• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieUnion européenne

Italie : Matteo Renzi peut-il être un modèle ?

Photo de Romaric Godin

Romaric Godin

Publié le 13 novembre 2015 à 15:34 - Mis à jour le 13 novembre 2015 à 15:59

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 5

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

  • 6

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
L'économie italienne n'a progressé que de 0,2 % au deuxième trimestre, soit moins qu'attendu. Parallèlement, l'opposition eurosceptique est en forte hausse. Matteo Renzi est en situation difficile.

Matteo Renzi est devenu un des modèles en Europe pour les partisans des « réformes. » Il est vrai que le président du conseil italien a montré une capacité à imposer des mesures assez impopulaires dans son propre parti, le parti démocrate (PD), notamment son « Job Acts » qui créé un contrat unique, un CDI plus souple. Et il a supprimé l'emblématique (mais déjà moribond) article 18 du code du travail qui prévoyait la réintégration des salariés abusivement licenciés.

Sur le plan politique, Matteo Renzi a également beaucoup réformé. Il a introduit une nouvelle loi électorale qui prévoit une prime majoritaire pour le parti qui arrive en tête avec plus de 40 % des voix ou un second tour pour obtenir la majorité si ce niveau n'est pas atteint. Il a aussi supprimé le bicamérisme en réduisant le pouvoir du Sénat, qui était égal à celui de la Chambre. Ces deux éléments, réforme du marché du travail et réforme politique, étaient très attendues par les marchés et les autorités européennes.

Croissance faible

Pour autant, le scénario d'une Italie qui « repartirait » et aurait dépassé le choc de l'austérité, qui est désormais souvent utilisé par certains politiques français, semble loin de la réalité. L'économie italienne est certes sortie de la récession au dernier trimestre de 2014. Depuis, elle a connu trois trimestres de progression, mais cette progression s'est ralentie, passant de 0,4 % au premier trimestre 2015, à 0,3 % au deuxième, puis 0,2 % au troisième. A aucun moment, durant ces quatre trimestres, la croissance italienne n'a été supérieure à celle de la zone euro. Autrement dit, l'économie italienne continue clairement de sous-performer au regard du reste de l'union économique et monétaire.

En réalité, la très violente politique d'austérité menée à partir du gouvernement de Mario Monti a pesé sur l'économie italienne qui peine très clairement à se redresser. La production industrielle est ainsi encore inférieure en septembre 2015 à 7,7 % à son niveau de début 2010. Certes, les exportations ont mécaniquement profité de cette politique et elles ont progressé de 4,8 % de janvier à août sur un an, mais cette stratégie n'est pas suffisante pour tirer en avant le reste de l'économie.

Demande intérieure insuffisante

Car la demande intérieure italienne reste, elle, assez faible. La consommation des ménages est certes repartie en hausse, mais moins en raison des « réformes » qu'en raison du transfert de pouvoir d'achat due à la baisse du prix de l'essence et de l'énergie. Le système bancaire demeure très fragile, avec un niveau de créances douteuses élevés, mais l'Italie est un des principaux bénéficiaire de la politique d'assouplissement quantitatif de la BCE, comme l'a récemment souligné Standard & Poor's. Autrement dit, le redressement de la demande intérieure - qui rappelons-le - ne permet pas à l'Italie de faire mieux que la moyenne de la zone euro, s'explique principalement par des facteurs indépendant des « réformes » des gouvernements italiens.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

En réalité, le seul impact, réduit, des politiques publiques aura été le soutien du pouvoir d'achat des ménages par Matteo Renzi avec son « chèque de 80 euros » et d'avoir freiné les politiques de coupes dans les dépenses. Autrement dit, une politique contraire à celles préconisées par les « orthodoxes. »

Embellie relative sur l'emploi

Sur le front de l'emploi, le « Job Acts » a clairement eu un effet positif parce qu'il a été adopté dans un contexte de sortie de récession. Le taux de chômage est ainsi passé de 13 % en novembre 2014 à 11,8 % en septembre 2015. Sur un an, les personnes en emploi ont augmenté de 0,9 % soit 192.000 personnes. Mais, comme le souligne l'Istat, le phénomène de création d'emploi s'est beaucoup ralenti et en septembre, « la baisse du taux de chômage s'explique davantage par une baisse des actifs que par une hausse de l'emploi. » ce qui signifie que l'emploi reste, bien sûr,  très dépendant de la conjoncture. Le ralentissement du deuxième trimestre a donc été rapidement ressenti négativement sur le front de l'emploi. En septembre, 36.000 emplois ont été détruits par l'économie italienne. On est donc loin d'un « miracle italien de l'emploi. » D'autant qu'avec un taux de chômage de 11,8 %, l'Italie est encore au-dessus de la France (10 %) et des grandes économies du nord de l'Europe. Or, en 2007, l'Italie avait un taux de chômage de 6 %, bien inférieur à ceux de la France et de l'Allemagne...

Conséquences politiques de l'austérité

Cette faible reprise italienne a des conséquences politiques. L'austérité qu'a connue l'Italie a provoqué une véritable désintégration du bipolarisme en place depuis le début de la « deuxième république » en 1996. La droite modérée a explosée et s'est fragmentée entre un centre pro-austéritaire et un parti personnalisé autour de Silvio Berlusconi, Forza Italia. Le PD de Matteo Renzi a beaucoup profité de cette disparition du centre-droit en prenant une place assez proche de celle de l'ancienne démocrate-chrétienne. Mais la politique menée par Mario Monti a surtout donné naissance à deux puissants mouvements de droite eurosceptiques : une Ligue du Nord qui est passée du régionalisme à une position calquée sur celle du FN français et le Mouvement 5 Etoiles (M5S) de Beppe Grillo, allié au parti eurosceptique britannique UKIP au parlement européen. Comme souvent dans les pays ayant connu l'austérité, on constate une perte de confiance dans la classe politique traditionnelle et une recherche d'alternatives.

Les partis eurosceptiques à plus de 45 % des intentions de vote

Lors des élections européennes de mai 2014, Matteo Renzi avait été le seul dans le camp social-démocrate à réaliser un excellent score : 40,8 % des suffrages. C'était l'effet d'un jeune président du conseil qui s'opposait aux caciques de son camp et voulait « rafraîchir » la vie politique. Mais, progressivement, cet effet s'est effrité.

Dans la moyenne des sondages calculé par le site Termometro Politico le 11 novembre, le PD est donné à 32,5 % des intentions de vote. Si l'on ajoute d'autres petits partis centristes, au totale, la coalition de gouvernement ne mobiliserait que 36,2 % de l'électorat. A l'inverse, les partis opposés à la zone euro ont le vent en poupe : le M5S est donné à 27,2 % des intentions de vote (contre 21,2 % lors des Européennes), la Ligue du Nord est à 14,1 % des intentions de vote. Si on ajoute l'ex-MSI post-fasciste (« Fratelli d'Italia »), donné à 4,4 %, on obtient un total de 45,7 % des voix pour les partis eurosceptiques, sans compter les petites formations de la gauche anti-euro. Le dernier sondage IPR publié ce vendredi 13 novembre donne même une situation plus inquiétante pour Matteo Renzi : le M5S serait à 28 % contre 30 % au PD.

L'Italie, du reste, est le pays, où, selon le dernier eurobaromètre, l'attachement à l'euro est le plus faible : 49 % des Italiens pensent que l'euro est une bonne chose, contre 41 % qui pensent le contraire. En France, par exemple, on se situe à 59 % contre 33 % respectivement.

Beppe Grillo président du conseil ?

La situation politique de Matteo Renzi est donc délicate. D'autant que, avec la nouvelle loi électorale se profile un danger : celui du « tout sauf Renzi » qui conduirait les électeurs du centre-droit et de la Ligue choisir Beppe Grillo plutôt que Matteo Renzi au second tour. Un sondage Technè affirme d'ailleurs que le M5S obtiendrait ainsi la majorité absolue à la chambre des députés si les élections législatives avaient lieu à présent.

On imagine qu'un tel résultat devrait provoquer un choc terrible dans la zone euro, alors même qu'une alliance de gauche au Portugal fait trembler les institutions européennes et les marchés. Matteo Renzi en est d'ailleurs conscient et c'est pourquoi il a défié Bruxelles en présentant un budget 2016 de relance. Son bras de fer avec la Commission est aussi pour lui un moyen de mobiliser un électorat tenté par l'Euroscepticisme. Avant de sanctionner ce budget, la Commission serait donc bien avisée de prendre en compte le contexte politique italien.

À lire également

  • En Italie, la fraude sur l'huile d'olive "extra vierge" est un scandale national
  • Production de vin : l'Italie détrône à nouveau la France
  • En Italie, Matteo Renzi lance sa réforme constitutionnelle
  • Italie : le rebond Renzi

Il semble donc délicat de présenter l'Italie et Matteo Renzi comme un « modèle » pour d'autres pays européen. L'Italie demeure économiquement comme politiquement un des maillons faibles de la zone euro. La politique violente menée par Mario Monti entre 2011 et 2013 ne cesse de continuer à peser sur son avenir et les « réformes » de Matteo Renzi n'ont guère permis d'arranger la situation.

Romaric Godin

Sur le même sujet

Nantes Métropole a retenu VOI pour exploiter le futur service de vélos électriques en libre-service.

Des vélos en libre-service « made in China » ? À Nantes, le choix de l'opérateur VOI fait polémique

La fin du contrat entre Nantes Métropole et JCDecaux pour Bicloo ouvre une nouvelle page du vélo en libre-service. À partir de 2027, l'opérateur suédois VOI Technology déploiera 2 400 vélos électriques. Un choix contesté par l'opposition qui regrette l'abandon d'une offre davantage ancrée en Loire-Atlantique et en Europe.

Premium
Économie
Le rachat de Warner Bros Discovery par Paramount Skydance est chiffré à 110 milliards de dollars dette comprise (environ 96 milliards d’euros).

Nouveau rebondissement dans le rachat de Warner Bros : la justice suspend l’accord avec Paramount

Première victoire des opposants au rachat de Warner Bros. Discovery par Paramount Skydance : la justice américaine a mis l’opération en pause pour au moins deux semaines, le temps d’un examen au fond.

Économie
Le président américain a signé lundi un décret imposant 50 % de droits de douane supplémentaires sur plusieurs produits canadiens (photo d'illustration).

Vins, ciment, hockey… Donald Trump assène une surtaxe de 50 % au Canada

Les États-Unis imposent des surtaxes de 50 % sur une sélection de produits canadiens, accusant Ottawa de discriminer l'offre américaine. En réaction, le Premier ministre canadien Mark Carney a annoncé des mesures de rétorsion équivalentes.

Économie
Le bio représente 6,5% des parts du marché alimentaire.

Marché du bio : « il faut embarquer la grande distribution »

Après des années de ralentissement, le marché du bio connaît une dynamique de reprise sur fond de scandales alimentaires et de crise de souveraineté. Pour autant, le véritable point de bascule ne sera atteint que si la grande distribution accélère son développement, aux côtés des magasins spécialisés. C’est toute la chaîne alimentaire, de la production à la distribution, qui est mise au défi.

Premium
Économie
Le rapport parlementaire point un effondrement des résultats du contrôle fiscal au ministère de l’Économie et des Finances

Fraude fiscale : dix années de lutte en trompe-l’œil, la controverse sur l’IA s’amplifie

La traque contre la fraude fiscale affiche des résultats très décevants sous l’ère Macron, pointe un rapport parlementaire dévoilé par La Tribune. En cause ? Des coupes massives dans les effectifs du contrôle à Bercy et un rendement décevant de l’intelligence artificielle.

Premium
Finances Publiques
Après X et Temu, AliExpress est frappé par une amende record de 550 millions d'euros de l'UE pour non-conformité au DSA.

Produits illégaux et contrefaçons : l'UE inflige une amende record de 550 millions d'euros à AliExpress

Le système de modération d'AliExpress est jugé « dramatiquement sous-dimensionné » par la Commission européenne, qui lui inflige 550 millions d'euros d'amende. La plateforme dispose de trois mois pour corriger ses failles face aux produits illégaux.

Premium
Consommation
De gauche à droite, Charles Kloboukoff, François Perrodo et Octave Klaba.

Le goût de l'excellence : quand les entrepreneurs se livrent à leur passion

LES PATRONS, CÔTÉ JARDIN (1/5). Derrière les empires entrepreneuriaux se cachent des passions insoupçonnées. De la voile à la chasse, en passant par le sport ou la musique, ces bâtisseurs de succès abordent leurs loisirs avec la même exigence. La Tribune raconte les passions d'entrepreneurs à succès.

Premium
Économie
La maison de composition de parfums familiale basée à Allauch, Technicoflor, a racheté l'entreprise grassoise Azur Fragrances.

Parfum : la croissance externe comme ancrage territorial, le pari de TechnicoFlor

En faisant l’acquisition d’Azur Fragrances, le spécialiste de la création parfumée récupère des implantations à Grasse et en Allemagne, deux territoires jusqu’alors non explorés. Une stratégie qui consolide encore un peu plus l’expansion à l’international et ouvre la perspective de nouvelles expertises.

Premium
Économie