Après Fitch, Moody's abaisse la note de la Grèce

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Les agences de notation ont pris en compte le défaut de paiement de la Grèce.
Les agences de notation ont pris en compte le défaut de paiement de la Grèce. (Crédits : REUTERS/Marko Djurica)
Moody's a abaissé mercredi la note de souveraine de la Grèce d'un cran. Mardi, Fitch avait déjà réduit son appréciation à deux crans du "défaut sélectif".

L'agence d'évaluation financière Moody's a abaissé mercredi la note de la dette grecque en pointant du doigt le "risque supplémentaire" que le référendum prévu dimanche ferait peser sur les créanciers privés du pays.

"L'annonce d'un référendum crée un risque supplémentaire, plus pressant, pour les créanciers privés", a indiqué l'agence en reléguant la note du pays à "Caa3", à un cran de la catégorie "défaut de paiement imminent".

Référendum à haut risque

Les électeurs grecs sont appelés dimanche à approuver ou rejeter les propositions européennes subordonnant la reprise de l'aide financière à un plan d'économies. Le parti au pouvoir Syriza appelle à un "non massif".

"Une victoire du non augmenterait les risques d'une sortie de la zone euro qui conduirait à des pertes significatives des créanciers privés", affirme l'agence de notation, dont les rivales Fitch et Standard and Poor's ont elles aussi, révisé à la baisse la note grecque.

Une autre agence, Fitch, avait revu en baisse la note de la Grèce dés mardi, la faisant passer, de "CCC" à "CC", à deux crans de la note "SD" ou "défaut sélectif"

Les créanciers privés détiendraient aux alentours de 30 milliards d'euros de dette grecque sur un total d'environ 280 milliards.

Les agences n'apprécient que la dette privée

L'annonce de Moody's intervient au lendemain du défaut grec vis-à-vis du FMI, qui n'a toutefois pas influencé sa décision. Les agences de notation ne s'intéressent qu'à la dette détenue par les investisseurs privés.

Moody's note toutefois que les mésaventures de la Grèce avec le FMI illustraient à la fois "la précarité de ses finances" et ses "difficiles relations" avec ses créanciers publics.

(Avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 02/07/2015 à 17:35 :
Rien ne sera épargné aux peuples qui luttent contre l asservissement aux banksters et à leurs supplétifs euro-Atlantistes.
a écrit le 02/07/2015 à 14:13 :
On aura au moins appris une chose depuis la crise financière de 2007 : les notes des agences de notation n'ont aucun pouvoir prédictif. Donc, le fait qu'une agence dégrade la Grèce, nous n'en avons rien à faire.
a écrit le 02/07/2015 à 11:48 :
ce qu'on retiendra de cette crise, c'est le manque de sérieux intrinsèque du système : ces mêmes agences qui validaient la capacité de la grèce à s'insérer dans la zone euro ;-)
a écrit le 02/07/2015 à 11:22 :
Des agences soumises à la politique financière des États-Unis, donc rien de plus normal qu'elles abaissent la note des pays en bisbille avec le FMI ou la Banque Mondiale. À l'exception de l'Ukraine, bien entendu, c'est pays là c'est TOP…
Réponse de le 02/07/2015 à 12:18 :
L'Ukraine est noté CC avec perspective négative. vous racontez donc n'importe quoi.
a écrit le 02/07/2015 à 11:13 :
Il faut bien qu'il y en ai encore qui continue a se "gaver" au dépend des Grecs. Lamentables ces financiers.
Réponse de le 02/07/2015 à 12:20 :
et qui donc se gaverait?

Le secteur bancaire n'a presque plus de créances en Grece... les seules qui soient exposés sont les contribuables Européens et dans une moindre mesure les contribuables du monde en développement (via le FMI).
Ah si j'oubliais, le secteur bancaire GREC est exposé lui.
Réponse de le 02/07/2015 à 14:59 :
...se sont gavés depuis pas mal d'années, depuis leur admission dans l'euro !!!
A chacun son tour.

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