Grèce : un référendum sous la pression de l'asphyxie économique

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Le référendum grec se déroule dans une atmosphère délétère.
Le référendum grec se déroule dans une atmosphère délétère. (Crédits : Reuters)
Le "oui" progresse dans les sondages avant le référendum de dimanche. Une évolution logique au regard de l'accélération de la dégradation économique cette semaine.

Le référendum du dimanche 5 juillet en Grèce sur les propositions des créanciers du 25 juin et leur proposition de soutenabilité de la dette va se tenir dans des conditions désastreuses sur le plan économique. Mais ce vote aura lieu dans une situation bien particulière. Le refus de l'Eurogroupe le 27 juin de prolonger le programme d'un mois, comme le demandait Athènes et la décision de la BCE dimanche 28 juin de ne pas relever le plafond des liquidités d'urgence disponibles pour le secteur financier grec, ont conduit à une asphyxie complète de l'économie. Lundi, le gouvernement grec a décidé de fermer les banques, de limiter les retraits à 60 euros quotidiens par carte et d'imposer un contrôle des capitaux. La Grèce est depuis dans un état d'asphyxie économique.

Un référendum hors standard ?

De nombreux observateurs se sont émus des conditions dans lesquelles ce référendum a été organisé. On a estimé que les huit jours de campagne ont été insuffisants et que les documents sur lesquels les Grecs devaient se prononcer n'étaient pas disponibles. Le Conseil de l'Europe a considéré que ce référendum ne remplissait pas les « standards européens » du vote. Le Conseil d'Etat grec doit se prononcer sur sa constitutionnalité ce vendredi. Mais derrière ces éléments juridiques, on oublie que les créanciers ont fait campagne en Grèce en faveur du « oui » à leurs propositions avec des moyens autrement plus puissants.

Un désastre économique

Le premier moyen est donc l'accès à l'aide à la liquidité d'urgence, le programme ELA de la BCE. Cette dernière n'entend pas provoquer un Grexit. Elle a donc maintenu l'accès à l'ELA sans le couper. Une attitude confirmée mercredi 1er juillet au soir. Mais ce gel est un moyen de pression formidable sur la population. L'asphyxie de l'économie grecque est chaque jour plus évidente. Les entreprises grecques ont été exclues du système électronique de transferts intra-zone euro Target 2. Ceci conduit à une impossibilité quasi-totale d'importer. Des pénuries de nourriture, d'essence et de médicaments ont été signalées, notamment dans les îles. Dans les banques, on commence à manquer de billets pour alimenter les automates. Retirer les 60 euros autorisés devient difficile. Selon le Daily Telegraph, il ne resterait que 500 millions d'euros de liquidités disponibles dans les banques grecques. L'économie grecque s'effondre. Selon Paul Mason, envoyé spécial de Channel 4 en Grèce, le chiffre d'affaires dans le commerce de détail non alimentaire a reculé de 30 % à 50 % en cinq jours.

Pour beaucoup d'électeurs, la question n'est donc pas de voter pour ou contre les propositions, mais pour ou contre le retour à la normale en apaisant la fureur des créanciers et de la BCE. Le « oui » ne peut donc que profiter de cette asphyxie économique organisée.

Des entreprises favorables au « oui »

Dans cette situation, beaucoup d'entreprises font plus ou moins ouvertement campagne pour le « oui » afin d'obtenir ce retour à la normale. Selon la chaîne publique ERT, certains chefs d'entreprises inciteraient ouvertement leurs employés à voter « oui », d'autres feraient dépendre le paiement des salaires ou le maintien des emplois d'un vote positif. Rien d'étonnant à cela : sans rétablissement rapide de la liquidité dans l'économie et de la capacité d'importer, ces entreprises pourraient rapidement disparaître. D'autant que la situation économique du pays était déjà dégradée. Dès lors, l'argument du « non » pour rejeter l'austérité devient naturellement fragile. Mieux vaut sans doute pour beaucoup une nouvelle cure d'austérité à un arrêt total de l'économie.

Des médias privés très engagés pour le « oui »

Le deuxième moyen de pression est plus classique. Les médias grecs privés se sont quasiment tous lancés dans une campagne pour le « oui. » Des statistiques récentes montraient que le temps accordé sur les chaînes privés aux manifestations du « non » le 29 juin était anecdotique : 8 minutes contre 47 minutes pour celle du « oui » le 30 juin. Ces médias sont prêts à toutes les manipulations.

 Le tabloïd Press Star a ainsi utilisé en une jeudi 2 juillet la photo d'un vieil homme portant quelques pains pour illustrer le malheur des retraités grecs. Une photo qui s'est révélé être celle d'un survivant du... tremblement de terre turc de 1999.

L'enjeu défini par les institutions

Un jeu sur la peur que les créanciers n'hésitent pas à utiliser, eux aussi. La BCE a ainsi ouvertement fait du référendum un vote pour ou contre l'euro. Outre son action sur l'ELA, les déclarations mardi 30 juin au matin de Benoît Cœuré, membre français du directoire de la BCE, a mis fin par une simple reconnaissance de la possibilité du Grexit à l'irréversibilité officielle de l'euro. Dès lors, les électeurs grecs, favorables, selon les derniers sondages, à 81 % au maintien dans la zone euro sont prévenus. Le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem a abondé dans ce sens, tandis que le président du parlement européen Martin Schulz a promis un nouveau départ pour la Grèce « une fois l'ère Syriza terminée. » Autrement dit, les électeurs sont prévenus : un « non » signifierait le maintien de l'asphyxie économique, la sortie de l'euro et la mise au ban de l'Europe. Le refus des créanciers de poursuivre les négociations comme Alexis Tsipras l'avait proposé a encore augmenté la pression sur les électeurs en leur laissant entendre qu'il ne pourrait pas y avoir de nouvelles négociations en cas de « non. »

Le « non » en position de faiblesse

En face, le camp du « non » a bien peu d'arguments à faire valoir : Alexis Tsipras lundi 29 juin et Yanis Varoufakis jeudi 2 juillet ont mis leur mandat dans la balance. On tente aussi de glorifier le « non » en rappelant le fameux « non » du général Metaxas à l'ambassadeur d'Italie le 28 octobre 1940 qui est devenu une fête nationale en Grèce. Un moyen d'en appeler à la dignité du peuple grec face aux pressions. Mais c'est en réalité bien peu au regard de la situation et l'argument d'une position plus forte pour négocier en cas de « non » perd de la crédibilité face aux conditions matérielles. Même dans le camp gouvernemental, l'unité est mise à mal. Quatre députés des Grecs indépendants ont ainsi choisi de voter « oui » et, selon la presse grecque, la droite de Syriza commence à douter. Le choix des Grecs semble être désormais celui-ci : conserver l'actuel gouvernement élu pour rejeter le système traditionnel de partis clientélistes et se diriger vers le chaos économique ou rétablir la normalité économique en sacrifiant Alexis Tsipras. Nul ne peut blâmer des Grecs déjà lassés par cinq ans de souffrances de faire le second choix. Mais il convient de ne pas oublier que ce choix se fait avec un pistolet sur la tempe dont on entend déjà le cliquetis.

Le oui a le vent en poupe

Et de fait, la stratégie des créanciers fonctionne. Le « oui » a clairement le vent en poupe et progresse. Un sondage réalisé par Alco et publié ce vendredi donne le « oui » gagnat d'une courte tête avec 44,8 % des intentions de vote contre 43,4 % pour le « non » et 11,8 % d'indécis. Un autre, réalisé par l'Université de Macédoine, donne encore le « non » en tête à 43 % contre 42,5 % pour le « oui » et 14,5 % d'indécis. L'écart est donc minime, mais la dégradation économique est si forte que le besoin de retour à la normale va sans doute peser très lourd dimanche. Reste une matière à réflexion pour l'Europe. Comment est-il possible d'appliquer de tels moyens de pression sur un vote dans un pays de l'Union européenne ? Comment justifier que tous les moyens soient bons pour arracher un vote "acceptable" alors que la solution, une renégociation de la dette, est à portée de main ? L'Europe risque de rester durablement marquée par ce précédent.

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Commentaires
a écrit le 05/07/2015 à 14:50 :
Il faut rétablir l'équilibre et redemander à tous les pays, par référendum, s'ils veulent rester dans l'Europe
a écrit le 05/07/2015 à 3:35 :
Est-ce un référendum sur l'euro? Y aura-t-il un référendum en France? Ce qu'il faudrait examiner c'est les 6 années de baisse du pib, soit 25% de moins, ce qui est inédit. N'avons-nous pas de mauvaises politiques qu'il faudrait sanctionner? L'euro et la BCE c'est bien gentil, mais ça fait baisser le niveau de vie en faisant de l'inflation, on parle austérité... Ne fait-on pas des Mussolini, fascistes sociaux qui fabriquent le chômage. N'avons-nous pas affaire à des Etats pompiers pyromanes qui cautionnent les faillites bancaires et les prêts toxiques? Les américains s’ils font un QE sont classés premiers en compétitivité, pas 28èmes...
Sur l'offre, l'emploi, à 3% d'ETI contre 8%, ne mène-t-on pas la population en bateau. Il suffit de réduire la population active en décourageant les chômeurs et en faisant diminuer les listes, on trouve des témoignages en ligne, d'ingénieurs déclarés inaptes, on n'est pas dans les entreprises à marchés garantis. Les grosses pertes sont irresponsables, 600 milliards de pertes, tout est normal? Ne devrait-on faire 6 millions de pré-retraites alors que 20 millions de salariés précaires ne font pas 65 millions d'actifs... On est plutôt, planqué, au front ou bien déserteur?
Pourquoi après crise les allemands augmentent la population active en vertu du traité Lisbonne à 70% de taux d’emploi et 3% de R&D nous faisons du 64% ?
Réponse de le 05/07/2015 à 9:06 :
Inédite la baisse du PIB grec ? Est-ce étonnant quand on sait que les salaires des fonctionnaires ont été baissés de 40 % et leur nombre fortement diminué ? Il faudrait un jour mettre au point un PIB plus cohérent !
Alfred Sauvy disait que si l'on épousait sa bonne le PIB diminuait !
Pas étonnant si la dette a augmenté en % du PIB ! Plus étonnant qu'elle ait augmenté tout court.
A moins que les grecs devant la baisse de leur pouvoir d'achat se soient rabattus sur les produits importés moins chers, aggravant le chômage et le déficit du commerce extérieur.
Il est urgent de remplacer les cotisations sociales par la TVA , une TVA augmentée que supporteraient les produits importés, alors que pour la production locale il y aurait une diminution du fait d'une participation plus large au financement ,dont les robots.
Cela fait longtemps que nous sommes en société de consommation, ce qu'a signifié l'invention du SMIG, et on fait encore une politique de l'offre !
Il est temps de siffler la fin de la partie ! La Concurrence, comme la Main Invisible du marché, a assez donné !
a écrit le 04/07/2015 à 21:59 :
Le chantage du patronat grec !
Les salaires du mois de juin n'ont pas été versés en totalité. Les patrons ont fait savoir à leurs employés que s'ils votaient "oui", il y aurait licenciement !!
http://www.greekcrisis.fr/2015/07/Fr0441.html#deb

Si ce n'est pas du chantage, ça y ressemble terriblement !!
a écrit le 04/07/2015 à 19:18 :
Écrit le 3 Avril dernier à la Commission européenne :
"Beaucoup des textes joints ont été adressés à la BCE dont je conteste la politique de Q/E qui ne répond pas à l'insuffisance de la demande, justifiant la frilosité des banques. Ce qui suit est vrai pour la France mais l'est aussi pour l' Europe, dans une moindre, mais grande mesure.
Les charges sociales sont incluses dans les prix payés par les consommateurs, y compris pour les produits exportés. Tant que les produits importés ne remplacent pas nos propres productions tout va bien. Mais si c'est le cas, d'autant plus évident qu'ils sont le fruit de salaires très faibles et de charges sociales inexistantes, alors nous perdons des emplois, des cotisations et nous gardons les charges. Ce qui nous oblige à augmenter celles que supportent nos productions, aggravant notre handicap !
Donc nous sommes de moins en moins compétitifs sur notre marché intérieur, mais aussi sur tous les marchés extérieurs ! On s'enfonce ! En continuant à faire payer nos charges aux importateurs de nos produits nous vendons de moins en moins. Nous sommes donc structurellement déficitaires et on voit mal une croissance conjoncturelle compenser un déficit structurel, qui ne peut que s' agrandir... comme les inégalités depuis 40 ans !
C'est le cas aussi de l' Europe dont la dette globale a augmenté de 268 MDS € en 2013 malgré une balance commerciale excédentaire.
Avec la Grèce, nous aaurons perdu une ocasion de changer de politique, mais ce n'est que partie remise ! Nous ne sommes pas sortis du pétrin ! Le libéralisme touche à sa fin !
a écrit le 04/07/2015 à 15:38 :
Ce qui est dingue c'est qu'en France les épargnants attendent patiemment leur tour et qu'on vienne saisir leurs comptes bancaires et leurs assurances-vie (ah oui c'est vrai on leur a raconter qu'on ne toucherait pas aux comptes de moins de 100 000€...).
Il y a eu Chypre l'an dernier, maintenant c'est les banques grecques qui sont fermées, mais les "Charlie" ne réagissent toujours pas...
a écrit le 04/07/2015 à 13:59 :
Je saurai me souvenir et je ferai savoir (surtout auprès des jeunes) ce que l'Europe est capable de faire. Tsipras aura essayé de résoudre un problème qui n'est pas de son fait, et de la manière la plus correcte. Son principal défaut est qu'il est de "gauche". Pas possible pour une Europe libérale, à la remorque des Anglo-saxons. Nous savions que l'Europe était antidémocratique, elle confirme qu'elle est totalitaire. A chacun d'imaginer les conséquences et d'en tirer les conclusions.
a écrit le 04/07/2015 à 12:36 :
quelle va être la note de la France ? après cette faillite !
a écrit le 04/07/2015 à 12:28 :
seule l'inflation pouvait sortir l’Europe du sud ... mais les allemands ne l'entendent pas de cette oreille ... question de balance commerciale ! Il faut bien admettre que l'euro a eu pour conséquence de faciliter les déplacement .... mais les intérêts économiques sont divergents !
a écrit le 04/07/2015 à 12:16 :
c'est le le hold-up du siècle ! quoi qu'on en dise !!!!!!!!!!!!!!
a écrit le 04/07/2015 à 10:33 :
R. Godin, qui se trompe à peu près sur tout depuis des mois, qui affirme que le oui a le vent en poupe... A la place des ouistes je m'inquéterais. ...
En tout cas pour les grecs un oui aurait au moins un effet positif, les débarrasser de l'insupportable Tsipras et de sa bande d'aventuriers. Et en Europe, ça porterait sans doute un coup à a crédibilité d'autres aventuriers, ceux du FN ou de Podemos.
a écrit le 04/07/2015 à 10:27 :
Les invectives juveniles de Mr Godin ne sont ni nouvelles ni importantes. La Grece sortira de l'euro. Sans doute en Aout avec un Non, et sinon vers Octobre avec le Oui.
En termes tres larges, l'euro est une construction bancale voulue par les socialistes francais dans les années 70-90 pour controller l'Allemagne. Les socialistes francais n'ont jamais pardonné a l'Allemagne d'avoir rossé la France pendant la guerre et ensuite economiquement (ils n'ont aussi sans doute jamais pardonné aux anglo-saxons d'avoir libéré la France). Mais une devise unique ne paut marcher que si les taux d'inflations et les regimes sociaux sont identiques. La France et d'autre ont historiquement un taux d'inflation et depuis les années 80 un regime social plus elevé que l'Allemagne. Les Socialistes veulent utiliser le cas grec pour etablir un precedent de transfer fiscal depuis l'Allemagne. Les Allemands le savent et font tout pour eviter cet aleas moral socialiste. Quand Tsipras (juvenile aussi) a appellé son referendum, je suis sur que les députés allemands ont fait des bonds de joie et jeté leur chapeaux au ciel. Tsipras et Whaddafakis ont eux-meme sabordé l'economie grecque. Il n'existe maintenant plus de justification technique et legale pour 'preter' aux Grecs. L'Europe du Nord (ex France) peut utiliser les arguments legaux et les technicalités pour retarder tout financement. Les Grecs ont la tete sous l'eau et ne dureront pas plusieurs semaines. Et ensuite devront passer au Drachma pour reouvrir les banques.
L'euro durera jusqu'en 2022 quand la dette de l'Italie atteindra 180% et celle de la France 130%. A 4-5% par an, c'est a peu pres la trajectoire.
Réponse de le 04/07/2015 à 12:52 :
Je pense que ça vaut le coup de reciter un de tes passages pour bien mettre en avant la crédibilité de tes propos :
En termes tres larges, l'euro est une construction bancale voulue par les socialistes francais dans les années 70-90 pour controller l'Allemagne. Les socialistes francais n'ont jamais pardonné a l'Allemagne d'avoir rossé la France pendant la guerre et ensuite economiquement (ils n'ont aussi sans doute jamais pardonné aux anglo-saxons d'avoir libéré la France).
a écrit le 04/07/2015 à 10:21 :
Quel comique ce romaric godin !!!
"Une évolution logique au regard de l'accélération de la dégradation économique cette semaine."
La dégradation a commencé il y a 5 mois quand tsipras a pris le gouvernail en main, ou plutôt avec ses pieds.

Franchement, la tribune doit payer au lance-pierre pour n'avoir que ce comique troupier de romaric godin a nous proposer.
a écrit le 04/07/2015 à 10:01 :
C'est un référendum sous influence néfaste qui ne fait pas appel à la réflexion des Grecs ! mais plutôt à la peur .
a écrit le 04/07/2015 à 9:43 :
Je suis assez partagé sur l’impact de tout ça sur l’opinion publique.
Autant quand je lis cet article et d’autres sur le comportement parfaitement scandaleux des institutions de l’UE et de notre très cher “personnel” politique, une sainte colère m’anime et j’imagine, sûrement benoitement, que les dégâts politiques dans la population de l’union seront irrémédiables, autant j’ai des doutes tant l’égoïsme et le court termisme sont choses les mieux partagées dans notre société. L'union se trouvera désormais divisée et il n'y aura pas de campagne de médias qui pourra recoller les pots cassés.
Pour avoir entendu un collègue de travail dire qu’il était temps que la Grèce paye, ça ne rend pas optimiste sur le sens commun de nos compatriotes, car il n’est sûrement pas seul à penser ça, je connais bien leur façon de penser, mais il est vrai que la “french riviera” ne se distingue pas trop par son progressisme politique.
a écrit le 04/07/2015 à 9:42 :
Bravo pour ce commentaire !

Je suis pour ma part également surpris qu'un journal économique comme la tribune affiche autant de sympathie pour Mr Tsipras et ses rêves de grands soirs anachroniques.
Nous devons déjà subir cet endoctrinement sur les ondes de radio France et de France TV, SVP messieurs de la presse économique, n'en rajoutez pas.
Une union monétaire implique une approche économique uniforme. Force est de constater que la Grèce n'a jamais été dans ce sens (mais dans celui du déficit et du clientélisme) et Mr Tsipras en est la caricature.
Réponse de le 04/07/2015 à 14:18 :
Tsipras, qui n'a jamais été au pouvoir ni son parti auparavant, caricature du clientélisme en Grece, justement parce qu'il a le malheur de bouleverser le clientelisme en Grece ... après tout si ça se tient dans votre tete, pourquoi pas !
a écrit le 04/07/2015 à 9:37 :
Je vous donne cette information qui m'avait vraiment fait prendre conscience de la dérive du gouvernement en place il y a quelques mois.
"Conformément aux promesses du nouveau gouvernement d’Alexis Tsipras, le parlement grec a voté, dans la nuit de mardi à mercredi 29 avril, le rétablissement de la radio-télévision publique ERT. Celle-ci avait brutalement cessée d’émettre il y a deux ans dans le cadre de la politique d’austérité, provoquant colère et manifestations dans tout le pays.
Mais la nouvelle loi ne fait pas que relancer l’émission de programmes, elle prévoit également la réintégration des 1 550 employés licenciés en 2013"
La TV publique avait été fermée car mal gérée et un gouffre à argent public. C'est sur que l'arrêt brutal était discutable mais quand le bateau coule ... La réintégration des 1550 employés licenciés en 2013 alors que les caisses sont vides,que l'état a du mal à collecter les impôts et qu'il discute avec ses créanciers pour trouver de l'argent ça fait pas très sérieux.
Ca me fait penser à cette image comparative : j'ai perdu mon travail, j'ai un crédit que je n'arrive pas à rembourser pour ma maison. Je vais voir mon banquier pour trouver des solutions et je lui explique que je viens de prendre un abonnement de 20€ à Canal + que je ne sais pas trop comment payer mais que je finirai par trouver de l'argent et en attendant il peut bien me prêter un peu plus.
Moi si je suis banquier je réfléchis à 2 fois avant de prêter plus.
Le premier ministre Grec savait parfaitement ce que signifiait "je fais un référendum" sur les conséquences de fuite de capitaux qu'il allait générer entrainant une déstabilisation de son système bancaire faute d'accord de financement supplémentaire de la BCE. Qu'on arrête de nous bassiner que c'est les autres pays européens qui portent la responsabilité de ce chaos et font pression.
Réponse de le 04/07/2015 à 14:20 :
La fermeture d'ERT avait été jugé anti constitutionelle, c'est pour ça que Tsipras l'a reouverte, ce que tout état de droit se devait de faire.
Et le soit disant gouffre financier genait tant Samaras, mais les 800 000 000 d'€ de suventions annuelles aux chaines privées le choquaient beaucoup moins, étonnamment !
a écrit le 04/07/2015 à 9:34 :
que l'on veuille ou non .... la Grèce est en faillite, et la France se prend une ardoise de 40Md d'euros ... mais nos politiques ont pour souci la disparition des guignols de l'info !
Réponse de le 04/07/2015 à 10:35 :
Que faites-vous de la dette de la France?
2000 milliards d'euros ?!!!
Réponse de le 04/07/2015 à 12:18 :
j'ai bien peur justement, que le prochain candidat soit la France !
a écrit le 04/07/2015 à 9:25 :
Imaginez que votre employeur vous laisse le choix entre une baisse de salaire de 30 % et... la porte. Vous demandez à consulter votre conjoint, c'est alors que votre banquier bloque votre compte et que votre propriétaire vous menace d'expulsion en cas de licenciement.
Ensuite les trois compères se retrouvent autour d'un verre pour discuter droits de l'homme, éthique, solidarité, etc.
a écrit le 04/07/2015 à 9:05 :
L'UE a mis un pistolet sur la tempe des grecs, mais elle si tire une balle dans le pied.
Réponse de le 04/07/2015 à 10:16 :
C'est plus le gouvernement Grec c'est mis un pistolet sur la tempe et crie si vous me donner pas de l'argent je tire...
a écrit le 04/07/2015 à 9:02 :
Voilà la situation.
Les Grecs disent "oui", et ils subiront une grave récession, proche de l'état de guerre. Ils vivront sous les fourches caudines des prêteurs, ce qui est la loi générale..Ne choisit pas qui emprunte etc etc. Les Grecs paieront l'irresponsabilité de leurs gouvernants des 20 dernières années, et leur manque évident de réformes modernes. Bon.
Les Grecs disent "non" et envoient bouler les créanciers. La, c'est l'autarcie totale. Pendant 5 ans, retour à la Corée du Nord. MAIS le retour à une drachme dévaluée, couplée à la mise sur pied d'un paradis fiscal pourra permettre le retour à la prospérité. Là, on dit bye bye aux Ricains...C'est le scénario qui horrifie l'oligarchie.
En résumé, chers Grecs, tout dépends de votre capacité collective à souffrir et à endurer. Si vous êtes très forts, ça sera le Vietnam pour l'oligarchie. Si vous êtes moins forts, vous avez perdu, et les financiers seront vos maîtres jusqu'à la fin des temps...

Conclusion : si vous aviez une mentalité de Viets, votre réforme, vous l'auriez déjà faite pour ne pas tomber sous la dépendance des créanciers. Je parie donc que vous allez vous soumettre. Mais on ne sait jamais vraiment à l'avance comment va réagir tout un peuple pris dans la nasse.
Réponse de le 04/07/2015 à 10:14 :
L'autarcie ce sera plutôt l'Albanie d'Enver Hoxha. C'est celle voie-là qui est sans issue. Même l'Argentine qui a tenté de suivre une voie qui tente de tourner le dos au FMI est loin d'être sortie d'affaire près de 15 ans après.
a écrit le 04/07/2015 à 8:54 :
Le problème du référendum selon moi, c'est que le non n'est pas suffisamment expliqué. Que va-t-il se passer? Tout un éventail de possibilités vont s'offrir aux Grecs, des outils économique structurellement interdit par l'Euro vont redevenir possible.

Dévaluation, puis politique de la demande. Si l'Europe vire la Grèce de l'UE, le protectionnisme redeviens possible etc... Certes, la propagande ultra libéral qu'on nous assène depuis des années met à mal la possibilité d'utiliser ceci, mais elle est la condition pour sortir la Grèce de l'ornière.

Bien évidement il y a aussi la plus grande intégration au sein de l'UE qui pourrais les sortir de cette crise, mais il faudrais changer de politique économique, sortir de cet ordre ultra libéral. Et ça ne se ferra pas sans changement total des dirigeant Européens.

Croire en une autre Europe est aujourd'hui peux crédible face a l'urgence de la situation en Grèce.

La seul possibilité est que le non l'emporte mais pour cela, il faudrait déjà que l'on explique aux peuple les bénéfices que peuvent avoir un Grexit. Ce qui n'est actuellement pas le cas et difficile a explique face aux propagande utilisant les peurs des gens...
a écrit le 04/07/2015 à 8:33 :
Du seul point de vue des intérêts des créanciers, le vote des grecs ne devrait pas compter. Ou bien on espère récupérer quelque chose de nos créances, ou bien on n'a rien à espérer et je ne crois pas que cela dépende de l'une ou l'autre réponse du peuple. Il est possible que l'attitude la plus prudente consiste dans tous les cas à faire sortir la Grèce en provisionnant nos pertes pour stopper l'acharnement thérapeutique et sevrer le pays qui a besoin d'un sursaut patriotique.
a écrit le 04/07/2015 à 7:40 :
Monsieur Godin a-t-il lu la première page du FT de ce jour? Les banques grecques se prépareraient, pour éviter la faillite, à faire un "haicut " de 30% au delà de €8000 sur les comptes des déposants. Voilà du concret que les grecs apprécieront, et voilà où mènent les tergiversations de Monsieur Tsipras.
Réponse de le 04/07/2015 à 9:23 :
Les markets makers anglo-saxons produisent de la rumeur soigneusement orientée comme aux grands moments de la crise en 2008. Pas grave.
Réponse de le 04/07/2015 à 10:37 :
ce serait une possibilité, mais la probable issue ce sera une sortie de l'€ associée à une dégringolade de 60 à 70% de la nouvelle monnaie locale. Autrement dit un haircut de fait de 60 à 70% sur tous les comptes, même les plus petits.
Réponse de le 05/07/2015 à 9:45 :
Absolument aucun économiste sérieux n'envisage une decote supérieure a 40%.
Et comparer cette dévaluation a un haircut dans des proportions équivalentes est juste ridicule. Ce serait équivalent si l'integralité de l'epargne servait a acheter des produits d'importation dont le prix aurait augmenté de plus 100% (parce que le prix d'un produit est composé en grande partie de taxes et de marges).
Ridicule, vos connaissances économiques sont indignes meme d'un niveau lycée !!
a écrit le 04/07/2015 à 5:51 :
On parle de la Grèce qui aurait des problèmes financiers… si on prend le PIB par habitant en $ constant, en courant ça fait bien, hors inflation, puisque l’objectif est de rendre la vie des citoyens plus chère, on prône les hausses de prix qui seraient tirés par la demande, mais on relance l’import. La politique d’offre est une farce, nous sommes dans les affres. L’Etat favorise les grandes entreprises mais on compte moins d’ETI que les autres pays, que fait l’Etat ? L’Europe n’est-elle pas ringarde avec des investissements en technologie inférieurs de 1 point par an depuis 1980 par rapport aux USA. Le pib par habitant, qui n’est pas la consommation, est en 2007 de 31576 et en 2013 de 24247… pour la croissance on compte -26,24%. On fait dans la crise permanente. En France la valeur 2013 est inférieure à celle de 2007, comme en Angleterre, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Grèce. Les japonais, les américains, les allemands, les australiens et les canadiens ont une valeur supérieure. En 1993, le pib a baissé une seule année… n’avons-nous pas un problème de gouvernance ou bien de bulles funestes, de mauvaises banques encouragées aux pertes par l’administration avec des prêts de cavalerie qui mettent des dettes sur le dos de la population, et combien de pertes ne sont pas déclarées ? Concernant l’export français dans les biens et services, en 1990, la France est devant le RU et le Japon. De 1970 à 1980, il progresse de 103% contre 85 pour le G7. Entre 1980 et 1990 il progresse de 49,4% contre 60,6% pour le G7. Entre 1990 et 200, il progresse de 95,4% contre 86,5. Mais depuis 2000 jusqu’en 2010, 14,4% contre 28,9%... ce qui fait entre 1980 et 2013 : 262,6% contre 320% : la France est sous la moyenne G7. Pourtant en 2000, la France est troisième à l’export… La part de marché France dans le G7 à l’export passe de 11,94 en 1980 à 11,58 en 2000 et recule à 9,71 en 2013. Les Allemands ont 24,93, le RU 10,97 et le Japon 11,45. Ne devrions-nous pas faire plus d’efforts de relance fonctionnaire à l’export puisque l’Etat relance sous la moyenne. La part des 4 principaux européens dans les exportations du G7 recule entre 1970 et 2013 de 59 à 53,6%. L’Europe ne devrait-elle pas se remettre en cause pour la désindustrialisation, la faible productivité, le chômage des jeunes et le vieillissement, la cherté des logements. Le QE relance-t-il la construction ou bien la spéculation alors que la bourse aurait pris 20% ? Pour le bœuf, on entend parler de manifestations, l’Etat augmente les prix, c’est pour la relance de l’import alors que la consommation et la production baissent, on fait dans le pénurisme, produire peu et bien cher, comme pour les fraises ? Le travail serait une punition, les marchés niés et les gains de productivité néfastes ? Avec 20 millions d’actifs productifs, n’avons-nous pas un problème de définition du développement économique et de la croissance ? Préfon serait réservé aux fonctionnaires mais pas pour les français ? On n’est pas dans les simples scieurs devenus l’as des as, les capitaines du chemin des Dames, on fait dans les diplômés chômeurs, l’Etat terro aux fonctionnaires traficants en tous genre, les simples citoyens ne devraient-ils surveiller les fonctionnaires et les comptes ? Pour le français à géométrie variable, quelles fautes ne comptent pas ? On fait dans l’économie magique de la baisse du niveau de vie ! On entend dire que baisser l’euro augmente l’export, seulement entre 2008 où l’euro est maximum à 1,58 en Juillet, et 2010 à 1,33 l’euro baisse et l’export baisse de 604 à 581… Entre 2000 et 2008, l’euro monte et l’export monte…. La BCE parle de risques de bulles, si c’est du subprime, c’est pour faire un apocalypse et l’euphorie sur les marchés financiers ? Ne fait-on pas dans l’Etat pompier pyromane ? N’est-ce pas une absurdité que de prôner les hausses de prix, on brime le consommateur avec 25% d’administration au pib ! On publie, 92% des français inquiets pour la retraite, mais quels financements ? Est-ce la retraite de Russie, Waterloo morne plaine d’entreprises, l’abdication ? Ne nous sert-on pas l’instabilité financière, monétaire, budgétaire sans croissance ? L’Europe fait des excédents et prône la baisse de la monnaie, on fait une guerre monétaire au monde ? Pour les réformes des régions, il y aurait du gras, on croit aux nains de jardin, on n’est pas dans la croissance musclée !
a écrit le 03/07/2015 à 23:34 :
Comme toujours je lis toujours avec attention les articles de Mr Romaric Godin.
C'est psychologiquement instructif sur une certaine pensée de la gauche de la gauche que nous avons en France et qui s'oppose à la raison des pays Germanique.
Il aurait fallu selon Mr Godin que les créanciers continuent a donner de l'argent à un client non solvable qui explique haut et fort qu'il en a rien à faire.
C'est le premier ministre Grec qui a brandit le referendum pour faire pression comme il a expliqué sur les négociations. On ne fait pas un referendum pour faire pression mais pour poser une question. Par ailleurs le gouvernement Grec a largement fait pression sur son opinion pour voter le non, cautionnant de faire l'arrivée rapide du défaut faute d'accord.
On ne peut pas reprocher à la banque centrale européenne d'avoir conserver son même niveau de refinancement (autrement dit de ne plus l'augmenter) compte tenu de l'appel des autorités Grecs à appeler non (la banque anticipe le défaut ça parait logique, c'est bien la le métier de banquier de prévoir ...). Le reste est connu. Si c'est non il n'y aura pas, contrairement à ce que dit le premier ministre Grec, de négociation "avec une pression accrue" il y aura simplement défaut et à terme Grexit. Ça ne sera que le respect de la volonté populaire Grecque. Il faut être vraiment aveugle pour rejeter la responsabilité sur les autres Mr Gaudin.
Je crois revivre le referendum sur la constitution Européenne que la France a rejeté on nous expliquait qu'on arriverait à faire un accord plus social. On l'attend toujours....
Ca sera pareil pour la Grèce un non ça sera un défaut et rien d'autre.
Réponse de le 04/07/2015 à 4:29 :
Très bon commentaire, le bon sens et le réalisme qui devient rare en France
a écrit le 03/07/2015 à 23:26 :
Bravo pour cet article qui soulève la propagande, dans 1 direction choisie, que "les médias grecs privés se sont quasiment tous lancés dans une campagne pour le oui".
On imagine bien que la France est logée à la même enseigne (le journal de 20H étant la "grande messe") quand il s'agit, pour nos gouvernements, de passer leurs idées.
Il serait temps d'en prendre conscience. Cela s'appelle la Manipulation de masse.
Réponse de le 04/07/2015 à 10:43 :
les medias grecs privés sont des entreprises. Quelle entreprise voudrait d'une situation insaisissable ?
a écrit le 03/07/2015 à 23:14 :
UNE SIMPLE QUESTION ; ces agences de notation qui les notes ?
a écrit le 03/07/2015 à 22:47 :
Nul ne peut prévoir le résultat du référendum qui se tiendra en Grèce le 5 juillet prochain. Les électeurs grecs sont soumis à une pression tant économique que médiatique sans précédents pour les convaincre de voter « oui ». Les exemples ici abondent, depuis les déclarations des hiérarques de l’Union européenne (les Juncker, Schulz et autres) jusqu’aux pressions faites par les entreprises grecques, en passant bien entendu par la pression la plus importante, et la plus significative, celle de la Banque Centrale européenne qui a coupé l’accès au compte Target2 des entreprises grecques, les empêchant de commercer avec l’étranger. On est en train d’étrangler la Grèce, en la privant de liquidités, et ce au moment même ou le FMI reconnaît le bien-fondé des positions défendues par le gouvernement d’Alexis Tsipras. L’ampleur de l’ingérence européenne est sans égale ; elle constitue un scandale inouï et un déni de démocratie immense. Elle jette un doute sur l’honnêteté du résultat si le « oui » devait l’emporter.

Mais, ce référendum a permis en quelques jours d’opérer un dévoilement important de l’attitude tant de l’Eurogroupe que de l’Union européenne. Ce dévoilement de la nature réelle des institutions européennes est un fait important pour l’ensemble des peuples qui vivent sous ce qu’il nous faut bien aujourd’hui appeler la coupe de l’UE. Il faut donc ici faire le bilan de ce que nous avons appris à la fois dans les mois qui nous séparent de l’élection de janvier dernier et surtout dans les jours qui ont suivi l’annonce du référendum.

La position, tant de l’Eurogroupe que de la Commission européenne, ou du Conseil européen, vis-à-vis du gouvernement grec n’a nullement été fondée sur un constat économique mais elle a toujours procédé d’un parti-pris politique. En effet, il était clair que les demandes de restructurations que le gouvernement grec a présenté sans relâche depuis le mois de février dernier de la dette étaient fondées. De nombreux économistes l’ont écrit[1]. Même le FMI l’a récemment reconnu[2]. Il est aujourd’hui évident que cette restructuration devra avoir lieu, et que le plus tôt sera le mieux. Les rejets multiples et répétés de ces propositions par l’Eurogroupe n’ont eu pour seul objectif que d’aboutir soit à la capitulation du gouvernement grec soit à sa démission. La déclaration de Martin Schulz, Président du Parlement européen le confirme[3]. Il est donc désormais bien établi que les institutions européennes n’ont eu de cesse que d’obtenir le départ d’un gouvernement démocratiquement élu. Ceci en dit long sur la notion de « démocratie » dont on se gargarise tant à Bruxelles qu’à Strasbourg. Ces « institutions » ont donc mené une guerre sans relâche contre le gouvernement grec, n’hésitant devant aucune manœuvre pour le déstabiliser. On en a eu une confirmation avec les méthodes odieuses qui sont utilisées contre lui depuis qu’il a décidé de recourir au référendum.

L’Eurogroupe, qui est l’instance assurant le pilotage de l’Union Economique et Monétaire, que l’on appelle la « zone Euro » n’a pas hésité à violer les règles tacites de fonctionnement établies depuis maintenant des décennies que ce soit du temps du « Marché Commun » ou de celui de l’Union européenne. En décidant de tenir une réunion dont le ministre Grec, M. Varoufakis, serait exclu, l’Eurogroupe, et en particulier son Président M. Dijssenbloem ne se sont pas seulement comportés de manière illégale, mais surtout de manière contraire aux principes qui sont censés être respectés entre les différents pays de l’UE. Il s’agit, ici encore, d’un abus de pouvoir inouï. Il n’a de parallèle que la décision de la Banque Centrale Européenne de couper les comptes Target2 (ou système électronique de transferts intra-zone) des entreprises grecques, organisant une pénurie artificielle de liquidités en Grèce, pénurie qui pèse de manière dramatique sur la situation de la population et qui compromet la tenue du référendum. C’est la première fois que, dans l’Histoire, une Banque Centrale organise une crise financière au sein de la zone dont elle a la responsabilité, non par incompétence mais à dessein. A nouveau, nous sommes confrontés à un abus de pouvoir inouï. Cet abus de pouvoir signifie en réalité que, sans le dire, la BCE a exclu la Grèce de la zone Euro. Si tel n’était pas le cas, la BCE aurait dû continuer à respecter les comptes Target2 des entreprises. Cela signifie que tant l’Eurogroupe que la BCE ne respectent pas la souveraineté de la nation grecque. Nous sommes revenus à la situation des années 1960 quand Leonid Brejnev affirmait la doctrine de « souveraineté limitée » des pays de l’Est vis-à-vis de l’Union soviétique. Ce qu’on fait l’Eurogroupe et la BCE est l’équivalent financier de l’intervention soviétique à Prague en août 1968. Nous sommes donc bien confronté à une tyrannie. Il faut en mesurer soigneusement toutes les conséquences.

On peut en déduire que l’Euro n’est pas une monnaie, ni même un projet économique, mais qu’il est un mode de gouvernement qui vise à imposer les règles du néo-libéralisme contre l’avis des peuples. Telle est la conclusion logique des dénis de démocratie que l’on a décrits et que le gouvernement grec, avec beaucoup de courage et un grand discernement, ont permis de dévoiler. Le maintien de l’Euro ne se justifie pas par des arguments économiques, mais essentiellement par la volonté politique de domination qui aujourd’hui s’incarne dans l’Allemagne, mais qui s’étend, que l’on parle ici de « collaboration » ou de « syndrome de Stockholm » n’a que peu d’importance, aux élites politiques de l’Espagne, de la France et de l’Italie. De ce point de vue, l’absence de politique française, ou plus précisément la servilité compassionnelle dont elle fait preuve face à l’Allemagne sur la question de la Grèce est des plus instructives. On ne peut que s’indigner de la passivité du Ministre des Finances, M. Michel Sapin quand, le samedi 27 juin, M. Varoufakis a été exclu de la réunion de l’Eurogroupe. Mais reconnaissons que cette passivité est dans la logique de l’attitude française depuis le début. Rappelons ici qu’avant son élection M. Alexis Tsipras n’avait pas été reçu par les membres du gouvernement et du P « S »…

Ces comportements signifient la fin des illusions en ce qui concerne la possibilité d’aboutir à un « autre Euro » ou de « changer l’UE ». Il faut sur ce point être très clair. De nombreuses forces se sont bercées d’illusions sur ce point, que ce soit en Grèce, et c’est l’une des contradictions de Syriza, ou en France, avec l’attitude du PCF et du Parti de Gauche. Toute bataille menée de l’intérieur du système est appelée à rencontrer des obstacles tellement formidables que l’on peut douter de son succès. James Galbraith, après beaucoup d’autres, a écrit que seul le vote « non » au référendum du 5 juillet pourrait encore sauver l’Euro[4]. Ce qui est sûr est que, paradoxalement, le « oui » va accélérer la fin de l’Euro en mettant au jour la nature réelle de la zone Euro. Le voile de la soi-disant « rationalité » économique désormais déchiré, réduit à un mécanisme de domination, l’Euro se révèle dans sa nature la plus odieuse[5]. Vouloir « changer » l’Euro n’est plus aujourd’hui une simple erreur ; cela devient au vu de l’action de la zone Euro envers la Grèce une stupidité criminelle. Il faudra d’urgence que les différents partis qui ont joué avec cette idée se mettent rapidement au clair sur cette question ou qu’ils assument de n’être que l’aile compassionnelle de la tyrannie européiste.

Les erreurs stratégiques de Syriza pèsent alors lourd, même si la manière dont la négociation a été menée est digne d’éloge. Il convient de s’inspirer du combat mené mais de ne pas en répéter les erreurs. Ne s’étant jamais mis au clair sur cette question, le gouvernement grec n’a pu apporter au coup d’Etat financier organisé par Bruxelles qu’une réponse bien incomplète. A partir du moment où la clôture des comptes Target2 des entreprises grecques était constatée il devait réquisitionner la Banque Centrale de Grèce pour que le pays ne se trouve pas à court de liquidité, ou émettre des certificats de paiement (garantis par le Ministère des finances). On rétorquera que cela aurait été interprété par l’Eurogroupe comme une rupture définitive. Mais l’action de la BCE était bien l’équivalent de cette rupture. Il n’est aujourd’hui pas dit que le « oui » l’emporte. Mais, s’il devait l’emporter, ce serait bien parce que le gouvernement grec n’a pas voulu aller jusqu’au bout de la logique dans sa lutte pour la démocratie.

Les leçons que l’on doit tirer de ce qui se passe actuellement en Grèce, que ce soit en France ou ailleurs, sont extrêmement importantes. Un gouvernement qui entrerait en conflit avec l’Eurogroupe et avec l’UE sait désormais à quoi s’attendre. Les risques de déstabilisation de la société sont immenses dès lors que l’arme financière est utilisée sans restriction par la BCE. Devant ces risques, du moins en France, nous avons une procédure d’exception qui est prévue par la constitution : c’est l’article 16. Le précédent de la Grèce montre que les pressions financières peuvent empêcher un fonctionnement normal des institutions. Le pouvoir exécutif serait alors en droit d’user de l’article 16 pour gouverner par décret dans la période de crise et pour répliquer, du tac au tac, aux actions venant de Bruxelles et de Francfort.
Réponse de le 04/07/2015 à 15:50 :
Bravo Sapir pour ce commentaire! En vous lisant, on se demande comment 75% des grecs veulent rester dans l'eurozone. Cela s'appelle du masochisme.
a écrit le 03/07/2015 à 22:46 :
C'est quand le diktat des banquiers et Bruxelles interfère directement dans le choix démocratique d'un peuple.… Avec ou sans OUI, après le vote grec l'UE marchera inexorablement vers sa fin, et rapidement.
a écrit le 03/07/2015 à 21:53 :
L'Europe officiellement et ouvertement contre la démocratie : quel cadeau fait aux eurosceptiques !
a écrit le 03/07/2015 à 17:19 :
M. Romaric fait son job journalistique avec de fines analyses. Mon avis tres subjectif sur son travail le long de se son suivi de la crise grec dont nous verrons bientôt la fin de l'acte 1 suit. Mon observation est qu'il a une forme de solidarite avec les etats d'esprit des deux "stars" Troskhiste du gouvernement grec. C'est sa liberté d'expression. Il me semble que l'analyse de ce premier acte est qu'aujourd'hui les créanciers ont le pouvoir. Mieux vaut donc faire avec. M. Hollande à la tête d'un pays à la gentille dérive financiere se tait sur le fond. S'il rentrait en guerre avec Mme Merkhel sur la gestion de cette crise, ne pensez vous pas que les marchés lui feraient vite passer une mise au point sur les conditions de financement de notre pays ? Il est contrait d'abandonner son dogme politique pour le pragmatisme, a contre coeur. Qui dans la classe politique française actuelle osera agir trés courageusement pour prevenir les citoyens et faire le job sur la dépense publique. Il y a plusieurs mois le gouvernement des Pays bas à annoncés a sa population que pour l'avenir il faudra que leur peuple sorte de l'etat d'esprit de l'Etat Providence pour que chaque citoyen se prepare à se prendre en main en comptant plus sur son autonomie. Sommes nous plus bête qu'eux pour rester dans le deni de réalité. L'avenir nous le dira !
a écrit le 03/07/2015 à 15:59 :
Résumons - Sur le fond : La création de tout empire ou zone importante veut que certaines se développent et d'autres s'appauvrissent. Le mouvement européïste revient à cela. ne soyons donc pas naïfs. Aux USA parmi 50 états la Californie représente plus de 20% de la richesse totale. En France, seule les régions parisienne et lyonnaise surnagent, les autres dont les 2 Midi sont à distance tandis qu'un écart encore plus grand isole toutes les autres. ce siphonnage est connu. Certaines nations veulent donc le vivre paisiblement. D'autres pensent être les gagnantes du jeu. Les européïstes on ne sait pourquoi veulent l'accélérer. Sont-ils conscients de la perte que ce brouillon provoque ? Cela implique un déclin accéléré. La Grèce est dans cette situation. La question est de savoir si la ou les Régions-Nations fortes pourront soutenir les plus faibles dans un concept "égalitaire". La réponse est non, dans l'état d'une projective raisonnable. Le processus ne peut être qu'inégalitaire sauf à entraîner tout le bloc de nations ainsi unies dans la dépression perpétuelle. Des économistes préconisent donc de faire l'Europe des Nations permettant la mise en place dans le cadre de chaque nations d'une inégalité assumable pour les populations. La convergence vers un meilleur ses faisant au possible. Une manière réaliste amortie au mieux. A l'inverse si par exemple toutes les populations d'Europe venaient s'installer en France et en Allemagne, ces deux pays s'écrouleraient. C'est pourquoi l'idéologie européïste n'est pas viable ... pourquoi d'ailleurs ne pas appliquer ces "bons" sentiments au monde entier ?? Comme toute idéologie, celle-ci mène au chaos. On notera de ce point de vue qu'il n'est pas souhaitable dans son entêtement d'appauvrir encore les autres nations avant d'abandonner trop tard car le résultat serait le même. Il est donc nécessaire de rejeter l'idéologie européïste dans l'intérêt de tous afin de permettre aux nations de se défendre pour éviter de sombrer.
a écrit le 03/07/2015 à 15:31 :
246 professeurs d'économies grecs publient un appel au oui, avertissant sur les conséquences d'un non.

http://www.ekathimerini.com/198826/article/ekathimerini/news/declaration-of-professors-of-economics-at-greek-universities-on-the-referendum
Réponse de le 03/07/2015 à 22:47 :
Dites-nous, et si le peuple grec vote NON, vous allez perdre combien d'argent ?
Réponse de le 04/07/2015 à 0:24 :
Des professeurs d'économie, c'est à dire des fonctionnaires grassement payés qui n'ont jamais mis le pied dans une entreprise, qui appellent à voter Oui. Voilà un superbe argument pour le Non.

The No needs the Yes to win against the Yes :)
Réponse de le 04/07/2015 à 9:32 :
"Des professeurs d'économie, c'est à dire des fonctionnaires grassement payés qui n'ont jamais mis le pied dans une entreprise"

Vous parlez de Varoufakis ? Ah non c'est vrai, il a bossé quelques mois chez un éditeur de jeu pour etudier le commerce de biens virtuels...
Réponse de le 04/07/2015 à 13:56 :
Voilà! vous avez éveillé un point de grande importance car si au lieu de faire le blâme aux Grecs on s'interrogeait sur le bien-fondé ou pas de nos gouvernement avoir autorisé depuis 2001 les crédits (à risques) à la Grèce? retournons la question à nous mêmes si les modérateurs nous laisseront le faire:
Obtenir de connaître a tout moment qui détient la dette française
Obtenir l’obtention de licences banquaires sur des critères transparents et sans veto du milieu pour les collectivités et coopératives
Obtenir la transparence réelle sur les produits leur fabrication et les actionnaires
Obtenir un référendum avant chaque traité
Voilà ce qui devrait réunir des millions de personnes dans la rue (pas le mariage pour tous les retraites ou Charlie)
Ce ne sont pas des combats d’orientation politique mais des combats pour obtenir les outils de l’indépendance et rendre le choix aux citoyens dans ses actes quotidiens.
Si on obtenait ne serait ce que cela les choses seraient déjà un petit peu différentes…
a écrit le 03/07/2015 à 15:30 :
Résumons - Sur la forme : 1/ Que le référendum produise un Oui ou un Non ne changera rien. Passons sur les problèmes d'abstention et autres contestations de légitimité. 2/ La Grèce ne peut pas techniquement sortir de l'euro, c'est donc un moyen d'accommodement qu'il faut chercher. J'ai évoqué la création d'un euro hybride et d'un serpent monétaire inversé à installer. 3/ Il n'est pas souhaitable que l'équipe en place se maintienne compte tenu de la gravité et du contentieux. Un gouvernement provisoire devrait être nommé durant 3 ans accompagné par une tutelle peut-être à direction française. 4/ Le FMI sera éloigné provisoirement. 5/ Une période d'exploration des meilleures solutions sera programmée pour 4 mois avant que les premières mesures de restrictions ne se mettent en oeuvre. 6/ Un protocole de réajustement sera prévu tous les 4 ans. 7/ De nouvelles élections seront organisées ayant pour objectif de développer l'économie. La Grèce reprendra une vie normale.
Réponse de le 04/07/2015 à 10:49 :
Si tutelle étrangère il devait y avoir, une direction allemande ou mieux, néerlandaise ou mieux encore, balte, s'imposerait.
a écrit le 03/07/2015 à 15:19 :
Merci pour votre analyse, comme d'habitude très fournie
Contrairement aux commentaires, je ne désapprouve pas votre ton parfois "compatissant" pour Syriza, car j'aurais aimé que Syriza nettoie la politique Grecque.
Malheureusement, Syriza ne l'a pas fait, et au lieu de chercher les coupables à l'intérieur, les a cherché _ solution de facilité, mais qui n'a qu'un temps_ du côté de ses contributeurs/sauveurs européens. Tout ceci a été une perte de temps précieuse : n'importe quel pays aussi endetté que la Grèce aurait explosé sous le poids de la dette et s'il n'y avait eu les européens pour soutenir la Grèce, cela aurait eu lieu depuis 2010. Aussi par rapport à votre commentaire "pistolet sur la tempe dont on entend déjà le cliquetis", je me permets simplement de souligner que ce pistolet, n'est pas européen. C'est le pistolet du sur-endettement, dont les élites grecques élues démocratiquement par le peuple grec se sont rendues coupables. La Grèce est un puits sans fond qui ne produit rien et doit absorber des milliards d'euros pour payer ses fonctionnaires et retraités. La seule solution est donc le réalisme et la mise à niveau des ressources en fonction des moyens. S'il faut passer par le Défaut, qu'ainsi soit il, mais il ne faudra compter que sur l'huile d'olive et l'ouzo pour se nourrir.
Réponse de le 03/07/2015 à 16:23 :
Vison realiste !!
Ca change de ce Mr Godin qui doit être un proche de Arlette laguillet LOL
Réponse de le 04/07/2015 à 9:03 :
@Fosco
Ce n est pas parce qu on ne trouve que de la feta et des olives dans les supermarches francais, que la Grece ne produit que cela. Et la Norvege, elle ne produit que du saumon ? En passant, savez-vous que la Grece fabrique bien plus de medicaments que la Norvege ?
La Grece est aussi le deuxieme producteur de riz en Europe, apres l Italie. Enfin, l une des plus grosses usines d embouteillage du monde permet aux Grecs d etre autosuffisant et d exporter dans une trentaine de pays, sodas, colas, jus et eaux minerales...
a écrit le 03/07/2015 à 15:19 :
Merci pour votre analyse, comme d'habitude très fournie
Contrairement aux commentaires, je ne désapprouve pas votre ton parfois "compatissant" pour Syriza, car j'aurais aimé que Syriza nettoie la politique Grecque.
Malheureusement, Syriza ne l'a pas fait, et au lieu de chercher les coupables à l'intérieur, les a cherché _ solution de facilité, mais qui n'a qu'un temps_ du côté de ses contributeurs/sauveurs européens. Tout ceci a été une perte de temps précieuse : n'importe quel pays aussi endetté que la Grèce aurait explosé sous le poids de la dette et s'il n'y avait eu les européens pour soutenir la Grèce, cela aurait eu lieu depuis 2010. Aussi par rapport à votre commentaire "pistolet sur la tempe dont on entend déjà le cliquetis", je me permets simplement de souligner que ce pistolet, n'est pas européen. C'est le pistolet du sur-endettement, dont les élites grecques élues démocratiquement par le peuple grec se sont rendues coupables. La Grèce est un puits sans fond qui ne produit rien et doit absorber des milliards d'euros pour payer ses fonctionnaires et retraités. La seule solution est donc le réalisme et la mise à niveau des ressources en fonction des moyens. S'il faut passer par le Défaut, qu'ainsi soit il, mais il ne faudra compter que sur l'huile d'olive et l'ouzo pour se nourrir.
a écrit le 03/07/2015 à 15:09 :
moi je trouve que ça permet aux grecs de voter en conscience, car si ils disent non, ce sera direction la sortie et ça sera bien pire pour eux que la semaine écoulée...Tsipras joue super mal, il n'est pas responsable de l 'état du pays, il pouvait donc incarner la nouvelle Grèce et se poser avec des atouts en main pour la renego de la dette, mais plutôt que faire ça il joue les fiers à bras, dommage pour lui et pour les grecs...
Réponse de le 04/07/2015 à 10:54 :
C'est depuis son arrivée que Tsipras joue super mal. Quand on est à la tête d'un pays aussi endetté, on 'insulte pas ses créanciers, surtout lorsque ce sont les seuls prêteurs possibles pour le futur.
a écrit le 03/07/2015 à 14:10 :
ROMARIC GODIN ne s'intéresse même plus à la question posée...
TSIPRAS a dit, MELANCHON a dit, PODEMOS a dit et GODIN pravdave.

Si l'année prochaine le verbe "GODINER" (vendre la sauce d'extrême gauche par tous moyens) ne rentre pas au beschrelle, c'est à n'y rien comprendre.
a écrit le 03/07/2015 à 13:47 :
M Godin ..je vous cite et vous pose ensuite ma question.. relisez vous bien ..

Un référendum hors standard ?

De nombreux observateurs se sont émus des conditions dans lesquelles ce référendum a été organisé. On a estimé que les huit jours de campagne ont été insuffisants et que les documents sur lesquels les Grecs devaient se prononcer n'étaient pas disponibles. Le Conseil de l'Europe a considéré que ce référendum ne remplissait pas les « standards européens » du vote. Le Conseil d'Etat grec doit se prononcer sur sa constitutionnalité ce vendredi. Mais derrière ces éléments juridiques, on oublie que les créanciers ont fait campagne en Grèce en faveur du « oui » à leurs propositions avec des moyens autrement plus puissants.


Où est le lien entre la légalité et les pressions dans un sens ou dans l'autre ?


Encore du Grand Godin ...
Réponse de le 03/07/2015 à 15:26 :
+1000 ;)
a écrit le 03/07/2015 à 13:18 :
Le recours à la peur et à l'intimidation était l'arme du régime fasciste. L'union européenne a fait tomber le masque et montrer sa véritable nature. Grecques et Grzcs tenez bon face à la troïka, terme employé sous le régime soviétique pour faire rentrer dans le rang les démocraties populaires (comme l'ue) qui voulaient s'échapper du bloc de l'Est.
Réponse de le 03/07/2015 à 14:28 :
On ne sort pas si facilement des griffes de l'EURSS !
Réponse de le 03/07/2015 à 15:10 :
Schutz avoue clairement que c'est la troïka qui décide pour les peuples des régimes politiques qu'ils doivent avoir, si certains en doutaient l'UE est devenu un régime fasciste.
a écrit le 03/07/2015 à 13:12 :
Le non est loin d'être acquis, hier au soir la visibilité médiatique en faveur du oui était plus de 6 fois supérieure au non et comme chacun sait, c'est elle qui construit le résultat, cf CHOMSKY, "la fabrication du consentement "... Il n'y aura aucune avancée dans cette dictature molle européenne sans un partage équitable des sources d'information.
a écrit le 03/07/2015 à 13:10 :
Le désastre économique concerne tous les pays d'Europe. Avec l'Euro nous avons fait un formidable bond en arrière. On peut raisonnablement penser que le pire est à venir. La Grèce est le pays le plus touché.
Réponse de le 04/07/2015 à 10:33 :
L'Euro a été construit pour fédérer les pays de l'Union.Cette fédération existe pour ceux qui respectent règlent il y a des pays prospères en Europe. On peut tolérer l'exception mais pas le refus (qui signifie de fait une sortie de l'Euro à terme, ca pourrait bien nous concerner également un jour).
La Grèce retrouvait des couleurs en 2014. L'instabilité provoquée par l'arrivée au pouvoir de ce gouvernement a provoqué fuite de capitaux entrainant une rupture dans la redressement qui était la.
Il suffisait à la Grèce de prendre quelques mesures en plus (qui ne sont pas si dures que ca ..) pour que les programmes de refinancement perdurent et qu'une négociation sur la restructuration de la dette soit ouverte. Il n'en a rien été. Le gouvernement a laissé croire à son peuple qu'il pourrait appliquer une politique d'état providence provoquant ce qu'on observe aujourd'hui. D'une situation de croissance prévue à 2.5% dans un contexte mondial favorable ce pays retombe en prévision à 0. Voila la triste vérité du bilan actuel de ce gouvernement .
Réponse de le 04/07/2015 à 11:00 :
On peut d'ailleurs se demander si la Grèce, une fois ses esprits repris, ne devrait pas traduire en justice ses actuels dirigeants pour le sabordage économique du pays qu'ils ont méthodiquement effectué.
Réponse de le 05/07/2015 à 9:47 :
Je parierai plutot sur la mise en examen des gouvernements précédents, si j'en vois la tendance actuelle ...
a écrit le 03/07/2015 à 12:34 :
Certes, les institutions financières sont déchainées pour faire voter "oui", mais la faute n'en revient-elle pas, disons à parts égales, au gouvernement grec qui a déposé cette mine à la dernière minute et s'est fourré lui-même dans un chausse-trappe ? Ce gouvernement, en posant à ces électeurs une question impossible, du genre : "choisissez entre la peste et le choléra" n'assume pas ces responsabilités. Devant l'impasse annoncée, Siryza auraient pu bien avant se présenter devant ses électeurs s'ils avaient vraiment voulu ne pas s'écarter de son programme électoral. Mais, fort de leur suffisance, ils ont cru qu'ils rouleraient dans la farine les crocodiles de la finance, là où les argentins, les chypriotes et autres pays martyres avaient du capituler. Dont acte, leur tentative a échoué, leur méthode n'est pas la bonne.
a écrit le 03/07/2015 à 12:31 :
On peut être consterne par le manque d'esprit de resistance, voir de patriotisme de la part de la population grecque. Il n'est pas etonnant, dans ces conditions, que certains grecs par esprit de patriotisme, votent Aube Doree ou KKE par reference au general Metaxas ou a Eleftherios Venizelos.
a écrit le 03/07/2015 à 12:13 :
Que de mauvaise fois !!

Meme Mélenchon je me demande si il dirait Ca
Vous oubliez les 18 démocratie qui financent la grece depuis 10 ans

Vous oubliez que l ELA c'est de l'argent qui dort de nos poches et que tsipras dit qu'il ne remboursera jamais
Etc etc
a écrit le 03/07/2015 à 12:03 :
La réalité est un "moyen de pression" ? Duh!
Réponse de le 03/07/2015 à 12:41 :
Ce n'est qu'un petit aperçu

Si c'est non et la sortir de l'euro Ca va tanguer 10000 fois plus

Et tsipras qui osait dire que les retraites étaient garantie
Réponse de le 03/07/2015 à 15:16 :
L'économie grecque est déjà en train de s'effondrer, vous savez, l'économie, ce truc abstrait qui garnit les étagères des magasins et les citernes des stations-service :
http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/11715198/greece-crisis-live-no-yes-referendum-polls.html
a écrit le 03/07/2015 à 11:47 :
Si les Grecs loupent cette occasion , ils vont le regretter longtemps car point de porte sortie avec l'Euros, simplement que les banquiers qui y trouvent leurs comptes .
a écrit le 03/07/2015 à 11:47 :
Halte là Godin ! "le refus de prolonger...", on ne peut pas non plus prolonger sans cesse !!! La question qui est posée aux Grecs est: voulez-vous de l'austérité. Dans n'importe quel pays, les gens vont majoritairement répondre NON. Tsipras et ses copains prouvent donc qu'ils sont des politiques comme les autres. Leur principal souci étant le pouvoir et l'argent, nest-ce pas :-)
a écrit le 03/07/2015 à 11:46 :
Mr Godin vous devriez avoir honte .
Quid de la déontologie ?
Réponse de le 03/07/2015 à 16:14 :
Malheureusement, elle ne s'applique pas au commentateurs, la déontologie ... Nombre de vous auriez été exclus depuis bien longtemps.
C'est quoi cette attitude, vous êtes maîtresse d’école ?
Ou alors Mr Godin appuie la ou ça fait mal ?
a écrit le 03/07/2015 à 11:45 :
Honte à l'euro groupe pour ses méthodes de bandit .
Mais savent-ils encore ce qu'est la honte?
Ces gens de droite qui sont les premiers à parler de valeurs à respecter,surtout celle de les laisser abuser des autres, sont les derniers à appliquer ce principe.
Ils veulent faire des européens des esclaves à leur service.
Pour celà, il leur faut abattre leur plus grand ennemi, c'est à dire le peuple, c'est à dire la démocratie.
Nous le voyons avec les Grecs qui n'ont pas le droit de s'exprimer sereinement.
C'est comme si je disais à celui qui me lit, " tu peux choisir ce que tu veux, mais tu n'auras le droit de manger que lorsque tu auras choisi ce que je veux."
Bravo pour le respect des autres.
Mais là encore que signifie le respect dans l'esprit de ces bandits ?
J'espère que des évènements fortuits comme le souhaite M Mélenchon ou une prise de conscience religieuse influencé par l'encyclique du Pape François changent cette mentalité déplorable.


Réponse de le 03/07/2015 à 12:11 :
Et le fait de vivre au crochet des autres ?
Perso: je veux bien payer pour la France car c'est un retour a ceux que j'ai pu bénéficier ..... Et encore ça commence a me casser des pieds car il devient plus intéressant dans certaines situations que d'aller bosser.. Je ne trouve pas normal qu'il soit plus avantageux de ne pas bosser ....
a écrit le 03/07/2015 à 11:44 :
euh, Godin a du rater un épisode c'est le gouvernement grec qui a choisi de demander un référendum APRES l'expiration des mécanismes d'aide existant.

Le gouvernement Tsipras savait parfaitement que faute d'accord le 30 au plus tard, celui-ci expirait et donc que le robinet de la BCE nse s'ouvrirait plus, afin de proteger l'argent des contribuables européens. Quelque part la BCE a d'ailleurs fait un cadeau en ne bloquant pas completement l'ELA (vu la situation des banque sgrecques, cela n'aurait rien eu d'illogique).

Donc de deux choses l'une: soit le gouvernement Tsipras pensait malgré ses conditions le gagner et ont brusquement la trouille de le perdre, soit Tsipras ne voulait en réalié pas organisr ce référendum et pnsait que la simple annonce forcerait a un accord avant le 30... et dans ce cas la il a simplement perdu son coup de poker. Dans les deux cas, c'est lui qui a choisi cette voie, et il est le seul a blamer si ca ne résulte pas dans ce qu'il a anticipé.

On aimerait l'opinion de Godin sur les déclarations de Varoufakis à la BBC qui explique qu'en cas de non, il se rendra a Bruxelles pour signer un accord sur les termes des dernieres propositions faites par les Européens.Un simple oubli Mr. Godin?
Réponse de le 03/07/2015 à 13:08 :
Tiens, rien qu'en lisant le commentaire, je m'attendais a ce que ce soit vous l'auteur ... Pour votre information, Varoufakis n'a jamais affirmé ce que vous lui faites dire a la fin de votre post, mais bon la désinformation est un classique chez vous (c'est comme ça que j'ai deviné que c'etait de vous ;) ).
Réponse de le 03/07/2015 à 16:17 :
Encore une fausse info signée KidA : le referendum a été annonce Samedi Soir, le programme s'est arrêté Lundi ... Continue, KidA, tu vas battre le record !
a écrit le 03/07/2015 à 11:41 :
Romain,

On peut comprendre votre prise de position pour le plus faible tout au long de vos articles. Cependant, c'est tout la crédibilité des mouvements "alternatifs" en Europe qui est en train de s'effriter par déni de réalité.
Qui n' pas remboursé le FMI ? Syriza. Qui sort ses économies des banques grecques pour les protéger en Allemagne ? Les épargnants grecs. Et qui au final soutien le système financier grec pour éviter l'effondrement total ? La BCE avec l'argent des autres européens.
Il ne fait pas prendre les lecteurs pour des moutons, le retour de bâton quant à l'adhésion aux idées que vous défendez risque d'être assez conséquent....
a écrit le 03/07/2015 à 11:30 :
L'UE a su acheter l'attachement des grecs a l'Europe a coup de milliard, ils ont été droguer a l'euro, comment voulez vous qu'ils puisent penser autrement? Et cela est l'exemple type! Tout les pays sont sous tutelle comme des adolescents attardés! Et le moins attardé abuse de la situation!
Réponse de le 03/07/2015 à 12:44 :
drogué a l'Euro? non ils ont surtout le souvenir de ce que ca voulait dire pour leur portefeuille une Drachme avec des taux d'inflation a deux chiffres.
a écrit le 03/07/2015 à 11:29 :
athenes n'a pas demande un plan d'aide, au contrire
ils ont juste explique qu'ils voulaient juste 30 milliards pour les 2 ans a venir, en expliquant la bouche en coeur qu'ils n'allaient rembourser ni les dettes passees, ni celle la donc, vu qu'on allait l'effacer avec le reste!
maintenant je ne vois pas en quoi la situation est dramatique vu que c'est ce qu'on annonce depuis longtemps, moi je dirais que la situation est ' conforme a ce qu'a seme tsipras'
meme le fmi decouvre que finalement la grece est retombee en recession, et que tous les chiffres sur lesquels tsipras basait ses plans a 2 balles tombent a l'eau!
la cerise sur le gateau c'est que meme les touristes sur place ne pourront rien consommer ou presque, les distributeurs etant vides ( qque soit la nationalite de la carte de credit!)........ un bankrun n sait ce que ca donne, c'est pour ca qu'il faut l'eviter! quand il a commence, c'est trop tard, mais ca c'est plus notre probleme car on n'a democratiquement pas vote pour tsipras!!!
bonne chance aux grecs, ils vont en avoir besoin!!!
a écrit le 03/07/2015 à 11:29 :
36 milliards de plus pour 11 millions d'habitants ça fait 3 272 € pour chaque Grec c'est presqu'une année de RMI pour un Français et une année de pension pour des retraités portugais ou polonais .Sans oublier que ça ne règle aucun problème .On va donner chaque année 3 000,€ à chaque Grec d'argent de poche Européen pour combien de temps???.
Réponse de le 03/07/2015 à 12:26 :
Oui c'est absurde, pourtant c'est bien la volonté des creanciers. Parce que c'est votre argent qu'ils prêtent, et parce que ce sont eux qui empochent les intérêts. Garder la Grece en situation de quasi faillite n'est peut être pas bénéfique pour vous, mais ne vous en faites pas, pour d'autres ça l'est !
Réponse de le 03/07/2015 à 15:06 :
@Dimitri: et pour qui donc?

vous faites donc aprti de ceux qui ignorent que les banques privees non grecques ne detiennent PLUS de dette grecque?
Les seuls et uniques interets qui sont a payer sont: au FMI, à la BCE (qui reverse a la Grece les benefices) et aux Etats Europeens, donc aux contribuables (la majorité de des interets dus aux européens n'etant du qu'a partir de 2023, pas avant)
a écrit le 03/07/2015 à 11:28 :
1 chose qui s'oublie de plus en plus : Un oui serait la mise en place d'une politique que tous les partis grecs refusent (Samaras avait refusé certains élements du plan proposé au referendum) Un oui serait le retour a des politiques voulues par l'Europe qui ne marchent paset serait l echec du seul parti qui n'est pas touché par la corruption.... le oui les renforce les corrompus et tout recommence .. sans parler du coté ubuesque du gvt de technocrates puisque n'en déplaise a Parmentier il a déja été utilisé en 2010 sans résultats puisque la Grece toujours dans la mouise
Réponse de le 03/07/2015 à 15:09 :
"seul parti qui n'est pas touché par la corruption"

--- a votre place je me méfierais de ce genre d'affirmation péremptoire. Petit exemple: C'est bien ce gouvernemen qui vient de signer un contract d'un demi milliard d'euro avec Lockheed, contrat négocié au nom de la Grece par deux anciens employés de Lockheed... ;) Donc on en reparle du gouverneemnt d'oies blanches?
a écrit le 03/07/2015 à 11:28 :
Oui ou non, ça ne changera rien , la dette ne sera jamais payée et les grecs malgré les réformes ne pourront pas honorer les intérêts. Cette situation arrivera en France lorsque
les taux vont remonter. Avec nos 2100 milliards d'euros de dettes, nos enfants vont hériter
d'un pays en mauvais état.
a écrit le 03/07/2015 à 11:27 :
A présent, les Grecs savent ce qu'ils ont a gagner ou à perdre sans l'Europe. Il leur appartient désormais de choisir. Il ne leur est de toute façon plus possible de vivre à crédit sur le dos des autres européens, sans volonté farouche de réformer leur pays et leur mode de vie. L'Europe sortira plus forte de cette crise n'en déplaisent au bonimenteurs et populistes de du poils.
a écrit le 03/07/2015 à 11:23 :
Assez jouissif de voir un théoricien gauchiste découvrir la réalité économique. Alors soyons clairs: sont-ce les grands vilains créanciers qui coupent les vivres aux pauvres Grecs pour les forcer à voter oui ? Non ! Qui a envoyé valser la table des négociations et annoncé contre toute attente un référendum, ceci même alors qu'un compromis était tout proche ? Les Grecs. Qui retire tout son argent ou l'envoie à l'étranger ? Les Grecs. Qui a voté pour un bonimenteur leur promettant la quadrature du cercle ? Les Grecs.
Mais évidemment dans votre monde merveilleux, la BCE devrait généreusement assurer le financement de chaque nouvelle élucubration politique de la Grèce, en gros l'UE est vraiment méchante de ne pas rajouter quelques milliards le temps que les Grecs se décident ? Et ces milliards, vous croyez qu'ils poussent aux arbres ?!

Dès que le financement UE n'est pas là, la Grèce fait pssshit et retrouve son niveau économique réel, les Grecs le savent bien et c'est pour ça qu'ils sont tentés par le oui, et aussi pour sanctionner Tsipras dont ils sentent bien qu'il leur a vendu du rêve alors que la réalité tourne au cauchemar.
Et l'argument selon lequel le contrôle des capitaux force à voter oui est fallacieux: à mon avis cela poussera tout autant de gens à voter non, pour envoyer bouler l'UE et exprimer son mécontentement.

Ce qui se déroule devant nos yeux est l'enchaînement LOGIQUE des décisions irresponsables de Tsipras, et d'une négociation catastrophique avec les créanciers, point barre.
Réponse de le 03/07/2015 à 12:00 :
Tres bonne analyse Beber. On voit bien que l auteur de l artcle est du cote du non. Il oublie seulement deux choses:
- C est bien Tsipras qui a voulu ce référendum qui coûte 100 millions d euros a la Grece (6,5% de ce qu il doit au FMI une bagatelle) et qui a dit aux grecs "demain on rase gratis".
- Tsipras lui utilise tous les moyens gouvernementaux pour faire campagne pour le non. Ceci n est pas digne d un democrate mais l est-il vraiment?
Réponse de le 03/07/2015 à 16:23 :
@Rachid :
1. le budget alloue pour le referendum est d'un peu plus de 5 millions, pas 100 !
2. Avez-vous vu le pourcentage sur les chaines privées : 80 % du temps consacré a la promotion du OUI (et pour certaines chaines comme Skai, c'est du non-stop).
a écrit le 03/07/2015 à 11:20 :
On vit un coup d Etat en direct, sans tanks mais par les banques.
C est le debut de la fin de l Union Europeenne, mais personne ne s en rend compte... encore.
Tic tac tic tac...
a écrit le 03/07/2015 à 11:14 :
M. Godin "L'Europe risque de rester durablement marquée par ce précédent." Humm la mémoire est courte chez les citoyens. Seuls les plus impliqués se souviennent encore du référendum de 2005 et la mascarade pour le faire passer par un congrès.
Ils sont capables de tout et surtout du pire !
a écrit le 03/07/2015 à 11:14 :
Très perspicace conclusion. Comment ne pas déplorer la situation ailleurs avec une raison d'Etat supplantant la démocratie ?
Depuis au moins 2007/2008, on patauge dans les torrents de liquidités déversés, puis à pomper. Alors, ça va durer encore.
a écrit le 03/07/2015 à 11:05 :
2/je ne suis pas sûre qu'on puisse accorder un quelconque crédit aux sondages, aux dernières élections ils avaient grandement sous estime Syriza. Je pense que les sondages, comme la presse sont manipulés . Grande discussion hier soir avec 1 jeune entrepreneur ( 12 salariés ) : conscient que si ils disent oui, la capitulation sera sans fin . 3 mots revenaient dans la conversation : humiliation, honneur et liberté . Il votera non .
Réponse de le 03/07/2015 à 11:59 :
J'espère pour ma part que les Grecs voteront NAI, mais je suis d'accord avec vous que ces sondages ne valent rien. Ce référendum est sans précédent, et l'avance du oui est faible, certainement bien inférieur à la marge d'erreur. Je suis donc surpris que Romaric Godin baisse si vite les bras, après tant de mois d'âpre combat !
Réponse de le 03/07/2015 à 13:15 :
@Francoise, une connaissance grec me disait même que beaucoup de touristes sur place, français et belges notamment, invitaient les grecs à voter NON!
a écrit le 03/07/2015 à 11:03 :
La pression exercée sur les grecs n'est que la réponse au chantage tenté par le gouvernement Tsipras. Celui-ci voulait forcer la main aux européens par la mencace de choas sur les marchés financiers en cas de scénario de Grexit. Chantage clairement décrit par Romaric Godin dans son article déjà célèbre "Pourquoi la Grèce est déjà en position de force" écrit au lendemain des éléctions. Ce chaos ne s'est pas produit, et maintenant il y a retour du baton.
Réponse de le 03/07/2015 à 13:09 :
10€ pour toi et tout le monde!
a écrit le 03/07/2015 à 11:01 :
Je vis en Crête .pour le moment, ici, pas de pénurie d'argent, ni de rien d'ailleurs . Très fort sentiment anti allemand . Pas de mobilisation visible des partisans du oui . Militants Syriza très actifs . Suis scandalisée par les propos des dirigeants de l'UE ( Martin Schultz, hier ) et par ceux des politiques Français .
Réponse de le 03/07/2015 à 11:34 :
Si tout va bien ,pourquoi vouloir des prêts d'argent supplémentaires ??
Dans la rue et que vous passez devant une personne sans donner la pièce elle vous insulte et a une très forte hostilité ,on a l'habitude
Réponse de le 03/07/2015 à 12:28 :
Yoyo, Cette personne a-t-elle dit que tout allait bien ? Non, elle a seulement indiqué son avis sur cette situations. Pour votre gouverne, la Crête a une économie légèrement différente que celle de la métropole, ensuite les grecs ne placent pas toutes leurs argents en banque, sauf dans les grandes villes (Athènes/Salonique) donc ce n'est pas en une semaine qu'il ne dispose plus de moyens nécessaire pour vivre. Cette article est valable pour les plus grandes villes du pays, il y a beaucoup de propagande journalistique, J'ai de la famille sur place, et ce n'est pas plus difficile ces derniers jours qu'il y a un mois.
Cela n'enlève pas le problème mais donnera une vision différente ..
Réponse de le 03/07/2015 à 13:07 :
@Francoise, merci pour ce témoignage. La Crète et la Grèce aussi peut produire tout ses besoins de premières nécessités. Plus le temps passera dans cette situation et plus elle se stabilisera. Les grecs ont été pris de court, mais ils ont le potential pour réagir, c'est le moment de lancer leur propre production, accompagner d'une bonne dose de solidarité. Vive le NON.
a écrit le 03/07/2015 à 10:59 :
Et a la fin le plus fort gagne ... auquel j'ajouterais, et le plus faible paye.
Tant pis pour nous, on payera, encore une fois ...
a écrit le 03/07/2015 à 10:54 :
Lol! Jeu de tartufe. Les grecques pourraient très bien s'en sortir, mais je pense qu'un certain nombre de banquiers sont décidés à étrangler leur économie, juste pour l'exemple. Ce que l'article présente comme inexorable est faux. Les organisateurs de la peur sont les allemands et les français (enfin les banques et les politiciens). C'est un bon rappel de qui gouverne notre pays. Mais ça risque de leur retomber sur le museau, aussi surement qu'un et un font deux. Les banquiers ne pourrons pas étrangler beaucoup plus longtemps les européens par la peur.
Réponse de le 03/07/2015 à 11:47 :
Il faudra l'expliquer combien de fois: les banques privées non grecques ne detiennent plus ou presque de créances sur la dette grecque.
Les seules parties exposées sont les citoyens Européens (et le monde emergent dans une moindre me sure via le FMI) qui sont les seuls créanciers de la grece apres les centaines de milliards qu'ils ont preté avec leur garantie.
Réponse de le 03/07/2015 à 12:40 :
Vous manquez de logique, mon enfant. Math vous dit que les banquiers veulent asphyxier la grece, et vous lui répondez que c'est faux, puisque qu'il ne détiennent plus de dette grecque. Votre affirmation ne contredit en rien la sienne, et meme bien au contraire, pourquoi les banquier iraient ils asphyxier un pays qui leur doit de l'argent. Donc oui ils asphyxient un pays, mais qui VOUS doit de l'argent !
Réponse de le 03/07/2015 à 15:11 :
@@KidA: commencez par mettre un pseudo pour qu'on vous réponde.

Et comment les banques feraient pour asphyxier qui que ce soit si elles n'ont plus d'en cours financier comme moyen e pression? En attente des gesticalutaions qui serviront de réponse.

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