Grèce : la mécanique du défaut

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Après le défaut, la Grèce sortira-t-elle de la zone euro ? (Photo: le 12 juin, le drapeau européen flotte devant la Bourse d'Athènes)
Après le défaut, la Grèce sortira-t-elle de la zone euro ? (Photo: le 12 juin, le drapeau européen flotte devant la Bourse d'Athènes) (Crédits : Reuters)
Le défaut grec vis-à-vis du FMI semble de plus en plus probable. Quelles en seront les conséquences ? Comment peut-il mener au Grexit ?

L'option d'un défaut grec sur ses dettes du FMI, le 30 juin, est désormais probable, compte tenu de l'impasse dans laquelle se trouvent les discussions. Désormais, aucun accord global permettant d'offrir une solution de long terme à la Grèce ne semble pouvoir se dessiner. Que va-t-il alors se passer ?

L'échéance du 30 juin

Il est évident aujourd'hui que la Grèce ne pourra pas payer les échéances regroupées qu'elle doit au FMI, soit environ 1,6 milliard d'euros (le chiffre peut varier en fonction du cours des droits de tirage spéciaux du FMI, sa monnaie « officielle »). Les statuts du FMI prévoient une « période de grâce » de 30 jours pendant laquelle la Grèce ne sera pas encore officiellement en défaut de paiement vis-à-vis de l'institution de Washington. Ce n'est donc que le 30 juillet que le FMI considérera officiellement qu'Athènes n'a pas honoré ses engagements. Autrement dit, le 30 juin n'est qu'une étape.

Le 20 juillet, vrai échéance ?

Si l'Eurogroupe décide de prolonger l'actuel programme d'aide à Athènes qui vient aussi à échéance théoriquement le 30 juin, les discussions pourront se poursuivre pour parvenir à un accord avant le 30 juillet. Dans ce cas, la Grèce paiera le FMI à temps et évitera le défaut officiel. Mais attention : la Grèce doit encore payer, le 13 juillet, 450 millions d'euros au Fonds. Compte tenu de l'échéance du remboursement des obligations détenues par la BCE pour un montant de 3,5 milliards d'euros le 20 juillet, la Grèce devra débourser sur ce seul mois de juillet 5,55 milliards d'euros. Si les 7,2 milliards d'euros restant dans le programme d'aide sont donc débloqués moyennant des réformes douloureuses pour la Grèce, ils seront donc quasiment immédiatement engloutis par les échéances de juillet. Or, en août, il faut encore rembourser 3,2 milliards d'euros à la BCE, puis, durant le mois de septembre, encore 1,5 milliard d'euros au FMI.

Un accord pour rien ?

Les concessions grecques, faute d'un accord global sur la dette, ne conduiraient qu'à une nouvelle course aux différentes échéances. En acceptant l'austérité exigée par les créanciers, le gouvernement grec aura non seulement abdiqué ses engagements devant les électeurs, mais il se sera mis de lui-même dans une position de faiblesse, obligé au bout de quelques mois de quémander un troisième plan d'aide aux conditions, évidemment des créanciers. Bref, un accord au dernier moment ne ferait de repousser très temporairement le spectre du défaut.

Le FMI déclare le défaut

Si la Grèce ne paie pas au 30 juillet, elle sera donc en situation officielle de défaut. Dans le mois suivant, la directrice générale du FMI demandera l'ouverture d'une plainte contre la Grèce au directoire du FMI. Progressivement, l'institution de Washington va stopper toute coopération avec le pays mauvais payeur qui peut être suspendu dans les 18 mois, puis dans les six mois suivants, exclu du FMI. Cette extrémité n'a jamais été atteinte, mais le FMI a souvent dû accepter des restructurations des arriérés pour récupérer sa mise. Le plus probable sera donc que des négociations s'ouvriront pour étaler davantage les paiements. Le Soudan, le Pérou, le Libéria ou la RDC ont déjà connu des défauts sur les remboursements au FMI. Mais le FMI ne pourra plus participer à aucun programme avec la Grèce. A noter, cependant, que ce sera le plus important défaut de l'histoire du Fonds. Jusqu'ici, le record est détenu par le Soudan pour 1,25 milliard d'euros.

Défauts en cascade ?

En réalité, le défaut sur le FMI n'est pas le problème principal. Le problème, c'est que ce défaut peut entraîner d'autres défauts. Lors des « sauvetages » précédents de la Grèce, le FMI et les Européens se sont déclarés créanciers solidaires. Une fois effectif le défaut officiel, le 30 juillet, le Fonds européen de Stabilité financière (FESF), géré par le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui est le créancier principal de la Grèce et est constitué des pays de la zone euro, pourrait décider d'exiger le remboursement immédiat de ses créances envers la Grèce. C'est l'article 9/1-i du mémorandum signé avec la Grèce en 2012. Le texte précise que le FESF « peut exiger » le retour des sommes versées, il n'y est donc pas obligé et on peut avoir encore une période d'attente où des discussions se poursuivraient. Mais s'il le fait, la Grèce ne pourra évidemment pas payer. Or, un défaut sur le FESF entraînera la déclaration de défaut sur la plupart des titres de la dette publique grecque. Dès lors, les banques grecques seront sans doute en faillite compte tenu de la perte de valeur de la dette publique grecque qu'elles détiennent dans leurs bilans.

La BCE devient un acteur clé

Dans ces conditions, légalement, la BCE ne pourra maintenir l'accès du système financier grec à l'aide à la liquidité d'urgence, autrement dit au programme ELA, qui est réservé aux banques solvables ayant des problèmes « temporaires » de liquidité. Dès lors, les banques ne pourront plus fournir de liquidités à l'économie grecque qui s'effondrera. Du reste, la question de l'accès à ELA peut se poser plus en avant. En théorie, le simple défaut du FMI et encore moins le pré-défaut du FMI du 30 juin ne change rien à la situation des banques grecques. Si elles sont solvables aujourd'hui, comme le prétend la BCE, elles le seront tout autant le 1er juillet. Sauf que le signal du 30 juin risque de déclencher une accélération des retraits des dépôts dans les banques grecques. La BCE pourrait alors stopper l'ELA ou demander plus de garanties (de collatéraux), ce qui reviendrait à en réduire l'usage. Dans ce cadre, le défaut inévitable sur les titres grecs détenus par la BCE le 20 juillet, pourrait inciter la BCE à durcir le ton avant la fin du mois d'août, surtout si aucun accord n'est encore en vue. S&P a cependant précisé ce lundi que ce non paiement ne constituerait pas un défaut officiel. Dans tous les cas, on le voit, le défaut grec mène inévitablement à la question du maintien de l'ELA.

Le dilemme de la BCE

La BCE devra donc prendre une décision cornélienne : ou suivre les « règles » et couper l'ELA et prendre le risque d'assumer les conséquences d'une « exclusion » d'un membre de la BCE qui rendrait alors l'euro réversible, ou continuer à laisser survivre le système bancaire grec et donc, en quelque sorte, reconnaître qu'elle craint la menace de Grexit. Dans ce cas, ce serait une victoire pour le gouvernement grec, car il aura alors fait la preuve qu'il a là une carte majeure en main. Incapables d'exclure la Grèce de la zone euro, les créanciers devraient alors accepter un compromis favorable à Athènes. Là encore, c'est une raison pour Alexis Tsipras de ne pas céder aujourd'hui aux exigences des créanciers.

Monnaies parallèles ?

Et si l'ELA est coupé ? Le gouvernement grec aura pour première tâche de rétablir de la liquidité dans l'économie. Pour cela, il devra instaurer un contrôle des capitaux, ce qui est possible à l'intérieur de la zone euro, comme l'a montré le précédent chypriote. Mais cela risque de ne pas suffire. Il faudra pallier à l'absence de liquidités. Pour cela deux solutions : instaurer rapidement une monnaie nationale ayant seule cours légal en Grèce ou  mettre en place une ou des monnaies parallèles. Eric Dor, directeur des études économiques de l'IESEG à Lille, estime que trois « monnaies parallèles » avec l'euro sont possibles : les « IOU », dettes du gouvernement qui auront valeur monétaire ; des « certificats de dépôts bancaires » émis par les banques et, enfin, des certificats de crédit d'impôts qui seraient reçus en paiement des impôts. Elles peuvent avoir des vertus : la première étant de demeurer dans la zone euro, donc de ne pas « brûler ses vaisseaux. » Des discussions pourront ainsi continuer à être menées en montrant aux créanciers que la Grèce est déterminée à aller jusqu'au bout. Mais les ressources de ces monnaies sont limitées. Ce sont des solutions d'attente, de la « dernière chance. » A terme, la monnaie « grecque » perdra de la valeur face à des euros qui se feront rares. C'est la loi de Gresham : la mauvaise monnaie chasse la bonne. L'État devra alors émettre de plus en plus de monnaie « grecque », entrant dans un cercle vicieux encore moins aisé à maîtriser qu'un simple Grexit. Du reste, la BCE a déjà déclaré que ce type de monnaie étaient illicites en zone euro, ce qui pourrait encore marginaliser le pays. In fine donc, il faudra passer à l'instauration d'un régime monétaire national si les créanciers restent intransigeants.

Coût du Grexit pour la zone euro

En laissant la Grèce faire défaut sur le FMI, les créanciers prennent donc le risque de lancer une machine infernale conduisant au Grexit. Reste pour eux à évaluer les risques d'un tel Grexit. Certains, notamment en Allemagne, semblent décidés à aller vers cette issue le cœur léger, certains que ce ne sera que le problème des Grecs. Ils devraient y songer à plusieurs fois. Alors que certains économistes, comme Wolfgang Munchau dans le Financial Times, Philippe Legrain dans Foreign Policy ou Jacques Sapir, sur son blog, jugent que la Grèce peut faire face à un Grexit, ce serait à coup sûr, la perte des créances pour les Européens et le contribuable allemand n'y gagnerait rien en réalité. Les conséquences politiques seraient aussi sans doute considérables, car ce serait la fin de l'irréversibilité de l'euro.

Enfin, ceux qui estiment que les conséquences seraient contenues à la Grèce peuvent remarquer que les marchés financiers suivent avec anxiété les évolutions des négociations. Dans un contexte de hausse des taux longs, il n'est pas sûr que les pare-feu de la BCE soient efficaces pour contenir un nouvel écartement des taux. Enfin, ce Grexit sera-t-il une leçon politique pour les Eurosceptiques ou, au contraire, un encouragement à réclamer des restructurations de dettes ? Si l'exemple grec tourne mal, il est peu probable que la BCE et les dirigeants européens prennent le risque de renouveler l'expérience. S'il tourne bien, les peuples pourraient s'interroger sur les vertus de l'euro... Autant de tentations que la zone euro serait bien avisée de ne pas réellement poser... Bref, peut-être est-on dans un moment assez semblable à celui qui précéda le 15 septembre 2008 lorsque, tout le monde étant persuadé de la fin de la crise, on laissa chuter Lehman Brothers.

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a écrit le 18/06/2015 à 9:07 :
@KidA
Pour la petite histoire du défaut Argentin: défaut + dévaluation de 28% avec 1$=1.4pesos. Résultat: 50% de croissance en 5 ans. PIB +9.2 en 2005 a dépassé sa valeur de 1998 avant la crise: 181 250millions $. Ca aurait pu être mieux mais c'est pas mal...
a écrit le 16/06/2015 à 10:58 :
j'ai entendu pour la première fois que l'on allait peut-être rogner sur le budget militaire des grecs pour adoucir leur dette. Qu'attend-on pour réduire aux acquêts toutes ces dépenses inutiles et hautement inutiles pour un peuple de onze millions d'habitants.La souveraineté n'est plus nationale mais européenne. Faisons mieux l'EUROPE mais avec des degrés d'intégration et en fonction du niveau de vie réel des gens avec un EURO fort pour les économie fortes et un EURO faible un peu comme le FRANC CFA en antichambre pour les impétrants, ça tirerait tout le monde vers le haut alors que le système actuel fait l'inverse.
Réponse de le 17/06/2015 à 0:16 :
Il va vous falloir combien de siécles pour comprendre qui dirige le monde ?
a écrit le 16/06/2015 à 10:05 :
Le probleme avec ceux qui pensent que la grece s'en sortira bien hors de l'Euro, c'est qu'ils passent tous sous silence les inmanquables consequences a court et moyen terme qui sont elles toutes negatives, pour ne parler que des éventuelles consequences positives a long terme. Ca fera une belle jambe au grecs de savoir que dans 25 ans peut etre que ca ira mieux, si pendant ce temps la ils voient leur facture alimentaire et energetique décupler, leur épargne disapraitre completement, leur pouvoir d'achat actuel divisé cette fois ci par deux et leur pension disparaitre cette fois ci quasi completement.

L'exemple argentin n'est pas encourageant loin de la et pourtant l'Argentine a des reserves energetique, des matieres premieres en quantité et ne dépend pas vraiment de l'exterieur pour se nourrir. Tout cela la Grece ne l'a pas.
L'Islande, elle, n'a par exemple jamais fait defaut sur sa dette publique, et a tout de meme du emprunté l'equivalent de 40% de son PIB (a taux élevé, malgré une dette publique inexistante au moment du krack) pour reconstruire un secteur bancaire de zero. La Grece n'en sera pas capable, vu qu'elle est coupé des marchés financiers.
SI grexit il ya, nous pouvons tous sincerement plaindre les grecs alors, car ils connaitront bien piere que ce qu'ils viennent d'endurer.
a écrit le 16/06/2015 à 8:34 :
On peut prendre le probleme dans l autre sens: pourquoi continuer a financer la grece alors que c est un tonneau des danaides ?
Qu on prenne nos pertes et que les grecs sortent de l euro pour faire la politique que veulent leurs electeurs (qui vont hurler a la trahison si Tspiras cede a l UE).
Que ca montre que la fin de l euro est possible est secondaire. C est pas la premiere fois qu une union monetaire explose (il y avait des bons articles ici sur la fin de l autriche hongrie) et ca ne sera pas la derniere. la question ici est autre : pourquoi financer ad vitam eternam le train de vie des grecs ?
a écrit le 16/06/2015 à 8:19 :
En résumé c'est le FMI qui va prendre la décision, les pays de la zone euro qui détiennent les créances douteuses , ont peur de devoir les considérer comme perte sèche ! Alors ... on fait duré le "plaisir' ... avec une crainte d'un éclatement de la zone euro !
Réponse de le 16/06/2015 à 10:07 :
Vu les déclarations des uns et des autres, il semblerait que plusieurs pays créditeurs ait DEJA integrer qu'ils perdront leur creances. Pour ceux-ci, la question n'est deja plus la perte des prets, mais le fait de limiter les pertes et de ne pas avoira preter davantage, sachant que ce sera perdu de toute maniere.
Réponse de le 16/06/2015 à 10:11 :
vu les créances douteuses détenues par la France, ainsi que son déficit commercial ... il est fort probable qu'on va être secouer par les impôts et taxes ! Bref, l'avenir le dira !
Réponse de le 16/06/2015 à 10:22 :
La zone euro "du NORD" a les moyens d'en perdre .... mais celle du SUD (dont la France) beaucoup moins !!!! C'est la que bas blesse !
a écrit le 16/06/2015 à 8:08 :
Il faut arrêter les versement de fonds dont on ne reverra de toute façon pas la couleur. Le remboursement de la dette (env.50 milliards) envers la France seule, est échelonnée entre 10 et 50 ans !!!
Cela fait un siècle que la Grèce vit au crochet de celui qui l'écoute.
Stop.
Réponse de le 16/06/2015 à 12:07 :
.... et la France pas loin derrière !
a écrit le 16/06/2015 à 4:28 :
malgre des qualites evidentes romaric godin utilise trop sa machine a laver pour rediger ses articles sur la situation de la grece.pourquoi veut il continuellement blanchir les grecs? qu il se montre prudent, pour parodier m coluche a vouloir les laver plus blanc que blanc il va finir par les faire disparaitre!!!!!!!
a écrit le 15/06/2015 à 23:45 :
les grecs comptent peu en Europe . Qu'ils fassent défaut , quittent l' euro n'est pas un retour en arrière puisqu'ils ne sont jamais entrés . Nous leur avons seulement distribué de l'argent de poche à gogo. Nous sommes gouvernés par des crétins !
a écrit le 15/06/2015 à 23:05 :
Il faut la foi du charbonnier pour voir dans un enchaînement qui va envoyer ce qui reste de l'économie grecque au tapis une victoire pour le gouvernement Tsipras. Et non, le Grexit ne serait pas la preuve de la réversibilité de l'€ car, du fait de ses statistiques intentionnellement trafiquées, la Grèce est entrée dans l'€ par effraction et c'est probablement le seul pays dans ce cas. On voit bien quel était à l'époque l'intérêt de la Grèce, emprunter facilement aux taux très bas de l'€. Son exclusion de la zone € ne signifierait donc pas la réversibilité de l'€ pour les pays plus normaux.
a écrit le 15/06/2015 à 21:28 :
L'exemple même d'une crise qui a été gérée n'importe comment.
Le fait que l’Europe se porte garant pendant que des acteurs privés s'engraissaient avec des taux d’intérêt proche de l'usure a été une aberration. L'Europe aurait du faire pencher la balance pour une renégociation des taux d’intérêts pour après se porter garant d'une partie de la dette. Franchement, acheter des titres fortement rémunérateur et ensuite accepter de baisser les taux d’intérêt, c'est au final un bonne affaire.
Rappelons quand même que la Grèce est en excédent structurel et qu'elle dispose donc d'une certaine capacité de remboursement.

Pour enfoncer le clou, je dirais que n'importe quelle personne qui a un esprit un peu cartésien aurait deviné depuis 2010 que le défaut n'était pas probable mais inévitable.
Réponse de le 16/06/2015 à 10:13 :
Malheureusement, la Grece na PAS d'excedent budgétaire primaire. il y en a eu un quelques mois sur la fin de 2014 uniquement, et celui-ci a disparu des la fin janvier 2015.

Par ailleurs, vous vous méprenez sur qui detient quoi et a quel taux. Les acteurs privés ont vu ce qu'il détenait avant 2010 efface de 50% , et les 50% restants ont ete restructurés avec des taux d'interet plus faible et des maturité tres longue (en gros en valeur, 70% de la dette a ete gommée ainsi).
La dette détenue par les européens est autre: elle correspond a ce qu'il a fallu donner a la grece pour que: 1- elle maintienne en vie toutes les banques grecques et donc l'epargne grecque (qui auraient disparue sinon....justement parce que la dette publique grecque avait ete effacée a 70%) 2- qu'elle puisse assumer ses paiements de ce qui restait du peu de dette grecques d'avant 2010 3- combler le deficit primaire grec.
a écrit le 15/06/2015 à 20:44 :
Si la Grèce fait défaut s'en est fini de l'euro ! Soit l'ELA est coupé, la Grèce sort et c'est la fin de l'euro irrévocable donc à court terme la fin de l'euro. Soit l'ELA est maintenu et tous les autres pays soumis à l'austérité vont faire défaut à leur tour faisant éclater la zone euro.
Donc si un nouveau plan d'aide est accordé à la Grèce, ce ne sera pas pour sauver la Grèce ce sera ( à fond perdu ) pour sauver l'euro ! L'euro est une absurdité totale qui nous a déjà coûté assez cher. Il est temps qu'il disparaisse comme l'ont fait avant lui toutes les monnaies supranationales citées par François Asselineau dans sa conférence "la tragédie de l'euro"
http://www.upr.fr/conferences/la-tragedie-de-leuro
Réponse de le 16/06/2015 à 9:08 :
et pourquoi pas annuler les avantages fiscaux pour les journalistes tant que vous y etes???
a écrit le 15/06/2015 à 19:34 :
La dette grecque c'est en gros 4% du pib de la zone euro, c'est une goutte d'eau. Cependant je leurs souhaite une sortie de cette zone pour que Tsipras puisse faire une politique qui consiste a faire baisser le chômage des grecs (. Chose impossible avec cette bande de rapace qui ne pense qu'aux taux d'intérêts de ceux qui ont déjà beaucoup trop. Redonnons leurs leurs libertés et pensons un peu à la notre aussi.

Le défaut grec est quelque chose de surmontable. Mais le vrai drame, c'est le taux de chômage qu'il y a dans ce pays. J'ai vécu 5 ans de chômage à une période de ma vie, et je peu vous dire que c'est une des pires choses qui me soit jamais arrivé.
a écrit le 15/06/2015 à 19:23 :
Français en Grèce, je suis depuis trente ans un compagnon de route de la Grèce. Votre article, M. RG, me semble un très bon article : des propos sur la Grèce, dans la réalité d'aujourd'hui, exacts, ce qui est rare, qui font que votre article est un article rare.
Merci à vous de n'insulter personne et d'être plus précis que tous les autres. JPG.
a écrit le 15/06/2015 à 19:18 :
Pourquoi attendre alors que le scénario est déjà écrit ? ... Décidément ces politiciens, experts et compagnie...
a écrit le 15/06/2015 à 18:36 :
Excellent article d'un très bon journaliste et bien documenté sur l'incertitude.
Il existe deux cas similaires: l'Argentine et la Russie. Les créanciers qui menaçaient de mort le Président Argentin en cas de défaut, sont revenus 3 jours après le défaut proposer des prêts. Un spéculateur ne peut pas se permettre d'être rancunier surtout s'il a perdu beaucoup et qu'il doit se refaire. L'Argentine a mis deux ans et la Russie un an avec une croissance de 7%. La Grèce bénéficie d'une économie extrêmement favorable: les touristes ne veulent plus se rendre dans les pays à risque et le patrimoine Grec est exceptionnel. S'il faut investir, les spéculateurs seront là car ils savent qu'il y aura de l'argent à gagner. Avec une monnaie à -40% relativement à l'Euro, les touristes et retraités Allemands seront là également. D'autre part, les Grecs ont l'agriculture qui va de pair avec le tourisme.
Je pense que les grands gagnants seront ceux qui sortiront en premier de l'Euro. Les retardataires paieront. Il en faut...
Réponse de le 15/06/2015 à 19:25 :
@Rosetta: comparer la Grèce à la Russie, forte de richesses naturelles incommensurables, relNve de l;idiotie pure !!!
Réponse de le 15/06/2015 à 20:19 :
Ne restons pas avec cette image d Epinal rapportée par les touristes. Avez-vous visite les immenses zones industrielles d Athènes et de Thessaloniki ? Oui, c est très concentré. L industrie joue un bien plus grand rôle dans l économie de la Grèce que l agriculture. D ailleurs elle pèse même plus que le tourisme. Les produits grecs sont pénalisés par l Euro trop cher à l exportation sur les marchés traditionnels du pays (Turquie, Balkans, Russie et Proche-Orient). Un retour à la Drachme donnera un coup de fouet aux exportations traditionnelles (agroalimentaire, médicaments, équipements ménagers). Savez-vous que la Grèce fabrique des frigos (Pitsos), des bus de ville (Saracakis) et des camions de pompiers (Temax) ? Des shampoings et rouges à lèvres (Korres) ? Des drones et les tuyeres du dernier avion furtif de Dassault (Hellenic Aerospace Industry) ? Des voitures même avec la nouvelle Pony de chez Namco qui est sortie il y a quelques mois.
Réponse de le 15/06/2015 à 23:26 :
Moi, j'ai un four Pitsos fabrique en Espagne et j'achete du yaourt grec FAYE fabrique en Hollande, ou du Gouda, tres a la mode pour les toasts d'hollande, et puis la patron d'Eurobank Latsis vit bien en Suisse. J'achete des tomates de Pologne en hiver et des pommes d'Allemagne moins chere au mois de Juin. Ah oui, et du fromage style Feta de Roumanie aussi bon que la Feta mais ce n'est pas de la Feta.

Bien sur, il y a des secteurs performants, mais c'est une minorite. Venons donc a Patras, 3e ville de Grece ou il n'existe plus rien.
Réponse de le 16/06/2015 à 4:58 :
@Lionel Gilles,
Non, je ne savais pas que la Grèce avait une industrie aussi forte. Merci pour cette info importante. Je remarque que depuis que l'Euro a baissé la France se met à vendre des avions alors que les économistes nous prédisaient le pire en cas d'Euro faible. De même pour la Russie: Jacques Sapir a rappelé dans son blog que les prévisions du FMI en cas de défaut de la Russie seraient à -6 points alors que la Russie a fait +7 dès la première année (erreur de 13 points de PIB). l'Euro est une erreur idéologique et ceux qui restent vont s'embourber dans les sables mouvants de l'erreur. Ils devront payer pour ceux qui auront le courage de sortir. De bien belles images en perspective!
Réponse de le 16/06/2015 à 10:22 :
@Rosetta: connaissez vous vraiment l'exemple argentin?

L'argentine est a l'heure actuelle toujours privé d'acces aux marches financiers pour financer sa dette normalement...et est donc obligé de recourir a la planche a billet, generant ainsi une inflation qui dépasse les 25% (les pauvres en sont les premieres victimes).
Ce que l'argentine a du faire, c'est se mettre d'accord avec les creanciers aupres de qui elle a fait defaut et leur proposer de remplacr l'ancienne dette par une nouvelle....avec des titres indexés sur l'inflation. Ceux qui ont refusés (et il y en a quelques uns) poursuivent en justice le gouvernement argentin depuis des années...ce qui a pour consequence que tout bien ou creances émises par l'argentine sur les marchés internationaux est immédiatement saisie a titre conservateur.
Si l'argentine a pu survivre (difficilement), c'est donc au prix d'un recours a la planche a billet permanent, generant inasi une enorme inflation payee directement par les classes populaires. En encore, 'largentine a des matieres premieres en quantité, est capable de se nourrir a peu pres seule, et a aussi des reserves energetiques.

La Grec, elle importe toute son energie ou presque, n'est pas auto-suffisante alimentairement, n'a pas de matiere premiere, et aucune industrie exportatrice ...hormis le tourisme qui tourne deja a plein régime (de nombreux membres de Syriza ont été élu au niveau local sur la promesse de geler le developpement de nouveaux complexe hotelier, il apparait hautement improbable de developper davantage les infrastructures... de toute maniere pour cela, il faut des investisseurs etrangers, tous echaudé).

l'exemple Argentin, au contraire devrait clairement inciter a éviter la route du grexit.
Réponse de le 17/06/2015 à 23:57 :
@KidA
"aucune industrie exportatrice" Non c est faux. Un mensonge répété 100 fois n est pas une vérité.
Korres, Fage et même un labo pharmaceutique dont le nom m échappe sont installés aux État-Unis et y produisent et ca compte donc dans le PNB grec. Ensuite, ca vous fera sourire, mais la Grèce exporte plus de pâtes qu'elle n en importe. Elle exporte aussi du riz, car ne vous déplaise, elle est le second producteur derrière l Italie. Niveau médoc, elle en exporte moins qu'elle n en importe, certes, mais elle exporte en Inde, au Brésil, etc...
Réponse de le 18/06/2015 à 0:13 :
@Ninjas
Bon exemple de Patras. C était une ville très industrielle jusqu'aux années 80 et la fermeture de beaucoup de manufactures coïncide avec l entrée dans le Marché Commun. L arrivée brutale de produits, notamment allemands, mais pas seulement à désintégré l industrie locale. Il reste quand même les vélos Ideal Bikes, avec 100 000 unités par an, ce qui n est pas rien, les boissons Loux, qui comme nous l apprend Wikipedia greek, sont même exportés dans 6 pays. Et bien sûr il y a encore un certain nombre de boîtes, notamment en électronique ou informatique (succursale d Intracom).
Réponse de le 18/06/2015 à 8:53 :
@KidA,
Très bien pour l'exemple Argentin. Prenons donc celui de l'Allemagne qui a fait défaut après la guerre pour pouvoir se reconstruire. Il y a eu beaucoup de défauts dans l'Histoire, donc beaucoup d'exemples.
a écrit le 15/06/2015 à 18:01 :
Et "quand qu'on pense" (sic) que si qu'on leur filait les 7 milliards,
ils nous rembourseraient les 1.6 milliards en question ?
Mais qu'est-ce qu'on attends pour les leur donner ? M'enfin ?
C'est pourtant ça qu'on fait depuis l'début ? Pourquoi qu'le jeux s'arrêteraIt "trou d'un coup ?"
a écrit le 15/06/2015 à 17:47 :
Monsieur Godin, si le deuxieme plan d'aide n'est pas prolonge le 30 juin, je pense que la Banque Centrale Europeenne ne peut pas pas juridiquement continuer le programme ELA de fourniture de liquidite d'urgence. Donc, si je comprends bien la question du ELA n'est pas liee a un defaut de paiement, mais a la question de l'existence d'un plan d'aide.
Réponse de le 16/06/2015 à 10:24 :
Exact!
a écrit le 15/06/2015 à 17:35 :
La Grèce ne pourra jamais payer ses dettes, ce sont les contribuables de l'UE qui vont payer.
Un scandale car les responsables , ce sont les banques qui ont spéculé n'importe comment.
Elles devraient régler la facture. Pour la France, si les taux remontent , on va pleurer et les impôts vont exploser. Belle réussite en vérité que cette construction européenne.
Réponse de le 15/06/2015 à 18:48 :
Les banques vont bien "régler" mais avec l argent des déposants .... MDR
a écrit le 15/06/2015 à 17:33 :
2008 ou 1929, le scenario est le meme. Des gens plein de certitudes pensent pouvoir decider de tout avec les resultats que l'on connait!
a écrit le 15/06/2015 à 17:28 :
Les risques sont connues: environ E 240 Mlds "one shot". D'après ce que je lis, j'ai l'impression que beaucoup de pays sont prêts à l'assumer pour arrêter l'hémorragie. Quant aux marchés, ils sont à de tels niveaux stratosphériques qu'une correction est, de toute façon, prévisible. Quand on paie des actions de "bon père de famille" (pas des start-up ou IT) environ 22 à 25 fois les bénéfices escomptés 2016, il y un problème, Grexit ou pas, et même si les taux d'intérêts sont faibles. Comme souligné par monsieur Romaric Godin, une augmentation des taux d'intérêts (quid des taux américains ?) aurait un effet beaucoup plus significatif que le Grexit car cela ratisse beaucoup plus large et sur des sommes conséquentes avec l'explosion des dettes souveraines. Il faut espérer que le QE aura un effet compensateur et pourra être prolongé après septembre 2016, si le besoin s'en fait sentir.
Cordialement
a écrit le 15/06/2015 à 17:13 :
Je ne comprends pas bien cette peur du Grexit que Godin et les pro-Grecs veulent insuffler. Remettre de l'argent alors qu'on perd sa mise est ce que l'on qualifie de "compulsive gambling" et on a de multiples exemples pour savoir ce qui s'ensuit : le type perd tout son argent, vend la maison, les bijoux de madame, etc., et se retrouve dans la rue. C'est en fait une maladie pathologique qui anéantit les faibles d'esprit attrapent :-)
Réponse de le 15/06/2015 à 17:31 :
@ Patrickb : Mais le système bancaire et le marché d'actions sont devenus, depuis des années déjà, un casino international, donc le "compulsive gambling" n'est rien d'autre que l'application pure et dure de leurs règles.
Réponse de le 15/06/2015 à 17:40 :
Patrick,

Je suis bien d'accord avec vous. On nous traite comme des enfants. En vérité ce défaut et ce "GREXIT" ne seront pas plus douloureux que la situation actuelle, ou nous prêtons a fonds perdus.

Laissons donc la Grece sortir la tete haute de l'EURO. On économisera aussi beaucoup de temps passe en palabres
Réponse de le 15/06/2015 à 18:00 :
patrick, le but des grecs c'est de jouer la montre en se faisant payer, puis le jour ou leur poids devient colossal, empechant tte sortie sous peine de drame pour tt le monde, ils reprendront le chantage, et la ils auront raison, vu qu'ils auront atteint la taille critique ' a la lehmann'
le but des allemands c'est de trouver une solution, et vite, et surtout avant que le probleme ne devienne trop gros
"en statistique,", quand on joue au casino, a long terme on ne peut etre QUE perdant
( varoufakis a quand meme dit dans Bild que les europeens bluffaient et n'oseraient jamais laisser la grece partir ! cela dit ce genre de bluff ne marche plus, ne serait ce que parce qu'il ne faut surtout pas donner de grain a moudre a podemos, parce que l'espagne, c'est pas le poids de la grece!!)
Réponse de le 15/06/2015 à 18:00 :
Les journalistes tentent de mettre en garde les grecs car ils savent qu'au bout du compte, les gagants seront les grecs et les perdants les autres membres de la zone euro.
Mais, des journalistes de bonne foi comme ceux mentionnes dans l'article comme Wolfgang Munchau ou Jacques Sapir soulignent tres clairement les avantages d'une sortie de la zone euro pour la Grece elle-même.
Réponse de le 15/06/2015 à 18:16 :
La peur, elle est chez les européistes qui craignent la fin de l'euro et par là, la fin de l'UE. Et le Grexit signera la fin de cette monnaie, ça c'est sûr ! Alors, ils font durer le plus longtemps possible mais la réalité sonne toujours la fin des désirs fussent-ils bien prégnants dans les esprits.

Tout le monde savait que la Grèce sortirait de l'Euro, le tout était de savoir quand. On y arrive enfin !! Alleluia !
a écrit le 15/06/2015 à 17:13 :
C'est le soutien de la FED à Bear Stearns, juste avant la faillite de Lehman Brothers, qui a enclenché la crise financière de 2008, en laissant penser que l'on pouvait avoir des dettes colossales sans être obligé de faire des efforts drastiques et rapides pour changer de politique, car "too big to fail". Le secteur bancaire et financier a abusé de cette doctrine pour ne pas se réformer, ce qui a accentué la crise dont nous en sommes pas encore sortis. Empêcher la Grèce de faire faillite, sans obtenir des réformes saines et immédiates de sa part, serait une grave erreur des créanciers. En revanche, on peut effectivement s'interroger sur le bien-fondé de toutes les réformes imposées à ce pays. Est-ce qu'elles sont réellement définies dans l'intérêt des grecs et donc des créanciers, ou avant tout pour servir une doctrine néo-libérale ?
Réponse de le 15/06/2015 à 18:35 :
@Pedro
C'est avant tout pour servir une doctrine néo-libérale. Ils vont "casser" la Grèce pour faire un exemple. Mais le jeu est dangereux.
Réponse de le 15/06/2015 à 21:44 :
@Pedro ;La crise financiere est une crise financiere née des subprimes .Faut pas oublier que juste avant la crise, les institutions financieres ont étés obligées de marquer dans leurs bilans la valeur des actifs qu'elles possédaient ,valeur au moment ou ces bilans étaient réalisés et non comme avant ,la valeur d'achat, tout cela en fonction des accords dit de Bale II .Consequence immédiate ;comme la caution des prets immobilier est la valeur des maisons et que le prix de celles ci s'effondre ,les bilans se sont creusés en négatif pour toutes banques qui possédaient des produits structurés à forte proportion de subprimes.L'effet domino dans tout le systeme bancaires mondial a été immediat avec l'effet panique de rechercher dans les bilans les obligations ''''pourries ''''.Le laxisme des gouvernements americains de droite comme de gauche devant une bulle immobiliere qui ne cessait de grossir a été la clef de la crise .On a fait le procés facile du systeme financier ,mais pas celui des politiques seuls responsables de cette crise .
a écrit le 15/06/2015 à 17:05 :
La raison pour laquelle ce grexit ne se fera pas est que ce n'est de l'intérêt de personne, ni des grecs ni de ses créanciers. La mayonnaise monte, avec l'aide désintéressée de la presse financières et des spéculateurs à la petite semaine. Mais c'est le scénario classique de fin de négociation, chacun tire ses dernières cartouches. Autant ce processus est maîtrisé, autant la sortie de la Grèce comporte tellement de risques pour toutes les parties qu'elle sera finalement évitée.
Les positions sont si proches qu'il semble incongru, même pour les retraités qui sont mis en avant comme victime expiatoire, qu'une chute dans l’abîme pour le peuple grec, et un petit désagrément financier européen, plus un gros aléa moral et politique pour les deux camps soit un choix possible. L'accord aura donc lieu. Et l'euro sera une fois de plus sauvé pour les journalistes, les grecs seront une victime du capitalisme mondial et de l'égoïsme européen qui les aura sauvé.
Mais après ce sauvetage réciproque, la question se posera à nouveau dans quelques temps pour la suite du scénario, pour lequel une nouvelle tragédie grecque est à prévoir.
a écrit le 15/06/2015 à 16:45 :
bon article mr godin
vous oubliez de preciser quand meme qune cessation de paiement serait suivi d'un bankrun, avant et pdt la mise en place du controle des capitaux; les degats n'en seront que plus gros....
pour l'acces a la liquidite via la bce ca ne sera pas possible vu que les banques seront au tas, reste donc effectivement la monnaie de singe ( drachme ou i owe you);
ca serait utilie que vous precisiez que ca n'interesse personne d'echanger contre ca, et que les seuls qui en beneficieront seront les retraites et les fonctionnaires ( au passage notez que sous jaruselski, les gens aussi avaient des tickets de rationnement qui ne valaientt rien pour s'approvisionner dans des entreprots vides, he ben la c'est pareil)
comme prochain article, faites nous un article sur le tsunami humanitaire que ca va etre en grece vu qu'ils importent tout!!!
pour l'instant les marches ne sont pas inquiets, il fallait une raison de corriger; ce qui interesse les marches, c'est janet yellen et ses taux
les allemands ne sont pas inquiets non plus, vu que ce qui les preoccupe ( hormis schulz) c'est l'alea moral; ils ont deja fait une croix sur les dettes grecques et espagnoles passees, par contre le comportement de free rider, ca les met hors d'eux ( des fois que la france s'y mette aussi en suggerant d'augmenter les salaires des fonctionnaires debut 2017.....)
Réponse de le 15/06/2015 à 18:59 :
Si les grecs retirent leur argent des banques, qu'est-ce que ça change ? L'argent est toujours dans la poche des grecs et reste en Grèce. Au passage c'est la BCE qui alimente via le ELA les fuites des banques grecques avec VOTRE argent, pendant que les grecs le retire pour le garder sous le matelas, en Grèce !

Les autres (les très riches) ont déjà placé leur euros au chaud hors du pays, et lorsque qu'ils passeront à la Drachme, leur pouvoir d'achat sera multiplié par deux...s'ils reviennent en Grèce. Une belle opération non ? Ça vaut peut être le coup de revenir a la maison n'est-ce pas ?

Bref, la soit disant apocalypse de St Jean n'arrivera peut être pas sous la forme qu'on l'attend...
Réponse de le 15/06/2015 à 20:19 :
@l'inconnu qui répond à Churchill, si je vous suis bien, les très riches grecs qui ont mis leur argent à l'étranger vont, grâce à Tsipras et son parti, doubler la mise.^^,,,Pas mal pour un parti de gauche:-)) Pour le reste, bien malin qui peut dire ce qui va se passer mais je sais une chose. Quand j'investis en bourse et que j'ai fait un mauvais choix, je ne réinvestis surement pas dans le même instrument en me disant que je vais me refaire en élargissant ma base. La Grèce est un mauvais cheval ou, plutôt, n'a que de mauvais jockeys.

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