Grèce : l'ultimatum des créanciers fait "pschitt"

Alexis Tsipras a rejeté l'offre des créanciers, mais les discussions se poursuivent. L'ultimatum est donc déjà caduc. Mais le nœud gordien des négociations demeure : les retraites.
L'ultimatum des créanciers n'a pas été accepté par Athènes.
L'ultimatum des créanciers n'a pas été accepté par Athènes. (Crédits : © Yves Herman / Reuters)

La réunion entre le premier ministre grec Alexis Tsipras et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a donc échoué mercredi 3 juin au soir. Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, convoqué pour retranscrire les termes d'un éventuel accord et convoquer dans la foulée une réunion des ministres des Finances de la zone euro, est donc reparti sans rien avoir à faire. Le blocage persiste, mais les discussions, affirme-t-on, vont continuer.

L'échec de cette énième « rencontre de la dernière chance » et le fait même que les discussions continuent prouvent en tout cas que la manœuvre des créanciers consistant à proposer une « dernière offre » à Athènes qui serait « à prendre ou à laisser » a d'ores et déjà échoué. Cette forme dérivée d'ultimatum puisque la date limite n'était pas fixée officiellement, mais basée sur les échéances de remboursement de la Grèce n'a pas davantage été suivie d'effet que le précédent ultimatum de fin mars lorsque les créanciers avaient enjoints Athènes de présenter une « dernière » liste de réformes... avant d'en demander d'autres.

Un plan en forme de provocation

Ce plan soumis par les créanciers mercredi 3 juin au gouvernement grec était, il est vrai, inacceptable pour Alexis Tsipras et son gouvernement. Même le quotidien conservateur Ta Nea titre ce jeudi matin sur une « taxe de sang pour un accord. » Ce plan, fruit de pénibles discussions entre les représentants de la zone euro et du FMI, était une véritable provocation. Certes, il assouplit les objectifs d'excédents primaires (hors service de la dette) par rapport au plan de 2012 : 1 % du PIB en 2015 au lieu de 3 %, 2 % en 2016 au lieu de 4,5 %. Mais compte tenu de la dégradation de la conjoncture, ces objectifs signifiaient encore des coupes budgétaires massives.

Les créanciers réclament aussi une modification du régime de la TVA, avec deux taux au lieu de trois. Un taux principal qui demeure à 23 % et un taux « unifié » à 11 % qui regroupe les deux taux réduits actuels de 13 % et 6,5 %. Ceci signifie que les produits de base et l'énergie verraient leur taux de TVA passer de 6,5 % à 11 %. Enfin, les créanciers réclament une suppression des exemptions pour les îles de l'Egée. En tout, la TVA sera alourdie de 1,8 milliard d'euros. Enfin, les créanciers exigent des coupes dans les retraites dès juillet, de 0,25 % à 0,5 % du PIB pour 2015 et 1 % du PIB en 2016. Et le report de la retraite complémentaire pour les pensionnés les plus faibles jusqu'en 2016.

C'était imposer une nouvelle cure d'austérité à l'économie grecque et affaiblir encore les plus fragiles. Et c'était donc aussi chercher à provoquer l'aile gauche de Syriza et à obtenir sa dissidence par la volonté nette « d'enfoncer » les « lignes rouges » sur les retraites du gouvernement Tsipras. Le premier ministre le sait, il a donc rejeté immédiatement ce plan. Ce jeudi 4 juin au matin, le gouvernement grec a donc rejeté officiellement le plan des créanciers : « ce n'est pas une base sérieuse de discussion. » Dès mercredi soir, avant son départ pour Bruxelles, Alexis Tsipras avait assuré que « à la fin de la journée, la seule option réaliste restera le plan grec. » Ce dernier, soumis le lundi 1er juin aux créanciers, prévoit des excédents primaires de 0,8 % du PIB cette année et 1 % l'an prochain, une réforme « neutre » de la TVA et la suppression des schémas de départ en préretraites.

Bluff de l'ultimatum

Le premier ministre hellénique a donc fait preuve de sang-froid et a, de facto, rejeté « l'ultimatum. » Si cet ultimatum en était réellement un, il n'y aurait plus de discussions possibles. Or, ce n'est pas le cas. Alexis Tsipras a même fait preuve de bonne volonté en annonçant que la Grèce paiera son échéance de 300 millions d'euros environ au FMI vendredi 5 juin, ce qui permet de poursuivre les discussions. C'est clairement une volonté de ne pas « rompre » avec les créanciers, mais c'est aussi la preuve qu'on peut discuter la proposition des créanciers, ce qui est l'inverse de la définition d'un ultimatum. Mercredi, le porte-parole du groupe parlementaire de Syriza, Nikos Fillis, avait prévenu qu'il n'y aurait pas de paiement « sans perspective d'un accord. » Il faut donc considérer qu'il y a une telle perspective. Selon Dow Jones, le premier ministre grec pourrait faire une contre-proposition. Tout ceci signifie donc que cet ultimatum n'en était pas un. C'était un bluff destiné à forcer la décision des Grecs.

Premières concessions des créanciers

En réalité, les créanciers semblent de plus en plus désemparés par la fermeté grecque. Ils lancent des ultimatums, mais ne peuvent accepter de tirer les leçons d'un rejet de ces derniers, autrement dit provoquer le défaut grec. Peu à peu, leur position de faiblesse devient plus évidente. Et ils commencent à reculer. Selon le Wall Street Journal, les créanciers abandonneraient désormais leurs exigences de réductions d'effectif dans la fonction publique et de réformes du marché du travail. Ce dernier point était une des « lignes rouges » du gouvernement grec qui obtient ici une nette victoire. De plus, selon France 24, François Hollande et Angela Merkel auraient accepté, mercredi soir, dans une discussion téléphonique avec Alexis Tsipras, qu'il fallait abaisser les objectifs d'excédents primaires. Ce pourrait être une ouverture pour accepter les objectifs helléniques.

Des concessions contre des coupes dans les pensions ?

Qu'on ne s'y trompe pas cependant : ces concessions pourraient n'être qu'un moyen d'arracher l'acceptation par Athènes de ce qui apparaît comme le nœud gordien de ces discussions : la réforme des retraites et les coupes dans les pensions. Il devient progressivement de plus en plus évident que le camp qui cèdera sur ce point aura perdu la partie en termes de communication. L'obsession des créanciers pour la réduction des pensions en a fait un sujet clé. Or, socialement et politiquement, le gouvernement Tsipras ne peut accepter ces mesures. « La question des retraites est un sujet des plus symbolique non seulement pour les citoyens grecs, mais aussi pour un gouvernement qui se dit de gauche », affirme une source proche du gouvernement à Athènes qui ajoute : « pour le gouvernement, une nouvelle réduction des retraites est absolument exclue. » Le gouvernement grec ne semble donc pas prêt à « négocier » les retraites contre l'abandon des exigences concernant le marché du travail. Car si le système de retraite grec est difficilement tenable à long terme (mais les systèmes allemands et français le sont tout autant), si même dans le gouvernement grec, on convient à demi-mot qu'il faudra sans doute le réformer un jour, il est impossible d'y toucher aujourd'hui. Pour deux raisons.

Pourquoi Alexis Tsipras ne peut céder sur les retraites

La première est sociale. Tant que le chômage est élevé et que le taux d'indemnisation des chômeurs est faible (14 %), les retraites ont une fonction sociale centrale. Elles permettent de faire jouer la solidarité familiale. C'est un amortisseur incontournable. Baisser à nouveau les retraites ne frappera donc pas que les retraités, cela frappera toute la société et notamment les jeunes dont le taux de chômage, rappelons-le, est de 60 %. La réforme des retraites ne peut donc intervenir dans cette situation. Il faut d'abord recréer les conditions de la croissance et de la reprise de l'emploi. La seconde raison est politique. Baisser les pensions dès la première année pour un gouvernement de gauche, c'est faire ce qu'Antonis Samaras avait refusé. C'est donc abandonner symboliquement son positionnement de gauche. Nouvelle Démocratie et le Pasok auront beau jeu de prétendre qu'ils défendaient mieux les retraités et les chômeurs que Syriza. Ce serait aussi inévitablement conduire Syriza à la rupture, beaucoup au sein du parti estimant, non sans raison, qu'il s'agit là d'une trahison et que, dans les futures élections, il faudra s'être présenté comme un défenseur des retraités. Alexis Tsipras ne peut accepter ces deux conséquences. Il est donc peu vraisemblable qu'il cède sur ce point.

Blocage

Bref, comme le signale la source athénienne déjà citée : « le gouvernement acceptera tout accord qui sera ressenti comme un progrès par rapport à la situation d'avant le 25 janvier. » Autrement dit, le gouvernement grec ne peut accepter d'accord avec des baisses dans les pensions. Mais, on l'a vu, les créanciers, n'ont désormais pour but principal que cette question des retraites. Le blocage semble donc total et les créanciers, eux, pourraient être tentés par un « report à plus tard » des discussions, mais pour cela, il faut trouver un moyen de financer les quelques 12 milliards d'euros que la Grèce doit payer d'ici à septembre prochain. Or, verser les fonds à Athènes sans accord serait aussi une défaite symbolique pour les créanciers...

Biais idéologique

En réalité, ce blocage n'est dû qu'à ce biais idéologique que portent les créanciers et qui centre la solution sur une vision comptable de l'économie. La solution au problème des retraites, comme aux autres maux de la Grèce, est pourtant ailleurs : il est dans la relance de l'économie grecque, dans sa reconstruction, dans la restructuration de sa dette publique et privée et dans la lutte active contre le chômage. Dès lors, une réforme des retraites deviendra possible. Mais la situation semble avoir échappé à toute logique. Et c'est bien pourquoi Alexis Tsipras estime que seul le plan grec est une base « réaliste » à la discussion.

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 80
à écrit le 05/06/2015 à 19:58
Signaler
STOP il faut laisser la Grèce sortir de l'Euro Et consacrer toute son énergie et son temps à la lutte contre le chomage

à écrit le 05/06/2015 à 11:22
Signaler
Il ne faut pas être grand clerc pour voir que la Grèce sera le domino qui fera exploser le système, même en pompant dur 300 milliards, cela n'y fera rien, car il fallait couper dans les pensions depuis longtemps comme l'armée, une des plus puissantes...

le 05/06/2015 à 13:53
Signaler
Les retraites ont déjà été baissées de 40%,comparez avec votre propre revenu. Par ailleurs, quand vous avez une Turquie constamment menaçante et provocatrice si près de chez vous, vous êtes obligés d'avoir une armée bien équipée, c'est d'ailleurs pou...

le 05/06/2015 à 21:59
Signaler
@Loukas: 1) on ne compare pas des pommes et des oranges, car les conditions de vie sont bien différentes d'un pays à l'autre, et en France en particulier, on paie ses impôts et les services publics. 2) la Grèce faisait partie de l'Empire ottoman et u...

à écrit le 05/06/2015 à 7:29
Signaler
Le Godin pouvait aussi nous le présenter ainsi: les grecs sont d'accord pour rembourser 1.6 mds a conditions qu'on leur prête 7.2 mds avant. Comme ça, moi aussi je sais faire. et avec la différence ? ben, ils vont continuer a danser le sirtaki en b...

le 05/06/2015 à 13:24
Signaler
Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire... Oh! Dieu!... bien des choses en somme. En variant le ton,-par exemple, tenez: les européens sont d'accord pour faire un cadeau de 7.2 mds à condition qu'on leur rende cet argent (plus...

le 07/06/2015 à 14:25
Signaler
@W: raisonnement idiot, car qui veut prêter 7,5 milliards en étant quasiment certain de n'être jamais remboursé. Quant aux intérêts, suis les évènements et tu apprendras qu'ils sont rendus aux Grecs. Il faut arrêter et sortir ce pays de l'UE !!!

le 07/06/2015 à 14:25
Signaler
@W: raisonnement idiot, car qui veut prêter 7,5 milliards en étant quasiment certain de n'être jamais remboursé. Quant aux intérêts, suis les évènements et tu apprendras qu'ils sont rendus aux Grecs. Il faut arrêter et sortir ce pays de l'UE !!!

à écrit le 04/06/2015 à 21:20
Signaler
Merci Romaric Godin pour le niveau de l'analyse et la qualité de l'information, rare exception dans le paysage largement aplati sur la vulgata mainstream. La Tribune compte parmi le peu de journaux européens qui permettent à ses lecteurs de se faire...

à écrit le 04/06/2015 à 21:16
Signaler
Les résultats de gestion de la Grèce depuis 4 mois sont sensiblement meilleurs que ceux des périodes précédentes. Ce gouvernement est donc sérieux. Par contre il fallait écouter ce que disait DSK : il conseillait déjà bien avant que l'extrème gauche ...

à écrit le 04/06/2015 à 20:20
Signaler
Le fond du problème est que la dette grecque est in-remboursable, ce qu'aucune des trois parties n'ose avouer : - Le FMI parce que le FMI ne prête en principe qu'à des économies solvables et donc a des exigences de créancier "normal" : c'est à dire ...

à écrit le 04/06/2015 à 20:19
Signaler
Bah, qu'ils paient vendredi, et Merkel leur re-presentera son ultimatum tel quel samedi. Et apres quoi?...Moins ils ont d'argent, moins ils sont en mesure de negocier. C'est la scene du chevalier dans Monty Python...

à écrit le 04/06/2015 à 20:11
Signaler
C'est bien, mon ordre de 14:59 est bien passé. La Grèce repousse à la fin du mois tous les remboursement du FMI prévus en juin, soit 1,6 milliards. Que les grecs maintenant s'empressent de dépenser les 300 millions qu'ils avaient récoltés pour l'éch...

à écrit le 04/06/2015 à 19:35
Signaler
La Tribune est à Syriza ce que L'Humanité est au PCF.

le 04/06/2015 à 23:49
Signaler
Et si vous essaiyez, plutôt que de dire des ...bêtises, de regarder ce qui se passe du côté de la constitution des dettes que ce soit en Grèce comme ailleurs ? Payez ses dettes bien sûr ! mais encore faut-il que ce soit les siennes.... de dettes ...

le 05/06/2015 à 7:30
Signaler
et godin est le présentateur officiel du journal de la pravda.

à écrit le 04/06/2015 à 19:02
Signaler
Or, verser les fonds à Athènes sans accord serait aussi une défaite symbolique pour les créanciers... Bah oui tu m'étonnes ! Vous pretteriez autant d'argent vous, à votre voisin, sans contreparties , sans garanties ? Soyons sérieux deux minutes, o...

le 04/06/2015 à 19:54
Signaler
@chris: la grosse différence, que je ne cesse de souligner, c'est que les Grecs sont de tradition moyen-orientale, ottomane, arabe... et moi qui ai travaillé en Libye, je le vois clairement :-)

le 04/06/2015 à 21:27
Signaler
@chris: Votre raisonnement paraît logique. Mais il n'est pas correct parce qu'il se base sur des données erronées ou sur des a priori. 1. Entre 2000 et 2010 les grandes banques françaises et allemandes ont prêté plusieurs dizaines de milliards d'e...

le 05/06/2015 à 0:43
Signaler
Je ne conteste pas votre raisonnement mais le côté fanfaron de Tsipras qui devrait la jouer profil bas. Comment on fait les autres pays comme l'Irlande ? Baisse des dépenses publiques drastiques, allongement de l'age de la retraite etc.. Bref la g...

le 05/06/2015 à 10:04
Signaler
"1. Lorsque la crise a éclaté en 2010, les banques francaises ou allemandes auraient normalement fait faillite sauf si les états ou l'UE les renflouaient." Mais bien sûr. Les investisseurs privés on perdu pres de 75% de leur mise. Elles ont souffe...

à écrit le 04/06/2015 à 18:45
Signaler
Si vous avez prêté 10000 euros à un ami et que vous vous apercevez qu'il vous ment et que votre argent de transforme en drogue. Vous pouvez vous dire qu'il y a de bonne "chance" que vous ne revoyez jamais votre argent et pour une certaine part c'es...

le 04/06/2015 à 19:09
Signaler
Parce que c'était un moyen de rendre les grecs dépendant de l'Europe. L'Europe est le dealer, les prêts sont la drogue.

le 04/06/2015 à 19:42
Signaler
Pourquoi personne ne le dit comme cela? Tout simplement parce que votre commentaire démontre une énorme méconnaissance du monde financier et des règles de financement autorisées aux Etats par l'union européenne. Pour faire simple, imaginez que votr...

le 04/06/2015 à 21:08
Signaler
@toimême: sauf que cette vidéo de Grignon, que je recommande souvent, dans un autre contexte, c'est-à-dire pour savoir comment se crée l'argent, n'encourage nullement les gens à faire défaut sur leur signature (leur dette). Les banques ont d'ailleurs...

à écrit le 04/06/2015 à 18:44
Signaler
Sur les retraites Tsipras a raison de pas ceder. Par contre sur sa capacite a reformer la grece il est possible d'avoir de serieux doutes. Or, des que cette farce europeenne aura cesse, il faudra bien passer aux choses serieuses ou a la tragedie... g...

le 04/06/2015 à 19:13
Signaler
Lisez la tribune d'Alexis Tsipras dans le Monde et vous verrez le chemin parcouru. Au niveau fiscal et cadastre, en quelques années la Grèce a fait ce que la France a mis des décennies à faire.

à écrit le 04/06/2015 à 17:38
Signaler
Un grand jeu de dupes.…

à écrit le 04/06/2015 à 17:22
Signaler
D un coté des dirigeants grecs qui savent mener les discussions avec fermeté et chantage !!de l autre coté des mous qui sont incapables de prendre des décisions !!!!pauvre Europe

à écrit le 04/06/2015 à 16:48
Signaler
La Troïka ne serait-elle que la milice politique chargée d'écorcher à vif les peuples, pour le compte exclusif des usuriers et des requins de la finance?

le 04/06/2015 à 17:48
Signaler
La réponse est contenue dans la question.

le 04/06/2015 à 18:03
Signaler
@Néron: faudrait pas inverser les rôles, c'est pas moi qui tenait le stylo quand ils ont signé les accords de prêt. S'il faut juger quelqu'un, ce sont les responsables grecs qui en effet étranglent leur peuple pour se remplir les poches !!!

le 04/06/2015 à 19:22
Signaler
@Patrickb Renseignez vous sur le fonctionnement de la création monétaire et de ce qu'on appelle abusivement "prêt bancaire" avant d'honnir un gouvernement. Ce ne sont pas les gouvernements qui étranglent les peuples, mais les règles de fonctionne...

le 04/06/2015 à 20:26
Signaler
@toimême: c'est bien ce que j'avais compris: c'est moi qui tenais le stylo lors des accords et c'est la faute des autres, donc ils paient pas :-)

à écrit le 04/06/2015 à 16:31
Signaler
Tout cela n est que comedie pour donner le change.... les creanciers, avec leurs employes les politiques, ne veulent qu une chose que la Grece reste en eurozone comme Tsipras employé en sous main, afin que leurs creances soient payées en euro en sai...

à écrit le 04/06/2015 à 16:23
Signaler
Pschitt, clac, boum. En trois mots le destin grec.

à écrit le 04/06/2015 à 16:18
Signaler
En lisant l'article qui contredit les article précédent je me suis précipité sur boursorama pour voir le plongeon du CAC40 !! Pas bougé d'un iota !! C'est donc plié, le marché a pris acte du Grexit !! Tout de même, me remémorant les actions des diff...

le 04/06/2015 à 17:16
Signaler
TRES JUST! BRAVO !

le 04/06/2015 à 20:06
Signaler
"En lisant l'article qui contredit les article précédent je me suis précipité sur boursorama pour voir le plongeon du CAC40 !! Pas bougé d'un iota !!" Quand on confond le rouge et le vert, ça s'appelle de daltonisme. Mais c'est vrai qu'à 16:18 on ...

à écrit le 04/06/2015 à 15:27
Signaler
Ha ha, le nœud coulant est autour du cou des créanciers...

à écrit le 04/06/2015 à 15:08
Signaler
On verra après la signature de l'accord la tête des amis de Mr Tsipras quand ils en découvriront le contenu !! Après avoir vendu un accord bancal à ses créanciers, il devra mener une nouvelle bataille avec ses partenaires politiques. En attenda...

à écrit le 04/06/2015 à 15:06
Signaler
Quelle belle arnaque, la finance , finalement, ne fait que, grosso modo, prêter l'argent que le pays doit lui payer , le tout avec un taux d'intérêt, judicieux, fructueux mais immonde . J'imagine, aussi, que si les financiers tiennent tant que ça à b...

à écrit le 04/06/2015 à 14:59
Signaler
Les négociateurs grecs sont vraiment géniaux (selon romaric). Dommage qu'ils n'aient pas utilisé ce génie (un une petite partie, cela aurait suffi) à gérer correctement leur pays.

le 04/06/2015 à 17:40
Signaler
Sauf que le gouvernement actuel n'a jamais été au pouvoir ces quarante dernières années et tente, avec le soutien du peuple grec, et malgré la résistance de nos "amis" européens, de réparer les nombreuses erreurs passées, Mais apparemment certains ...

à écrit le 04/06/2015 à 14:59
Signaler
J'ordonne que la Grèce ne paye pas le FMI le 5 juin et consacre les fonds a payer les arrièrés des fournisseurs pour éviter plus de faillites.

le 04/06/2015 à 16:22
Signaler
Et le 15 plus d'argent pour payer les retraité et fonctionnaires car la BCE coupera les crédits d'un pays en faillite !!! N'oubliez pas que les retraités et fonctionnaires n'y sont pour rien (un peu tout de même en ayant voté pour le PASOK, dont un ...

à écrit le 04/06/2015 à 14:55
Signaler
C'est dingue comme la plupart des commentateurs ne voient pas plus loin que leur bout de leur nez! Y a-t-il quelqu'un qui sait faire le lien entre l'échec des négociations hier tard en soirée et les évènements d'hier tard en soirée dans le Dombas?...

le 04/06/2015 à 16:26
Signaler
QUEL LIEN ?

à écrit le 04/06/2015 à 14:39
Signaler
A quoi ont servi les 320 Milliards d'euros d'aide à la Grèce? La Tribune connait certainement la réalité de leur utilisation.

le 04/06/2015 à 17:46
Signaler
a sauver les banques françaises et allemandes .. combien de fois faudra t-il le répéter ! Seuls 30 Milliards sont retournés a l’économie réelle du pays, le reste aux "marchés" ... Oui l'argent des contribuables a servi en 2012 a compenser les pertes ...

le 04/06/2015 à 21:31
Signaler
Vous pouvez le répeter 1000 fois, ca n'en fera pas une vérité. Les investisseurs privés ont perdu près de 75% de leur mise.

à écrit le 04/06/2015 à 14:21
Signaler
Contrairement a ce qui est ecrit dans l'article, M. Tsipras risque, non pas de rompre avec les creanciers, mais avec sa majorite au Parlement. Je pense qu'une partie non negligable de Syriza n'acceptera pas un paiement de l'echeance au FMI demain san...

à écrit le 04/06/2015 à 14:01
Signaler
Vraiment, les méchants créanciers qui balancent depuis 30 ans des centaines de milliards d'euros dont les grecs ont, visiblement, fait bon usage. Tsipras ne veut pas payer moins de retraite ? ok, on verra comment il fera quand son pays retrouvera ...

à écrit le 04/06/2015 à 13:52
Signaler
Tout le monde sait, y compris les créanciers, que la Grèce ne remboursera pas. Il faut donc arrêter cette mascarade et entériner le grexit, car cette situation d'instabilibilité ne profite qu'aux politiques !!!

à écrit le 04/06/2015 à 13:41
Signaler
y a aucun ultimatum, par contre y a des echeances, et les grecs sont plus que tres mal barres! la balle est dans leur camp et ils expliquent que le pb n'est pas chez eux ( bref, que tt va bien, quoi!)

le 04/06/2015 à 18:43
Signaler
Ils sont plutot en position de force détrompe toi , si ils n'arrivent pas à payer default puis Grexit !!! J'aimerai voir la tete de la ploutocratie de bruxelles ce jour la ... Ah ces pro européens risquent de déchanter vite fait car tout risque de...

le 04/06/2015 à 20:28
Signaler
je ne vois pas ce qui va s'effondrer quand ils vont sortir! hormis la grece elle meme les320 milliards de dettes ils vont de toute facon passer en pertes et profits pour les creanciers par contre quand les grecs vont devoit imprimer des drachmes po...

à écrit le 04/06/2015 à 13:32
Signaler
Quand l'Europe va t-elle se décider à soumettre les classes privilégiées greques à payer les impôts auxquels ells se soustraient; ll est vai que c'est plus facile d'accabler les moins protégés que les privilégiés . Quelle lâcheté !

le 04/06/2015 à 14:41
Signaler
Je propose une saisie des avoirs bancaires des résidents grecs ayant transféré leur euros à l'étranger pour échapper à un grexit, y compris les multiples investissements immobiliers. Que les Grecs règlent leur problèmes entre eux et non pas sur le do...

à écrit le 04/06/2015 à 13:15
Signaler
Tiens bon Alexis ! Le peuple grec est avec toi ! Si les technocrates abrutis de Bruxelles ne veulent rien entendre, on sortira de l'Euro, c'est pas la fin du monde. Ca sera même une Renaissance !

à écrit le 04/06/2015 à 12:13
Signaler
Moi personnellement je ne discuterit pas avec un voyou d'un paradis fiscal ou en sommes nous de Luxleacks.... Tenez bon M.Tsipras, ils vont exploser !!!!!

à écrit le 04/06/2015 à 12:06
Signaler
Bref en grece comme en france, il ne faut pas serrer la ceinture des retraites mais que des actifs ... l argument que les retraités aident leurs enfants est tendancieux car rien le les obligent et ca forcent lesdits enfants a etre dependant de leurs ...

à écrit le 04/06/2015 à 12:01
Signaler
Je ne sais pas si c'est lié: le 10 ans Grec a baissé d'environ 0.7% tandis que le Bund et l'OAT ont augmenté d'environ 0.4% (ce qui est relativement significatif). Cordialement

le 04/06/2015 à 13:45
Signaler
personne ne prete a la grece a 10 ans, sauf ses partenaires ( enfin, si accord il y a ce dont je doute) y a une semaine le 2ans grec etait a 25%, le cds ( credit default swap, ' assurance contre le defaut' en qques sortes) 10 ans allemand est a 14.5...

le 04/06/2015 à 16:45
Signaler
@churchill Mr Draghi a parlé hier vers 14:30 mais c'est ce matin que les taux ont augmenté. D'ailleurs, il n'a rien dit d'exceptionnel. Toutefois, il n'a pas reçu des confettis généreusement éparpillés par une jolie jeune femme... Cordialement

le 04/06/2015 à 18:21
Signaler
@Churchill J'ai oublié de préciser que j'évoquais les taux Grecs, Bund et OAT sur le marché secondaire. De toute façon, les Grecs n'ont plus accès au marché primaire. Cordialement

à écrit le 04/06/2015 à 11:58
Signaler
Est-ce vraiment utile de faire un article pour chaque étape de la négociation, surtout pour décréter systématiquement que les créanciers sont dans le tord ? C'est bon on a compris le message maintenant et on peut tranquillement patienter jusqu'à la f...

le 04/06/2015 à 15:13
Signaler
Reprochons surtout à M. Godin de vous forcer à lire ses articles un .357 Magnum pressé contre votre tempe… Pas bien ça, pas bien du tout.

le 04/06/2015 à 17:08
Signaler
@Pyppo Excellent ! ;-) Cordialement

à écrit le 04/06/2015 à 11:34
Signaler
Tout est dit ci-dessous : http://www.boursier.com/actualites/economie/apres-le-mini-sommet-de-berlin-toujours-pas-d-accord-sur-la-grece-28133.html

à écrit le 04/06/2015 à 11:33
Signaler
"et c'est là que les athéniens s'atteignirent" On y arrive.

le 04/06/2015 à 11:58
Signaler
...@monpapydisait : pourquoi tant de plaisir à voir les Athéniens / les Hellènes s'éteindre ? Personne n'a jamais réussi à le faire et cela n'arrivera jamais !!! Heureusement qu'il y à des gouvernements courageux qui ose monté la ton de la voix face ...

le 04/06/2015 à 13:18
Signaler
Nolos, tout à fait d'accord, il y a un peuple, qui refuse de se faire tondre et qui va faire payer la facture de son côté cigale à tout le reste de l'Europe, c'est cela la démocratie et la solidarité à la grecque. Bémol, mon papy écrit "s'atteigniren...

le 04/06/2015 à 15:36
Signaler
La facture cigale... comme vous semblez l'oublier... est celle des mauvais investissements des Banques Françaises et Allemandes faite en Grèce. C'est cela que l'europe paye en ce moment... C'est le casino des "too big to fail" que nous payons, et en ...

à écrit le 04/06/2015 à 11:25
Signaler
La Grèce bloque ACTA, et l'Europe coincé ne peut que céder, car il y a urgence pour l'accord transatlantique. En plus, les USA s'impatientent et font pression.

le 04/06/2015 à 14:04
Signaler
Merciiiiiiiiiii ! Je comprends mieux la pression des USA sur l'Europe !!! Vous avez changé ma vision des enjeux...Merci encore.

le 04/06/2015 à 14:44
Signaler
Oui, la Grèce bloque ACTA pour la Feta. Et critique un éventuel accord TTIP ... probablement la Grèce trouvera des raisons (et elles ne manqueront pas) pour le bloquer. Mais les USA, contrairement à ce qu'on pourrait croire, ne mettent pas princip...

à écrit le 04/06/2015 à 11:21
Signaler
On pourrait aussi proposer que le Luxembourg interdise le secret bancaire… Chiche?

le 04/06/2015 à 12:01
Signaler
En retard d'une guerre mon brave (sources France Inter) Le secret bancaire en prend à nouveau un coup avec la mise en place, au 1er janvier 2015, de l'échange automatique d'informations bancaires entre le Luxembourg et les autres pays de l'OCDE, don...

à écrit le 04/06/2015 à 11:17
Signaler
Vous faites bien, M. Godin, de souligner le mot "réaliste" : le réalisme est du côté grec, pas européen !

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.