François Hollande, Narcisse inquiet de sa propre postérité

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François Hollande, auteur de sa propre légende ?
François Hollande, auteur de sa propre légende ? (Crédits : © POOL New / Reuters)
En multipliant les livres confessions, François Hollande tente d'écrire son histoire au présent. Une tâche qui met à jour ses limites.

Voici donc la vie politique française soumise à un phénomène assez inédit. Son chef de l'Etat tente d'écrire, en temps réel, par la parution régulière - à rythme soutenu - de livres « d'entretiens », sa propre histoire, alors même que cette histoire n'est pas terminée. C'est là une véritable nouveauté. Le souci de sculpter une image qui restera dans l'histoire n'est pas propre à François Hollande. Tous ses prédécesseurs l'ont eu et l'ont encore. Mais jamais ils n'ont eu cette obsession de le faire en étant encore en fonction.

« Ubérisation » de sa propre postérité

En utilisant des journalistes pour écrire « son » histoire encore en cours, François Hollande innove donc. Il pratique une forme « d'ubérisation » de sa propre postérité, utilisant le besoin infini de reconnaissance du pouvoir des journalistes pour écrire la chronique de sa pratique du pouvoir. Le recours à des journalistes est très significatif. L'hôte de l'Elysée renonce à recourir à l'écriture littéraire, celle qui permet de prendre du recul et de construire une légende. Il ne s'entretient pas avec un secrétaire ou un proche en vue de publier un « livre d'explication » une fois son mandat achevé qui lui permettra de construire sa future stature d'homme « faisant l'histoire ». Il préfère l'écriture journalistique, celle par essence de l'instant, du commentaire, de la polémique.

Se raconter en président

C'est ce qui rend la démarche de François Hollande des plus singulières. Ces livres ne sont pas des interviews classiques, où l'on fait passer un message à l'opinion par l'écriture des journalistes. On le voit par les grands écarts entre le dernier ouvrage publié mercredi 12 octobre* et son interview contemporaine dans l'Obs. Ce ne sont pas un de ces « exercices de communication » habituels. Pour s'en convaincre, il suffit de voir les explications gênées des « amis du président » sur les « confessions » de leur « président-candidat ». C'est qu'en réalité la temporalité de l'ouvrage n'est pas celle de la campagne des primaires du PS. Il s'agit de « laisser une trace », de « se raconter » pour construire un personnage qui restera dans l'histoire. Il « n'est occupé qu'à faire son apologie, qu'à justifier son passé, qu'à bâtir sur des idées nées les événements accomplis, des choses auxquelles il n'avait jamais songé pendant le cours de ces événements », comme le disait Chateaubriand de Napoléon dans son Mémorial de Sainte-Hélène.

Objectif polémique

Mais en ayant recours à des journalistes, en publiant « in vivo » ces confessions, François Hollande n'est pas dans la position de l'Empereur déchu sur son rocher de l'Atlantique. Il se retrouve dans cette position paradoxale d'écrire au présent sa postérité. Le paradoxe n'est cependant qu'apparent. En cassant les codes habituels de la communication, François Hollande ne renonce pas à ses objectifs. Isolé, impopulaire, peu crédible, il ne lui reste qu'une carte à jouer : le prestige du sortant dans sa posture d'homme d'Etat. En murmurant à l'oreille des journalistes l'envers du décor de sa pratique du pouvoir, le président se met en scène en président et se place dans l'histoire. Il se donne un prestige qu'il espère secrètement voir peser lors de la prochaine campagne, faut de vrai bilan à faire valoir.

Mise en abyme inquiète

Cette stratégie n'est cependant pas que le fruit d'une situation désespérée. La mise en abyme d'un président en fonction se décrivant en tant que président en fonction pour s'assurer qu'il est bien un président en fonction donne l'image d'un Narcisse inquiet, incapable de se convaincre lui-même qu'il est bien un président en fonction. Dans le dernier ouvrage paru, François Hollande se plaint que les journalistes ne voient en lui qu'un éternel secrétaire national du PS et jamais un président, mais lui-même ne semble si peu convaincu de son rôle qu'il doit en permanence se mettre en scène en tant que président. L'ouvrage a cette fonction de l'assurer qu'il est bien un acteur de l'histoire, comme si la fonction elle-même ne lui suffisait pas à s'en convaincre. Et c'est pour cela que François Hollande ne peut attendre la fin de son mandat pour en écrire l'histoire.

Marquer l'histoire

Depuis quelques mois, François Hollande se montre très inquiet de la trace qu'il laissera. On l'a vu dans ses propos sur les attentats qui ont frappé la France, lorsqu'il a souligné combien le président devait faire face à la mort. Faire face à la mort des autres, c'est aussi faire face à la sienne et à l'éternité. C'est faire du président l'intermédiaire entre les vivants et les morts, entre ce monde et l'autre. L'hôte de l'Elysée s'est alors placé dans une temporalité différente de celle des Français. On l'a vu aussi dans la gestion de la loi El-Khomri où l'obsession de « réformer » a pris aussi une tournure métaphysique, où il s'agissait, à tout prix, d'apparaître devant l'histoire comme un président « réformateur » et donc de laisser sa marque à la postérité.

Remplir le vide par lui-même

L'histoire du quinquennat de François Hollande est pourtant objectivement celle d'un renoncement. A ses promesses de 2012, comme à sa conversion « réformatrice » qui a suivi. C'est celle d'une forme d'inaction et d'incapacité permanente de choisir. En renonçant à laisser à la postérité le temps qui est le sien, François Hollande renonce à utiliser le vrai ressort de l'histoire : l'action de long terme. Faute de pouvoir ou vouloir véritablement agir, le président construit donc lui-même la narration de son quinquennat pour tenter de combler un vide dont la trace future l'effraie. François Hollande a peur du vide qu'il laissera, il le remplit donc avec ce qu'il peut : lui-même.

Ramené à ses limites

Et c'est ici le nœud du drame. En cherchant à fuir une réalité qui le condamne à n'être que le plus honni des présidents, il y revient en permanence. François Hollande cherche à prendre de la hauteur, mais ses limites le ramènent en permanence, comme une force gravitationnelle implacable, vers son présent de président peu convaincant et peu convaincu. On remplit donc le vide avec du vide. Et François Hollande, voulant écrire pour l'histoire, n'écrit pour ses seuls contemporains directs que des commentaires qui laisseront tout le monde indifférent dans deux ans ou des polémiques que les historiens futurs ignoreront avec dédain. N'est pas immortel qui veut, fût-il président de la république française.

Manque de consistance

Cette impuissance à construire une véritable postérité, fruit de sa hâte narcissique, est aussi le reflet d'un état de la politique 25 ans après la chute du mur de Berlin. Au fond persuadés que l'histoire est bel et bien terminée, ces politiques ont renoncé à incarner des choix différents économiques et sociaux. La question n'est plus la nature des politiques menées, qui ne font plus guère l'objet de discussions, mais seulement leur intensité. Dès lors, comment un politique peut-il entrer l'histoire ? Nicolas Sarkozy a choisi l'hyperactivité et la surreprésentation médiatique. François Hollande l'autobiographie permanente. Mais le caractère dérisoire de ces efforts révèle le peu de consistance des politiques contemporains. "Après moi, il n'y aura plus que des comptables", disait François Mitterrand, la référence de l'actuel président qui, en bon disciple, lui donne raison. Le cas Hollande a ce mérite : mettre en avant une des principales tares de la vie politique du moment.

 * Gérard Davet & Frabrice Lhomme, "Un président ne devrait pas dire ça", Stock, 659 pages, 24,50 €

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Commentaires
a écrit le 14/10/2016 à 11:01 :
Vider la fonction présidentielle Française de sa substance permettra à l'Europe Fédérale de s'installer naturellement. Le dénigrement de la magistrature fait peut-être aussi partie d'une stratégie d'affaiblissement de nos institutions. Le projet de la limitation de la liberté d'expression aux seuls journalistes autorisés est aussi une nouvelle brèche dans les valeurs de la France.
a écrit le 13/10/2016 à 19:20 :
Ça pour rester dans l'histoire il va rester dans l'histoire! Mais pas comme il le souhaite.... le président malgré lui et qui a mené la France au bord de la guerre civile. Il devient imprévisible et avoue faire l'inverse de ce qu'il pense. C'est du délire.. un film made in Montipyton
a écrit le 13/10/2016 à 18:57 :
Analyse cruelle, et pertinente ! NB : Hollande débutait sa carrière à une époque où l'intellectuel américain Christopher Lasch écrivait "La Culture du Narcissisme".
a écrit le 13/10/2016 à 18:49 :
Il a raison de s'inquiéter bien tard au moment d'être récompensé par les élections, mais il restera quand même l'explosion de l'insécurité de toutes natures pas besoin d'énumérer, Et surtout les portes ouvertes à l'immigration de masse alors que l'emploi fait défaut à bon nombre de nos concitoyens depuis des lustres pour certains .
a écrit le 13/10/2016 à 17:55 :
bien résumé : Remplir le vide par lui-même
et particulièrement pathétique au vu de son bilan !
a écrit le 13/10/2016 à 17:48 :
Eh oui, et les comptables par définition ne font pas de politique. A partir du moment ou le choix n'existe pas, où la même politique est appliqué du PS aà l'UDI-LR avec juste des intensités différentes (et des intensités différentes entre candidats d'un même parti) il n'y a plus d'économie politique, seulement une théologie qui se traduit par de la gestion en fonction de cette théologie. Et le mur qui se rapproche, se rapproche...
a écrit le 13/10/2016 à 17:29 :
François Hollande restera comme celui qui aura tout échoué, sécurité, économie, relations internationales, ses contacts avec sa propres équipes, ses relations familiales et ses amours.. tous ses anciens Ministres ne lui font plus confiance, la liste est longue. Seul (quasi), Manuel Valls, coresponsable de la situation désastreuse évidemment,aura servi sa fonction et respecté l'institution: c'est son honneur.
a écrit le 13/10/2016 à 16:28 :
réquisitoire impitoyable, sans concession, dont il est difficile de se remettre, à l'aube d'une campagne présidentielle , à laquelle il participera sans doute. Ce faisant, il court inévitablement à un échec retentissant. Avec le recul, on prend conscience à quel point le sentiment de rejet de N Sarkosy était fort, pour finalement choisir un nouveau président, dont la personnalité cadrait mal avec la fonction. On ne peut s'empêcher au demeurant de penser à la réflexion prémonitoire de F Mitterand à propos de ses successeurs. Si le personnage fut contreversé, sans doute à raison, nul ne peut lui contester sa dimension d'homme d'état. Le déclin de la France est étroitement lié à celui de la représentation nationale, et plus que jamais l'écart se creuse entre l'intérêt des français à la "chose politique" et le rejet de ceux qui l'exercent.
Réponse de le 13/10/2016 à 17:58 :
oui, mais Mitterrand aussi méprisait déjà les sans dent. Cela ressort de lettres à Anne Pingeot opportunément ressorties pour que le clan recomposé puisse se faire quelque argent !
a écrit le 13/10/2016 à 16:15 :
Incroyable tous nos trolls réactionnaires néolibéraux et d'extrême droite défendent Hollande !

Bravo M. Godin il n'y a que vous qui pouvez générer cela, c'est à mourir de rire.

ça fait 5 ans que les gars ils allument hollande sur ce forum en permanence et maintenant qu'à votre tour vous l'allumez, en vous fondant sur de vrais arguments et non des simples fantasmes et obsessions comme eux, ils le défendent !

Girouette c'est une vraie nature en soi en fait !

Excellent, merci beaucoup.
a écrit le 13/10/2016 à 16:00 :
Hollande qui a invité les assassins salafistes à défiler le 11 janvier 2015, c'est comme si on invitait les assassins de nos enfants à notre table. Qu'il aille au diable, à part vendre des armes que sait-il faire d'autre?
a écrit le 13/10/2016 à 15:52 :
le chant du cygne
a écrit le 13/10/2016 à 15:45 :
truffe
Réponse de le 13/10/2016 à 18:21 :
@duchesse: un si long pseudo pour nous dire que tu portes une ceinture de chasteté ! Remplace donc par "caleçon blindé" :-)
a écrit le 13/10/2016 à 15:14 :
Ne lui faites pas le reproche de dire que l'institution judiciaire est lâche car elle l'est. Comme la classe politique d'ailleurs.
Combien de hauts fonctionnaires et de politiques aux discours droits de l'homme ont leur(s) enfant(s) scolarisé(s) dans les écoles "en difficulté" ? Combien habitent dans les quartiers sensibles d'ailleurs ?
a écrit le 13/10/2016 à 14:41 :
Romaric Godin fait l'impasse sur un point essentiel: FH n'avait pas le contrôle de la parution de l'ouvrage. Toute la démonstration basée sur le narcissisme de l'instant tombe donc... à l'eau. Voilà pour la forme.

Pour le contenu: "faute de bilan à faire valoir". Le bilan, ce sera dans quelques mois, et même plus tard. A trop vouloir écrire dans l'instant...
a écrit le 13/10/2016 à 14:18 :
Excellente analyse c'est un peu comme un plat Sodexo qui voudrait se donner du goût en ajoutant du ketchup, c'est épouvantable.

"son présent de président peu convaincant et peu convaincu. "

Voilà il a gouverné à vu en fonction des intérêts de l'oligarchie européenne, comment transformer tant de lâcheté en courage ? Ya pas de formule miracle.

Vous me rappelez cette phrase de Mitterrand que je détestais mais qui avait quand même une saveur intellectuelle indéniable, en effet depuis lui, qui a trahi franchement l'électorat de gauche quand même hein, nous avons eu Chirac qui a laisser filer tranquillement, il n'a rien fait certes mais il ne s'est pas acharné contre les pauvres, nous avons eu sarkozy qui lui a servi les riches et maintenant nous avons hollande qui a aussi servi les riches, mais honnêtement ce qui a déplu à ces derniers, tout en cognant sur les pauvres.

Pas de quoi faire un bouquin il ferait mieux d'assumer sa médiocrité de gestionnaire-comptable et d'annoncer se retirer de la vie politique, on voit ce que ça donne avec un sarkozy qui s'accroche c'est franchement pitoyable comme spectacle.
a écrit le 13/10/2016 à 14:15 :
De toute manière, il n'en a rien à cirer ! Il va coûter ses 2,5 millions annuels au contribuable, comme les autres. Personnellement, j'avais prédit bien avant les jlections qu'il mettrait en lambeaux la France, comme il l'a fait pour le PS pendant ses 11 ans de présidence de ce parti et pendant sa mandature à Tulle. Entre les sans dents et les footeux peu musclés du cerveau, on sait en tout cas ce qu'il pense du peuple français en général :-)
a écrit le 13/10/2016 à 14:08 :
Il n'a pas à s’inquiéter pour sa postérité. Si quelqu'un se rappellera son nom dans quelques années se sera pour évoquer un désastre dans tous les secteurs économique, social, financier, diplomatique, etc.
Assurément F. Hollande fera parti du top 3 des pires présidents de la république (qui ressemble d'ailleurs plus à une monarchie doublée d'une oligarchie qu'à une république...). Son nom sera synonyme de catastrophe politique. Laxisme, incompétence, inconsistance, indécision, amateurisme signent son quinquennat. Il figurera sans doute dans les manuels scolaires et universitaires comme un cas de ce qu'il ne faut pas faire. Et on se demandera longtemps comment ce petit homme, dans tous les sens du terme, a pu devenir président.
Réponse de le 13/10/2016 à 16:19 :
@Robespierre: on a pas besoin de se demander longtemps. Le système doit être change ! Un quidam qui obtient environ 20% des voix des inscrits au 1er tour n'a aucune légitimité pour représenter les Français ! Il est élu (et les autres avant lui aussi sous la 5e) parce qu'au 2e tour, on vote contre l'autre. Et cette fois-ci, on fait encore plus fort puisque le repris de justice Juppé risque de l'emporter ! Franchement, n'existe-t-il pas de gens compétents et honnêtes en France ???
a écrit le 13/10/2016 à 13:51 :
On découvre notre Président comme travailleur à temps partiel à l'Elysée. Entre les rendez-vous avec les journalistes, ses frasques avec son casque de moto, mais où a t'il pu prendre un peu de temps pour le sublime cas Léonarda!
Réponse de le 13/10/2016 à 15:47 :
n'oubliez pas Jujule et les autres svp
Réponse de le 14/10/2016 à 7:42 :
Mais il gagne du temps en s'évitant d'aller en Pologne et en ne recevant pas le président russe !

Chacun ses priorités : soit Leonarda, acheter des TGV pour exister médiatiquement, et blablatter sur les sans dents, soit faire son boulot de président et recevoir un des plus grands chefs d'états du monde (et un des plus dangereux, ça va sans dire) et se taire quand on n'est pas dans son domaine.
a écrit le 13/10/2016 à 13:46 :
C'est bizarre, quand Hollande dit qu'il y a trop d'immigrés on tombe sur lui , idem pour la justice qu'il considère comme laxiste et peu courageuse. Sur les footballeurs , il les trouve
trop payés et pas très intellos. Hollande lucide ne plaît pas à la gauche ni à la droite
hypocrisie des politiques moralisateurs sur fond de pensée unique.
a écrit le 13/10/2016 à 13:42 :
Hollande a un regard éclairé sur nos problèmes comme l'islam , la justice , le foot etc... il lui manque la capacité de gouverner , de remettre à leur place les protestataires qui sont légions . Il lui manque le sens du commandement . La recherche du compromis permanent ruine tout espoir d'avancée ... comme cette incapacité est dans ses gènes il ne faut pas le reconduire mais ce n'est pas un mauvais bougre pour autant .
Réponse de le 13/10/2016 à 14:11 :
C'est "un brave homme" au sens où Marie Antoinette parlait de son royal mari. Sans doute un brave type mais il n'a pas la carrure d'un président car il n'a aucune des qualités qu'il faudrait.
Réponse de le 13/10/2016 à 14:18 :
Pas un mauvais bougre ? Peu nous en chaut. Être président, ce n'est pas faire des blagues au bistro. Qu'il soit "sympathique" est totalement accessoire. Je pense que Mitterrand n'avait rien de sympathique, idem pour de Gaulle. On ne cherche pas à élire un ami lors des élections.
Réponse de le 13/10/2016 à 15:54 :
excellente analyse:c'est un homme remarquable qui ne sait pas mettre en valeur ses réussites économiques et progrès sociétaux de la France d'aujourd'hui.les français sont insatisafaits et critiqueurs par nature.les élections sont loin d'etre jouées,un évènement grave international ou intérieur pourrait meme reporter les élections d'une ou quelques années si la sécurité de l'état l'exigeait

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