Grèce : la mécanique du défaut

Le défaut grec vis-à-vis du FMI semble de plus en plus probable. Quelles en seront les conséquences ? Comment peut-il mener au Grexit ?
Après le défaut, la Grèce sortira-t-elle de la zone euro ? (Photo: le 12 juin, le drapeau européen flotte devant la Bourse d'Athènes)
Après le défaut, la Grèce sortira-t-elle de la zone euro ? (Photo: le 12 juin, le drapeau européen flotte devant la Bourse d'Athènes) (Crédits : Reuters)

L'option d'un défaut grec sur ses dettes du FMI, le 30 juin, est désormais probable, compte tenu de l'impasse dans laquelle se trouvent les discussions. Désormais, aucun accord global permettant d'offrir une solution de long terme à la Grèce ne semble pouvoir se dessiner. Que va-t-il alors se passer ?

L'échéance du 30 juin

Il est évident aujourd'hui que la Grèce ne pourra pas payer les échéances regroupées qu'elle doit au FMI, soit environ 1,6 milliard d'euros (le chiffre peut varier en fonction du cours des droits de tirage spéciaux du FMI, sa monnaie « officielle »). Les statuts du FMI prévoient une « période de grâce » de 30 jours pendant laquelle la Grèce ne sera pas encore officiellement en défaut de paiement vis-à-vis de l'institution de Washington. Ce n'est donc que le 30 juillet que le FMI considérera officiellement qu'Athènes n'a pas honoré ses engagements. Autrement dit, le 30 juin n'est qu'une étape.

Le 20 juillet, vrai échéance ?

Si l'Eurogroupe décide de prolonger l'actuel programme d'aide à Athènes qui vient aussi à échéance théoriquement le 30 juin, les discussions pourront se poursuivre pour parvenir à un accord avant le 30 juillet. Dans ce cas, la Grèce paiera le FMI à temps et évitera le défaut officiel. Mais attention : la Grèce doit encore payer, le 13 juillet, 450 millions d'euros au Fonds. Compte tenu de l'échéance du remboursement des obligations détenues par la BCE pour un montant de 3,5 milliards d'euros le 20 juillet, la Grèce devra débourser sur ce seul mois de juillet 5,55 milliards d'euros. Si les 7,2 milliards d'euros restant dans le programme d'aide sont donc débloqués moyennant des réformes douloureuses pour la Grèce, ils seront donc quasiment immédiatement engloutis par les échéances de juillet. Or, en août, il faut encore rembourser 3,2 milliards d'euros à la BCE, puis, durant le mois de septembre, encore 1,5 milliard d'euros au FMI.

Un accord pour rien ?

Les concessions grecques, faute d'un accord global sur la dette, ne conduiraient qu'à une nouvelle course aux différentes échéances. En acceptant l'austérité exigée par les créanciers, le gouvernement grec aura non seulement abdiqué ses engagements devant les électeurs, mais il se sera mis de lui-même dans une position de faiblesse, obligé au bout de quelques mois de quémander un troisième plan d'aide aux conditions, évidemment des créanciers. Bref, un accord au dernier moment ne ferait de repousser très temporairement le spectre du défaut.

Le FMI déclare le défaut

Si la Grèce ne paie pas au 30 juillet, elle sera donc en situation officielle de défaut. Dans le mois suivant, la directrice générale du FMI demandera l'ouverture d'une plainte contre la Grèce au directoire du FMI. Progressivement, l'institution de Washington va stopper toute coopération avec le pays mauvais payeur qui peut être suspendu dans les 18 mois, puis dans les six mois suivants, exclu du FMI. Cette extrémité n'a jamais été atteinte, mais le FMI a souvent dû accepter des restructurations des arriérés pour récupérer sa mise. Le plus probable sera donc que des négociations s'ouvriront pour étaler davantage les paiements. Le Soudan, le Pérou, le Libéria ou la RDC ont déjà connu des défauts sur les remboursements au FMI. Mais le FMI ne pourra plus participer à aucun programme avec la Grèce. A noter, cependant, que ce sera le plus important défaut de l'histoire du Fonds. Jusqu'ici, le record est détenu par le Soudan pour 1,25 milliard d'euros.

Défauts en cascade ?

En réalité, le défaut sur le FMI n'est pas le problème principal. Le problème, c'est que ce défaut peut entraîner d'autres défauts. Lors des « sauvetages » précédents de la Grèce, le FMI et les Européens se sont déclarés créanciers solidaires. Une fois effectif le défaut officiel, le 30 juillet, le Fonds européen de Stabilité financière (FESF), géré par le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui est le créancier principal de la Grèce et est constitué des pays de la zone euro, pourrait décider d'exiger le remboursement immédiat de ses créances envers la Grèce. C'est l'article 9/1-i du mémorandum signé avec la Grèce en 2012. Le texte précise que le FESF « peut exiger » le retour des sommes versées, il n'y est donc pas obligé et on peut avoir encore une période d'attente où des discussions se poursuivraient. Mais s'il le fait, la Grèce ne pourra évidemment pas payer. Or, un défaut sur le FESF entraînera la déclaration de défaut sur la plupart des titres de la dette publique grecque. Dès lors, les banques grecques seront sans doute en faillite compte tenu de la perte de valeur de la dette publique grecque qu'elles détiennent dans leurs bilans.

La BCE devient un acteur clé

Dans ces conditions, légalement, la BCE ne pourra maintenir l'accès du système financier grec à l'aide à la liquidité d'urgence, autrement dit au programme ELA, qui est réservé aux banques solvables ayant des problèmes « temporaires » de liquidité. Dès lors, les banques ne pourront plus fournir de liquidités à l'économie grecque qui s'effondrera. Du reste, la question de l'accès à ELA peut se poser plus en avant. En théorie, le simple défaut du FMI et encore moins le pré-défaut du FMI du 30 juin ne change rien à la situation des banques grecques. Si elles sont solvables aujourd'hui, comme le prétend la BCE, elles le seront tout autant le 1er juillet. Sauf que le signal du 30 juin risque de déclencher une accélération des retraits des dépôts dans les banques grecques. La BCE pourrait alors stopper l'ELA ou demander plus de garanties (de collatéraux), ce qui reviendrait à en réduire l'usage. Dans ce cadre, le défaut inévitable sur les titres grecs détenus par la BCE le 20 juillet, pourrait inciter la BCE à durcir le ton avant la fin du mois d'août, surtout si aucun accord n'est encore en vue. S&P a cependant précisé ce lundi que ce non paiement ne constituerait pas un défaut officiel. Dans tous les cas, on le voit, le défaut grec mène inévitablement à la question du maintien de l'ELA.

Le dilemme de la BCE

La BCE devra donc prendre une décision cornélienne : ou suivre les « règles » et couper l'ELA et prendre le risque d'assumer les conséquences d'une « exclusion » d'un membre de la BCE qui rendrait alors l'euro réversible, ou continuer à laisser survivre le système bancaire grec et donc, en quelque sorte, reconnaître qu'elle craint la menace de Grexit. Dans ce cas, ce serait une victoire pour le gouvernement grec, car il aura alors fait la preuve qu'il a là une carte majeure en main. Incapables d'exclure la Grèce de la zone euro, les créanciers devraient alors accepter un compromis favorable à Athènes. Là encore, c'est une raison pour Alexis Tsipras de ne pas céder aujourd'hui aux exigences des créanciers.

Monnaies parallèles ?

Et si l'ELA est coupé ? Le gouvernement grec aura pour première tâche de rétablir de la liquidité dans l'économie. Pour cela, il devra instaurer un contrôle des capitaux, ce qui est possible à l'intérieur de la zone euro, comme l'a montré le précédent chypriote. Mais cela risque de ne pas suffire. Il faudra pallier à l'absence de liquidités. Pour cela deux solutions : instaurer rapidement une monnaie nationale ayant seule cours légal en Grèce ou  mettre en place une ou des monnaies parallèles. Eric Dor, directeur des études économiques de l'IESEG à Lille, estime que trois « monnaies parallèles » avec l'euro sont possibles : les « IOU », dettes du gouvernement qui auront valeur monétaire ; des « certificats de dépôts bancaires » émis par les banques et, enfin, des certificats de crédit d'impôts qui seraient reçus en paiement des impôts. Elles peuvent avoir des vertus : la première étant de demeurer dans la zone euro, donc de ne pas « brûler ses vaisseaux. » Des discussions pourront ainsi continuer à être menées en montrant aux créanciers que la Grèce est déterminée à aller jusqu'au bout. Mais les ressources de ces monnaies sont limitées. Ce sont des solutions d'attente, de la « dernière chance. » A terme, la monnaie « grecque » perdra de la valeur face à des euros qui se feront rares. C'est la loi de Gresham : la mauvaise monnaie chasse la bonne. L'État devra alors émettre de plus en plus de monnaie « grecque », entrant dans un cercle vicieux encore moins aisé à maîtriser qu'un simple Grexit. Du reste, la BCE a déjà déclaré que ce type de monnaie étaient illicites en zone euro, ce qui pourrait encore marginaliser le pays. In fine donc, il faudra passer à l'instauration d'un régime monétaire national si les créanciers restent intransigeants.

Coût du Grexit pour la zone euro

En laissant la Grèce faire défaut sur le FMI, les créanciers prennent donc le risque de lancer une machine infernale conduisant au Grexit. Reste pour eux à évaluer les risques d'un tel Grexit. Certains, notamment en Allemagne, semblent décidés à aller vers cette issue le cœur léger, certains que ce ne sera que le problème des Grecs. Ils devraient y songer à plusieurs fois. Alors que certains économistes, comme Wolfgang Munchau dans le Financial Times, Philippe Legrain dans Foreign Policy ou Jacques Sapir, sur son blog, jugent que la Grèce peut faire face à un Grexit, ce serait à coup sûr, la perte des créances pour les Européens et le contribuable allemand n'y gagnerait rien en réalité. Les conséquences politiques seraient aussi sans doute considérables, car ce serait la fin de l'irréversibilité de l'euro.

Enfin, ceux qui estiment que les conséquences seraient contenues à la Grèce peuvent remarquer que les marchés financiers suivent avec anxiété les évolutions des négociations. Dans un contexte de hausse des taux longs, il n'est pas sûr que les pare-feu de la BCE soient efficaces pour contenir un nouvel écartement des taux. Enfin, ce Grexit sera-t-il une leçon politique pour les Eurosceptiques ou, au contraire, un encouragement à réclamer des restructurations de dettes ? Si l'exemple grec tourne mal, il est peu probable que la BCE et les dirigeants européens prennent le risque de renouveler l'expérience. S'il tourne bien, les peuples pourraient s'interroger sur les vertus de l'euro... Autant de tentations que la zone euro serait bien avisée de ne pas réellement poser... Bref, peut-être est-on dans un moment assez semblable à celui qui précéda le 15 septembre 2008 lorsque, tout le monde étant persuadé de la fin de la crise, on laissa chuter Lehman Brothers.

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 50
à écrit le 18/06/2015 à 9:07
Signaler
@KidA Pour la petite histoire du défaut Argentin: défaut + dévaluation de 28% avec 1$=1.4pesos. Résultat: 50% de croissance en 5 ans. PIB +9.2 en 2005 a dépassé sa valeur de 1998 avant la crise: 181 250millions $. Ca aurait pu être mieux mais c'est ...

à écrit le 16/06/2015 à 10:58
Signaler
j'ai entendu pour la première fois que l'on allait peut-être rogner sur le budget militaire des grecs pour adoucir leur dette. Qu'attend-on pour réduire aux acquêts toutes ces dépenses inutiles et hautement inutiles pour un peuple de onze millions d'...

le 17/06/2015 à 0:16
Signaler
Il va vous falloir combien de siécles pour comprendre qui dirige le monde ?

à écrit le 16/06/2015 à 10:05
Signaler
Le probleme avec ceux qui pensent que la grece s'en sortira bien hors de l'Euro, c'est qu'ils passent tous sous silence les inmanquables consequences a court et moyen terme qui sont elles toutes negatives, pour ne parler que des éventuelles consequen...

à écrit le 16/06/2015 à 8:34
Signaler
On peut prendre le probleme dans l autre sens: pourquoi continuer a financer la grece alors que c est un tonneau des danaides ? Qu on prenne nos pertes et que les grecs sortent de l euro pour faire la politique que veulent leurs electeurs (qui vont ...

à écrit le 16/06/2015 à 8:19
Signaler
En résumé c'est le FMI qui va prendre la décision, les pays de la zone euro qui détiennent les créances douteuses , ont peur de devoir les considérer comme perte sèche ! Alors ... on fait duré le "plaisir' ... av...

le 16/06/2015 à 10:07
Signaler
Vu les déclarations des uns et des autres, il semblerait que plusieurs pays créditeurs ait DEJA integrer qu'ils perdront leur creances. Pour ceux-ci, la question n'est deja plus la perte des prets, mais le fait de limiter les pertes et de ne pas avoi...

le 16/06/2015 à 10:11
Signaler
vu les créances douteuses détenues par la France, ainsi que son déficit commercial ... il est fort probable qu'on va être secouer par les impôts et taxes ! Bref, l'avenir le dira !

le 16/06/2015 à 10:22
Signaler
La zone euro "du NORD" a les moyens d'en perdre .... mais celle du SUD (dont la France) beaucoup moins !!!! C'est la que bas blesse !

à écrit le 16/06/2015 à 8:08
Signaler
Il faut arrêter les versement de fonds dont on ne reverra de toute façon pas la couleur. Le remboursement de la dette (env.50 milliards) envers la France seule, est échelonnée entre 10 et 50 ans !!! Cela fait un siècle que la Grèce vit au crochet d...

le 16/06/2015 à 12:07
Signaler
.... et la France pas loin derrière !

à écrit le 16/06/2015 à 4:28
Signaler
malgre des qualites evidentes romaric godin utilise trop sa machine a laver pour rediger ses articles sur la situation de la grece.pourquoi veut il continuellement blanchir les grecs? qu il se montre prudent, pour parodier m coluche a...

à écrit le 15/06/2015 à 23:45
Signaler
les grecs comptent peu en Europe . Qu'ils fassent défaut , quittent l' euro n'est pas un retour en arrière puisqu'ils ne sont jamais entrés . Nous leur avons seulement distribué de l'argent de poche à gogo. Nous sommes gouvernés par des crétins !

à écrit le 15/06/2015 à 23:05
Signaler
Il faut la foi du charbonnier pour voir dans un enchaînement qui va envoyer ce qui reste de l'économie grecque au tapis une victoire pour le gouvernement Tsipras. Et non, le Grexit ne serait pas la preuve de la réversibilité de l'€ car, du fait de se...

à écrit le 15/06/2015 à 21:28
Signaler
L'exemple même d'une crise qui a été gérée n'importe comment. Le fait que l’Europe se porte garant pendant que des acteurs privés s'engraissaient avec des taux d’intérêt proche de l'usure a été une aberration. L'Europe aurait du faire pencher la bal...

le 16/06/2015 à 10:13
Signaler
Malheureusement, la Grece na PAS d'excedent budgétaire primaire. il y en a eu un quelques mois sur la fin de 2014 uniquement, et celui-ci a disparu des la fin janvier 2015. Par ailleurs, vous vous méprenez sur qui detient quoi et a quel taux. Les ...

à écrit le 15/06/2015 à 20:44
Signaler
Si la Grèce fait défaut s'en est fini de l'euro ! Soit l'ELA est coupé, la Grèce sort et c'est la fin de l'euro irrévocable donc à court terme la fin de l'euro. Soit l'ELA est maintenu et tous les autres pays soumis à l'austérité vont faire défaut à...

le 16/06/2015 à 9:08
Signaler
et pourquoi pas annuler les avantages fiscaux pour les journalistes tant que vous y etes???

à écrit le 15/06/2015 à 19:34
Signaler
La dette grecque c'est en gros 4% du pib de la zone euro, c'est une goutte d'eau. Cependant je leurs souhaite une sortie de cette zone pour que Tsipras puisse faire une politique qui consiste a faire baisser le chômage des grecs (. Chose impossible a...

à écrit le 15/06/2015 à 19:23
Signaler
Français en Grèce, je suis depuis trente ans un compagnon de route de la Grèce. Votre article, M. RG, me semble un très bon article : des propos sur la Grèce, dans la réalité d'aujourd'hui, exacts, ce qui est rare, qui font que votre article est un a...

à écrit le 15/06/2015 à 19:18
Signaler
Pourquoi attendre alors que le scénario est déjà écrit ? ... Décidément ces politiciens, experts et compagnie...

à écrit le 15/06/2015 à 18:36
Signaler
Excellent article d'un très bon journaliste et bien documenté sur l'incertitude. Il existe deux cas similaires: l'Argentine et la Russie. Les créanciers qui menaçaient de mort le Président Argentin en cas de défaut, sont revenus 3 jours après le déf...

le 15/06/2015 à 19:25
Signaler
@Rosetta: comparer la Grèce à la Russie, forte de richesses naturelles incommensurables, relNve de l;idiotie pure !!!

le 15/06/2015 à 20:19
Signaler
Ne restons pas avec cette image d Epinal rapportée par les touristes. Avez-vous visite les immenses zones industrielles d Athènes et de Thessaloniki ? Oui, c est très concentré. L industrie joue un bien plus grand rôle dans l économie de la Grèce que...

le 15/06/2015 à 23:26
Signaler
Moi, j'ai un four Pitsos fabrique en Espagne et j'achete du yaourt grec FAYE fabrique en Hollande, ou du Gouda, tres a la mode pour les toasts d'hollande, et puis la patron d'Eurobank Latsis vit bien en Suisse. J'achete des tomates de Pologne en hive...

le 16/06/2015 à 4:58
Signaler
@Lionel Gilles, Non, je ne savais pas que la Grèce avait une industrie aussi forte. Merci pour cette info importante. Je remarque que depuis que l'Euro a baissé la France se met à vendre des avions alors que les économistes nous prédisaient le pire ...

le 16/06/2015 à 10:22
Signaler
@Rosetta: connaissez vous vraiment l'exemple argentin? L'argentine est a l'heure actuelle toujours privé d'acces aux marches financiers pour financer sa dette normalement...et est donc obligé de recourir a la planche a billet, generant ainsi une i...

le 17/06/2015 à 23:57
Signaler
@KidA "aucune industrie exportatrice" Non c est faux. Un mensonge répété 100 fois n est pas une vérité. Korres, Fage et même un labo pharmaceutique dont le nom m échappe sont installés aux État-Unis et y produisent et ca compte donc dans le PNB gr...

le 18/06/2015 à 0:13
Signaler
@Ninjas Bon exemple de Patras. C était une ville très industrielle jusqu'aux années 80 et la fermeture de beaucoup de manufactures coïncide avec l entrée dans le Marché Commun. L arrivée brutale de produits, notamment allemands, mais pas seulement à...

le 18/06/2015 à 8:53
Signaler
@KidA, Très bien pour l'exemple Argentin. Prenons donc celui de l'Allemagne qui a fait défaut après la guerre pour pouvoir se reconstruire. Il y a eu beaucoup de défauts dans l'Histoire, donc beaucoup d'exemples.

à écrit le 15/06/2015 à 18:01
Signaler
Et "quand qu'on pense" (sic) que si qu'on leur filait les 7 milliards, ils nous rembourseraient les 1.6 milliards en question ? Mais qu'est-ce qu'on attends pour les leur donner ? M'enfin ? C'est pourtant ça qu'on fait depuis l'début ? Pourquoi q...

à écrit le 15/06/2015 à 17:47
Signaler
Monsieur Godin, si le deuxieme plan d'aide n'est pas prolonge le 30 juin, je pense que la Banque Centrale Europeenne ne peut pas pas juridiquement continuer le programme ELA de fourniture de liquidite d'urgence. Donc, si je comprends bien la question...

le 16/06/2015 à 10:24
Signaler
Exact!

à écrit le 15/06/2015 à 17:35
Signaler
La Grèce ne pourra jamais payer ses dettes, ce sont les contribuables de l'UE qui vont payer. Un scandale car les responsables , ce sont les banques qui ont spéculé n'importe comment. Elles devraient régler la facture. Pour la France, si les taux r...

le 15/06/2015 à 18:48
Signaler
Les banques vont bien "régler" mais avec l argent des déposants .... MDR

à écrit le 15/06/2015 à 17:33
Signaler
2008 ou 1929, le scenario est le meme. Des gens plein de certitudes pensent pouvoir decider de tout avec les resultats que l'on connait!

à écrit le 15/06/2015 à 17:28
Signaler
Les risques sont connues: environ E 240 Mlds "one shot". D'après ce que je lis, j'ai l'impression que beaucoup de pays sont prêts à l'assumer pour arrêter l'hémorragie. Quant aux marchés, ils sont à de tels niveaux stratosphériques qu'une correction ...

à écrit le 15/06/2015 à 17:13
Signaler
Je ne comprends pas bien cette peur du Grexit que Godin et les pro-Grecs veulent insuffler. Remettre de l'argent alors qu'on perd sa mise est ce que l'on qualifie de "compulsive gambling" et on a de multiples exemples pour savoir ce qui s'ensuit : le...

le 15/06/2015 à 17:31
Signaler
@ Patrickb : Mais le système bancaire et le marché d'actions sont devenus, depuis des années déjà, un casino international, donc le "compulsive gambling" n'est rien d'autre que l'application pure et dure de leurs règles.

le 15/06/2015 à 17:40
Signaler
Patrick, Je suis bien d'accord avec vous. On nous traite comme des enfants. En vérité ce défaut et ce "GREXIT" ne seront pas plus douloureux que la situation actuelle, ou nous prêtons a fonds perdus. Laissons donc la Grece sortir la tete haute...

le 15/06/2015 à 18:00
Signaler
patrick, le but des grecs c'est de jouer la montre en se faisant payer, puis le jour ou leur poids devient colossal, empechant tte sortie sous peine de drame pour tt le monde, ils reprendront le chantage, et la ils auront raison, vu qu'ils auront att...

le 15/06/2015 à 18:00
Signaler
Les journalistes tentent de mettre en garde les grecs car ils savent qu'au bout du compte, les gagants seront les grecs et les perdants les autres membres de la zone euro. Mais, des journalistes de bonne foi comme ceux mentionnes dans l'article com...

le 15/06/2015 à 18:16
Signaler
La peur, elle est chez les européistes qui craignent la fin de l'euro et par là, la fin de l'UE. Et le Grexit signera la fin de cette monnaie, ça c'est sûr ! Alors, ils font durer le plus longtemps possible mais la réalité sonne toujours la fin des d...

à écrit le 15/06/2015 à 17:13
Signaler
C'est le soutien de la FED à Bear Stearns, juste avant la faillite de Lehman Brothers, qui a enclenché la crise financière de 2008, en laissant penser que l'on pouvait avoir des dettes colossales sans être obligé de faire des efforts drastiques et ra...

le 15/06/2015 à 18:35
Signaler
@Pedro C'est avant tout pour servir une doctrine néo-libérale. Ils vont "casser" la Grèce pour faire un exemple. Mais le jeu est dangereux.

le 15/06/2015 à 21:44
Signaler
@Pedro ;La crise financiere est une crise financiere née des subprimes .Faut pas oublier que juste avant la crise, les institutions financieres ont étés obligées de marquer dans leurs bilans la valeur des actifs qu'elles possédaient ,valeur au moment...

à écrit le 15/06/2015 à 17:05
Signaler
La raison pour laquelle ce grexit ne se fera pas est que ce n'est de l'intérêt de personne, ni des grecs ni de ses créanciers. La mayonnaise monte, avec l'aide désintéressée de la presse financières et des spéculateurs à la petite semaine. Mais c'est...

à écrit le 15/06/2015 à 16:45
Signaler
bon article mr godin vous oubliez de preciser quand meme qune cessation de paiement serait suivi d'un bankrun, avant et pdt la mise en place du controle des capitaux; les degats n'en seront que plus gros.... pour l'acces a la liquidite via la bce ...

le 15/06/2015 à 18:59
Signaler
Si les grecs retirent leur argent des banques, qu'est-ce que ça change ? L'argent est toujours dans la poche des grecs et reste en Grèce. Au passage c'est la BCE qui alimente via le ELA les fuites des banques grecques avec VOTRE argent, pendant que l...

le 15/06/2015 à 20:19
Signaler
@l'inconnu qui répond à Churchill, si je vous suis bien, les très riches grecs qui ont mis leur argent à l'étranger vont, grâce à Tsipras et son parti, doubler la mise.^^,,,Pas mal pour un parti de gauche:-)) Pour le reste, bien malin qui peut dire c...

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.