Grèce : Hollande et Tsipras exigent des mesures d'allègement de la dette d'ici la fin de l'année

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Selon un communiqué des services du Premier ministre grec, ce dernier a examiné avec François Hollande la mise en oeuvre du second programme de réformes demandé par les créanciers à la Grèce, en marge de la conférence d'Abou Dhabi pour la protection du patrimoine menacé par les conflits.
Selon un communiqué des services du Premier ministre grec, ce dernier a examiné avec François Hollande la mise en oeuvre du second programme de réformes demandé par les créanciers à la Grèce, en marge de la conférence d'Abou Dhabi pour la protection du patrimoine menacé par les conflits. (Crédits : Reuters)
Le gouvernement grec cherche par tous les moyens de parvenir à un accord avant la fin décembre avec ses créanciers (l'Union européenne et le Fonds monétaire international) sur les réformes budgétaires afin d'obtenir un engagement pour un allègement de la dette, espérant que cela pourra donner une impulsion à son économie chancelante.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras et le président français François Hollande ont exigé samedi que des mesures d'allègement de la dette de la Grèce soient prises d'ici la fin de l'année.

Selon un communiqué des services du Premier ministre grec, ce dernier a examiné avec François Hollande la mise en oeuvre du second programme de réformes demandé par les créanciers à la Grèce, en marge de la conférence d'Abou Dhabi pour la protection du patrimoine menacé par les conflits.

MM. Tspiras et Hollande "ont tous deux souligné qu'il était impératif qu'un accord au niveau technique soit conclu d'ici l'Eurogroupe du 5 décembre et que des mesures d'allègement de la dette soient prises avant la fin de l'année", poursuit le texte. Dette qui, selon le ministère des Finances, est à un niveau insoutenable: 315 milliards d'euros soit 181,6% du PIB en 2016.

Allègement de la dette

Le gouvernement grec cherche par tous les moyens de parvenir à un accord avant la fin décembre avec ses créanciers (l'Union européenne et le Fonds monétaire international) sur les réformes budgétaires afin d'obtenir un engagement pour un allègement de la dette, espérant que cela pourra donner une impulsion à son économie chancelante.

Athènes espère également qu'un accord persuadera la Banque centrale européenne (BCE) de rendre la dette souveraine grecque éligible à son programme de rachats d'actifs, connu sous le nom de "quantitative easing" ou QE.

Sans un allègement de la dette, la BCE  n'accordera pas à la Grèce l'accès à son programme. Et sans cela, le pays ne sera pas capable de reprendre ses emprunts sur les marchés d'ici 2018, a estimé lundi le ministre des Finances Euclide Tsakalotos.

Le vice-Premier ministre grec Yannis Dragasakis, a appelé dans un article paru samedi dans le journal Efimerida ton Syndakton, à une issue positive de la réunion de l'Eurogroupe de lundi. "Ce sera un message fort de stabilité et d'espoir, dans un environnement instable, aussi bien pour la Grèce que pour l'Europe".

Evoquant le désaccord UE-FMI sur la question de la dette, il a affirmé que le rôle que jouera le FMI dans le plan de sauvetage grec "augure de la façon dont la dette des autres pays (européens) sera traitée dans le futur".

(Avec AFP)

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a écrit le 17/02/2017 à 7:40 :
Force est de constater que si l'Europe va mal ! elle le doit à la nuisance de l'idéologie socialo-marxiste ! Des : Zapatéro, Socratés , Papandréou , qui ont fait plonger l’Europe dans la récession ; suite aux subprimes , cadeaux des Américains; à l’exception de L’Allemagne et de La France grâce à la Chancelière Mme Merkel et au Président Sarkozy , et Alors que la reprise est partout ! Qui plombe encore L’Europe ? comme par hasard, les socialos Tsipras et Holland ! Quand allons nous éradiquer cette nuisance que la chute du mur a réalisé pour de nombreux peuples épris de Liberté !!
a écrit le 05/12/2016 à 8:29 :
On demande toujours ce qui est impossible a faire pour avoir la bonne excuse d'avoir essayé! Et surtout ne pas oublié de médiatiser tout cela!
a écrit le 05/12/2016 à 8:08 :
simplement un probleme germano greque
encore une fois mme Merkel va demender a tous les pays d'Europe
de payer pour elle
que l'allemagne est une fois l'honneur de payer sa dette
pour referme toute les cicatrices de son histoire
a écrit le 05/12/2016 à 7:20 :
Seule solution : faire payer les împots aux grecs. Comme ils sont incapables de contrôler le paiement de la TVA (tout est en cash) ou le paiement des charges / împots (seuls les rares salariés sont massacrés. Beaucoup de grecs ont des jobs au black) il faut supprimer tous les împots sur ces flux et taxer l'immobilier
=> impossible de cacher de l'immobilier
=> gros patrimoines en Grèce

Réponse de le 05/12/2016 à 8:32 :
Donc, seule solution, qu'il sorte de l'UE et de l'euro afin d'être dans leur jus et règle leur affaire!
a écrit le 04/12/2016 à 20:27 :
Avec la déduction du budget militaire vers l'Europe la Grèce devrait voir sa dette fortement diminuer !
a écrit le 04/12/2016 à 19:51 :
Hollande, Ségolène, et tous les courtisans et encartés PS, sont de plus en plus riches, alors que le Peuple est de plus en plus pauvre !
a écrit le 04/12/2016 à 11:58 :
Ne plus être tenu par l'oligarchie laisse une plus grande marge de manœuvre politique et économique.
a écrit le 04/12/2016 à 10:48 :
arretons les frais * il est grand temps de s occuper de la politique interieur de la FRANCE et de son agriculture paysane
a écrit le 04/12/2016 à 10:23 :
Soyez sans crainte c est que du vent
Comment un président a 4 % de favorables et qui ne se représente pas pourrait expliquer a her Merkel qui va sans doute gagner un 4 em mandat ce qu elle doit faire !!!!!
a écrit le 04/12/2016 à 9:26 :
En démocratie les français pourraient empêcher François à engager la parole de leur pays pour des causes perdues.
a écrit le 04/12/2016 à 7:29 :
La Grèce, 315 Md€ de dette ; au bas mot 80 pour la France ; de combien FH veut-il encore appauvrir les français ? Le plus possible, puisque c'est l'Etat qui paie.
Il y a un vide (un gouffre) institutionnel à laisser des élus (temporaires) hypothéquer notre avenir, celui de nos enfants, de nos petits-enfants, etc...
Il faut imaginer que dans peu de mois, les comptes d'épargne seront convertis en emprunts nationaux ; taux nul, remboursement sous condition de faible ressource .
Monsieur le Président, SVP, partez le plus vite possible, sans idée de retour.
Réponse de le 04/12/2016 à 9:19 :
Le PIB grec c'est un tout petit 200 milliards d'Euros.
Comment voulez vous qu'ils remboursent cette somme de 315 M€ + intérêts alors qu'on leur impose des conditions socio-économiques qui de facto les maintiennent dans la récession?

Il faut être réaliste et que la troïka s’assoie sur cet argent qu'on ne reverra jamais, ce qui est la position de DSK depuis des années. On ne fait pas payer des cadavres.

Et si cela ne vous fait pas plaisir, prenez vous en donc à ceux qui depuis 2008 ont co-décidé ces plans "d'aide", les sarko, les lagarde, les fillons...

Hollande hérite de la situation, il ne l'a pas créée.
a écrit le 03/12/2016 à 20:25 :
Une proposition en passant : que pour chaque € de baisse de charge de la dette accordé à la Grèce, par exemple par diminution du nominal de cette dette, la Grèce s'engage à économiser un second € sur le reste de sa dépense publique. Un tel dispositif serait une très forte incitation aux efforts.
Réponse de le 04/12/2016 à 1:16 :
@brunobd: 1) qui se ressemblent s'assemblent (Hoolande et Tsipras). 2) tu connais mal les Grecs. Pour eux, c'est tu me donnes et tu me donnes encore; je te promets mais je ne tiendrais pas mes promesses :-)
Réponse de le 04/12/2016 à 9:46 :
On peut exiger de la Grèce d'apporter des garanties pour le suivi de sa trajectoire de finances publiques, par exemple la propriété de ses entreprises et équipements publics (ce serait l'équivalent d'une prise d'hypothèque sur ceux-ci, la Grèce en perdrait la propriété si elle ne respectait pas sa trajectoire).
Réponse de le 04/12/2016 à 18:49 :
Sauf que des entreprises et équipement publics a peu près en état de marche, la Grèce n'en a plus puisqu'elle a été contrainte par la troïka de les privatiser pour pouvoir bénéficier des aides.

Etant donné l'urgence, les entreprises publiques de production, de transport et de distribution d’électricité et de gaz, l’entreprise pétrolière nationale, les services d’eau d’Athènes et de Thessalonique, tous les aéroports du pays, tous les ports, des autoroutes, les entreprises ferroviaires nationales, le service postal, ou encore les organismes de loterie et de paris sportifs ont été mis à l'encan avec très peu de résultats et beaucoup de corruption.
a écrit le 03/12/2016 à 20:23 :
Une seule solution pour effacer la dette Grecque : aller demander la permission à Mr. Schauble, et ne pas clamer cela dans la vide car ils ne risquent pas d'être entendus....
a écrit le 03/12/2016 à 20:21 :
Ni Hollande ni Tsipras ne sont en situation d'exiger quoi que ce soit. C'est à Tsipras de faire la preuve que l'excédent primaire grec est suffisamment solide, pour que si allègement de la dette il y a, elle ne se remettra pas aussi vite à croître. Une bonne manière de faire serait de mettre en place une trajectoire continue de diminution de la dépense publique grecque.
a écrit le 03/12/2016 à 19:19 :
Je me demande bien à quoi sert cette annonce étant donné que le PPE va la retoquer...

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