Grèce : pour Schäuble, la zone euro va "tout faire pour éviter tout risque de contagion"

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Interrogé sur la chaîne publique allemande de télévision ARD sur la probabilité d'une sortie de la Grèce de la zone euro, le ministre conservateur a botté diplomatiquement en touche: Je ne peux pas dire ça ainsi.
Interrogé sur la chaîne publique allemande de télévision ARD sur la probabilité d'une sortie de la Grèce de la zone euro, le ministre conservateur a botté diplomatiquement en touche: "Je ne peux pas dire ça ainsi". (Crédits : reuters.com)
Après le refus de la zone euro de prolonger le programme d'assistance financière à Athènes, suite à la convocation d'un référendum sur les dernières propositions des créanciers, le ministre allemand des Finances dit s'attendre "à de grandes difficultés dans les prochaine jours".

Pour Wolfgang Schäuble, Athènes reste "membre de la zone euro". Toutefois, cette dernière va "tout faire pour éviter tout risque de contagion" de la crise. Tel est la réaction du ministre allemand des Finances, après le refus de la zone euro de prolonger le programme d'assistance financière à Athènes au-delà du 30 juin.

La Grèce, qui risque de ne pas pouvoir rembourser 1,5 milliard d'euros au FMI le 30 juin et qui a décidé d'organiser un référendum sur les propositions de ses créanciers, provoquant une rupture des négociations. Ainsi, Athènes va rencontrer de "grandes difficultés dans les prochains jours", a prédit samedi Wolfgang Schäuble. Interrogé sur la chaîne publique allemande de télévision ARD sur la probabilité d'une sortie de la Grèce de la zone euro, le ministre conservateur a botté diplomatiquement en touche: "Je ne peux pas dire ça ainsi".

"Ce n'est pas seulement déroutant, c'est aussi déprimant"

Toutefois, il a eu des propos très durs sur le Premier ministre grec Alexis Tsipras qui a subitement annoncé l'organisation probable d'un référendum le 5 juillet. "Ce n'est pas seulement déroutant, c'est aussi déprimant dans une telle situation difficile", a dit le grand argentier allemand sur la chaîne de télévision ZDF.

Ses homologues sur le Vieux Continent ont pour l'heure, eu des propos moins durs. Le "destin" de la Grèce est de rester dans la zone euro, d'où "aucun pays ne souhaite sa sortie", a ainsi affirmé le ministre français des Finances, Michel Sapin. "La Grèce est un membre à part entière de la zone euro", a renchéri son homologue irlandais Michael Noonan, affirmant qu'il n'avait "pas peur pour l'euro".

De son côté, le ministre finlandais Alexander Stubb a dit "comprendre les difficultés que les Grecs vont devoir affronter". Celui-ci s'est dit "pas très inquiet" d'une contagion de la crise, car les pays de la zone euro "sont beaucoup mieux préparés" qu'il y a quelques années pour y faire face.

(avec AFP)

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a écrit le 03/07/2015 à 21:13 :
Tout ceci peut nous interroger sur l'esprit réellement européen qui nous anime !!!
Parler de la menace d'une exclusion de nos partenaires au lieu de s'épauler dans les difficultés, c'est çà la "fraternité entre les peuples"! Les pays riches ont prêtés avec des intérêts qui leur ont déjà permis d'être bien remboursés des sommes prêtées, si l'Europe ce n'est que du Cétélem: bravo ! Mais il faudra encore vivre un certain temps certainement pour que le sentiment européen nous rapproche au lieu d'exacerber des confrontations de nationalismes.
a écrit le 03/07/2015 à 15:53 :
Oui j 'imagine que pour un type pareil il est "très déprimant" qu 'un élu demande l 'avis de son peuple pour ce qui concerne l 'avenir de son pays.
a écrit le 29/06/2015 à 14:27 :
Pour éviter une contagion, il faut une "quarantaine", pour cela des frontières et des monnaies différentes! Alors, allons y!
a écrit le 29/06/2015 à 2:53 :
Alea Jacta est....
Les grecs choisissent leur destin, en faisant un referendum pour le maintien de la prospérité, l'effacement des dettes auprès des sauveurs européens... et le maintien dans l'euro histoire de pouvoir payer l'essence au même prix qu'avant !
On rêverait tous qu'un referendum puisse résoudre nos petits tracas quotidiens : Referendum contre l'impôt, contre le chômage, pour les 29 h et la retraite à 45 ans
Vive la démocratie à la Grecque !

PS : Demain j'écrirai un journal , pour la première fois depuis longtemps ...
a écrit le 28/06/2015 à 23:23 :
Rappelons que la Grèce n'aurait jamais dû rentrer dans la zone euro! Qu'elle en sorte ne serait guère étonnant tant son économie est décalée par rapport à la valeur de l'euro. La Grèce pourrait retrouver des marges de manœuvre beaucoup plus importantes avec sa nouvelle monnaie dévaluée par rapport à l'euro. L'euro se renforcera et les pays de la zone euros aussi - à terme. Mais la France qui s'est porté caution pour la Grèce risque de perdre des plumes - une quarantaine de milliards d'euros - En fait tout le monde sait -et savait- que la Grèce ne remboursera jamais sa dette et pourtant nos politiciens - la France en tête- ont payé... avec les impôts des français.
a écrit le 28/06/2015 à 22:30 :
Le sort de la Grèce est scellé : Merkel va la sortir de l'Europe . A court terme c'est un succès pour elle, à long terme la décision d'exclure la Grèce est lourd de consequence , elle annonce des ruptures profondes. Ce sera peut-être une chance de reconstruire une autre Europe revenant à ses fondamentaux : paix, démocratie, croissance, justice, sécurité.
Réponse de le 01/07/2015 à 17:22 :
Personnellement, je pense que c'est exactement l'inverse. L'allemagne a pris le dessus sur la création de l'Europe de la Paix. Nous sommes bien dans une europe allemande appliquant les mêmes dogmes allemands qu'hier. Dogmes qui sont inverse à la démocratie etc..
a écrit le 28/06/2015 à 20:29 :
L'Allemagne veut maintenir des pigeons dans l'Euro, pour continuer à faire bénéficier son industrie d'une dévaluation compétitive permanente qui ne dit pas son nom. Mais elle ne veut pas payer pour cet avantage inoui, et quand l'un des pigeons en vient à paraître exsangue, elle l'exécute. Si les Italiens - dont la classe politique n'est pas à 100% eurogaga comme la nôtre - ont de la suite dans les idées, ils suivront l'exemple grec, de manière préparé. Ca aura lieu avant la fin de la décennie. L'Europe du Sud n'a aucune raison de continuer à se sacrifier pour maintenir un système de taux de change fixe encore plus stupide et rigide que le SME, et qui ne profite qu'à l'industrie allemande.
a écrit le 28/06/2015 à 17:48 :
Un rappel de démocratie donnée un nouvel fois par le pays à l'origine de la démocratie;le symbole est fascinant.L'Europe ne peut que mourir d'un manque de démocratie.
a écrit le 28/06/2015 à 15:19 :
Ne mélangons pas la suite des évènements. Les institutions ont présenté un projet de compromis, M. Juncker a tenu à souligner que les portes pour des négotiations restaient ouvertes, mais la Grèce a rappelé ses négotiateurs techniques de Bruxelles dès l'annonce du référendum par M. Tsipras avec la qualification du projet de compromis comme humiliation. Le refus de la prolongation du programme actuel n'est pas la cause de la situation actuelle, mais la conséquence du calendrier grec.
a écrit le 28/06/2015 à 14:06 :
Que les Grecs qui craignent l'avenir migrent en France...Il y a encore de place porte de la Chapelle et à Calais.
a écrit le 28/06/2015 à 12:31 :
Le pompier pyromane qui se prépare à ne pas assumer le désastre auquel il a beaucoup participé. La France aura sa part de difficultés supplémentaires mais on ne peut pas dire qu'elle était jusqu-au-boutiste.
Réponse de le 28/06/2015 à 14:11 :
Sauf que la France a investi et monté des usines en Afrique du nord, et rien en Grèce. Je comprends parfaitement le gouvernement Grec qui se sent trahi par l'Europe qui l'a plongé dans une situation désastreuse.
Réponse de le 28/06/2015 à 18:10 :
@l'inconnu sans pseudo: "l'europe qui l'a plongé dans une situation desastreuse"

----> un exemple concret svp?

Les politiciens grecs ont tout seul comme des grands truquéss leurs indicateurs mcro-economiques, ils ont tout seul comme des grands contracte des dettes, ils ont tout seul comme des grands amener leur pays a la banqueroute. La responsabilite premiere de ce drame se trouve dna sla classe politique grecque.
Sans l'europe et la generosite des citoyens de la zone euro qui se sont endettes pour preter a la grece, cette derniere serait deja redevenu un pays en voie de developpement, sort qui l'atztend inexorablement si elle sort de la zone euro.
Réponse de le 29/06/2015 à 10:13 :
OK les industrie française ont investi en Afrique du nord mais pourquoi ?
Il me semble qu'en tant que consommateur, on chercher à toujours payer le moins chère possible !!! il ne faut pas après pleurer qu'on exporte nos usines à l’étranger ....
Moi aussi je veux bien faire du social avec l'argent des autres :-)
Réponse de le 01/07/2015 à 9:19 :
@KidA
"Sans l'europe et la generosite des citoyens de la zone euro"....
La "générosité" n'a rien à voir la dedans. On prêt de l'argent si on a un intérêt.
Pour un prêteur, il y a toujours le risque de perdre son argent.
Réponse de le 01/07/2015 à 12:49 :
La Grèce a été victime de l'expansion commerciale allemande : autos, machines outils allemandes ont été vendus à prix d'or par l'Allemagne a un pays qui n'avait pas les moyens de se les payer.
On est passé en vingt ans de la charrette avec à la voiture climatisée. Il fait bien que quelqu'un paie.
a écrit le 28/06/2015 à 12:07 :
C'est vrai que pour les lobby, les régimes démocratiques sont déroutants quand ils refusent le chemin tracé vers l'abbatoire. On assiste à un dépeçage en règle de notre modèle de société.
a écrit le 28/06/2015 à 11:45 :
assez de cette politique qui n'a d'autre but que de protéger le retraité allemand. si l'allemagne veut sortir de la zone euro, elle n'a qu'à le faire.
a écrit le 28/06/2015 à 11:05 :
Varoufakis vient d'achter un billet d'avion pour Sydney :-) D'ici qu'on récupère en France toute la smala en déroute, il n'y a pas loin quand on entend les propos de nos socialo-communistes ! J'aimerais savoir combien Sapin et ses potes versent de leurs propres poches aux camarades grecs ???
Réponse de le 28/06/2015 à 12:05 :
Merci pour votre commentaire d'une rare finesse. Il est en effet avéré factuellement que notre gouvernement mène une réelle politique socialiste. D'ailleurs, les milliardaires fuient le pays !
N'hésitez surtout pas à de nouveau nous faire partager votre analyse économique et politique pointue car il serait regrettable de priver les lecteurs de la Tribune d'une telle intelligence.
Réponse de le 28/06/2015 à 14:34 :
@lyrric: et merci à l'avenir de mener la politique que vous voulez (les Grecs), mais pas avec l'argent des autres :-)
a écrit le 28/06/2015 à 10:48 :
Scandaleux pour le peuple, pas de référendum le fric doit garder sa suprématie.
Réponse de le 28/06/2015 à 18:12 :
Un referendum sur quoi? Quelqu'un peut il dire sur quoi exactement portera le referendum vu que l'eurogroupe n'a fait aucune proposition definitive et que les negociations etaient encore en cours lors de l'annonce de Tsipras?

Pour info, quand Tsipras a rompu les negociations, la questions de la restructuration de la dette etait mis officiellement au lenu des discussions de samedi avec une proposition d'echeancier. Et cela tsirpas le savait....ce qui montre qu'en realite il ne veut pas d'accord.

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