Grèce : Tsipras mise sur une "Europe unie"

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Les dirigeants européens doivent avancer en faisant preuve de réalisme, comme le fait depuis trois mois le gouvernement grec en négociant les droits du peuple grec au profit d'une Europe unie, a affirmé Alexis Tsipras.
"Les dirigeants européens doivent avancer en faisant preuve de réalisme, comme le fait depuis trois mois le gouvernement grec en négociant les droits du peuple grec au profit d'une Europe unie", a affirmé Alexis Tsipras. (Crédits : KOSTAS TSIRONIS)
Le Premier ministre grec, qui doit rencontrer mercredi le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, a affirmé être "sûr que les dirigeants européens vont faire ce qu'il faut" afin de trouver un accord sur l'avenir financier de son pays. Pour sa part , la Commission a souligné ne pas s'attendre à une conclusion ce soir.

Il se dit confiant. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras, qui doit rencontrer mercredi 3 juin à Bruxelles le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, afin de parvenir à un accord permettant le déblocage d'une tranche de prêts vitale à la survie financière de son pays, affirme estimer qu'une solution pourra être trouvée avec les partenaires européens.

Avant de s'envoler pour la capitale belge, il a déclaré à la presse:

"Hier soir (mardi), j'ai reçu l'invitation de Jean-Claude Juncker pour aller à Bruxelles discuter avec lui de près, et je l'ai acceptée avec une grande joie".

La rencontre aura lieu à 20h30, heure française, dans les bâtiments de la Commission européenne.

"Réalisme"

"Il faut que nous évitions la division, je suis sûr que les dirigeants européens vont faire ce qu'il faut", a-t-il indiqué.

"Nous avons besoin d'unité (...) les dirigeants européens doivent avancer en faisant preuve de réalisme, comme le fait depuis trois mois le gouvernement grec en négociant les droits du peuple grec au profit d'une Europe unie", a martelé le Premier ministre.

Pas encore de contre-proposition, selon Athènes

Alexis Tsipras a précisé qu'il entend "discuter sur la base de la proposition du gouvernement grec". Il a répété qu'Athènes avait soumis aux créanciers son offre d'accord détaillant les réformes et les mesures budgétaires suggérées, mais qu'il n'avait "pas reçu de commentaire de la part des partenaires" à ce sujet.

Il a ajouté qu'il n'avait pas non plus été destinataire d'une contre-proposition, "comme nous l'entendons dire, de la part des institutions créancières".

La Commission n'attend pas d'accord ce mercredi

"Nous ne nous attendons pas à une conclusion ce soir, c'est une première discussion", a pour sa part souligné lors d'un point de presse le porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas, pour qui il s'agit juste de l'occasion de "faire le point sur la situation""C'est le moment pour les négociations de se concentrer sur l'essentiel. L'essentiel, ce sont les quelques sujets où il y a toujours des divergences" entre la Grèce et ses créanciers, a-t-il ajouté, rappelant que les discussions se poursuivent à tous les niveaux, technique et politique.

A la rencontre seront aussi présents le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, ainsi que des représentants de la BCE et du FMI, selon une source européenne.

"Des concessions"

Depuis l'accord du 20 février entre le nouveau gouvernement de la gauche radicale d'Alexis Tsipras et les créanciers de la Grèce, l'UE et le FMI, qui a prolongé l'aide au pays jusqu'à la fin juin, Athènes négocie en vue du versement de la dernière tranche des prêts au pays, soit 7,2 milliards d'euros, en suspens depuis près d'un an.

Les créanciers exigent de nouvelles mesures de rigueur, mais le gouvernement grec refuse de continuer la politique d'austérité imposée au pays depuis cinq ans en échange des prêts internationaux. En grande difficulté financière, Athènes a néanmoins admis récemment avoir fait "des concessions" pour arriver à un consensus avec ses partenaires avant la date échéance de l'expiration du plan d'aide fin juin.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 04/06/2015 à 8:59 :
Pourquoi Tsipras est si sûr de lui ? Car tant que le problème économique Grec n'est pas résolu, le traité transatlantique ACTA ne peut être signé. La Grèce a été "maltraité" par l'Europe comme une quantité négligeable, mais elle reste le grain de sable qui bloque LA signature qui déterminera l'avenir de l'occident. Tsipras a donc une belle carte à jouer et c'est pour cela que l'Europe accorde maintenant toute son attention aux difficultés de la Grèce...
a écrit le 03/06/2015 à 19:19 :
Unis dans le naufrage ?
a écrit le 03/06/2015 à 18:34 :
Tsipras mise sur une "Europe unie"... sur le départ de la Grèce de la zone euro ?
a écrit le 03/06/2015 à 16:47 :
Dans une Union, le problème c'est toujours les autres car chacun est sous tutelle et donc irresponsable. Vivement que nous redevenions souverain à notre manière!
Réponse de le 03/06/2015 à 18:37 :
... un petit détail ... les dettes contractés en euro seront toujours là .... même en revenant à la monnaie ancienne !
Réponse de le 03/06/2015 à 19:39 :
Comment peut-on encore sérieusement continuer (de bonne foi) à répéter de telles âneries concernant "les dettes contractées en euro" ?!! La France, pour ne parler que d'elle et pour 97% de ses dettes, a contracté des dettes... dans sa monnaie nationale. Sa monnaie nationale est aujourd'hui l'euro, et ce sera demain le Franc, et 97% de ses dettes seront donc "relibellées" en Francs. Que cela vous plaise ou non, dévaluation ou pas, c'est l'application d'un principe bien établi du droit international. Point barre. Il faudra trouver d'autres arguments !!!
Réponse de le 04/06/2015 à 1:02 :
@arapao: le solde target2 dans l'eurosystème, ne restera-t-il pas à être remboursé en euro?
Réponse de le 04/06/2015 à 8:08 :
Si l'on sort de l'euro, l'euro n'existe plus ou sera fortement dévaluer!
a écrit le 03/06/2015 à 15:55 :
l'europe est unie pour que les grecs qui ne payent pas leurs impots prennent leurs responsabilites
il y a en particulier une tres forte union entre les italiens, les portugais les espagnols, les irlandais et les gens de la baltique, qui eux ont fait des efforts et ne voient pas pq le morveux malpoli qui insulte tt le monde et ne respecte aucune regle se verrait tout offrir, alors que le gosse bien eleve prend une claque quand il n'a pas 20/20
Réponse de le 03/06/2015 à 16:54 :
"les chiens aboient, la caravane passe" proverbe issu d'un pays "de mentalité moyen-orientale" pour reprendre votre expression, qui derrière la frustration laisse transparaitre des propos sous-jacents pas très clairs...
la citation ci-dessus vaut aussi pour "churchill" qui souffre quand à lui d'un dédoublement de personnalité mégalomaniaque...
Réponse de le 03/06/2015 à 18:43 :
@oreste06: si ça te parait pas clair, c'est que t'as un problème évident de compréhension du français :-)
Réponse de le 03/06/2015 à 18:51 :
@churchill
Oui, on parle des gouvernements italiens, portugais, espagnols, etc. Attendez les prochaines élections et vous verrez le raz-de-marée (de marre !?) anti-austérité. Les peuples sont sacrifiés, désinformés et baillonnés.
Réponse de le 03/06/2015 à 23:52 :
Cela sent le vécu... Laissez-moi deviner. A l'école, je parie que vous étiez au milieu, invisible et faisant beaucoup d'effort pour rejoindre les premiers. Vous ne pouviez comprendre et supporter que la maîtresse porte toute son attention sur le petit morveux de dernier et l'aide pour s'en sortir...
Je comprends et je compatis: cela a dû être très dur. ..
Mais enfin, en vous lisant, je trouve que vous vous en êtes bien sorti et que vous avez maintenant une psychologie très solide.
a écrit le 03/06/2015 à 15:54 :
il est temps d´oser un autre chemin...Avec de nouveaux crédits, le problème ne sera pas résolu. Les 5 derniéres années l´ont bien démontre´: 275 milliards d´aide contre un PIB d´environ 180 milliards ???
a écrit le 03/06/2015 à 15:42 :
Sauf que la Grèce est un pays de mentalité moyen-orientale qui, pas plus que la Turquie, ne fait partie de l'Occident :-) Par conséquent, exit la Grèce de l'Europe et retour à l'Empire ottoman qu'elle n'aurait jamais dû quitter !!!
Réponse de le 03/06/2015 à 23:06 :
@PatrickB: Desolé d'être aussi direct mais, j'ai une question pour vous :
Êtes-vous vraiment sérieux lorsque vous écrivez de telles énormes simplicités ?
a écrit le 03/06/2015 à 15:40 :
A force de se focaliser sur la Grèce on en oublierait presque que la crise est partie des USA. A force de la présenter comme une crise de la dette , on en oublierait presque que depuis 35 ans, la révolution conservatrice n'a eu de cesse de dépecer les Etats providence et d'imposer le « retour au marché » tout puissant. Or ça ne fonctionne pas !!! Accuser les Grecs n'est qu'une bonne façon d'éluder le fond du problème : toute la théorie ultra-libérale, « la main invisible du marché », « la théorie de l'avantage comparatif », le « théorème de HOS »... tout ça n'est qu'un conte pour enfant ! Un conte pour enfant dont les adhérents de l'UPR savent bien qu'il a servi de référence idéologique unique à la prétendue « construction européenne » ! Pour redresser la France : sortie de l'UE, sortie de l'euro, sortie de l'OTAN, avant qu'il ne soit trop tard !!!
a écrit le 03/06/2015 à 15:32 :
Les contibuables europeens sont pris pour des imbeciles par la Grece et les dirigeants europeens...ce qui les interressent est comment nous faire payer un max et s en mettre le plus possible dans leurs poches....apres advienne que pourra...une bonne petite guerre utile aux affaires..???
Réponse de le 03/06/2015 à 19:07 :
@der
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