vent à ce narcissique qui ne pense qu'à ce que les autres vont penser de lui ou de ce qu'il va laisser...Autant qu'il sache qu'il restera le plus grand de tous dans le domaine des impuissants...
a écrit le 02/12/2016 à 14:44 :
Hollande est un excellent protecteur. La preuve : la Grèce est désormais un protectorat allemand non ?
a écrit le 02/12/2016 à 11:27 :
Mais ne faisons pas porter à M Hollande un chapeau dot les larges bords dépassent de très loin son quinquennat.

La crise Grecque a débuté en 2008. En 2012, lorsque M Hollande arrive au pouvoir, la Grèce subit déjà sa deuxième vague de prêts toxiques. La dette, qui était hors de contrôle mais privée avant l'intervention des états est devenue le problème des états européens.
Ajoutons que les "solutions" ont transformé un problème financier local en une crise économique et sociale qui rend de facto impossible le remboursement de la dette et de ses intérets.
.
Le but officiel des institutions europeennes et mondiales (la troika) est alors de sauver le pays et l'Euro. Le but officieux de l'Allemagne est de sauver les banques et institutions financières allemandes, néerlandaises et luxembourgeoises lourdement engagées dans le jackpot grec (des prêts à 27% d'intérêts ça fait perdre toute prudence).

Quand M Hollande est élu, le second tour de renégociation de la dette est encours, l'ONU et le FMI commencent à prévoir que l'austérité engendrée sera contre-productive. Le président français tente de plaider pour des plans d'aides moins durs. Il est rembarré par Bruxelles et l'Allemagne qui lui renvoient à la figure les 5.3% de déficit et les 2 000 milliards de dette que Sarkozy et Fillon laissent en héritage.

Il n'est pas en position de force et doit laisser tomber.

En 2015, les plans d'aide toxiques ont permis aux créditeurs de commencer à espérer de revoir leurs euros un jour, mais le peuple grec qui continue à souffrir porte Syriza au pouvoir qui tente la politique de force, et qui échoue.

Que Tsipras ait eu ou non le soutien de Hollande ne change rien à l'affaire.
Réponse de le 02/12/2016 à 14:03 :
Encore une tentative de réécriture de l'Histoire. Pour la Grèce, il y a deux stratégies possibles : les virer de l'Euro ou les garder et payer pour eux. Les Allemands ont choisi pour l'instant de les garder et de payer... et par la force des choses, nous aussi !
Réponse de le 02/12/2016 à 15:50 :
" Les Allemands ont choisi pour l'instant de les garder et de payer... "

Sauf la dette de guerre.
L'actuel champion économique de la zone euro a fait trois fois défaut au cours du XXe siècle : dans les années 1930, en 1953 et en 1990. "L'Allemagne n'a pas réglé ses réparations après 1990 – à l'exception des indemnités versées aux travailleurs forcés, poursuit Albrecht Ritschl dans Der Spiegel. Les crédits prélevés de force dans les pays occupés pendant la Seconde Guerre mondiale et les frais liés à l'Occupation n'ont pas non plus été remboursés. A la Grèce non plus." Or "personne en Grèce n'a oublié que la République fédérale devait sa bonne forme économique aux faveurs consenties par d'autres nations", insiste-t-il.tout le monde, y compris en Allemagne, ne se satisfait pas des immenses faveurs accordées à Berlin au lendemain de la guerre. Asphyxiés par leurs dettes et pressés par Berlin d'enchaîner les plans d'austérité, les Grecs sont de plus en plus nombreux à vouloir faire partager une partie de leur fardeau à leurs anciens envahisseurs.
La somme de 162 milliards d'euros évoquée va ainsi bien au-delà du seul remboursement du prêt forcé, qu'on estime dans une fourchette comprise entre 54 milliards et 81 milliards d'euros. Elle englobe en outre les 108 milliards évalués lors de la Conférence internationale de paix à Paris pour la réparation des dommages causés par les troupes nazies sur l'infrastructure économique du pays."Dans la pratique, l'accord de Londres de 1953 libéra les Allemands de leur obligation de rembourser leurs dettes de guerre", résume le quotidien allemand.
Réponse de le 02/12/2016 à 17:12 :
Les virer, comme vous le dites élégamment, ce n'est pas si simple, on le voit bien avec la GB, qui pourtant est demandeuse (quoique...) et même pas dans l'Eurogroupe.

Sans compter que c'est le moyen le plus sûr de ne jamais être remboursé.

Et pour terminer, c'est pas un bon signe pour la solidité de l'Euro et de l'Europe et c'est ce qui est le plus dangereux.

Initialement (2007) la dette grecque c'était environ 200 milliards d'euros, et 103% du PIB.
Une fois que la BCE, le FMI et la CE se sont occupés de redresser les grecs c'est devenu 317 milliards de dette (176% du PIB en 2014) malgré un allègement de 107 milliards en 2012 (dont la moitié a servi à sauver le système bancaire grec).

Bref, il aurait suffit de 50 milliards pour éviter à l'état grec de devoir emprunter à 25%, mais c'était contre le dogme , à l'époque la BCE ne pouvait pas prêter 1 cent aux états et tout devait se faire par le privé.

Maintenant, dormons sur nos deux oreilles, dans 2 jours les italiens doivent se prononcer sur une réforme constitutionnelle. S'ils disent non, l'Italie est en bonne voie pour une jolie crise financière. Mais cette fois la dette est de 130% du PIB et le PIB italien c'est 10x le PIB grec...

Alors on vire les italiens? (et puis ensuite les espagnols, les portugais, parce que si l'économie italienne s'efondre les autres suivent).
a écrit le 02/12/2016 à 11:01 :
Merci pour cet article avec lequel je suis entièrement d'accord.

Tsypras espérait trouver un allié de gauche avec Hollande il n'a fait que parler à un exécuteur de droite.

Traitrise envers son électorat de gauche, traitrise envers le peuple grec, j'aurais vraiment aimé qu'il affronte ses multiples trahisons face à son électorat mais le politicien est lâche de nature.

Bref vous ne vouliez pas d'un affrontement hollande sarkozy ? Vous pensiez que cela servirait marine le pen ? Ne vous inquiétez pas ! Vous aurez l’affrontement de leurs premiers ministres...

Au secours.
a écrit le 20/10/2016 à 15:53 :
Et comme à l'accoutumée, les Grecs sont exempts de toute faute, erreur, mauvaise politique, oligarchie, corruption, absence de sens civique etc... Et nous les Français sommes des traitres à la patrie et les Allemands, n'en parlons pas, des étrangleurs, assoiffés de sang....
Pathétique la description de l'Europe vue par M. GODIN.
Que tous ceux qui râlent ci-dessous réfléchissent 1seconde (est-ce trop ?) Auriez-vous accepté de régler une partie de la dette grecque grâce à une augmentation d'impôts en France ????
a écrit le 19/10/2016 à 16:01 :
Merci à l'auteur pour ce réquisitoire argumenté, et implacable. Cela renforce l'idée que les Français se sont désormais faite de Monsieur Hollande : un semi-habile froid et cauteleux, un Machiavel en peau de lapin, un politicien égocentrique et hypocrite, émanant d'une caste dont nous sommes fatigués. Encore six mois de chaos pénible, et moralement épuisant, pour ce pays ...
a écrit le 19/10/2016 à 14:35 :
La dette "vient principalement désormais des crédits accordés par les Européens". Tout à fait et c'est pour cela qu'il faudrait arrêter les "plans de sauvetage" du tonneau des Danaïdes. Sur les 15 dernières promesses pour la prochaine tranche "d'aide", seuls 2 auraient été mises en œuvre. Contrairement au joueur compulsif du casino, il faut savoir mettre fin à ses pertes, se dire qu'on s'est fait avoir et ne pas prolonger l'expérience. Quant à Hollande, j'aurais personnellement aimé qu'il eut été dans le camp du Grexit :-)
a écrit le 18/10/2016 à 15:37 :
Il est effectivement un "protecteur" de la Grèce. Un maquereau en argot.
a écrit le 18/10/2016 à 13:51 :
Je me demande combien de communes le prendraient dans un conseil municipal?
a écrit le 18/10/2016 à 13:11 :
Hollande confirme simplement dans ses confidences, qu'il n'a pas de caractère. C'est un hésitant, éternel spectateur de lui-même ne faisant pas grand chose, et des autres sur lesquels il s'appuie pour durer. Son échec qu'il aimerait tant dépeindre comme une réussite, n'est que le reflet de son inadéquation aux devoirs de sa charge. Dépourvu de projet, autre que sa promotion personnelle, il n'a que des petites tactiques à sa disposition pour assouvir un besoin de pouvoir entièrement tourné vers la satisfaction d'un hédonisme immature. Sa carrière et sa vie personnelle en sont la confirmation, c'est un médiocre instruit, clanique, égocentrique, et sans affect.
Réponse de le 18/10/2016 à 15:05 :
j'aime assez ce portrait...bien vu!
Il faut dire qu'il n'est pas le seul "petit mec" du monde politique hélas...
Réponse de le 18/10/2016 à 15:20 :
Tout est dit et j'ajouterai cette réflexion de celle qui sans aucun doute le connaît vraiment, Ségolène Royal : "Hollande, vous l'avez-vu faire quelque chose en 20 ans, moi PAS!" Nullité dans tous les domaines¨!
Réponse de le 18/10/2016 à 18:11 :
ah?parce que votre champion Sarkozy possède 'lui , toutes les qualités pour faire un bon président?désolé:le Hollande bashing ne prend plus et de plus en plus de citoyens observent dans la vie de tous les jours une amélioration substancielle.les bons chiffres économiques ne trompent pas
Réponse de le 19/10/2016 à 16:05 :
Portait d'une vérité impeccable.
Réponse de le 02/12/2016 à 15:53 :
Dommage , personne ne te connais pour faire un comparatif.
a écrit le 18/10/2016 à 12:54 :
Il a bien le droit d'en faire un peu trop , comme les autres qui en disent de biens belles, mais lui à force de le dire il y croit , on ne peu pas lui enlevé sa façon de voir les choses quand même .
a écrit le 18/10/2016 à 12:53 :
truffe
a écrit le 18/10/2016 à 12:20 :
la cause est entendue, 51% des français ont élu un faux jeton narcissique en 2012 (que les ploucs du PS avaient élu secrétaire). Et en 2017 ? Une démocratie a les élus qu'elle mérite.
a écrit le 18/10/2016 à 10:17 :
Ces européistes veulent tous réécrire l'Histoire et y figuraient dans un bon rôle moralisateur!
Et, ils garderont les mauvais cotés pour motiver ou excuser leur dogmatisme!
a écrit le 18/10/2016 à 8:05 :
Un boutiquier menteur soumis aux intérêts des puissants en l’occurrence l'Allemagne et la finance ..La baisse du chômage, non, l'amélioration du pouvoir d'achat, non, la diminution des impôts, non, l'apaisement de la société Française,non,bref, fin de contrat en 2017 pour la gauche et bon débarras !
a écrit le 17/10/2016 à 21:41 :
Pour bien connaître les deux pays, une chose me paraît évidente: les problèmes structurels sont grosso modo les mêmes en France comme en Grèce. Des exemples ? La complexité de la réglementation du travail, les lourdeurs administratives effarantes, l'éducation ultra inégalitaire, le refus de changer quoi que ce soit, les syndicats extrémistes et intouchables, le poids écrasant de l'état dans le PIB, la tonne d'étudiant n'ayant aucun débouché malgré de bonnes formations, etc etc. Quand je vois Mélenchon, j'ai l'impression de revoir Tsipras juste avant sa première élection, tant son programme déborde d'idées débiles. Exactement comme son mentor Grec.
Réponse de le 18/10/2016 à 8:47 :
Excusez certains d'oser remettre en cause le dogme libéral et ce capitalisme financier qui détruit le monde. Pardon, vraiment, vous ne les y reprendrez plus ! Et longue vie aux dirigeants politiques "responsables" (serviles, en fait).
Réponse de le 18/10/2016 à 10:22 :
Pas vraiment. Le provbleme est de la Grece est avant tout qu'elle est l'heritiere de feu l'empire ottoman: un structure étatique corrompue, sur-dimensionné dans le seul but de pouvoir favoriser les amis des pouvoirs successifs, et donc ce qui va avec: évasion fiscale, absence de concurrence reelle derriere les habits d'une economie de marché qui ne fonctionne que pour les amis des pouvoirs successifs. la France n'en est fort heureusement pas la. Et si les plans de sauvetages fonctionnent mal, c'est avant tout parce que jamais ni les Européens ni les grecs n'ont eu le courage de s'attaquer à tout cela. Dernier exemple en date, l'attribution de 4 licenses TV. Certes pour la 1ere fois de l'histoire il ya eu un appel d'offre avec mise en concurrence...mais comme par hasard ce sont 4 oligarques de toujours qui ont chopé les licenses.
a écrit le 17/10/2016 à 21:29 :
On aura beau tordre comme on veut l'histoire, c'est quand même bien grâce a la France que la Grèce est restée dans l'UE a la suite d'un WE non stop ou l'Allemagne avait mise tout son poids pour l’éjecter.
a écrit le 17/10/2016 à 19:54 :
Si Sarkozy, parfaitement conseillé en cela par Xavier Musca et François Perol, a réellement eu un rôle décisif dans la résolution de la crise aigüe ayant suivi la chute de Lehman Brothers, le rôle de Hollande dans la crise grecque apparaît disons... modeste.
a écrit le 17/10/2016 à 19:31 :
Le dossier Grec n'aura aucune influence sur la présidentielle française: qui se soucie des Grecs ici en ce moment ? En arriver à espérer dorer son blason avec une telle histoire montre surtout le désarroi de FH. Bientôt il va nous ressortir son carnet de note en primaire tellement il a peu à mettre en avant. La présidence de Hollande va se résumer aux hausses d'impôts, au mariage pour tous et aux attentats. Tout le reste est bon à oublier, d'ailleurs qui se souvient du reste ? Ah si, il y a l'histoire du scooter, on l'évoquera de temps à autres pour démontrer qu'il était vraiment mauvais en tout.
a écrit le 17/10/2016 à 19:23 :
La crise grecque a scellé pour moi la traitrise du PS et de FH pour lesquels je ne voterai jamais plus. Certes Sarkosy et tous les épigones de la droite sont sur la même ligne que Hollande. Et alors! Faut-il hurler avec les loups? C'est triste de voir que l'apostrophe de Marine Le Pen lorsque Merkel et Hollande étaient au parlement européen "Merci, Madame la chancelière, d'avoir amené votre vice chancelier" est ce qui a peut-être décrit le mieux la démission, sans aucun combat, du PS et de son chef.
L'histoire jugera très probablement la déliquescence de la social démocratie de la même manière que Churchill a jugé Chamberlain et Daladier (je cite de mémoire) "Ils disent avoir assuré la paix; ils n'apportent que la guerre et le déshonneur"
a écrit le 17/10/2016 à 17:40 :
FH malédiction de la Grèce? Cette assertion est excessive donc ridicule. D'ailleurs toute la teneur de votre article démontre sa faible influence sur le sujet....Quand bien même cela eut été accepté par nos partenaires, qu'aurions nous dit de FH si nous avions du payer ou abandonner nos créances sur la Grèce? Ca il fallait en prendre la décision à Deauville il y a bien longtemps, mais NS s'est couché devant Merkel, mettant en route la crise européenne des dettes souveraines de la même manière que les US avec Lehman. Question subsidiaire, pourquoi les Grecs, maudits d'après vous, ne sont ils pas sortis? Un conseil pour vous mr Godin, plutôt que venir ici pourfendre l UE, allez écrire en Allemagne pour essayer de convaincre, vous feriez oeuvre utile.
a écrit le 17/10/2016 à 17:36 :
Merci Romaric, vraiment...
On en apprend avec vous.
Réponse de le 18/10/2016 à 12:58 :
moi aussi je suis devenu extrement émérite grace aux articles de monsieur Godin. Merci encore merci mille fois (c'est dommage qu il n y a pas de pluriel au mille c'est vraiment bete)
a écrit le 17/10/2016 à 16:19 :
« Si les Allemands me lâchent, c'est fini », avoue-t-il.
Nous sommes gouvernés par quelqu'un soumis à une puissance étrangère ?
a écrit le 17/10/2016 à 16:03 :
Mr Godin, à l'occasion, demandez à Mr Varoufakis de publier ce qui s'est vraiment dit et par qui lors de toutes les réunions de l'Eurogroup auxquelles il a participé. Il est impératif que tous les citoyens connaissent les positions de chacun des participants et surtout quels sont les arguments que chacun d'eux emploie pour justifier sa position. Avec une telle publication, sans doute y verrait-on la véritable terreur qu'exerce Mr Schauble sur Mr Sapin.
Réponse de le 17/10/2016 à 19:48 :
Parce que vous accorderiez un quelconque crédit à ce que raconterait Varoufakis ?
Réponse de le 17/10/2016 à 19:49 :
Parce que vous accorderiez un quelconque crédit à ce que raconterait Varoufakis ?
Réponse de le 23/10/2016 à 1:23 :
La sortie de ce livre de Yanis Varoufakis est, en effect, prévu pour le printemps/l'été 2017.
a écrit le 17/10/2016 à 14:51 :
Une preuve de plus de la mythomanie de pépère? Il écrit l'histoire à sa manière?

Pauvre France, c'est pathétique d'avoir autant de médiocrité au mètre carré dans les bureaux.
a écrit le 17/10/2016 à 14:51 :
Une preuve de plus de la mythomanie de pépère? Il écrit l'histoire à sa manière?

Pauvre France, c'est pathétique d'avoir autant de médiocrité au mètre carré dans les bureaux.
Réponse de le 19/10/2016 à 11:02 :
c'est votre indigence intellectuelle que vous mettez à jour dans ce "commentaire"
a écrit le 17/10/2016 à 14:49 :
Excellente analyse, il faut vraiment que nous soyons en pleines présidentielles pour entendre raconter de telles bêtises de la part de tous les candidats, le seul crédible que je n'ai vu qu'une seule fois étant Poutou.

Oui non seulement il n'a pas honte de mentir abondamment, la situation de la Grèce est désastreuse mais en plus le gouvernement grec comptait sur le gouvernement de Hollande pour faire réfléchir les allemands quand à la stratégie déplorable européenne en ce qui concerne ces purges d'austérités dénoncées même par le FMI. Ce n'est plus des œillères qu'ils ont sur les yeux ce sont des bandeaux c'est mieux pour ne surtout rien voir de ce qu'il faudrait.

Bref Hollande est fier de sa politique de droite, il est fier d'avoir fait avancer l'idéologie réactionnaire est conservatrice tandis que sarkozy à cause de trop de clientélisme et chirac à cause de stratégies politiques, ne l'avaient pas faites avancer.

J'aimerais bien savoir quand même s'il fait l'imbécile cet Hollande ou bien s'il croit vraiment avoir une chance de gagner pensant que personne n'a vu qu'il était de droite et qu'il a complètement trahie ses promesses électorales et les nombreux espoirs que mettaient les gens de gauche qui votent encore, en lui.

Quelque part il achève ce parti socialiste qui n'a plus de socialiste que le nom, il était temps. Cela sera la seule satisfaction de ces présidentielles, parce que juppé le pen au secours hein...

Pour ceux qui veulent voter pour le dernier parti vivant, votez NPA.
Réponse de le 17/10/2016 à 17:44 :
votre premier paragraphe m'a fait bien rire, merci. Pour le reste je ne sais pas je me suis arrêté là, c'est quand même un journal sérieux.
Réponse de le 17/10/2016 à 19:11 :
En fait vous troller donc, ne soyez pas timide fallait le dire je suis habitué.

J'ai même arrêté de signaler tellement j'y suis habitué...
Réponse de le 18/10/2016 à 12:06 :
Votez Mélenchon et faites gagner la gauche plutôt que de voter NPA, candidat légitime en soi mais qui ne l'emportera pas, vous le savez. Il faut savoir être pragmatique.
Le NPA ne veut pas du pouvoir, ce qu'il souhaite c'est une révolution venant des syndicats. Bataillez dans votre syndicat pour le NPA et votez Mélenchon pour les présidentielles, ce sera plus efficace à mon sens.
Réponse de le 18/10/2016 à 15:42 :
Je vous ai répondu mais la réponse je vois n'est pas apparue.

Je vous redonne un lien qui permet d'y voir plus loin que le concept Mélenchon-Syndicats, sans parler du personnage dans lequel je n'aurais jamais confiance, l'article est gratuit et Mujica est un génie:

"Au pays des conquêtes syndicales" http://www.monde-diplomatique.fr/2015/10/VENTURA/53938
a écrit le 17/10/2016 à 14:48 :
On retrouve bien dans cet embrouillamini, les traits de caractère de FH tels qu'on les a aperçu dans sa gestion du PS lorsqu'il en était le secrétaire, et fortement critiquée par Martine Aubry lorsqu'elle a repris le flambeau en disant en substance que c'était un bazar sans nom !!
Réponse de le 17/10/2016 à 16:09 :
Complétement d'accord. Et je rajouterai que sans la reprise en mains d'Aubry, Hollande n'aurait jamais été président.
Réponse de le 18/10/2016 à 0:19 :
Embrouillamini: conflit de nains ! :-)

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